« Avoir une vie de chien » et la nature des mots

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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est le mercredi 2 avril 2025, donc c’est le début du mois d’avril, et on va parler d’une expression qui s’appelle « avoir une vie de chien ». Et « une vie de chien », ça m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a 4-5 mois peut-être, et je vais vous parler de ce film. Ce film s’appelle Dogman.

Dogman, c’est un film qui a été écrit et réalisé par Luc Besson. Alors, Luc Besson, c’est un réalisateur français qui est très connu. Il a réalisé des films comme Le Grand Bleu, Nikita, Léon, ou encore Le Cinquième Élément et plus récemment Lucy avec Scarlett Johansson. Et donc, ce réalisateur, Luc Besson, que je trouve génial, a réalisé son dernier film qui s’appelle Dogman en 2023. Je vais vous raconter l’histoire de ce film, ce qu’il se passe au début, afin que ça vous donne envie d’aller le voir et peut-être de le voir en français.

Alors, Dogman, c’est en fait l’histoire d’un homme qui se fait arrêter par la police parce qu’il a, je crois, beaucoup de chiens dans sa camionnette. Il est donc arrêté par la police et on voit que cet homme, de mémoire, est un peu maquillé, comme s’il s’était déguisé en drag-queen. Il va passer la nuit en prison et je crois que pendant la nuit, il voit une psychologue ou une psychiatre dans cette prison. Et en fait, il raconte son histoire à cette psychiatre : quand il était enfant, il a été maltraité par ses parents, surtout par son père, et il vivait dans une cage avec des chiens. Ces chiens ont considéré cet enfant comme l’un des leurs et l’enfant, lui, a considéré qu’il était devenu un chien. Les chiens protégeaient l’enfant et l’enfant vivait avec les chiens.

Évidemment, cet enfant va grandir et va réussir à ne plus être maltraité. Mais ça va créer de gros problèmes psychologiques, il va être traumatisé, et les chiens restent ses seuls amis. Je ne vous en raconte pas plus parce qu’évidemment, c’est un film qu’il faut voir, je ne vais pas vous raconter toute l’histoire, sinon ça n’a aucun intérêt. Je vous ai raconté un petit peu de l’histoire et je vous invite à aller voir ce film. C’est un très beau film, en tout cas moi j’ai bien aimé. Il y a une belle histoire, un bon scénario, le personnage principal joue très bien, la musique est très bonne et il y a un peu d’action. Donc, si vous voulez aller le voir, je ne sais pas si c’est sur Netflix ou ailleurs, mais vous le trouverez en location, je pense, sur internet. C’est un film de Luc Besson qui s’appelle Dogman.

Et comme promis, aujourd’hui, on va parler de la nature des mots en grammaire française. Je vous avais dit hier qu’on allait détailler la nature des mots et que j’allais vous parler de toutes les natures de mots possibles. En fait, on ne va pas faire ça parce qu’il y en a beaucoup et j’ai peur que ce soit ennuyeux pour vous de m’écouter parler de grammaire, de mots compliqués, de mots de différentes natures. Je ne suis pas là pour vous faire un cours magistral. Je ne fais pas ce podcast pour vous ennuyer. J’ai envie que vous m’écoutiez et que vous preniez du plaisir à m’écouter.

Donc, ce qu’on va faire plutôt, c’est que je vais vous donner deux phrases et pour ces deux phrases, je vais vous donner la nature de chaque mot, en sachant qu’il y a beaucoup plus de natures de mots que celles que l’on verra aujourd’hui. Je vous rappelle la différence entre nature et fonction, on en a parlé hier. Les mots en français ont une nature et une fonction. La nature d’un mot va rester la même quelle que soit son utilisation dans la phrase. Peu importe là où le mot est placé, la nature va rester la même. La fonction, par contre, va changer. Donc, un mot aura toujours la même nature mais pourra avoir différentes fonctions. On va prendre ces deux phrases et je vais vous les expliquer.

« Je marche avec un ami. » On va faire un peu comme pour les expressions du jour, on va détailler mot par mot, mais on va aller un peu plus vite et je vais vous donner uniquement la nature. « Je », c’est un pronom personnel — ça remplace un nom. En fait, quand on dit « je », je parle de moi. Il y a plusieurs pronoms personnels : je, tu, il, elle, on, nous, vous et ils. Ça, c’est un pronom personnel. C’est la nature du mot « je ».

Ensuite, « marche » vient du verbe marcher. Ici, le verbe marcher est conjugué au présent de l’indicatif à la première personne du singulier — car « je », c’est la première personne du singulier. Donc la nature de « marche », c’est verbe. « Avec » c’est une préposition — ça introduit quelque chose d’autre. « Un », on l’a déjà vu dans les précédents podcasts, c’est un article indéfini. Et « ami », c’est un nom commun.

Donc vous voyez, on a cinq mots avec cinq natures différentes. Premier mot, « je » : pronom. Deuxième mot, « marche » : verbe. Troisième mot, « avec » : préposition. Quatrième mot, « un » : article, on dit aussi déterminant. Cinquième mot, « ami » : nom commun.

En fait, il y a beaucoup, beaucoup de natures différentes possibles en français. Mais vous allez les comprendre au fur et à mesure. Ce n’est pas la peine de tout voir aujourd’hui. Comme je vous disais, peu importe la place dans la phrase, la nature restera la même. Donc « je » sera toujours un pronom personnel, « marcher » sera toujours un verbe, « avec » sera toujours une préposition, etc.

Je vous donne une autre phrase avant de commencer l’expression du jour. On va faire une phrase interrogative, avec un point d’interrogation à la fin. Une phrase toute simple que vous pouvez dire quand vous rencontrez quelqu’un : « Comment allez-vous ? » Ça veut dire « comment ça va ? » « Comment » c’est un adverbe d’interrogation. Les adverbes, ce sont des mots qu’on rajoute à d’autres mots pour modifier leur sens. Je ne vous explique pas plus pour l’instant. Je pense qu’on fera plusieurs podcasts sur les adverbes, sur les pronoms, etc.

Alors, on reprend la phrase : « Comment allez-vous ? » « Allez » c’est le verbe aller conjugué — et il est conjugué à quel temps et à quelle personne ? Je vous laisse quelques secondes. « Allez » c’est conjugué au présent de l’indicatif à la deuxième personne du pluriel, car il y a « vous » juste après. Et « vous », c’est un pronom personnel. On a vu tout à l’heure : je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils — c’est un pronom personnel.

Ici, on a trois mots avec trois natures de mots différentes : adverbe, verbe et pronom. Vous voyez, la nature reste la même à chaque fois. C’est ça qu’il est important de comprendre : la nature d’un mot restera toujours la même, et la fonction d’un mot dans la phrase va changer selon l’endroit où il est placé et selon comment il est utilisé.

Et maintenant, après ce petit blabla un peu rébarbatif, on va passer à l’expression du jour : « avoir une vie de chien ».

« Avoir », c’est un verbe évidemment, vous le connaissez. On va le conjuguer aujourd’hui à trois temps différents. Au présent, à l’imparfait et au futur. Au présent : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. » À l’imparfait : « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. » Et enfin, au futur : « j’aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront. » Je ne vous explique pas davantage le verbe avoir, on l’a déjà vu plusieurs fois. Je vous conseille de réécouter les précédents podcasts si vous voulez approfondir. D’ailleurs, si vous commencez à écouter mes podcasts aujourd’hui ou dans les jours qui viennent, je vous conseille de reprendre depuis le début pour que vous puissiez comprendre les notions de grammaire, la prononciation des mots, comment on forme les syllabes — parce que ça, j’en ai déjà parlé et je n’en reparlerai pas.

Alors, on revient à l’expression du jour. On a vu « avoir ». Ensuite, « une » — attention, interrogation écrite : « une », c’est un article indéfini, pas un article défini.

« Vie » — la vie, c’est le contraire de la mort. Là, quand je parle, je suis vivant, vous m’écoutez, donc vous êtes vivants. Peut-être que demain je serai mort — ah, sympa le podcast ! Peut-être que ce sera vous, on ne sait pas ce que la vie nous réserve. Moi, j’ai une vie d’humain et les animaux ont aussi des vies — les insectes vivent, les microbes, etc. Je vais vous donner quelques mots qui font partie de la même famille que le mot « vie », qui ont la même racine. La racine en français, je n’en ai pas encore parlé mais c’est important et je vous en parlerai dans les podcasts à venir. Je vous donne ces mots et vous allez voir, dans la sonorité, dans l’intonation, il y a une ressemblance : « vie », « vivant », « vivre », « vivifiant », « vital », « vitalité ». Tous ces mots — et il y en a d’autres évidemment — font partie de la même famille que le mot « vie ».

Revenons à l’expression : « de chien ». « De » c’est une préposition qui marque l’appartenance — c’est la vie appartenant au chien. C’est comme si vous disiez « la voiture de Marc », c’est la voiture appartenant à Marc, ou « la maison de Laetitia », c’est la maison appartenant à Laetitia.

Et enfin, le mot « chien ». Le chien, c’est un animal, souvent considéré comme l’ennemi du chat. Moi, je vous en ai déjà parlé, j’ai trois chiens : un Jack Russell à poil long et deux bergers américains. Ils sont adorables, j’adore mes chiens. Eh bien, bizarrement, « avoir une vie de chien » ça veut dire avoir une mauvaise vie, une vie misérable, avoir une vie malheureuse. Un peu comme le héros du film dont je vous ai parlé au début — le personnage principal de Dogman a une vie malheureuse. On peut dire qu’il a une vie de chien, et là on peut le dire au sens propre comme au sens figuré, puisqu’il a vraiment vécu avec des chiens.

Je vais vous donner des exemples pour que vous compreniez mieux. Vous voyez une personne qui vit dans la rue, qui n’a pas de maison, un sans-domicile-fixe, un SDF — eh bien vous pourriez dire « vraiment, cette personne a une vie de chien », une vie difficile. En ce moment, on pourrait dire que les soldats qui combattent en Ukraine ont une vie de chien : la vie est dure, ils se défendent face à l’attaque d’un autre pays et ils ont une existence très difficile. Donc vous avez compris : « avoir une vie de chien », ça veut dire avoir une vie compliquée, avoir une vie très dure.

Pourquoi dit-on ça ? En fait, les mots « de chien » qualifient souvent quelque chose de difficile, de douloureux, de dur. Vous pourriez dire « j’ai un métier de chien », ça veut dire que votre travail est très dur, très difficile. On peut penser aux personnes qui travaillent dans les mines pour extraire du charbon ou différents matériaux — eh bien ces personnes ont des métiers de chien, des métiers très difficiles.

Je pense que maintenant vous avez compris ce que ça veut dire, « avoir une vie de chien », et comment l’utiliser. Je vais vous donner une citation que j’aime bien, d’un auteur français qui s’appelle Alphonse de Lamartine. C’est un auteur français décédé au XIXe siècle, si je ne me trompe pas. Et Lamartine disait : « Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien. » Je vous répète : « Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien. » L’auteur de cette phrase voulait dire que quand il y a quelqu’un de malheureux, eh bien souvent un chien arrive dans sa vie. Soit il était croyant et il pensait vraiment cela, soit il voulait dire que la vie, le hasard des choses, fait que les malheureux vont avoir un chien pour les réconforter, pour que leur vie soit moins malheureuse. D’ailleurs, en France — et je ne sais pas si c’est pareil dans votre pays — les personnes qui vivent dans la rue ont souvent un chien avec elles, pour leur tenir compagnie, pour les accompagner, pour qu’elles aient un peu de réconfort. Et ça, c’est très important.

Donc vous voyez : l’expression « avoir une vie de chien » ça veut dire avoir une vie difficile, alors que beaucoup de chiens, heureusement, ont une vie heureuse, sont très bien avec leurs maîtres et sont bien traités.

En anglais, on dit « a dog’s life » — « une vie de chien », c’est la traduction littérale. Voilà, je m’arrête là pour aujourd’hui. Excusez-moi si j’ai bafouillé, ma langue a fourché, comme on dit. Si vous avez des questions, envoyez-moi un petit message, ça fait toujours plaisir. Et sinon, continuez à écouter — ça aussi, ça fait très plaisir. Je vous dis à bientôt. Bye bye, hasta luego, matane !


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