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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue pour une nouvelle analyse de chanson dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on va analyser les paroles d’une chanson qui est très connue — il y a même pas mal de karaokés en Asie et en Amérique du Sud avec cette chanson — et cette chanson s’appelle « Les Champs-Élysées », comme la célèbre avenue de Paris, l’avenue entre l’Arc de Triomphe et la place de la Concorde.
Il faut savoir que cette chanson est sortie en 1969 et qu’en fait, c’est une adaptation, une reprise d’une chanson anglaise qui s’appelait Waterloo Road, interprétée par un groupe qui s’appelait Jason Crest. Mais aujourd’hui, on va voir la version française. Enfin, on va l’écouter plutôt. Tout de suite, je laisse la place à Joe Dassin. Comme d’habitude, je vous fais écouter la chanson en entier, après on va analyser phrase par phrase et je vais vous expliquer les paroles. Et à la fin, je vous remettrai la chanson pour ceux qui veulent l’écouter. Attention, c’est parti !
[Extrait musical — « Les Champs-Élysées » de Joe Dassin]
C’est sympa comme chanson, non ? Moi, je la trouve très sympa. Bon, c’est sûr que je ne l’écoute pas tous les jours, mais de temps en temps, quand elle arrive dans la playlist, je la laisse passer et je l’écoute.
Alors, on va analyser les paroles de la chanson. On va réécouter la première phrase et après je vais vous en parler.
Alors, est-ce que vous avez compris ce qu’il a dit ? Il a dit « Je me baladais sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu. » Première ligne : « Je me baladais. » En français courant, ça serait « Je me baladais sur l’avenue. » Se balader, c’est se promener, c’est marcher. On dit d’ailleurs « faire une balade », « faire une promenade. » Donc ici, il dit « Je marchais sur l’avenue » — évidemment, l’avenue des Champs-Élysées. Imaginez Joe Dassin, le chanteur, qui marche sur les Champs-Élysées.
Et ensuite, il dit « Le cœur ouvert à l’inconnu. » Le cœur, c’est l’organe à l’intérieur du corps qui bat et qui pousse le sang dans le corps, mais c’est aussi les sentiments, ce que l’on ressent. Donc là, il dit que ses sentiments, ce qu’il ressentait à l’intérieur, était ouvert à l’inconnu. L’inconnu, ce sont des personnes qu’on ne connaît pas. Donc par cette phrase, il dit qu’il se promenait et qu’il était tout à fait ouvert à rencontrer de nouvelles personnes.
On continue la chanson. Alors, est-ce que vous avez compris ce qu’il a dit ? Il a dit « J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. » « J’avais envie » — il y a une liaison ici entre le verbe « avoir » à l’imparfait et « envie », parce qu’à la fin de « j’avais », il y a un S qu’on lie avec le mot suivant. « J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. » Là, il nous confirme que son cœur était ouvert et qu’il voulait dire bonjour à tout le monde, à des personnes qu’il ne connaissait pas.
On continue. Donc là, la ligne commence par « n’importe qui » — c’est le même mot que la ligne d’avant. La ligne d’avant c’était « j’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. » On pourrait mettre une virgule : « N’importe qui, ce fut toi. » Donc là on comprend qu’il a rencontré quelqu’un. Il a dit bonjour à une personne, mais on ne connaît pas son nom. Ensuite il dit « Je t’ai dit n’importe quoi. » Quand il dit ça, il explique qu’il a parlé à cette personne de tout et de rien — de la pluie et du beau temps, de ce qu’il avait fait, de n’importe quoi, d’un peu tout. Donc là, on a compris qu’il marche sur les Champs-Élysées, il se promène, il est de bonne humeur et il rencontre quelqu’un à qui il dit bonjour.
On continue. Alors il dit « Il suffisait de te parler pour t’apprivoiser. » Donc là, il confirme que le simple fait d’avoir parlé à cette personne a permis de devenir son ami. « Il suffisait de te parler » — il n’y avait qu’à te parler pour t’apprivoiser. Généralement, on parle d’apprivoiser un animal sauvage, mais là c’est une image. Dans la chanson, on comprend que la personne qui marche sur les Champs-Élysées, qui est de bonne humeur, a dit bonjour à quelqu’un, et que le simple fait de lui avoir parlé a permis de faire connaissance, d’être comme des amis.
Là, on vient de finir le premier couplet et maintenant on va voir le refrain. Je vais vous le laisser en entier et on va l’expliquer après. Allez, essayez de comprendre ce qu’il dit, c’est parti !
Alors, je pense que le début, vous l’avez compris. « Oh, Champs-Élysées » — il le répète deux fois. Et puis « Au soleil, sous la pluie » — on est toujours sur les Champs-Élysées. Il dit qu’il peut faire soleil ou qu’il peut pleuvoir. Ensuite, « À midi ou à minuit » — c’est un horaire. Midi, c’est douze heures le jour, minuit, c’est zéro heure, le début de la nuit — les deux moments où la petite aiguille est sur le douze. Et la fin du refrain : « Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Élysées. » Donc il dit que sur l’avenue des Champs-Élysées, on peut trouver de tout. Ce que vous voulez, ce dont vous avez envie, vous pouvez le trouver aux Champs-Élysées — qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, qu’il soit midi ou minuit.
Et on attaque le deuxième couplet. « Tu m’as dit » — là, c’est la personne que le chanteur a rencontré qui lui parle. « Tu m’as dit : » ouvrez les guillemets — « J’ai rendez-vous dans un sous-sol avec des fous. » Donc, la personne qu’il vient de rencontrer, avec qui il a sympathisé, lui dit qu’elle a rendez-vous dans un sous-sol avec des fous. « Des fous » ici, ce sont des personnes qui sortent de l’ordinaire, des personnes qui ne sont pas comme tout le monde. On ne sait pas exactement ce qui va se passer, mais on comprend qu’ils vont tous les deux dans un sous-sol avec des personnes pas banales.
La suite de la chanson. Il dit « Qui vivent la guitare à la main, du soir au matin. » Donc le rendez-vous auquel ils vont, le sous-sol dans lequel ils vont, c’est avec des personnes qui jouent de la guitare toute la nuit. « Du soir au matin », c’est la nuit — « du matin au soir » c’est toute la journée. Donc ici, « qui vivent la guitare à la main du soir au matin », c’est qui jouent de la guitare toute la soirée, toute la nuit, qui s’amusent, qui chantent, etc.
On écoute la suite. Il dit « Alors je t’ai accompagné. » Donc le chanteur, la personne qui se balade sur les Champs-Élysées, rencontre quelqu’un, discute, cette personne lui dit « J’ai rendez-vous dans un sous-sol pour m’amuser, pour chanter. » Et donc la personne l’a accompagné. « Alors je t’ai accompagné », ça veut dire « je suis allé avec toi. » Suite : « On a chanté, on a dansé » — ils ont passé une bonne soirée, ils se sont amusés. Et la dernière ligne : « Et on n’a même pas pensé à s’embrasser. » Ça veut dire qu’ils ont tellement chanté, tellement dansé, tellement ri, que l’idée de s’embrasser ne leur est pas venue à l’esprit — alors qu’il devait y avoir une attirance entre ces deux personnes.
Ensuite, on a une nouvelle fois le refrain. Voilà, vous avez compris.
Et maintenant, le troisième couplet. J’espère que vous vous êtes un peu habitué à sa voix pour comprendre ce qu’il dit. « Hier soir, deux inconnus. » Donc là, il dit qu’avant la soirée, quand il se baladait, ces deux personnes étaient deux inconnus — ils ne se connaissaient pas. Et la suite : « Et ce matin, sur l’avenue. » Donc on s’attend à ce qu’il y ait quelque chose après. Après la soirée qu’ils ont passée, ils reprennent leur marche sur les Champs-Élysées. On va voir ce qu’il s’est passé.
Je vous relis d’abord la phrase d’avant. « Hier soir, deux inconnus, et ce matin sur l’avenue » — et donc ce qu’on vient d’écouter : « Deux amoureux, tout étoudis par la longue nuit. » Hier soir, c’était deux inconnus et après la nuit qu’ils ont passée ensemble, après avoir chanté, après avoir dansé, après s’être amusés, ce sont maintenant deux amoureux. « Tout étoudis » — ça veut dire qu’ils ont passé une tellement bonne soirée, une si bonne nuit, que le matin ils se retrouvent un peu dans les vapes, un peu chancelants, un peu décalés, à cause de cette longue nuit où ils n’ont pas dormi.
Et maintenant, on va finir le troisième couplet. Il dit « Et de l’Étoile à la Concorde. » Alors, les Champs-Élysées, c’est une avenue qui part de la place de l’Étoile — qu’on appelle aussi l’Étoile parce qu’il y a beaucoup de rues qui en partent et qu’elle a donc une forme d’étoile — et qui va jusqu’à la Concorde. La Concorde, c’est la place avec l’obélisque, le monument qui se trouve juste avant le Louvre. Donc, les Champs-Élysées vont de la place de l’Étoile à la Concorde. Et dans la chanson, il dit « De l’Étoile à la Concorde, un orchestre à mille cordes. » Un orchestre, c’est un ensemble de musiciens qui jouent de la musique. « À mille cordes » — donc on imagine que dans cet orchestre il y a mille musiciens. Un instrument à cordes, ça peut être la guitare, le violon, le violoncelle. Mais ici, ce ne sont pas de vrais musiciens — ce sont des oiseaux. Il le dit juste après : « Tous les oiseaux du point du jour chantent l’amour. » Donc tous les oiseaux du début de journée, à l’aube — puisqu’ils ont passé une longue nuit et qu’on est maintenant le matin — tous les oiseaux du matin chantent l’amour. Ces deux personnes sont tombées amoureuses et ils ont l’impression qu’en marchant sur les Champs-Élysées le matin, les oiseaux sont heureux pour eux et chantent leur amour.
Après, vous avez encore une fois le refrain, puis une deuxième fois, et la chanson se termine.
Donc en résumé, la chanson parle d’une personne qui marche sur les Champs-Élysées, qui rencontre quelqu’un avec qui le courant passe, ils sympathisent, ils passent la nuit ensemble à chanter et à danser, et le matin, ils se retrouvent à remarcher sur les Champs-Élysées, amoureux, avec les oiseaux qui chantent pour eux.
Voilà, on est arrivé à la fin de l’analyse de cette chanson. Je vais vous remettre la chanson une dernière fois pour ceux qui veulent l’écouter — sinon, vous pouvez couper le podcast. Par contre, si vous avez des suggestions de chansons, si vous voulez que je fasse ce travail pour des chansons françaises que vous aimez, vous pouvez m’envoyer un message sur mon Patreon, Le français, c’est facile ! avec Adrien. Je vous laisse en compagnie de Joe Dassin. À demain, bye bye, hasta luego, matane !
[Reprise de la chanson « Les Champs-Élysées » de Joe Dassin]
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