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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. On est aujourd’hui le mardi 18 mars 2025. Je me suis un peu emmêlé les pinceaux au début — mais on y va.
Introduction : le PSG bat Liverpool.
Il y a une semaine, le Paris Saint-Germain a battu Liverpool en Ligue des Champions. Si vous n’aimez pas le football, je vous conseille de passer directement à l’astuce du jour — chaque podcast est divisé en chapitres : introduction, astuce de français, expression du jour.
Pour les autres : l’équipe que je soutiens a battu l’une des meilleures équipes d’Europe. C’était une victoire aux tirs au but, 4 à 1, après prolongation. J’étais en transe — les poils hérissés sur les bras, la chair de poule. Pour le prochain tour, le PSG affronte Aston Villa, un club anglais. C’est amusant : le club précédent qu’on a battu, c’était Manchester City, ensuite Liverpool, et maintenant Aston Villa. Trois clubs anglais d’affilée, dans une compétition pourtant très européenne avec des clubs français, allemands, espagnols, italiens, turcs, autrichiens…
Le PSG n’a jamais gagné la Ligue des Champions — ça fait vingt ans que j’attends. Merci à Luis Enrique d’avoir su créer un vrai collectif, d’inspirer la confiance et de donner aux joueurs un mental d’acier. Allez Paris.
L’astuce du jour : les quatre types de phrases.
Il faut bien distinguer le type et la forme d’une phrase. Aujourd’hui, on voit les quatre types. Les formes, on les verra après-demain.
1. La phrase déclarative. Elle se termine par un point. Elle sert à énoncer un fait. Aujourd’hui, je mange. La voix descend en fin de phrase.
2. La phrase interrogative. Elle se termine par un point d’interrogation — un petit signe arrondi avec un point en dessous. Elle pose une question. Est-ce que j’ai mangé ? Caractéristique importante : la voix monte en fin de phrase. Aujourd’hui, est-ce que j’ai mangé ? — vous entendez que le « é » final remonte.
3. La phrase exclamative. Elle se termine par un point d’exclamation et sert à exprimer une émotion. Quel beau repas ! Vous soulignez quelque chose avec de l’émotion. Le point d’exclamation peut aussi apparaître dans d’autres contextes, mais on ne complique pas les choses aujourd’hui.
4. La phrase impérative — ou injonctive. Elle exprime un ordre, une défense ou un conseil. On y utilise souvent le mode impératif. Écoute-moi → ordre. Ne mange pas ça → défense. Mange plus doucement → conseil.
Récapitulatif : déclarative / interrogative / exclamative / impérative (ou injonctive). Les formes de phrases seront au programme après-demain.
L’expression du jour : « mettre la charrue avant les bœufs ».
« Mettre » — verbe du troisième groupe. Premier sens : poser quelque chose quelque part, placer un objet à un endroit précis. Deuxième sens : prendre du temps. Ce train met quatre heures pour aller de Paris à Bayonne — le trajet dure quatre heures. Troisième sens : porter un vêtement. Je mets un pull, tu mets une chemise — on en a déjà parlé dans l’épisode mettre l’église au milieu du village.
Conjugaison au présent : je mets, tu mets, il met, nous mettons, vous mettez, ils mettent.
« La charrue » — charrue est féminin : une charrue. C’est un instrument agricole servant à labourer les champs — c’est-à-dire retourner la terre avant de semer les graines. Aujourd’hui, on utilise des moissonneuses-batteuses, ces grandes machines qu’on voit dans les champs. Mais avant, l’être humain utilisait la charrue : une construction en bois avec une partie qui enfonce et retourne la terre, tirée par des chevaux ou des bœufs. Pourquoi retourner la terre ? Si vous semez des graines à la surface, très peu germeront. Si vous les enfouissez sous la terre retournée, elles germeront bien mieux.
« Avant » — deux sens principaux. Premier sens : situer quelque chose dans le passé. Avant aujourd’hui, c’est hier. Avant les machines, on avait du mal à cultiver les champs. Deuxième sens : définir un ordre. La charrue avant les bœufs — normalement, les bœufs sont devant, la charrue derrière, l’homme en dernier. Avant indique ici qui vient en premier. Dans mes podcasts : avant l’expression du jour, il y a l’astuce ; avant l’astuce, il y a l’introduction.
« Les bœufs » — on en a parlé dans l’épisode 18, qui vole un œuf vole un bœuf. Un bœuf, c’est un taureau castré — le mâle de la vache, mais sans testicules. Ici, c’est l’animal qui tire la charrue. On dit un bœuf, des bœufs.
Le sens de l’expression.
On ne parle pas vraiment de charrue ni de bœufs — c’est une image. Mettre la charrue avant les bœufs, c’est faire les choses dans le désordre, commencer par la fin, vouloir aller trop vite et donc mal faire.
Exemples.
Dans l’apprentissage du français, vous ne pouvez pas étudier l’imparfait du subjonctif avant de maîtriser le présent de l’indicatif. Il faut commencer par les bases. Vouloir sauter les étapes, c’est mettre la charrue avant les bœufs.
Vous voulez construire une cabane. Vous ne pouvez pas commencer par le toit — il faut d’abord monter les murs, les fixer, et seulement ensuite poser le toit. Commencer par le toit, ce serait mettre la charrue avant les bœufs.
L’origine. Elle date du XVIe siècle. Le soir, après sa journée de travail, le paysan démontait la charrue et la plaçait devant les bœufs — signe que le travail était terminé. Si le matin, en se levant, il faisait ce même geste, les choses seraient dans le désordre total. Le matin, l’ordre normal, c’est : on prend les bœufs, on accroche la charrue derrière, et on part aux champs.
En anglais : « to put the cart before the horse » — mettre la charrette avant le cheval. Même image, légèrement différente.
Annonce : demain, premier épisode d’une nouvelle série — l’analyse de chansons. J’ai obtenu les droits auprès de la SACEM et la chanson sera Serge Lama — Je suis malade. C’est un épisode très important pour moi, le premier d’une longue série j’espère. Dites-moi ce que vous en pensez, et envoyez-moi vos suggestions de chansons sur Patreon.
Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt, bye bye, hasta luego, matane !
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