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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est le vendredi 4 avril 2025. J’espère que vous allez bien. Moi, j’ai un petit peu mal à la gorge, mais sinon ça va. Et aujourd’hui, le 4 avril 2025, eh bien, c’est les 50 ans — on fête, enfin ceux qui veulent, bien sûr — on fête les 50 ans de la création de Microsoft par Bill Gates et Paul Allen. Eh oui, Microsoft a 50 ans. Cette société américaine, très connue pour ses logiciels d’ordinateur, a été créée le 4 avril 1975. Donc, si vous faites le calcul, 2025 moins 1975, ça fait bien 50 ans.
Évidemment, comme je suis très jeune, je n’étais pas né. Ça s’est passé avant ma naissance. Et donc, Microsoft, cette société de logiciels d’ordinateur qui a d’ailleurs créé Windows, a été fondée par Bill Gates et Paul Allen, qui avaient à l’époque 20 et 22 ans. C’est incroyable d’avoir bâti un tel empire en quelques années.
Je me souviens que quand j’étais enfant, mon premier ordinateur — c’était quoi déjà ? Je pense que c’était un Atari ou un Amiga — j’y jouais à un jeu qui s’appelait North and South, et en français, on appelle ça Les Tuniques Bleues. Ce jeu provenait d’une bande dessinée qui s’appelle en anglais North and South et en français Les Tuniques Bleues, et j’y ai beaucoup joué avec des amis. C’était un jeu formidable. Mais je pense que je vous en reparlerai une autre fois, un peu plus en détail.
Pourquoi je parlais de ça ? Ah oui, les ordinateurs. Donc, mon premier ordinateur, c’était un Amiga et après, je crois que mon père avait acheté un IBM — oui, je pense que c’était ça — avec Windows 3.1. En tout cas, en français, c’est Windows 3.1. Il y avait sur l’écran différentes fenêtres avec des icônes. On cliquait sur ces icônes et ça ouvrait des applications. C’était à l’époque révolutionnaire, comme la sortie de l’iPhone. Un téléphone avec des icônes, on clique sur l’écran et ça ouvre une application. Eh bien, pour moi, Windows 3.1, c’était un peu l’iPhone de l’époque.
Ensuite, on a eu, je crois, un ordinateur Hewlett-Packard avec Windows 95, puis Windows 98 et après Windows 2000. Ensuite, j’ai un peu lâché les ordinateurs et j’ai finalement acheté un MacBook. Je suis passé du côté obscur de la force en achetant un Mac. Bref, tout ça pour dire que la société Microsoft a aujourd’hui, 4 avril 2025, 50 ans. Bon anniversaire ! Bon, en vrai, on s’en fout, mais ça permettait de parler un peu français. Et c’est un anniversaire assez marquant. Il n’y a pas beaucoup de firmes, pas beaucoup d’entreprises qui ont une si grande notoriété, autant de longévité et surtout autant d’argent. Parce que oui, évidemment, l’argent, c’est important d’en avoir dans la poche. Bref.
Et maintenant, on va étudier, comme promis avant-hier, la fonction des mots. Car hier, nous avons fait une fable de La Fontaine. Avant-hier, la nature des mots, hier une fable, et aujourd’hui on reprend notre progression en français et on va parler de la fonction des mots. Alors, la fonction d’un mot, c’est le rôle qu’il va avoir dans la phrase. Je vais vous donner une image, une métaphore, une comparaison.
Moi, je suis un homme — c’est ma nature — et quand je vais travailler, mon travail, c’est ma fonction. Une personne qui travaille en boulangerie, par exemple, c’est un homme — c’est sa nature — et sa fonction, c’est boulanger quand il est à son travail. Mais quand il revient chez lui, sa fonction, c’est père de famille. Donc, selon le moment de la journée, la personne a des fonctions différentes : boulanger, père de famille, mari, frère, etc.
Eh bien, le mot, c’est pareil. La nature reste la même, mais la fonction va changer selon son utilisation dans différentes phrases. Pour rester simple, on va reprendre les phrases d’avant-hier. Les deux phrases, c’était « Je marche avec un ami » et « Comment allez-vous ? »
Alors, phrase numéro 1, « Je marche avec un ami. » Je vais vous redire en deux mots les natures de ces mots. « Je », c’est un pronom personnel. « Marche », c’est le verbe. « Avec », c’est une préposition. « Un », c’est un article indéfini. Et « ami », c’est un nom commun. « Je marche avec un ami », ça fait cinq mots.
Maintenant, on va parler des fonctions de ces mots. Avant de trouver la fonction d’un mot, il faut bien comprendre la structure de la phrase. Comment est construite une phrase en français ? Dans « Je marche avec un ami », on a une phrase assez simple. J’ai pris une phrase affirmative simple pour que tout le monde puisse comprendre. La forme de cette phrase, c’est la forme basique d’une phrase en français : sujet, verbe, complément. « Je marche avec un ami. » Donc « Je », c’est le sujet. C’est moi qui fais l’action de « marcher ». Donc « Je », c’est le sujet de la phrase. On peut dire : nature du mot « je » — pronom personnel ; fonction du mot « je » — sujet.
« Marche », dans la phrase « Je marche avec un ami », reste le verbe. Le verbe dans la phrase n’a qu’une nature — c’est le verbe, c’est le centre de la phrase. Donc, il n’a pas de fonction à proprement parler, ça reste un verbe.
Et après, vous avez « avec un ami ». Ici, il faut voir ces trois mots comme un groupe, comme un complément. C’est un complément d’objet indirect. J’ai fait un cours là-dessus dans un podcast précédent, le podcast qui s’appelait « Parler à un mur ». Donc, si vous voulez plus d’informations sur le complément d’objet indirect, je vous invite à aller écouter le podcast 87, « Parler à un mur ». Donc, ici, « avec un ami », c’est le COI — complément d’objet indirect. Je marche avec qui ? Avec un ami. Donc COI. Je vous reprends la phrase en entier : « Je » — sujet ; « marche » — verbe ; « avec un ami » — complément d’objet indirect, COI. Et là, on a fini d’étudier la première phrase.
La deuxième phrase, c’est « Comment allez-vous ? » C’est une phrase qu’on entend beaucoup et que vous pouvez dire à quelqu’un pour savoir comment il va, pour connaître l’état de la personne, comment elle se sent. On dit ça souvent après « Bonjour » : « Bonjour, comment allez-vous ? » ou « Bonjour, comment ça va ? » C’est la même chose. Ici, on a une phrase interrogative, car on a un point d’interrogation à la fin. On peut transformer cette phrase en phrase affirmative — à ce moment-là, il faut mettre le sujet en premier. On dirait « Vous allez comment. » Pourquoi je vous dis ça ? Parce que ce qui est important à comprendre en français, c’est d’identifier le verbe et le sujet.
Dans « Comment allez-vous ? », « allez » c’est le verbe, ça vient du verbe « aller », c’est le centre de la phrase. Et ici, le verbe « aller » est conjugué avec le pronom « vous », donc à la deuxième personne du pluriel. Maintenant qu’on a identifié le verbe « aller », quel est le sujet ? De qui parle-t-on dans cette phrase ? On parle de « vous ». Donc « vous », c’est le sujet. Et « comment », ça s’appelle un complément de manière. C’est la manière dont on fait quelque chose. « Vous faites cela comment ? » « De quelle manière ? » C’est un peu compliqué, mais c’était pour vous détailler la phrase. Donc, là aussi, on a trois mots avec des natures et des fonctions différentes, sauf le verbe qui reste un verbe. J’espère que vous avez un peu mieux compris avec ces trois podcasts sur la nature et la fonction des mots.
Si vous voulez continuer à vous améliorer en français, vous pouvez bien sûr écouter des podcasts comme le mien — et merci beaucoup. Vous pouvez aussi travailler la grammaire, et en travaillant la grammaire, il est bien important de comprendre la nature et la fonction d’un mot.
Et maintenant, après cette longue explication sur les fonctions des mots, on va parler de l’expression du jour : « avoir deux mains gauches. » Elle est marrante, cette expression, parce que personne n’a deux mains gauches — tout le monde a une main droite et une main gauche. Là, vous ne me voyez pas, mais je suis en train de bouger les doigts de ma main droite et les doigts de ma main gauche. J’ai une main droite et une main gauche. J’écris avec ma main droite.
Alors, je vais vous expliquer les mots de cette expression. « Avoir » — on en a déjà beaucoup parlé, ça peut être un auxiliaire ou un verbe. On va continuer les conjugaisons. Avant-hier, on a vu trois temps : le présent, l’imparfait et le futur. Aujourd’hui, on va refaire le présent parce que c’est un temps très important en français et il faut absolument le connaître pour décrire ce qui se passe actuellement. Et on va faire le passé simple.
Avoir au présent : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez et ils ont. » Je laisse un peu de temps à chaque fois pour que vous puissiez essayer de donner la forme avant moi — ça vous fait réviser. Et maintenant, avoir au passé simple. C’est une forme pas très utilisée à l’oral, mais on la rencontre à l’écrit. Donc, on y va. Avoir au passé simple : « j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, et ils eurent. » C’est toujours marrant à prononcer parce qu’il y a beaucoup de sons « u » : « j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent. » C’est un bon exercice de prononciation.
Et on passe maintenant au deuxième mot de l’expression : « deux. » C’est le chiffre 2, ça s’écrit D-E-U-X. Un, deux, trois… Là, je viens de compter de 1 à 10 avec mes doigts. On se sert des doigts pour compter quand on est enfant. À chaque fois que je donne un chiffre, je plie un doigt : 1, 2, 3, 4, 5 — là, j’ai plié tous les doigts de ma main droite. 6, 7, 8, 9 et 10 — là, j’ai les deux mains fermées, les 10 doigts pliés. Les mains, vous avez compris, c’est le bout des bras, et on a 10 doigts.
Et enfin, le dernier mot : « gauche. » Gauche, j’en ai déjà un peu parlé, c’est l’inverse, l’opposé de droite. Moi, je suis droitier, j’écris avec la main droite. Il y a des personnes qui sont gauchères, elles écrivent avec la main gauche. En géographie, quand on regarde une carte du monde, on va plutôt parler de l’est et de l’ouest. L’est, c’est vers la droite, l’ouest, c’est vers la gauche. Si vous regardez la carte de France, l’Alsace, la Lorraine, ou des villes comme Strasbourg et Nancy, se situent à l’est. Et une ville comme Brest, ou la Bretagne, se situe à l’ouest, à gauche. Nancy, à droite ; Brest, à gauche.
Voilà, on a vu tous les mots de l’expression « avoir deux mains gauches. » Alors, ça veut dire quoi ? « Avoir deux mains gauches », ça veut dire être maladroit, être malhabile. On dit aussi « être gauche. » C’est faire tomber des choses souvent.
Moi, quand j’étais enfant, j’étais maladroit. Souvent, je me cognais dans les murs, je faisais tomber des vases, j’avais du mal avec mes couverts ou je cassais un verre. C’est ça, être maladroit : ne pas être adroit, ne pas être habile.
Alors, pourquoi dit-on ça ? D’où vient cette expression ? En fait, dans le monde entier, il y a plus de droitiers que de gauchers. Donc, il y a plus de personnes qui sont habiles avec leur main droite qu’avec leur main gauche. Moi, par exemple, je suis droitier. Si vous me demandez d’écrire de la main gauche, je vais y arriver, mais l’écriture va être horrible et je vais être très lent. Donc, comme il y a plus de droitiers que de gauchers dans le monde, on considère que la main gauche est une main avec laquelle on galère, avec laquelle on n’est pas à l’aise. Et vous imaginez, si j’avais deux mains gauches, eh bien, je ne pourrais plus écrire correctement, je ne pourrais plus faire les choses de façon adroite. C’est ça, « avoir deux mains gauches » : être maladroit, mal faire les choses.
Je vous donne des exemples. Vous avez toujours, quand vous déménagez, un ami qui va s’occuper des objets fragiles et qui va les faire tomber. Un vase, une caisse avec des bibelots, des objets cassants. Dans les escaliers, il va trébucher, ne pas faire attention. Eh bien, cette personne est maladroite. Elle va venir vous aider à déménager, mais elle va créer plus de problèmes qu’autre chose. Eh bien, vous pourriez lui dire : « Toi, tu as vraiment deux mains gauches ! » C’est quelque chose d’humoristique, un peu rigolo, c’est dit avec bienveillance. Ce n’est pas insultant. C’est quelque chose que vous pouvez dire à des amis, à des connaissances, à la famille.
En anglais, on dirait « to be all thumbs », ce qui veut dire « n’avoir que des pouces ». Imaginez vos mains avec uniquement des pouces — eh bien, je pense qu’on galèrerait à faire quoi que ce soit. Vous ne croyez pas ? Allez, je pense que j’ai assez parlé. On arrive au bout du podcast. If you have any questions or suggestions, you can contact me on YouTube or Patreon. I hope today’s episode was okay for those of you who speak English. Tell me if it’s not, and tell me if you have any French idioms or expressions that you want me to study. Merci beaucoup, à bientôt. Bye bye, hasta luego, mata ne !
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