« Être une pince » et suite du participe passé

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Bonjour à toutes et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Alors, aujourd’hui, on est le samedi 5 avril, mais cet épisode sortira le dimanche 6 avril 2025. Il est 14 heures et je suis en train de boire une petite boisson… très bonne… qui s’appelle du kéfir. C’est une boisson qui est faite à base de bactéries. Alors, je ne voulais pas forcément vous parler du kéfir cet après-midi, mais pourquoi pas ? Allez !

Alors, le kéfir, je le connaissais quand j’étais adolescent, mais je n’en avais pas. On m’en avait déjà fait goûter, mais je n’en avais pas chez moi, et une amie m’en a donné il y a maintenant trois semaines. Ça se présente sous la forme de grains blancs, des grains un peu comme des petits cailloux entre blancs et transparents, et ces petits cailloux, ce sont des bactéries qui vont créer une boisson qui est bonne pour l’homme, bonne pour la digestion, pour l’estomac, pour l’intestin. Pour faire cette boisson qui s’appelle le kéfir — K-É-F-I-R — je ne sais pas comment on dit en anglais, attendez… En anglais, it’s the same, it’s kéfir. So if you know this drink, you can send me a message of course.

Bon, on revient en français. Donc, le kéfir, ça a un très bon goût et pour le faire, il y a une recette spécifique. En fait, ces bactéries, avec le sucre qu’on va leur donner, elles vont fermenter. Ça va créer des ferments. Vous mettez 30 g de grains de kéfir dans un bocal, dans une bouteille. Vous mettez 30 g de sucre, 1 litre d’eau, une figue séchée et une tranche de citron. Et là, vous allez attendre entre 24 et 48 heures, c’est-à-dire entre 1 et 2 jours. Puis, vous allez vider tout ce qu’il y a à l’intérieur. Évidemment, vous jetez le citron et la figue, vous récupérez les grains de kéfir dans une petite passoire, et le liquide qui reste, vous allez le mettre dans une bouteille en verre fermée pendant 2 jours à température ambiante, entre 20 et 25 degrés. Et après, au bout de ces 4 jours au total, vous avez une boisson qui est très bonne, pétillante et qui a des propriétés bénéfiques pour le corps. C’est très, très bon. En plus, c’est quasiment pas sucré parce que le sucre que vous avez mis au début a été consommé par les bactéries. C’est grâce à ce sucre que les bactéries ont produit des ferments qui sont bons pour le corps.

Bon, c’était peut-être un peu compliqué comme recette parce que j’ai utilisé des mots français compliqués comme « ferments », « bactéries », « fermentation ». Ce sont des mots qu’on n’emploie pas tous les jours, mais bon, si vous comprenez, tant mieux.

Et maintenant, comme promis hier, on va continuer à parler du participe passé. Je vous ai dit hier que le participe passé a deux emplois. Le premier, c’est pour former les temps composés comme le passé composé, et le deuxième emploi, c’est comme adjectif participe. Aujourd’hui, on va parler des terminaisons du participe passé. Comment on le forme ? Et après, on va faire de petits exercices.

Donc, pour former le participe passé, il faut bien comprendre qu’en français, il y a trois groupes de verbes. Mais si vous avez déjà écouté mes podcasts, vous le savez parce que j’en ai parlé beaucoup de fois. Le premier groupe, ce sont les verbes en « E-R », les verbes qui se terminent par E et R. Le deuxième groupe, les verbes qui se terminent en « I-R ». Et le troisième groupe, ce sont les autres verbes. Je vous dis qu’il y a des détails parce que dans le troisième groupe, il y a certains verbes qui se terminent par « I-R », mais ce sont des cas particuliers.

Alors, premier groupe, les verbes en « E-R. » Pour former le participe passé, il faut enlever « E-R » et mettre un « é », un E accent aigu. Donc « manger » va donner « mangé » avec un « é » et non « E-R ». « Manger » avec « E-R », c’est l’infinitif du verbe. Et « mangé » avec « é », c’est le participe passé. Pour les verbes du premier groupe, c’est très facile.

Ensuite, pour les verbes du deuxième groupe, les verbes en « I-R », prenons « finir » par exemple. Il faut enlever « I-R » et mettre un « i ». Donc ça donne « fini », F-I-N-I.

Pour les verbes du troisième groupe, il y a différentes terminaisons. Par exemple, pour le verbe « mordre », ça va donner « mordu » — on met un U. Pour le verbe « peindre », ça va donner « peint », P-E-I-N-T. Donc, pour « mordre », on a enlevé « R-E » à la fin et on a mis un U. Pour « peindre », on a enlevé « R-E » et on a mis un T. « Prendre », c’est un autre verbe du troisième groupe. On va enlever les cinq dernières lettres, E-N-D-R-E, et on va mettre « I-S ». Vous voyez, c’est plus compliqué pour les verbes du troisième groupe. Premier groupe, assez simple. Deuxième groupe aussi. Troisième groupe, plus compliqué.

Ensuite, comme je vous en ai parlé hier, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec la chose dont on parle. Là aussi, il y a des règles et des exceptions. Pour connaître tous ces accords, je vous invite à écouter le podcast 67, « Avoir un poil dans la main », dans lequel je vous parle de l’accord du participe passé.

Et maintenant, comme promis, on passe aux exercices. Comment on va faire ? Je vais vous donner un verbe, puis un genre et un nombre. Je vous donne un exemple : « manger au masculin singulier. » Je vous demande le participe passé de « manger » au masculin singulier. Masculin, c’est pour un homme — on ne met pas de E. Singulier, il n’y en a qu’un — on ne met pas de S. Donc, « manger masculin singulier » donne « mangé », M-A-N-G-É. Ça, c’est l’exemple.

Alors, on y va. Vous pouvez réfléchir dans votre tête ou écrire sur un papier, comme vous voulez. On va prendre le verbe « donner, masculin singulier. » « Donner masculin singulier » donne « donné », D-O-N-N-É.

On continue. Le verbe « parler au féminin singulier. » Singulier, il n’y en a qu’une, et féminin, on met un E. Alors, ça donne « parlée », P-A-R-L-É-E.

Allez, on en fait un autre, un tout petit peu plus compliqué avec un verbe du deuxième groupe. « Nourrir au masculin pluriel. » C’est un verbe du deuxième groupe. Ça va donner — vous pouvez mettre pause si vous voulez réfléchir — « nourris », N-O-U-R-R-I-S, avec un S parce que c’est pluriel.

Allez, on en fait un dernier, encore plus compliqué. « Boire au masculin singulier. » Eh bien, le participe passé de « boire », c’est « bu. » On dit « j’ai bu. » Masculin singulier, ça donne B-U. Alors, on va s’arrêter là pour les exercices parce que je sais que c’est compliqué et fatigant.

Et maintenant, contentez-vous juste d’écouter ma voix et du français. On va passer à l’expression du jour : « être une pince. »

Alors, « être une pince », c’est quoi ? « Être », c’est un auxiliaire dans les temps composés ou un verbe. On en a déjà pas mal parlé, donc je ne vais pas revenir dessus, mais je vais continuer à vous conjuguer les verbes pour que ça rentre bien en tête. Allez, on fait « être » au présent de l’indicatif : « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont. » Et au futur : « je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez et ils seront. » Voilà pour les deux conjugaisons du verbe « être. »

Il nous reste deux mots à voir dans l’expression « être une pince. » « Une », c’est un article indéfini — on ne sait pas de quelle pince il s’agit. Et « pince » — c’est quoi une pince ? Ça a plusieurs significations. Une pince, généralement, on pense à une pince de crabe, de homard ou de tourteau. Ce sont des animaux qui vivent dans la mer. Le crabe, c’est cet animal qui marche de côté, qui se déplace latéralement. Et les pinces de crabe, c’est très bon à manger. Le homard, c’est un animal de la mer qui coûte très cher. On adore manger sa chair et la chair de ses pinces. Les pinces, ce sont les pattes avant des crabes et des homards, qui leur servent à se défendre et à attraper leurs proies. Ça, c’est le premier sens de « pince. »

On peut aussi parler d’une pince comme d’un outil. Les outils, c’est le marteau, le tournevis, la scie, le sécateur, le rabot… Eh bien, la pince, c’est un outil qui a d’ailleurs la forme d’une pince de crabe. L’humain a créé cet outil en s’inspirant, je pense, de la pince de crabe.

Et maintenant, je vais vous dire ce que cette expression veut dire. « Être une pince », ça veut dire être radin, être près de son argent, faire très attention à l’argent, ne pas vouloir en dépenser. Alors, pourquoi dit-on ça ? Imaginez que vous devez payer quelque chose dans un magasin. Vous allez prendre de l’argent dans vos poches avec vos mains, ou prendre votre carte bancaire. Eh bien, imaginez que vous ayez des pinces à la place des mains. Comment allez-vous faire pour attraper des pièces de monnaie ? Comment allez-vous attraper des billets avec des pinces ? C’est très compliqué, c’est quasiment impossible. Et c’est de là que vient cette expression : si vous aviez des pinces à la place des mains, vous ne pourriez jamais payer — donc vous seriez radin. Être une pince, c’est ne pas payer, c’est être radin.

Je vous donne des exemples. Vous êtes au restaurant avec des amis. Eh bien, dans un groupe d’amis, il y en a toujours un qui s’arrange pour ne jamais payer. Il a oublié sa carte bancaire, ou il a laissé son portefeuille dans sa voiture. En tout cas, il ne paye jamais. Et vous pouvez lui dire : « Toi, t’es une bonne pince ! » Ça veut dire que vous lui dites qu’il est radin, qu’il ne veut jamais payer. Si vous dites ça à un ami très proche, ça va, c’est marrant. Mais si vous le dites à quelqu’un que vous ne connaissez pas beaucoup, c’est plus délicat. Il vaut mieux garder cette expression pour des personnes que vous connaissez bien, vos amis proches. Ça peut aussi être dit de manière humoristique.

Vous avez un ami qui, après avoir dîné, ne va laisser que 5 centimes de pourboire — un très petit pourboire, voire pas du tout. Et vous pouvez lui dire, en lui donnant un coup de coude : « Dis donc, t’as fait ta pince là, t’as été une pince ! » Ça veut dire : t’as été radin, tu aurais pu laisser plus de pourboire. Il y a d’ailleurs une expression en français qui veut dire la même chose — on va l’étudier dans quelques jours — c’est « avoir des oursins dans les poches. » C’est le même principe qu’être une pince. Mais je vous l’expliquerai en temps et en heure.

Pour finir, comme d’habitude, je vous donne la traduction anglaise, même si elle est indiquée sur la couverture du podcast. « Être une pince », ça veut dire to be stingy.

Je vous parle en quelques mots de mon site Patreon où vous avez les épisodes du Petit Prince qui sortent chaque semaine — deux épisodes par semaine jusqu’à fin avril. Vous pouvez vous inscrire, c’est gratuit. Et j’ai créé un abonnement payant à 6 dollars par mois — ce n’est pas grand-chose — qui permet d’avoir toutes les retranscriptions des épisodes de ce podcast à l’écrit. Tout ce que je dis sera donc écrit dans ces fichiers disponibles avec l’abonnement. Évidemment, ça permet aussi de me soutenir et de faire vivre ce podcast. Pour l’instant, je n’ai qu’un abonné dans la formule payante, mais ce n’est pas grave — ça va venir petit à petit. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt, bye bye, hasta luego, matane !


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