« On a souvent besoin d’un plus petit que soi » et le son « an », « en, « am, « em »

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. On est aujourd’hui le dimanche 16 février — c’est la fin du week-end. Si vous écoutez ça le matin, il reste encore la journée devant vous ; si c’est le soir, c’est la fin du week-end.

Avant d’étudier l’expression du jour et l’astuce de français, je voulais vous annoncer quelque chose. Plusieurs d’entre vous m’ont demandé la transcription écrite des épisodes. Eh bien, à partir d’aujourd’hui, les transcriptions écrites seront disponibles sur mon Patreon — P-A-T-R-E-O-N. Je suis en train de retranscrire tous les épisodes et je serai bientôt à jour. Vous pouvez dès maintenant aller sur ce site, rechercher Le français, c’est facile avec Adrien, et vous aurez accès à tous les épisodes sous forme écrite — tout ce que je dis dans les podcasts, disponible en fichier texte.

En plus des transcriptions, je vais proposer deux contenus audio supplémentaires chaque semaine : soit des contes de la mythologie japonaise, indienne ou nordique, soit des chapitres de livres en audio. En ce moment, j’ai déjà mis en ligne le début du Petit Prince. Je vais en sortir deux chapitres par semaine — il y en a vingt-sept en tout dans le livre. Le Petit Prince, c’est un texte assez simple en français, donc c’est idéal pour continuer à familiariser votre oreille avec la langue.

Pour récapituler : un podcast par jour sur une expression française, accessible à tous — un conte par semaine le jeudi à 18h, accessible à tous — et pour ceux qui veulent aller plus loin, le Patreon avec toutes les transcriptions et deux nouveaux chapitres de livres ou deux nouveaux contes par semaine. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à vous abonner — ça me fera plaisir et ça vous aidera.


L’expression du jour : « on a souvent besoin d’un plus petit que soi ».

Cette expression est tirée d’une fable de La Fontaine qu’on va étudier demain — Le Lion et le Rat. Vous verrez, l’expression y prend tout son sens. Mais avant d’étudier l’expression, comme d’habitude, une règle de français.

L’astuce du jour : le son « en » et comment l’écrire.

On retrouve ce son dans le mot souventsou-ven-t — et on peut l’écrire de quatre façons différentes : E-N, A-N, A-M et E-M. À l’oral, le son sera toujours le même — « en ». Mais à l’écrit, ça change selon ce qui suit.

La règle est simple. En général, on écrit E-N ou A-N. Mais si la lettre qui suit immédiatement est un B, un P ou un M, on remplace le N par un M — et on obtient E-M ou A-M.

Exemples avec E-N : souvent (S-O-U-V-E-N-T — pas de B, P ou M après, donc E-N) ; enlever (E-N-L — même chose).

Exemples avec E-M (parce qu’il y a un B, P ou M après) : temps (T-E-M-P-S — il y a un P, donc on écrit E-M) ; embrasser (E-M-B — il y a un B, donc E-M) ; emmener (E-M-M — il y a un M, donc E-M).

La même règle s’applique pour A-N et A-M. Exemples avec A-N : enfant (E-N-F-A-N-T — les deux sons EN, l’un en E-N et l’autre en A-N) ; manteau (M-A-N-T) ; orange (O-R-A-N-G-E). Exemples avec A-M : ampoule (A-M-P — il y a un P, donc A-M) ; ambulance (A-M-B — il y a un B, donc A-M).

En résumé : le son « en » s’écrit E-N ou A-N en règle générale, et E-M ou A-M devant B, P ou M. Simple, non ?


Passons à l’expression : « on a souvent besoin d’un plus petit que soi ».

« On » — pronom personnel de la troisième personne du singulier, comme il ou elle. Mais on est particulier : il peut désigner tout le monde, n’importe qui.

« A » — c’est le verbe avoir conjugué à la troisième personne du présent de l’indicatif. Attention à la liaison : on ne dit pas on a séparément, on dit on-na, en faisant sonner le N. Conjugaison complète du verbe avoir au présent : j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. À l’imparfait : j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. Au passé composé : j’ai eu, tu as eu, il a eu, nous avons eu, vous avez eu, ils ont eu.

« Souvent » — c’est un marqueur de fréquence. Voici l’échelle complète, du moins fréquent au plus fréquent : jamais — parfois — souvent — beaucoup — tout le temps. Ici, c’est souvent — plusieurs fois, régulièrement.

« Besoin » — le verbe ici n’est pas simplement avoir, mais la locution verbale avoir besoin. C’est l’ensemble qu’il faut retenir. Avoir besoin de quelque chose, c’est en avoir la nécessité, pas seulement l’envie. L’envie, c’est un désir, un souhait. Le besoin, c’est quelque chose d’essentiel, de primordial. J’ai besoin d’aller aux toilettes — c’est urgent, nécessaire. J’ai besoin de manger, j’ai besoin de parler — c’est essentiel.

« D’un » — contraction de de + un. Le de s’élide devant un qui commence par une voyelle, ce qui donne d’un. C’est un article indéfini — on ne précise pas de qui il s’agit exactement.

« Plus petit que » — c’est une comparaison. En français, pour comparer deux choses ou deux personnes, on utilise plus… que… ou moins… que…. Je suis plus grand que mon frère — ma taille est supérieure à celle de mon frère. Mon frère est plus petit que moi — c’est la même comparaison, vue de l’autre côté. Cette maison est plus grande que la nôtre. Notre maison est plus petite que cette maison. C’est une structure très courante en français, à bien retenir.

« Soi » — c’est un pronom personnel réfléchi de la troisième personne. Il renvoie à la personne dont on parle, de manière générale. Pour comprendre : à la première personne, on dit moij’ai besoin d’un plus petit que moi. À la deuxième personne, on dit toitu as besoin d’un plus petit que toi. À la troisième personne — avec on, il, elle — on dit soion a besoin d’un plus petit que soi. Donc : je/moi, tu/toi, il-elle-on/soi.


Le sens de l’expression.

On a souvent besoin d’un plus petit que soi signifie qu’il faut rester humble en toute circonstance. On ne peut pas tout savoir, on ne peut pas tout faire seul. À un moment ou à un autre, on aura forcément besoin de l’aide de quelqu’un — même de quelqu’un qu’on considère comme moins grand, moins puissant, moins expérimenté que soi. Il ne faut pas prendre la grosse tête — une expression qu’on étudiera dans quelques semaines et qui signifie exactement ça : rester humble, ne pas se croire supérieur à tout le monde.

Exemple : prenons la France dans son ensemble. L’État français gère l’économie nationale, mais cette économie dépend en réalité des régions, des départements, des communes, des petites entreprises, des associations, des travailleurs ordinaires. Les grands décideurs politiques ne peuvent pas ignorer toutes ces personnes qui font tourner le pays au quotidien. Même les plus puissants ont besoin des plus petits. C’est ça, on a souvent besoin d’un plus petit que soi.

On en parlera aussi demain dans la fable de La Fontaine — Le Lion et le Rat — où un lion, piégé dans un filet, devra sa liberté à un tout petit rat. Mais ça, c’est pour demain.

Synonymes : il faut rester humble, nul n’est parfait, on ne peut pas tout faire seul, il faut savoir demander de l’aide.

En anglais : « a mouse may help a lion » — une souris peut aider un lion.


Je vous rappelle la grande nouvelle du jour : la création de mon Patreon (P-A-T-R-E-O-N), avec les transcriptions écrites de tous les podcasts et deux nouveaux chapitres de livres ou deux nouveaux contes chaque semaine. Tapez Le français, c’est facile avec Adrien sur Patreon pour nous retrouver. Merci beaucoup de m’avoir écouté, à bientôt, bye bye, hasta luego, matane !


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