« Être con comme un balai » et participe présent 3/4

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le jeudi 10 avril 2025 et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Alors, aujourd’hui, on va voir une expression qui est — on va dire — pas vulgaire, mais qu’on ne peut pas dire à tout le monde. C’est une expression qu’on va utiliser entre amis pour rigoler, et si vous l’utilisez avec quelqu’un que vous ne connaissez pas, en parlant de quelqu’un que vous ne connaissez pas, ça va être plutôt insultant.

Cette expression, c’est « être con comme un balai. » Elle est intéressante surtout pour ses origines — d’où elle vient et pourquoi on dit « être con comme un balai. » Mais ça, je vous le dévoilerai à la fin du podcast. Vous allez voir, c’est très intéressant. Je fais un peu de teasing, mais avant, on va parler d’un film qui s’appelle Le Dîner de cons. Pourquoi je vous parle de ce film ? Parce que dans le titre, il y a le mot « cons », comme dans l’expression « con comme un balai. » Un « con », c’est quelqu’un de bête, un imbécile, quelqu’un de stupide. Et ce film, Le Dîner de cons, je me souviens l’avoir vu au cinéma quand j’étais adolescent — j’ai ri d’un bout à l’autre, je me suis marré du début à la fin.

Je vais vous raconter l’histoire, mais d’abord je vous donne le nom des acteurs. Le Dîner de cons, c’est un film avec Jacques Villeret — dont j’avais déjà parlé dans le film La Soupe aux choux — puis Thierry Lhermitte, Catherine Frot, Daniel Prévost et Francis Huster. C’est un film réalisé par Francis Veber. Ce film, c’est un bijou. Il fait partie de mon top 3 des films préférés en comédie. C’est peut-être même mon film préféré en comédie française.

L’histoire, c’est qu’il y a des personnes qui organisent tous les mercredis — ou un mercredi par mois — un dîner, et dans ce dîner, ils vont inviter la personne la plus « conne » possible, le plus grand con qu’ils trouvent. Dans ce film, Thierry Lhermitte joue le rôle de monsieur Brochant et il va tomber sur Jacques Villeret qui joue le rôle de François Pignon. Et ce monsieur Pignon va lui pourrir la vie. Il va se passer beaucoup de choses — il n’est pas vraiment con, mais il est un peu naïf, un peu bébête. Bon, ok, il est un peu con dans le film. Et en fait, la personne qui voulait se moquer de l’autre — donc Thierry Lhermitte — va lui-même enchaîner les galères, si bien qu’au final, c’est lui qui va passer pour le con de l’histoire.

Franchement, regardez ce film, c’est un bijou. Tant dans la réalisation que dans la musique, les acteurs, les scènes, l’écriture des dialogues — c’est extraordinaire. Je vous le rappelle, ça s’appelle Le Dîner de cons. Pour vous qui apprenez le français, ça va vous aider parce qu’il y a beaucoup de jeux de mots, beaucoup d’humour, et l’histoire n’est pas trop compliquée à comprendre. Maintenant que je vous en ai expliqué le début et l’histoire générale, vous allez mieux le comprendre. Donc vraiment, n’hésitez pas — Le Dîner de cons, sorti en 1998, réalisé par Francis Veber. Bijou de film.

Et maintenant, avant d’étudier l’expression du jour, on va parler de la fin de notre série sur le participe présent. Hier et il y a trois jours, on en parlait. Aujourd’hui, on va finir sur ce sujet. Le participe présent, ce sont des mots qui se terminent en A-N-T. Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous invite à écouter le podcast d’hier et celui d’il y a trois jours — je ne vais pas revenir dessus, on va avancer. Donc, ces mots se finissant par « ant » sont des participes présents, mais ça peut aussi être des adjectifs.

Aujourd’hui, on va voir comment différencier le participe présent d’un adjectif. Il y a deux façons. La première, c’est en mettant le mot au féminin. Vous savez qu’en français, il y a un féminin et un masculin. Eh bien, en mettant le mot en question au féminin, on va savoir si c’est un adjectif ou un participe présent. Si vous pouvez mettre ce mot au féminin, alors c’est un adjectif. Si vous ne pouvez pas, c’est un participe présent.

Je vous explique avec des exemples. « Je mange en regardant la télé. » Je vous reprends le même exemple depuis trois jours pour que vous compreniez. Ici, le mot qui nous intéresse, c’est celui qui se termine par A-N-T — donc « regardant. » On va le mettre au féminin en ajoutant un E. « Je mange en regardante la télé. » Est-ce que pour vous, ça fonctionne ? Est-ce que c’est du français ? Eh bien non, cette phrase n’est pas française. On ne peut pas mettre ce mot au féminin — donc c’est un participe présent.

Je vous donne un autre exemple. « Tu bois en écoutant la radio. » La personne est en train de boire et en même temps d’écouter la radio. Le mot qui nous intéresse, c’est « écoutant. » On le met au féminin : « Tu bois en écoutante la radio. » Est-ce que ça fonctionne ? Eh bien non — donc « écoutant » est un participe présent.

Je vous donne maintenant des exemples dans l’autre sens. « Je trouve cette pièce intéressante. » Cette phrase fonctionne. C’est du français correct. Donc « intéressant » est un adjectif — on peut le mettre au féminin. Autre exemple : « Tu as mangé une recette appétissante. » La phrase fonctionne, « appétissante » est au féminin — donc c’est un adjectif.

Donc, pour résumer : si le mot qui se termine par « ant » peut se mettre au féminin, c’est un adjectif. S’il ne peut pas, c’est un participe présent. Ça, c’est la première façon de différencier les deux. On parlera de la deuxième façon demain — sinon, le podcast va être trop long. Je suis désolé, j’ai l’impression à chaque fois que je vais tout réussir à vous expliquer, mais non. Donc, demain on finit sur le participe présent, promis. Je le note tout de suite pour ne pas oublier.

Et donc, à partir de maintenant, on va étudier l’expression du jour : « être con comme un balai. »

Le verbe « être », c’est un verbe dont on a déjà beaucoup parlé. Maintenant, dès qu’on a déjà étudié un verbe, on va travailler les conjugaisons. Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à écouter mes podcasts depuis le début. Dans tous les cas, si vous tombez sur l’un de mes podcasts au hasard, ça me fait plaisir que vous l’écoutiez. Mais si le format vous plaît, je vous conseille de commencer par le commencement, comme on dit, pour ne rien rater des règles de grammaire, des astuces de prononciation et du sens des mots.

Donc, « être » — on va le conjuguer au présent et à l’imparfait. Comme d’habitude, je vais donner les pronoms, laisser un petit temps et dire la réponse. Le temps que je vous laisse sert à ce que vous puissiez dire la réponse chez vous. Verbe « être » au présent de l’indicatif : « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes et ils sont. » À l’imparfait : « j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez et ils étaient. » Si je ne vous laisse pas assez de temps, vous pouvez bien sûr mettre sur pause.

Alors, on reprend l’étude de l’expression du jour : « être con comme un balai. » « Con », je vous en ai un peu parlé avec Le Dîner de cons — ça veut dire bête, stupide. Mais c’est dit de façon plus familière, plus vulgaire. Parfois, quand on est entre amis, on utilise « t’es con » pour dire « t’es marrant, tu me fais rire. » On peut dire « Ah putain, qu’est-ce que t’es con ! » — ça veut dire « qu’est-ce que t’es drôle, qu’est-ce que tu dis des bêtises qui nous font rire ! » C’est amical. Si vous dites « sale con » à quelqu’un, là c’est très vulgaire, c’est même une insulte, une injure.

Ensuite, le troisième mot de l’expression : « comme. » C’est un adverbe qu’on peut remplacer par « autant que » ou « de la même manière que » — « être con autant qu’un balai, être con de la même manière qu’un balai. »

Et enfin, les deux derniers mots : « un balai. » « Un », c’est un article indéfini. On a fait une série sur les articles il y a environ dix jours — vous pouvez aller l’écouter si vous voulez comprendre ce que sont les articles. Et le balai, c’est quoi ? C’est ce qu’on utilise pour ramasser la poussière sur le sol, pour la rassembler à un endroit. Il y a un long manche et au bout, des poils très serrés. On passe ces poils sur le sol et ça permet de ramasser la poussière. Il y a plusieurs types de balais — des balais d’intérieur, des balais classiques, des balais d’extérieur. Il y a aussi des balais-brosses pour frotter le sol, pour le laver.

Donc, « être con comme un balai » — je pense que vous l’avez compris — ça veut dire être très bête, être complètement stupide. On pourrait dire aussi — et ce sont d’autres expressions françaises — « con comme la lune. » Je ne sais pas pourquoi on dit ça d’ailleurs, peut-être qu’on l’étudiera dans un autre podcast. Et sinon, on dit « con comme une valise sans poignée. » On comprend bien que la valise est faite pour être portée avec une poignée — si elle n’en a pas, elle se retrouve un peu dans une situation absurde, on ne sait plus comment la porter.

En anglais, on dit « to be dumb. »

Alors, au début du podcast — il y a maintenant 17 minutes — je vous ai dit que l’origine de cette expression était très intéressante. Pourquoi ? Parce qu’en fait, le mot « con » vient du latin « cunnus. » Le latin, c’est la langue d’origine de la majorité des langues européennes. Donc, « con » vient du latin « cunnus. » Et « cunnus », qu’est-ce que ça désigne en latin ? Ça désigne le sexe féminin, les organes génitaux de la femme. Et dans cette expression, le balai représente le sexe masculin — le manche du balai. D’ailleurs, « manche », « verge », ce sont des mots qui peuvent désigner le sexe masculin.

Eh bien, on dit que l’homme qui possède ce manche est un peu con — il va parfois faire l’amour à l’instinct, sans réfléchir, et il pourra y avoir des conséquences : des maladies, une grossesse non désirée, des problèmes relationnels, etc. Donc ici, dans l’expression, on a une opposition entre « cunnus » et « le manche », entre « con » et « le balai » — une opposition entre le sexe féminin et le sexe masculin. Et c’est de là que vient l’expression « être con comme un balai. » En fait, il existe aussi l’expression « con comme une bite » — encore plus vulgaire. Si vous dites ça à quelqu’un, il faut soit être prêt à courir, soit être prêt à se battre. En tout cas, ça va faire des dégâts.

Et je dois vous avouer qu’avant de préparer ce podcast — parce que oui, on ne dirait pas, mais je prépare quand même un minimum les épisodes — eh bien, je ne savais pas que « con comme un balai » venait de cette opposition entre le sexe féminin et le sexe masculin. Donc, moi aussi, aujourd’hui, j’ai appris quelque chose.

Je pense que je vais m’arrêter là. J’espère que ça vous a plu. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur YouTube — ça fait toujours plaisir d’avoir le soutien de mes auditeurs, un petit message d’encouragement, et ça permet surtout de remonter dans le classement, de gagner en visibilité grâce à l’algorithme YouTube et de faire profiter ce podcast à plus de monde. Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt. Bye bye, hasta luego, matane !


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