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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est le samedi 5 avril 2025, et je voulais vous parler d’un concert que j’ai vu il y a quelques jours. Ce concert a été donné par un imitateur qui s’appelle Michaël Grégorio.
Alors, un imitateur, c’est quoi ? C’est quelqu’un qui va prendre la voix d’autres personnes. Lui, il est imitateur surtout pour la chanson. Donc, il va imiter, il va faire ressembler sa propre voix à celle d’autres personnes. Il y a des imitateurs qui parlent, qui font des sketches, qui font de l’humour en parlant, et lui, il fait de l’humour mais il fait aussi et surtout des chansons. Il prend la voix, il essaie de rapprocher sa voix de celle d’autres personnes.
Par exemple, pendant ce concert, il a fait la voix de Freddie Mercury, qui est le chanteur de Queen, il a imité David Bowie en chantant Space Oddity, il a pris la voix de Frank Sinatra et aussi de Gene Kelly en chantant Singin’ in the Rain. En fait, il prend la voix de beaucoup de personnes. Il a aussi chanté comme Aya Nakamura, qui est une chanteuse française, ou Johnny Hallyday, Michel Berger — ce sont des chanteurs français. Et ce qui est très fort, c’est qu’il arrive vraiment à imiter ces personnes. Il est accompagné de deux guitaristes, un bassiste, un pianiste et un batteur. Donc, c’est un vrai concert. Ça a duré un peu moins de deux heures et on est passé par beaucoup, beaucoup de musiques différentes.
Franchement, c’était génial. Si vous êtes en France et que vous avez l’occasion d’aller le voir, je vous le conseille. Sinon, vous pouvez retrouver une partie du spectacle, une partie de ses chansons sur YouTube, sur internet. Je vous redonne son nom : il s’appelle Michaël Grégorio. Moi, je suis allé le voir à Biarritz, dans le Sud-Ouest de la France, dans une salle qui s’appelle La Gare du Midi. Et comme je vous disais, il imite les chanteurs. Ce qui est marrant, c’est qu’il va chanter leurs chansons évidemment, mais parfois, il va en changer les paroles, modifier le texte pour que ce soit plus drôle, plus humoristique. Il y a aussi toute une mise en scène avec un décor qui change, des accessoires, des projections vidéo — c’était super. Merci, Michaël.
Alors, on va reprendre le cours. Aujourd’hui, on va étudier une expression qui s’appelle — pardon si je commence à mal parler, ça va être compliqué — qui s’appelle « pris en flagrant délit ». Je vous répète : « pris en flagrant délit ». Il y a quatre mots : pris, en, flagrant et délit. Mais avant, comme d’habitude — vous êtes maintenant habitués — on va aborder une règle de français, une forme grammaticale.
Aujourd’hui, on va parler du participe passé. Il existe deux formes de participe. Demain, on continuera sur le participe passé, parce qu’il y a beaucoup de choses à dire, et après-demain, on parlera du participe présent. Alors, déjà, c’est quoi un participe passé ? C’est quoi et à quoi ça sert ? Il faut savoir que le participe, c’est une forme de conjugaison, une forme spéciale pour les verbes. Un verbe, vous pouvez le conjuguer au présent, à l’imparfait de l’indicatif — eh bien, vous pouvez aussi le conjuguer au participe passé ou au participe présent. Aujourd’hui, on s’attarde sur le participe passé.
Le participe passé peut être employé de deux façons. La première façon, c’est avec un auxiliaire pour former les temps composés, comme le passé composé. Dans le podcast 52, « Mon petit doigt m’a dit que… », je vous parle du passé composé. Donc, si vous voulez en savoir plus sur ce temps, vous pouvez aller écouter ce podcast.
Alors, on revient sur le participe. Je vous disais qu’on peut l’employer de deux façons. La première, c’est pour former les temps composés comme le passé composé. La deuxième façon, c’est de l’employer seul — à ce moment-là, le participe passé va se transformer en adjectif participe. Je vais évidemment vous donner des exemples.
Commençons par le participe passé dans les temps composés. On va prendre le passé composé et la phrase « j’ai mangé avec quelqu’un. » Ici, l’auxiliaire dans la phrase, c’est « ai » — c’est le mot juste après « j’ » — donc c’est l’auxiliaire « avoir » à la première personne du singulier, et le participe passé, c’est « mangé. » « J’ai mangé avec quelqu’un. » Donc, « mangé » s’écrit avec un « é ». Le participe passé est une forme verbale spéciale — il n’y a pas de personne comme dans les autres temps, pas de « je, tu, il, nous, vous, ils ». Mais le participe passé peut s’accorder en genre et en nombre. Donc, on peut lui mettre un « s », un « e », « es », ou rien du tout.
On reprend : « J’ai mangé avec quelqu’un. » « Mangé », c’est le participe passé du verbe « manger », M-A-N-G-E-R.
Si on prend la phrase « Tu es parti ce matin », c’est aussi le passé composé. On a l’auxiliaire « être » avec le mot « es », E-S, et « parti » c’est le participe passé du verbe « partir. » Ici, « tu » c’est la deuxième personne du singulier. On conjugue le verbe « être » à la deuxième personne du singulier — ici, « es » — et le participe passé de « partir », c’est « parti. » « Tu es parti. » Ici, « parti » se finit avec un « i » parce que c’est singulier et masculin — on imagine qu’on parle à un homme. Si vous parlez à une femme, vous lui dites « Tu es partie ce matin » — le son ne change pas, mais on ajoute un « e » parce que c’est féminin.
On continue avec un autre exemple. « Ils sont partis hier. » Analysons la phrase. Il y a quatre mots. « Ils sont partis hier. » C’est quelle personne ? C’est la troisième personne du pluriel : I-L-S. Comment le sait-on ? Parce que l’auxiliaire « être » juste après est conjugué à la troisième personne du pluriel : « ils sont », S-O-N-T. Donc, il y a plusieurs personnes. Et « partis » prend un « s » parce qu’il y en a plusieurs. Pourquoi pas « es » ? Parce que le pronom, c’est « ils. » Si c’était « elles sont parties », eh bien on mettrait « E-S » à la fin de « parties » — troisième personne du pluriel au féminin.
Voilà pour l’utilisation du participe passé dans les temps composés.
Ensuite, vous pouvez utiliser le participe passé seul, comme adjectif participe. Je vous donne des exemples. « J’aime ces plats préparés. » Ici, le verbe c’est « aime », « ces plats » c’est le complément d’objet direct et « préparés » c’est le participe passé du verbe « préparer », utilisé ici comme adjectif. Il prend un « s » parce qu’on l’accorde avec « ces plats » — « plat » est un mot masculin pluriel.
Autre exemple : « Je regarde mon garçon endormi. » Le sujet, c’est « je ». Le verbe, c’est « regarde ». « Mon garçon endormi » est le complément d’objet direct et « endormi » est un adjectif participe — c’est le participe passé du verbe « endormir. » Il se finit avec un « i » parce qu’on parle de « mon garçon », masculin singulier. Si c’était « je regarde mes garçons endormis », on mettrait « i-s » car il y en a plusieurs.
Et tout de suite, on passe à l’étude de l’expression du jour : « pris en flagrant délit. » Dans cette expression, il manque en fait un morceau. On pourrait dire « je suis pris en flagrant délit » ou « tu es pris en flagrant délit. » Cette forme, c’est la voix passive. En voix active, on dirait « je prends. » En voix passive, « je suis pris. » Ici, le verbe « prendre » veut dire « attraper. » On pourrait dire « j’ai été attrapé en flagrant délit. »
Ensuite, vous avez le mot « en », qui est une préposition servant à introduire la suite des mots.
Il reste deux mots : « flagrant » et « délit. » « Flagrant », c’est un adjectif. Ça veut dire « qui se voit », « évident », « très visible. » C’est tellement évident qu’on ne peut pas nier, qu’on ne peut pas dire « non. » C’est flagrant — ça se voit comme le nez au milieu de la figure. D’ailleurs, ça, c’est une autre expression française qu’on pourra étudier un jour. Je vais la noter.
Et enfin, « délit. » Un délit, ça veut dire une infraction, quelque chose que vous faites qui est contraire à la loi. Par exemple, dans un supermarché, vous volez quelque chose — c’est un délit. Dans la rue, vous vous battez avec quelqu’un — c’est un délit, c’est interdit. Vous cambriolez chez quelqu’un — c’est un délit, etc.
Donc, « pris en flagrant délit » — on dit aussi parfois « pris en flag », c’est plus raccourci, plus simple — ça veut dire « surprendre quelqu’un au moment où il commet l’infraction », « surprendre quelqu’un pendant qu’il fait quelque chose d’illégal. » On dit aussi « prendre la main dans le sac » — une autre expression à étudier. En français, on utilise beaucoup d’expressions, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai voulu créer ce podcast. D’abord parce que j’aime ça — j’aime parler dans mon petit micro chez moi — mais aussi pour vous aider et parce que j’aime les expressions françaises. Moi, j’en utilise beaucoup. À la télé, on en entend beaucoup. Et dans les conversations de tous les jours également.
Donc, « pris en flagrant délit » ou « pris la main dans le sac », ça veut dire la même chose : surprendre quelqu’un pendant qu’il commet une infraction. Par exemple, dans le métro parisien — je prends le métro parisien parce que c’est celui que je connais le mieux, ayant passé 30, 35 ans à Paris — parfois, il y a des pickpockets. D’ailleurs, dans le métro parisien, il y a des annonces en français, en anglais, en japonais, etc., qui vous disent de faire attention aux pickpockets parce qu’ils pourraient vous voler votre portefeuille ou votre montre. Eh bien, si quelqu’un essaie de vous voler votre portefeuille et que vous le voyez sur le fait, vous le prenez en flagrant délit. Vous pouvez lui attraper le bras, lui dire de lâcher votre portefeuille, vous pouvez crier. En tout cas, vous l’aurez pris en flagrant délit.
Je vous donne d’autres exemples rapidement. En France, contrairement aux États-Unis, le port d’arme est interdit, sauf pour les personnes qui ont un droit de port d’arme. Moi, je ne sais pas tirer avec une arme, je n’en ai pas et je n’ai pas le droit d’en avoir sur moi. Si j’en ai une et qu’un policier me contrôle, c’est un délit. Je serai pris en flagrant délit de port d’arme.
Un autre exemple. Dans le métro encore, le métro parisien — le cauchemar de Paris — il y a ce qu’on appelle des frotteurs. Pas beaucoup, je vous rassure, il y en a que quelques-uns. D’ailleurs, j’ai vu un documentaire sur des frotteurs dans le métro japonais et ce n’était pas très beau à voir. Les frotteurs, ce sont des personnes — des hommes, la majorité du temps — qui vont se frotter à des femmes pendant les mouvements de foule dans le métro, quand il y a beaucoup de monde. Eh bien, c’est un délit, c’est interdit évidemment. Si vous voyez quelqu’un en train de faire ça, vous pouvez lui dire d’arrêter, appeler la police, crier. En tout cas, c’est un délit. Et à ce moment-là, vous aurez pris cette personne la main dans le sac, vous l’aurez prise en flagrant délit.
Dans le documentaire japonais que j’ai vu, il y avait un monsieur qui s’occupait de repérer les frotteurs, de les arrêter et de les dénoncer à la police. Donc lui, il était dans le métro pour empêcher ces personnes de commettre leur délit.
En anglais, et pour ceux qui n’ont rien compris du podcast, on dirait in flagrante delicto — c’est du latin. Parfois, en français, on utilise des expressions d’origine latine — et en anglais aussi. Par exemple, alea jacta est — on l’étudiera un autre jour — c’est du latin. Ou primum non nocere, ou encore veni, vidi, vici — ce sont des expressions latines qu’on utilise aussi en français.
Mais ce n’est pas le sujet du jour. Merci beaucoup en tout cas de m’avoir écouté jusqu’au bout. Merci beaucoup d’avoir écouté. À bientôt, bye bye, hasta luego, matane !
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