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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Aujourd’hui, on est le jeudi 27 mars et on va parler de plantes, de végétation, de potager. L’expression du jour, c’est « avoir la main verte » et le mot vert, ça fait penser aux plantes.
Chez moi, j’ai un jardin et dans ce jardin, j’ai voulu créer un potager. Un potager, c’est un endroit, un espace que vous allez organiser afin de pouvoir faire pousser des légumes. Mais avant d’avoir ce jardin, avant de créer ce potager, je n’y connaissais pas grand-chose — pour ainsi dire, pas du tout — dans tout ce qui est plantes et culture des légumes. Donc, qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai acheté deux livres que j’ai lus en entier pour me renseigner et j’ai écouté des podcasts. Aujourd’hui, on trouve des podcasts sur tous les sujets. Donc, j’ai écouté un podcast qui s’appelle « On sème fort » et dans ce podcast, ils donnent des conseils afin de pouvoir cultiver des légumes, faire la rotation des cultures, faire ses propres semences, faire pousser des graines — tout ce dont vous avez besoin pour le potager.
Moi, quand je ne connais pas quelque chose et que j’ai envie de faire cette chose, d’abord je me renseigne beaucoup. Je vais regarder des vidéos YouTube, je vais lire, je vais écouter des podcasts, je vais essayer d’apprendre un maximum d’informations sur le sujet avant de commencer. Là, c’était le cas pour le jardinage — j’ai lu beaucoup de choses et après, j’ai commencé à faire mon potager. Je voulais faire un potager où on n’utilise pas d’essence. Par exemple, pour retourner la terre, j’utilise un appareil manuel — une grelinette, je crois que ça s’appelle — en tout cas, ça marche avec les mains, il n’y a pas d’essence, ce n’est pas un motoculteur.
Donc, j’ai pris mon potager, j’ai commencé à retourner la terre, j’ai mis des feuilles mortes, des cartons, du foin et j’ai attendu. J’ai fait ça à peu près à l’automne, donc ça devait être septembre-octobre. J’ai attendu que l’hiver passe et avec la terre retournée, les feuilles mortes, les cartons et le foin, évidemment, l’herbe n’a pas repoussé. Donc en mars, j’ai pu commencer à planter des graines et à faire pousser mes légumes et j’ai eu beaucoup, beaucoup de légumes. Il y a certains légumes qui n’ont pas poussé — à ce moment-là, je vais me poser la question : qu’est-ce que j’ai mal fait et qu’est-ce que je pourrais faire autrement afin que ça marche mieux ? Donc maintenant, j’ai quelques connaissances en jardinage, en potager, en greffe d’arbre, en plantation, etc.
Pourquoi je vous parlais de ça ? Ah oui, « avoir la main verte » parce que le vert m’a fait penser aux plantes. Voilà pour ma petite introduction sur le potager et le jardinage.
Hier, on a vu ensemble les articles indéfinis, avant-hier, les articles définis et aujourd’hui, on va parler des articles partitifs. Alors, les articles partitifs, il y en a deux : « du », quand on parle de quelque chose de masculin, et « de la », quand on parle de féminin. Contrairement aux autres articles, ici, il n’y a pas de pluriel — uniquement « du » et « de la ». Alors, à quoi ils servent ces articles ?
Le premier emploi, c’est pour définir une quantité que vous ne pouvez pas quantifier, dont vous ne connaissez pas la quantité précise. Je vous donne des exemples. Si vous dites « je vais acheter un kilo de sucre », vous savez exactement la quantité. Mais si vous dites « je vais acheter du sucre », ici on emploie l’article partitif « du » et on ne sait pas quelle quantité de sucre vous allez acheter. « J’ai mangé du pain et j’ai bu de l’eau » — on sait que j’ai mangé du pain, mais on ne connaît pas la quantité. Une baguette ? Un morceau ? 100 grammes ? On ne le sait pas. Pareil pour l’eau — un verre, deux verres, une bouteille entière ? On ne sait pas.
Autre exemple avec une recette de gâteau. Si je vous demande « quels ingrédients as-tu utilisés ? », vous répondrez « j’ai utilisé de la farine, du sucre, de l’eau, du chocolat, etc. » À chaque fois, j’utilise « du » ou « de la » et on ne connaît pas la quantité précise. Si je vous avais demandé la recette complète, vous m’auriez dit « 200 grammes de farine, 100 grammes de sucre, 1 litre d’eau » — là, on a les quantités. Ça, c’est le premier emploi des articles partitifs.
Le deuxième emploi, c’est pour parler de sport et d’instruments de musique. On va faire attention si le sport ou l’instrument dont vous parlez est féminin ou masculin. Exemples : « je fais du foot » — ça veut dire je joue au foot. « Il fait du tennis. » « Elle fait de la natation » — la natation, c’est nager. Donc on utilise l’article partitif féminin.
Et pour les instruments de musique, on peut utiliser le verbe « faire » ou « jouer ». « Je joue du piano » ou « je fais du piano ». « Je joue de la flûte, je fais de la flûte. » « Tu joues du violon, tu fais du violon. » Voilà, ça, c’est le deuxième emploi.
Avec ces trois podcasts, on a donc vu les articles définis, les articles indéfinis et les articles partitifs. Donc maintenant, quand je vous dirai « ça, c’est un article défini, ça, c’est un article partitif », vous saurez à quoi ça correspond.
Et maintenant, on commence l’étude de l’expression du jour. Alors, l’expression du jour, c’est « avoir la main verte ». Alors, je sais qu’il y a des gens qui ont les mains blanches, qui ont les mains plutôt jaunes, qui ont les mains plutôt roses, mais alors la main verte, ça, je ne connais pas. « Avoir la main verte », c’est quoi ? Eh bien, on va le voir juste après. Mais d’abord, on va étudier ensemble les mots de l’expression.
« Avoir » — on en a déjà pas mal parlé dans différents podcasts. Aujourd’hui, je ne vais pas vous donner le sens, mais on va faire un peu de conjugaison. Je vais vous conjuguer « avoir » au présent, à l’imparfait, au futur et au passé simple. Comme d’habitude, je vais dire les conjugaisons doucement en donnant d’abord le pronom, afin que vous puissiez donner la conjugaison. Allez, on y va. « Avoir » au présent : j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. À l’imparfait de l’indicatif : j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. Au futur : j’aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront. Et au passé simple : j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent. Alors, le passé simple, c’est plus compliqué que les autres temps, donc c’est bien de le faire de temps en temps.
On reprend l’expression du jour, « avoir la main verte ». « La » — attention, suspense… est-ce que c’est un article partitif ? Est-ce que c’est un article défini ou indéfini ? « La », c’est un article défini. Si vous n’avez pas su répondre, je vous invite à réécouter le podcast d’avant-hier et d’hier. « La », c’est même un article défini féminin singulier.
Et donc, au suivant : « la main ». La main, c’est ce qui m’aide à écrire, à taper à l’ordinateur quand je travaille. Plus précisément, ce sont mes doigts, mais les doigts font partie de la main. Et d’ailleurs, information intéressante — dans la main, il y a 27 os différents. 27 os, c’est énorme, alors que dans la cuisse, il n’y en a qu’un. C’est pour ça qu’avec la main, on peut faire beaucoup de mouvements. On peut la plier, la tendre, plier les doigts, les détendre, la tourner sur la droite, sur la gauche. On peut faire beaucoup de mouvements qui nous aident à accomplir des tâches du quotidien.
Et le dernier mot de l’expression, c’est le mot « verte ». Vert, c’est un adjectif, ici au féminin. Le masculin, c’est le mot « vert » et comme je vous disais au début du podcast, le vert, c’est la couleur de l’herbe, c’est la couleur des plantes. D’ailleurs, pour les plantes d’intérieur, on parle de plantes vertes. Et en français, il y a pas mal d’expressions avec le mot vert. On peut dire « vert de rage », « je suis vert » ou « vert de peur ». On va étudier tout ça dans le futur. Et ça me fait penser à une petite anecdote : depuis que j’ai commencé ce podcast, je fais attention aux expressions que j’entends dans les conversations et à chaque fois que j’en entends une nouvelle, je la note dans mon téléphone. Eh bien, j’ai calculé que j’ai quasiment 1 000 expressions à faire. Ça veut dire quasiment 3 ans de podcast à préparer. Donc, si mon podcast vous plaît, on en a pour longtemps ensemble.
Mais on revient à l’expression « avoir la main verte ». Alors, ça veut dire quoi ? « Avoir la main verte », ça veut dire être doué avec les plantes, bien réussir à les faire grandir, ne pas faire mourir les plantes. Par exemple, je vous disais au début que j’ai créé un potager. Maintenant, on peut dire que j’ai la main verte, parce que je me suis beaucoup instruit et j’ai appris beaucoup de choses. Alors qu’avant, il y a quelques années, on m’a offert des orchidées. J’en avais trois et elles sont toutes les trois mortes. Je n’ai pas réussi à bien les entretenir. Je n’avais pas la main verte.
Je vais vous donner d’autres exemples. Vous arrivez chez un ami pour la première fois, donc vous n’êtes jamais allé chez lui. Et vous voyez que cet ami a beaucoup de plantes vertes très belles, avec un vert très profond — on dit aussi luxuriant. Eh bien, vous pouvez lui dire « tu as de très belles plantes, tu as vraiment la main verte ». J’espère que vous comprenez l’expression. Je vous le rappelle : avoir la main verte, ça veut dire être doué pour faire pousser les plantes, bien entretenir les plantes ou le potager ou les arbres. On parle des végétaux en général.
Alors, ça vient d’où cette expression ? Il faut la diviser en deux. « Avoir la main » dans quelque chose, ça veut dire être doué dans ce domaine, être compétent dans telle ou telle chose. Et donc, rajouter « vert » après « avoir la main », ça donne « avoir la main verte » — être compétent avec les plantes. Et pourquoi on met un E à vert ? Parce que l’adjectif vert va s’accorder avec le mot d’avant qui est féminin. Donc, on va mettre un E à vert.
En anglais, on dit « to have a green thumb » — avoir le pouce vert.
J’espère que vous avez compris. Si vous voulez avoir la transcription du podcast, vous pouvez aller sur Patreon et vous aurez les transcriptions de tous les podcasts depuis le début. Vous pouvez aussi aller sur Patreon et devenir membre gratuitement. Vous y trouverez tous mes podcasts, plus des podcasts inédits. En ce moment, c’est la lecture du Petit Prince de Saint-Exupéry toutes les semaines, et après cela, je vais enchaîner avec les contes de la mythologie japonaise. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez aller sur Patreon. J’ai d’ailleurs créé deux forums de discussion où vous pouvez me donner des conseils, des suggestions, et si vous avez des chansons que vous voudriez que j’étudie, vous pouvez me laisser un message. Voilà, je pense qu’on a fait le tour de l’expression « avoir la main verte ».
Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt, bye bye, hasta luego, matane !
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