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Bonjour à toutes ! Bonjour à tous ! Bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Je suis en train de boire une boisson qui s’appelle le kéfir. Le kéfir, c’est très bon. Ce sont des levures et des bactéries qui produisent une boisson fermentée, donc une boisson pétillante, et c’est très, très bon. Moi j’adore ça, mais on n’est pas là pour parler du kéfir.
Aujourd’hui on va étudier une expression qui s’appelle « avoir la tête dans les nuages ». Et « la tête dans les nuages », c’est aussi le nom d’un lieu, de plusieurs lieux d’ailleurs, où j’allais quand j’étais adolescent. C’est le nom d’une salle d’arcade, une salle où vous pouvez jouer à beaucoup de jeux vidéo. À l’époque, quand j’étais adolescent — il y a maintenant quelques années, on va dire ça gentiment, quelques années — j’allais de temps en temps avec des amis dans une salle qui s’appelait La Tête dans les nuages. Et dans cette salle d’arcade, il y avait des jeux comme Time Crisis, c’est un jeu où on a un pistolet et on doit tirer sur l’écran pour tuer les méchants, tuer les ennemis. Il y avait aussi un jeu où on pouvait faire du jet ski. Je crois que ça s’appelait Wave Race. C’était un jeu qui était sorti sur la Nintendo 64 et aussi en borne d’arcade. Donc, on était comme sur un jet ski et on devait bouger pour pouvoir gagner la course.
Dans cette salle d’arcade, il y avait aussi des jeux où on pouvait danser. Vous aviez un tapis sur le sol avec des lumières et il fallait mettre son pied au moment où la lumière s’allumait. Donc, si c’était en avant, sur les côtés ou derrière, vous mettiez votre pied gauche ou votre pied droit et vous bougiez, vous dansiez au son du jeu vidéo. Et ça, c’est de bons souvenirs. Aujourd’hui, je joue encore un peu aux jeux vidéo, beaucoup moins bien sûr, mais j’y joue encore un peu sur la Switch. Souvent, quand je joue, je rejoue en fait à des anciens jeux, des jeux rétro, ou alors des nouveaux jeux qui ont l’aspect d’anciens jeux, des anciens RPG comme Secret of Mana ou Zelda Ocarina of Time, A Link to the Past, où on voit le jeu de dessus. Bref, tout ça pour dire que l’expression du jour m’a fait penser à ça, à cette salle d’arcade où j’allais quand j’étais adolescent.
Alors aujourd’hui, on va parler de quoi en français ? On va parler des articles. Hier, on a vu ensemble une fable de La Fontaine assez compliquée et avant-hier, on a fait aussi un podcast compliqué sur le conditionnel. Donc aujourd’hui, tranquille, on va se calmer, on va parler des articles définis comme le, la ou les. Je pense que c’est un peu moins compliqué à comprendre. Donc détendez-vous, allongez-vous dans votre canapé, promenez votre chien, faites la cuisine, faites le ménage, mettez votre casque et écoutez ma voix, écoutez le podcast. Alors, on va commencer aujourd’hui avec les articles définis. Demain, on va faire les articles indéfinis. Après-demain, j’ai prévu les articles partitifs et ensuite, dans trois jours, on verra les prépositions.
Donc là, on va se faire au fur et à mesure des jours une petite série d’apprentissages — ou de révisions pour ceux qui connaissent déjà — sur les articles et les prépositions. Alors d’abord, c’est quoi un article ? Un article, c’est un petit mot qui va servir à indiquer le genre et le nombre du mot suivant. Alors, le genre, c’est de savoir si le mot est masculin ou féminin et le nombre, c’est de savoir si le mot est singulier ou pluriel, s’il y en a un ou plusieurs. Donc, je vous ai dit qu’en français, les mots, les noms sont presque toujours précédés d’un article ou d’un déterminant. On parlera des déterminants une autre fois.
Donc, l’article sert à indiquer le genre et le nombre d’un mot. Je vous donne des exemples. « Le chien ». Dans « le chien », « le » c’est un article défini masculin et « chien » c’est un nom commun masculin. « La chienne », là, c’est un article défini féminin et « chienne » c’est la femelle du chien, c’est un nom féminin. Après, au pluriel, ça donnera « les chiens » s’il y a plusieurs chiens et « les chiennes » s’il y a plusieurs chiennes. Donc, en français, quand vous avez un pluriel, eh bien, désolé mesdames, mais le masculin va l’emporter sur le féminin. Donc, le chien, la chienne, et si c’est pluriel, il n’y a qu’une seule forme, on met un S à « le » et ça donne « les chiens, les chiennes ».
Je me souviens que quand j’avais appris ça en école primaire, où je devais avoir peut-être six ou sept ans, ça nous avait bien fait rigoler quand la maîtresse nous avait dit que le masculin l’emportait sur le féminin. On pensait alors qu’évidemment, les hommes étaient plus importants que les femmes, les garçons plus importants que les filles, ce qui est bien évidemment faux. Mais en étant petits, en étant enfants, on avait rigolé de ça.
Alors revenons aux choses plus sérieuses, revenons à nos articles. À quoi sert un article défini ? Un article défini, ça sert à trois choses. La première, c’est pour désigner une chose ou une personne. Si je vous dis « cette personne, c’est le copain de cette fille », on désigne ici le copain — et pas un copain, on en parlera demain. Ici, « le copain de cette fille » ça veut dire le petit ami, l’amoureux de cette fille. Donc, vous montrez le copain, vous désignez le copain de cette fille. Vous désignez une personne. Vous pourriez aussi désigner quelque chose, montrer quelque chose. Si vous êtes chez vous : « c’est la table à manger », « c’est la table sur laquelle on mange ». Ça, c’est le premier emploi.
Le deuxième emploi d’un article défini, c’est pour se référer à une personne ou une chose dont on a déjà parlé. Je vous donne un exemple. « Est-ce que tu connais son copain ? » — « Oui, je le connais. » Donc, la première phrase est une question : est-ce que tu connais le copain de cette fille ? La réponse : « Oui, je le connais. » Ici, « le » sert à parler du copain. Mais en français, on n’aime pas répéter les mots. Donc, on ne va pas répondre « Oui, je connais son copain ». On va dire « Je le connais ». Et ici, « le » renvoie au copain mentionné avant. Ça, c’est le deuxième emploi.
Et le troisième emploi d’un article défini, c’est après les verbes aimer, adorer, préférer et détester. Ces quatre verbes en français sont suivis d’un article défini. Je vous donne des exemples. « J’aime le pain. » « J’adore les pâtes. » « Je préfère la viande. » « Je déteste la salade. » Évidemment, c’est faux — j’adore la salade et j’aime quasiment tout. Il y a très peu de choses que je n’aime pas. Je n’aime pas les endives, pas trop le café et la betterave — voilà, c’est tout je pense. Pourquoi je vous parlais de ça ? Ah oui, les articles.
Donc, les trois emplois d’un article défini : désigner une personne ou une chose, se référer à une personne ou une chose dont on a déjà parlé, et utiliser un article après les verbes aimer, adorer, préférer ou détester. Voilà, maintenant vous savez à quel moment vous devez employer un article défini et à quoi ça sert.
Et tout de suite, on étudie l’expression du jour, « avoir la tête dans les nuages ». Alors, avoir, c’est un verbe ou un auxiliaire. L’emploi le plus fréquent d’avoir, c’est une relation entre le sujet et le complément de la phrase. Vous savez qu’une phrase classique en français, il y a sujet, verbe et complément. Je vous donne un exemple. « J’ai un ordinateur. » « J’ » c’est le sujet, « ai » c’est le verbe et « un ordinateur » c’est le complément. Donc, je possède le complément, je possède un ordinateur. Il y a donc une relation de possession entre moi et l’ordinateur. Un autre exemple : « Tu as un portable. » Même chose — c’est toi qui possèdes un portable. Il y a une relation de possession.
Mais on peut aussi utiliser le verbe avoir pour demander à quelqu’un son état, demander comment il va, comment il se sent. Je vous donne un exemple. Vous dites à quelqu’un, si vous voyez qu’il est malade, qu’il se sent mal : « Qu’est-ce que tu as ? Tu ne te sens pas bien ? » Ou si vous ne connaissez pas la personne : « Qu’est-ce que vous avez ? » La réponse de la personne : « Ça va, merci. J’ai un peu mal à la tête » ou « j’ai mal au ventre. » Vous voyez, on utilise là encore le verbe avoir. Évidemment, il y a d’autres emplois, mais on les verra dans d’autres expressions, dans d’autres podcasts.
Ensuite, dans l’expression du jour, « avoir la tête dans les nuages », vous avez « la » et « tête ». Donc « la », c’est un article défini — vous savez maintenant ce que c’est. Et « la tête », c’est le haut du corps humain. C’est là où il y a le cerveau. C’est là où il y a le visage. Mais « la tête », ça peut aussi être utilisé au sens figuré, au sens imagé. La tête, ça peut vouloir dire l’imagination d’une personne, les pensées, l’esprit de quelqu’un. Et dans l’expression du jour, c’est ce sens-là qui est utilisé.
Je vais vous donner des exemples. Vous êtes en réunion de travail avec des collègues. Il y a un collègue qui fait un exposé et vous, vous n’écoutez plus. Vous êtes ailleurs, vous êtes en train de penser à autre chose. Votre voisin, votre collègue pourra vous dire « Allô, Adrien, t’es avec nous ? Où as-tu la tête ? » Ça veut dire « À quoi étais-tu en train de penser ? » Bien sûr, ma tête, elle est sur mes épaules, il n’y a pas de problème. Mais mon esprit était ailleurs, il était en train de voyager. Donc ça, c’est la deuxième utilisation du mot tête, qui veut dire esprit ou pensée.
Ensuite, dans l’expression, vous avez le mot « dans ». « Dans » c’est une préposition de lieu. On va l’étudier en détail dans quelques épisodes. « Dans » c’est utilisé pour marquer le rapport entre une chose ou une personne et ce qui la contient. Ici, c’est un lieu, ce sont les nuages. On pourrait dire aussi « la maison dans la forêt » — la maison se situe à l’intérieur de la forêt. « La table est dans la cuisine » — la table se trouve dans la cuisine.
Et enfin, dans l’expression du jour, vous avez « les nuages ». Les nuages, ce sont les formes blanches qu’on voit dans le ciel. Savez-vous ce que c’est un nuage ? Eh bien, les nuages, ce sont plein de petites gouttes d’eau qui restent dans l’air, dans le ciel, et à un moment donné, il peut pleuvoir ou ne pas pleuvoir. En fait, un nuage, c’est un amas, un regroupement de plein de petites gouttes d’eau. Oui, c’est ça un nuage.
Alors, l’expression du jour, « avoir la tête dans les nuages », ça veut dire « rêvasser, laisser aller sa pensée », ou alors « avoir l’esprit ailleurs ». On peut dire aussi « être rêveur, être distrait, se perdre dans ses pensées ». Vous voyez, il y a plein de façons de dire « avoir la tête dans les nuages ». Un enfant, par exemple, qui serait plutôt timide, qui ne s’exprime pas beaucoup, mais qui réfléchit beaucoup — on pourrait dire que cet enfant a la tête dans les nuages.
Alors, elle vient d’où cette expression ? Il n’y a pas d’origine précise, mais on comprend bien l’idée. Le corps est sur Terre, mais l’esprit, les pensées sont dans les airs, en train de se promener dans l’air, de vagabonder dans les nuages. Il y a une expression qui veut dire exactement le contraire : « avoir les pieds sur terre ». Avoir les pieds sur terre, ça veut dire être cartésien, avoir ses pensées dans l’instant présent, être dans le réel, ne pas avoir la tête dans les nuages.
Cette expression en anglais, on dit tout simplement « to have one’s head in the clouds » ou « to be distracted ». On va arriver au bout de ce podcast. Si vous pouvez mettre un bon commentaire sur l’application où vous écoutez ce podcast, ça serait super pour moi — que ce soit CastBox, Apple Podcasts, Spotify, etc. Un petit commentaire, cinq étoiles, un petit avis, ça permet d’avoir une meilleure visibilité. Merci beaucoup de m’avoir écouté, à demain ! Bye bye, hasta luego, matane !
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