« C’est le pied » et Pekin express

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Voici le texte corrigé :


Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors, je viens de réaliser — je viens de tilter, comme on dit familièrement — que Pékin Express a repris. Je ne sais pas si vous connaissez cette émission, alors je vais vous l’expliquer en deux mots.

Pékin Express, c’est une émission de télévision française dans laquelle vous avez des binômes — c’est-à-dire des duos, des équipes de deux personnes. Plusieurs binômes s’affrontent dans une course à travers plusieurs pays. Cette année, c’est en Afrique — les candidats traversent quatre ou cinq pays africains — et à chaque étape, il faut rejoindre une ville ou un point d’arrivée le plus rapidement possible, en faisant du stop, mais sans argent. Ils n’ont qu’un euro par jour et par personne pour se nourrir — et ils ne peuvent pas payer pour se déplacer. En chemin, il y a des épreuves : épreuves d’adresse, de logique, de mémoire, etc. J’adore cette émission.

C’est la vingtième saison cette année. L’émission existe depuis une vingtaine d’années, même si certaines années ont compté deux saisons — donc en termes d’années réelles, c’est peut-être quinze ou seize ans d’existence.

Pourquoi ça s’appelle Pékin Express ? Parce que lors de la toute première saison, les candidats sont partis de la Tour Eiffel à Paris et devaient rejoindre Pékin, en Chine — avec un euro par jour et par personne. Je ne sais pas dans quel pays cette émission a été créée à l’origine, il faudrait que je me renseigne. En tout cas, le format existe dans plusieurs pays du monde, et beaucoup de chaînes de télévision diffusent ou ont adapté ce concept. Et franchement, ce serait un rêve pour moi d’y participer. Ça, ou Koh-Lanta — une autre émission d’aventure que j’aime beaucoup, mais c’est différent.

Si vous ne connaissez pas Pékin Express, je vous encourage vraiment à regarder — c’est une excellente façon d’écouter du français de la vie quotidienne. Les participants sont principalement français, mais il y a aussi parfois des Belges ou des Suisses — en tout cas, des francophones, c’est-à-dire des personnes qui parlent français. C’est diffusé sur M6. Très bonne émission.


D’ailleurs, et vous — pourquoi apprenez-vous le français ? Pour voyager, comme dans Pékin Express ? Pour regarder des films en version originale ? Pour lire de grands classiques de la littérature française ? Il est important d’avoir un objectif clair dans l’apprentissage d’une langue. Sans objectif, on finit par se démotiver.

Permettez-moi de vous parler de mon expérience personnelle. Le français est évidemment ma langue maternelle. À l’école, j’ai appris l’anglais et un peu l’espagnol — mais je n’étais pas très doué. On nous enseignait ces langues de façon très scolaire, avec des manuels, et ça ne m’intéressait pas vraiment. J’étais mauvais en espagnol, et l’anglais ne me passionnait pas non plus.

C’est plus tard, pendant mes études, que j’ai découvert l’amour des langues. D’abord l’anglais — parce que je voulais regarder des films et des séries en version originale. Aujourd’hui, quand je regarde quelque chose en solitaire, c’est toujours en VO — version originale. Si je repassais en français doublé, je ne pourrais pas. Le doublage sonne faux, les voix ne correspondent pas aux acteurs — désolé pour les professionnels du doublage, mais pour moi, ça ne fonctionne tout simplement pas.

Ensuite, j’ai commencé à lire des mangas en anglais, parce que les chapitres sortent d’abord en anglais sur Internet avant d’être traduits en français. Pour suivre l’histoire au plus vite, il fallait lire en anglais. Donc j’ai lu des bandes dessinées, regardé des films, écouté des podcasts en anglais. Je vous recommande d’ailleurs un podcast américain que j’adore : le Judge John Hodgman Podcast — je vous en parlerai dans un autre épisode.

Aujourd’hui, je parle anglais — pas couramment, mais suffisamment pour me débrouiller partout dans le monde. Et depuis bientôt deux ans, j’apprends le japonais. Mon objectif : pouvoir voyager au Japon, discuter avec les habitants et lire des mangas en japonais. J’y arrive doucement — il faut réapprendre à lire, s’habituer à un nouvel alphabet, à une prononciation et des intonations très différentes. Mais ça vient avec le temps.

J’ai des objectifs à plusieurs niveaux. À court terme : passer le JLPT niveau 3 en juillet — c’est un examen de japonais reconnu internationalement, dans quatre ou cinq mois. À moyen terme : voyager au Japon et parler avec les gens. À long terme : lire des mangas en japonais de façon fluide.

Définissez-vous des objectifs — c’est vraiment essentiel pour rester motivé et prendre du plaisir dans l’apprentissage.


Passons maintenant à l’expression du jour : « c’est le pied ».

Avant d’expliquer ce que ça veut dire, faisons un peu de grammaire sur le mot « c’est ».

C’est est la contraction de ce et est. Ce est un adjectif démonstratif qui sert à désigner quelque chose ou quelqu’un. Il varie selon le genre et le nombre :

Au masculin singulier : cece pied, ce chien, ce chat. Devant une voyelle ou un H muet, on dit cet : cet arbre, cet homme. Au féminin singulier : cettecette jambe, cette porte, cette maison, cette table. Au pluriel, masculin ou féminin : cesces pieds, ces chaises, ces jambes. À retenir : le pluriel est toujours ces, que le mot soit masculin ou féminin.

Est, c’est le verbe être conjugué à la troisième personne du singulier — E-S-T. Conjugaison complète au présent : je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont.

Et le pluriel de c’est ? Si on parle de plusieurs choses, on dit ce sontc’est le pied au singulier, ce sont les pieds au pluriel.

C’est est extrêmement courant en français. On l’utilise dans une infinité de situations pour décrire quelque chose : « c’est beau », « c’est cher », « c’est chaud », « c’est trop petit »… Vous verrez, une fois que vous aurez bien intégré c’est, vous l’emploierez naturellement tout le temps.


« Le pied » — article défini masculin, car pied est un mot masculin. Si on parlait d’un mot féminin, on dirait c’est la jambe, par exemple.

Le pied, on en a déjà parlé dans deux épisodes précédents : bon pied, bon œil et se lever du pied gauche. C’est la partie du corps qui touche le sol quand on marche — l’extrémité inférieure de la jambe. Pour un humain, on dit un pied ; pour un animal, on dira plutôt une patte.

Le mot pied s’emploie aussi dans d’autres contextes. On parle du pied d’une table — la partie qui supporte le plateau et relie la table au sol. Pareil pour le pied d’une chaise ou le pied d’une lampe — la partie verticale qui soutient l’ensemble.


Le sens de l’expression.

C’est le pied, ça veut dire que c’est génial, c’est agréable, c’est une sensation de pur bonheur ou de bien-être. On l’utilise dans toutes sortes de situations.

Exemple 1 : vous rentrez du travail, épuisé après une longue journée. Vous vous faites couler un bain chaud avec des huiles essentielles et de la mousse. Vous vous glissez dans l’eau et vous soupirez : « Ah, c’est le pied ! »

Exemple 2 : vous passez une superbe matinée sportive avec des amis — golf, tennis, badminton, foot. En partant, vous dites : « C’est le pied d’être avec vous, vraiment ! »

Exemple 3 : vous organisez un barbecue. Il y a des enfants, une piscine, un soleil de juin, c’est le week-end, tout le monde s’amuse. Vous regardez autour de vous et vous pensez : « C’est le pied. »

Dans toutes les situations où vous ressentez un bien-être intense, un plaisir, une joie — vous pouvez utiliser cette expression.

Il y a aussi deux expressions proches : « prendre son pied » — qui désigne un plaisir intense, parfois à connotation sensuelle, mais pas seulement. Si vous avez toujours rêvé de sauter à l’élastique et que vous le faites enfin, vous pouvez dire : « J’ai pris mon pied ! » Et « quel pied ! » — une exclamation de plaisir vif.

Trois expressions à retenir donc : c’est le pied, prendre son pied, quel pied — toutes associées à une sensation de plaisir ou de bien-être.


L’origine de l’expression.

Elle viendrait du XIXe siècle, à l’époque des pirates et des corsaires. Ces derniers partageaient leur butin — c’est-à-dire leur trésor, l’argent et les richesses accumulés au fil de leurs expéditions — en parts égales, en prenant le pied comme unité de mesure. Un pied correspond à environ 33 centimètres. Ainsi, la notion de trésor et de plaisir s’est trouvée associée au mot pied, d’où l’expression c’est le pied pour désigner quelque chose d’agréable, de précieux.

En anglais, on traduirait par « it’s terrific » ou « it’s amazing ».


J’espère que c’était clair et que les explications grammaticales n’étaient pas trop complexes. As always, if you have any questions, or if you think this lesson is too difficult or too easy, feel free to let me know. Merci beaucoup de m’avoir écouté jusqu’au bout, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, mata ne !


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