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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. On est aujourd’hui le jeudi 6 février 2025 — j’enregistre le mercredi 5, mais l’épisode sort le jeudi — et on va parler de chiens et de chats, car l’expression du jour, c’est « s’entendre comme chien et chat ».
Les chiens, ça me connaît bien : j’en ai trois. Plumo et Sora sont des bergers américains — c’est-à-dire des mini bergers australiens — et Harley est un jack-russell à poils longs. Avant eux, j’avais un autre jack-russell qui s’appelait Dancefloor, mon tout premier chien, qui est décédé en mars 2020 — ça va faire bientôt cinq ans. Je l’adorais et il me manque beaucoup. Mais je ne suis pas là pour vous faire pleurer — je suis là pour vous faire écouter du français !
Un chien, c’est affectueux, gentil, adorable. Ça ne connaît pas l’orgueil, ça n’est jamais de mauvaise humeur, toujours content de vous voir. Ça vous force à sortir, à vous promener — et ça, c’est souvent bénéfique. Mais avoir un chien a aussi des inconvénients : le sortir quand il fait -5°C et qu’il pleut, c’est beaucoup moins agréable. Et pourtant, le chien a besoin de sortir tous les jours, deux ou trois fois. Il faut aussi qu’il joue, qu’il réfléchisse, qu’il se dépense mentalement et physiquement — sinon il peut développer des problèmes de comportement. Et si vous voulez voyager, il faut le faire garder : soit un ami vient chez vous, soit vous le confiez à une pension pour chiens — c’est un endroit où une personne s’occupe de plusieurs chiens pendant votre absence.
Quant aux chats, quand j’étais petit, j’en avais un. C’est mignon, ça ronronne, ça fait des câlins — mais à ses conditions. Si c’est vous qui avez envie d’un câlin et que le chat, lui, n’en veut pas, il s’en va. Les chats sont très indépendants. En revanche, ils sont plus faciles à faire garder que les chiens. Ma petite chatte s’appelait Cassis, et elle sortait souvent dehors — plusieurs fois, elle m’a ramené un mulot ou une petite souris sous mon lit. Je passais sous le lit, récupérais l’animal — mort ou pas encore tout à fait — et le remettais dehors. Pas très agréable, mais bon, c’est la vie avec un chat.
Quand un chien et un chat ne se connaissent pas, la rencontre est souvent tendue : le chat fait le dos rond, hérisse ses poils et feulement, tandis que le chien aboie et court après lui. En revanche, s’ils ont grandi ensemble, ça se passe généralement bien.
Puisque l’expression du jour contient le son CH, on va s’y arrêter quelques instants.
En règle générale, CH se prononce « ch » — comme dans chien, chat, char, choucroute (dont on a parlé dans l’épisode sur pédaler dans la choucroute) ou tricher (CH en milieu de mot).
Il existe cependant deux autres prononciations :
CH qui se prononce « k » — c’est le cas quand vous avez CCH (deux C suivis d’un H), comme dans gnocchi (G-N-O-C-C-H-I). Cette prononciation se retrouve aussi dans des noms propres d’origine étrangère en fin de mot : Bach, Munich. On prononce alors le CH « k ».
CH qui se prononce « tch » — c’est une prononciation que vous connaissez déjà depuis l’anglais : lunch, sandwich, brunch, ranch, punch. Ce « tch » est caractéristique des mots d’emprunt anglais.
En résumé : CH = « ch » dans la grande majorité des cas. Devant CCH ou dans certains noms propres d’origine étrangère, ça peut devenir « k ». Et dans les mots d’origine anglaise, ça peut sonner « tch ». Ne vous inquiétez pas — ça viendra avec la pratique. Vous pouvez noter ces règles et les réviser dans votre application Anki.
Passons à l’expression du jour : « s’entendre comme chien et chat ».
On peut aussi dire être comme chien et chat, vivre comme chien et chat, s’aimer comme chien et chat, s’accorder comme chien et chat. L’important, c’est de garder comme chien et chat — le verbe avant peut varier.
« S’entendre » — c’est un verbe pronominal. Je vous le rappelle rapidement : un verbe pronominal est précédé d’un pronom qui renvoie au sujet. Conjugaison au présent : je m’entends, tu t’entends, il s’entend, nous nous entendons, vous vous entendez, ils s’entendent. Si le verbe commence par une consonne, comme se parler : je me parle, tu te parles, il se parle, nous nous parlons, vous vous parlez, ils se parlent.
Entendre, dans son sens premier, c’est percevoir un son — un bruit qui arrive à vos oreilles et que votre cerveau analyse. Mais s’entendre avec quelqu’un, c’est entretenir une bonne relation avec lui, être en harmonie. C’est ce sens-là qu’on utilise dans l’expression. Je m’entends bien avec mon frère — mon frère est comme un ami pour moi. Il s’entend très bien avec son meilleur ami. Nous nous entendons très bien.
« Comme » — on l’a vu dans plusieurs épisodes, notamment dans suivre comme un mouton. Ici, il exprime la comparaison : de la même façon que, à la manière de.
« Chien et chat » — deux animaux que vous connaissez bien. Vous connaissez tous Tom et Jerry : Tom est le chat qui court après Jerry la souris, et il y a aussi un chien dans le dessin animé qui, lui, s’en prend à Tom. Ces deux-là s’entendent vraiment comme chien et chat.
Le sens de l’expression.
S’entendre comme chien et chat, ça signifie ne pas s’entendre du tout, se disputer constamment, être en conflit permanent avec quelqu’un.
Exemple 1 : un frère et une sœur qui se battent sur tous les sujets, qui se cherchent sans cesse, qui ne peuvent pas passer cinq minutes ensemble sans se disputer. Les parents diront : « Ces deux-là s’entendent vraiment comme chien et chat. »
Exemple 2 : les relations entre belle-mère et belle-fille sont parfois compliquées — c’est une généralité bien connue. La belle-fille, c’est la femme du fils. Pour cette femme, la mère de son mari est sa belle-mère. Quand cette relation est tendue : « La belle-mère et la belle-fille s’entendent comme chien et chat. »
Exemple 3 : un couple qui se dispute sur tout, qui ne se comprend plus. On peut dire qu’ils « s’entendent comme chien et chat » — c’est-à-dire qu’ils ne s’entendent plus vraiment.
L’origine de l’expression.
Elle aurait été inventée par un philosophe et mathématicien français du XVIe siècle — entre 1501 et 1600 — dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom. Il n’y a pas vraiment de sens caché : l’image est claire et directe. Un chien et un chat qui ne se connaissent pas, c’est souvent la guerre — d’où l’expression.
En anglais, l’équivalent est « to fight like cats and dogs ». En espagnol : « como perros y gatos ». La même image, dans les trois langues.
Merci beaucoup de m’avoir écouté. Si vous avez des questions, des suggestions d’expressions à étudier, ou si vous voulez en savoir plus sur un aspect de la culture française, n’hésitez pas à m’envoyer un message sur Instagram @lefrancaisavecadrien ou en commentaire sous les vidéos YouTube. À bientôt, bye bye, hasta luego, mata ne !
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