« Couper les cheveux en quatre » et le participe présent 2/4

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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « couper les cheveux en quatre. » Les cheveux, c’est ce qu’on a sur la tête. La plupart des personnes — sauf évidemment quand on les a perdus — ont des cheveux sur la tête. Il y a des cheveux bruns, des cheveux blonds, des cheveux noirs, des cheveux châtains, des cheveux roux, et même des cheveux blancs quand on vieillit. Donc il y a toutes sortes de couleurs de cheveux au naturel.

Moi, j’ai les cheveux brun foncé — en fait, entre bruns et noirs, plutôt plus noirs que bruns. Quand j’étais enfant, j’avais bien évidemment déjà les cheveux brun foncé, mais je les avais courts. On appelle ça une coupe en brosse. C’est une coupe où les cheveux sont assez courts et dressés vers le haut, comme une brosse. Donc, quand j’étais enfant, j’avais une coupe en brosse. Les cheveux, je vous ai dit, ont différentes couleurs, mais il y a bien sûr aussi différentes coupes, différentes formes. Quand vous allez chez le coiffeur, il va vous demander quelle coupe vous voulez et parfois même quelle couleur, puisqu’on peut changer la couleur de ses cheveux.

Donc moi, étant enfant, j’avais les cheveux brun foncé en brosse. Ensuite, adolescent et jeune adulte, j’ai eu les cheveux toujours brun foncé — je n’ai pas changé la couleur — mais très courts, peut-être 4-5 mm sur la tête. Et depuis 5 ans, j’ai maintenant les cheveux longs. J’ai laissé pousser mes cheveux et je les ai maintenant à hauteur des épaules. Le matin, je les laisse détachés et après, je prends un élastique, je tire mes cheveux vers l’arrière et je les attache avec l’élastique, en arrière de ma tête. Ça s’appelle un chignon — c’est avoir les cheveux longs coiffés en chignon.

Évidemment, il y a beaucoup de coupes de cheveux différentes. Il y a la coupe au bol, la brosse, le chignon, la frange, le dégradé. Tout ça, ce sont différents noms de coupes de cheveux. Si vous allez chez le coiffeur et que vous ne connaissez pas le nom de la coupe que vous voulez, vous pouvez lui montrer une photo sur internet. Vous pouvez aller chez le coiffeur en France même si vous ne parlez pas très bien français. Et moi, quand je vais chez le coiffeur, j’en profite pour me faire aussi la barbe. Le coiffeur est aussi barbier et s’occupe de ma coupe de cheveux et de ma barbe. J’ai une barbe courte — on dit une barbe de trois jours. Ce n’est pas une grosse barbe, c’est un tout petit peu de barbe, avec les cheveux attachés vers l’arrière. Vous ne m’avez jamais vu, mais maintenant, vous pouvez un peu vous imaginer à quoi je ressemble.

Bien, assez parlé de moi. On va maintenant passer à la suite de l’étude du participe présent. Avant d’étudier l’expression du jour, « couper les cheveux en quatre », on va continuer sur le participe présent. Avant-hier, on a vu à quoi il servait. Je vais vous le rappeler maintenant.

Le participe présent sert à exprimer deux actions qui se passent en même temps. Je vous reprends un exemple : « Je mange en regardant la télévision. » « Regardant » c’est le participe présent du verbe « regarder. » Dans cette phrase, je suis en train de manger et en même temps, je regarde la télé. Ça, c’est l’utilité du participe présent. Comment on le forme ? On en a parlé avant-hier. Pour le participe présent, il faut prendre le verbe à la première personne du pluriel au présent de l’indicatif, donc avec le pronom « nous. » Si on prend le verbe « regarder » au présent avec « nous », ça donne « nous regardons. » À partir de là, on enlève la fin « ons » et on rajoute « ant » — ça donne « regardant. » « Je mange en regardant la télévision. »

Deux exceptions dont on a parlé aussi avant-hier : « avoir » et « être », qu’il faut apprendre par cœur. Le participe présent d’ »avoir », c’est « ayant », et le participe présent d’ »être », c’est « étant », É-T-A-N-T.

Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler du participe présent avec une mise en garde, quelque chose auquel il faut faire attention. Le participe présent, ce sont des mots qui se terminent par « ant. » Mais il y a aussi des adjectifs qui peuvent se terminer par « ant. » Donc il faut faire attention et savoir différencier un adjectif d’un participe présent — reconnaître dans la phrase si c’est un adjectif ou un participe présent. On verra demain deux méthodes pour les différencier. Donc, demain, on continuera l’étude du participe présent. Mais maintenant, on va faire quelques exercices.

On va essayer de trouver le participe présent à partir des verbes que je vais vous donner. J’ai choisi des verbes très courants en français, qu’on utilise beaucoup, afin que ça puisse vous servir. Ce qu’on va faire : je vais vous donner le verbe à l’infinitif, je vais laisser quelques secondes pour que vous puissiez trouver le verbe conjugué au présent à la première personne du pluriel, et après, je vais encore laisser quelques secondes pour trouver le participe présent. La démarche, c’est : à partir de l’infinitif, trouver la conjugaison avec « nous » au présent, puis enlever « ons » et rajouter « ant. » On commence.

Le verbe « marcher. » Conjugué au présent avec « nous », ça donne « nous marchons. » Et transformé en participe présent, ça donne « marchant. » Donc : « marcher → marchons → marchant. »

Allez, maintenant je vous donne juste l’infinitif et vous faites la démarche vous-même. Le verbe « écouter. » « Écouter » donne « nous écoutons », puis « écoutant. » Donc : « écouter → écoutons → écoutant. »

Ensuite, le verbe « voir. » Au présent avec « nous » ? Vous l’avez ? « Nous voyons. » Et le participe présent : « voyant. » Donc : « voir → voyons → voyant. »

Allez, on continue. Le verbe « pouvoir. » Avec « nous » au présent, ça donne « nous pouvons. » Et le participe présent : « pouvant. » Donc : « pouvoir → pouvons → pouvant. »

Allez, on en fait un dernier. Le verbe « mettre. » Conjugué au présent avec « nous » : « nous mettons. » Et le participe présent : « mettant. » Donc : « mettre → mettons → mettant. » J’espère que vous comprenez.

Si vous ne comprenez pas, vous pouvez bien sûr me laisser un message sur YouTube, dans les commentaires du podcast, ou sur Patreon — j’y répondrai avec plaisir.

Maintenant, on passe à l’étude de l’expression du jour : « couper les cheveux en quatre. »

« Couper », ça veut dire diviser quelque chose avec un objet tranchant. Par exemple, vous prenez une pomme et un couteau — en utilisant le couteau sur la pomme, vous allez peut-être la couper en deux, la diviser en deux parties. « Couper » se fait toujours avec un objet tranchant : un couteau, des ciseaux, une scie. On peut par exemple couper un arbre à la scie. On peut aussi se couper avec du papier. Vous savez, le bord du papier peut être coupant, et si on ne fait pas attention, on peut se faire saigner le doigt — ce n’est pas agréable. Donc ça, c’est le verbe « couper. » On en a parlé déjà dans le podcast « à couper au couteau » — je n’ai pas le numéro sous les yeux, mais vous pouvez le rechercher si vous ne l’avez pas écouté.

Donc on reprend l’expression. « Couper les cheveux en quatre. » Les cheveux, on en a parlé au début du podcast, c’est ce qu’on a sur la tête. « Les », c’est un article défini, masculin pluriel — parce qu’on dit « un cheveu », c’est un mot masculin, et ici c’est pluriel car il y en a plusieurs. « Les cheveux. » Et enfin, les deux derniers mots de l’expression : « en quatre » — ça veut dire en quatre parties. Une, deux, trois, quatre. Ici, on parle de couper un cheveu, mais pas dans le sens de la largeur. Vous prenez un cheveu entre deux doigts et vous essayez de le couper dans le sens de la longueur, de haut en bas, en quatre parties. Vous imaginez la finesse d’un cheveu — c’est impossible à couper en quatre dans ce sens-là. Dans l’autre sens, en largeur, c’est très facile. Mais dans le sens de la longueur, c’est impossible. Vous allez essayer, essayer, essayer, sans y arriver.

Eh bien c’est ça, « couper les cheveux en quatre. » Ça veut dire se donner du mal pour rien, rentrer trop dans les détails, être trop précis inutilement.

Je vous donne des exemples. Imaginez un projet au travail sur lequel vous devez avancer. Vous êtes quatre collègues à réaliser ce projet, vous échangez des mails, vous discutez. Et vous avez un collègue — toujours le même — qui va poser des questions, vouloir rentrer dans les détails, faire des mails avec beaucoup de questions sans jamais apporter aucune solution. Et ces questions ne sont même pas utiles, elles ne font pas avancer le projet. Eh bien, ce collègue, il ne fait que couper les cheveux en quatre. Il demande trop de détails, il est trop pointilleux et ne fait pas avancer le projet.

Je vous donne un deuxième exemple. On va prendre quelque chose de simple : un dîner de famille. Vous êtes à table avec toute votre famille, à Noël, pour un anniversaire ou pour un mariage. Eh bien à table, il y a toujours une personne — d’ailleurs, ça va souvent être la même — qui adore discuter de tout et être en opposition avec tout le monde. Elle va toujours vouloir rentrer dans les détails, relancer le débat alors que ce n’est plus utile. Une fois que chacun a donné ses arguments, la discussion peut passer à autre chose. Mais non, cette personne veut toujours relancer le même sujet et poser des questions qui ne servent à rien. Eh bien, si vous la connaissez bien — puisqu’elle est de votre famille — vous pouvez lui dire : « Ah, toi, t’aimes trop couper les cheveux en quatre ! » Et là, vous lui dites en fait qu’elle est trop pointilleuse, qu’elle demande trop de choses inutiles.

Alors, d’où vient cette expression ? Elle vient du XVIIe siècle, de 1601 à 1700. À l’époque, on disait « fendre un cheveu en quatre. » Pourquoi « fendre » ? Je pense que c’est parce qu’à l’époque, on utilisait beaucoup la hache pour travailler. Avec une hache, on dit qu’on va « fendre du bois. » Quand on a un gros rondin qu’on veut couper en plus petits morceaux, on le « fend » à la hache. Je pense donc que le verbe était choisi en rapport avec les outils de l’époque.

Je vous donne des synonymes de « couper les cheveux en quatre », c’est-à-dire des mots qui veulent dire la même chose. Ça veut dire « chipoter. » On peut dire aussi « pinailler » ou « discutailler. » Tous ces verbes veulent dire la même chose. Et il y a une autre expression qui signifie « chercher des problèmes là où il n’y en a pas » : c’est « chercher des poux. » Cette expression, on l’étudiera un jour — je ne sais pas encore quand, dans quelques semaines ou quelques mois, on verra.

La traduction anglaise de « couper les cheveux en quatre », c’est « to split hairs. » Donc si vous dites « arrête de couper les cheveux en quatre » à quelqu’un, vous pouvez lui dire « stop splitting hairs » en anglais. On arrive au bout du podcast. Merci beaucoup d’avoir écouté. À bientôt, bye bye, hasta luego, mata ne !


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