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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Le français, c’est facile avec Adrien. Alors, on est aujourd’hui le mercredi 26 mars 2025 et aujourd’hui on va étudier une expression française qui est « Une épée de Damoclès au-dessus de la tête ». On dit souvent d’ailleurs « Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête ». Alors, en guise d’introduction, je vais vous parler de ce fameux Damoclès, qui il était, parce que c’était une personne, et du coup, vous allez un peu mieux comprendre d’où vient l’expression.
Ça va peut-être être un petit peu difficile pour ceux qui ne parlent pas bien français. Pour les autres, ça vous permettra d’améliorer votre français. Donc, ne vous inquiétez pas, si vous ne comprenez pas tout, c’est tout à fait normal, car je vais employer des mots qui ne sont pas très courants. Donc, comme je vous disais, on va parler de mythologie grecque et d’ailleurs aussi un petit peu de mythologie romaine, puisque l’histoire que je vais vous raconter a lieu à Syracuse. Syracuse, c’est une ville de Sicile. La Sicile, c’est l’île qui se trouve au bout de l’Italie, au bout de la pointe de la botte de l’Italie.
Et donc, dans cette ville de Syracuse, au IVe siècle avant Jésus-Christ, donc il y a un peu plus de 2 400 ans, il y avait un tyran. Un tyran, c’est un roi qui exerce son pouvoir de façon très autoritaire, qui ne laisse aucune liberté à son peuple. Et ce tyran s’appelait Denys. Le tyran Denys voulait constamment être rassuré, être certain de son pouvoir. Il avait besoin constant d’avoir des personnes autour de lui qui le rassurent. Et un jour, dans sa cour, donc autour de lui, il y avait un certain Damoclès. Ce Damoclès était orfèvre. Alors, un orfèvre, je vous explique, c’est un métier, c’est une personne qui va créer des bijoux, qui va aussi pouvoir les réparer, les restaurer. Donc, ce Damoclès était orfèvre. Et un jour, il a dit au tyran Denys que ce monsieur, donc ce tyran, avait beaucoup de chance d’être le roi. Il avait énormément de chance d’avoir tout ce pouvoir, d’être le souverain de la ville.
Eh bien Denys, en réponse, a proposé à Damoclès de prendre sa place pendant une journée, donc que Damoclès puisse se sentir comme un tyran, comme le souverain, que Damoclès puisse prendre la place du roi pendant une journée. Damoclès prit sa place et à ce moment-là, il s’est rendu compte qu’au-dessus de lui, il y avait une grosse épée avec la pointe de la lame au-dessus de sa tête. Et cette épée n’était tenue que par le crin d’un cheval. Le crin, c’est comme nos cheveux — on peut dire les cheveux d’un cheval, mais on appelle ça la crinière, le crin. Et donc, l’épée n’était tenue que par un fil. C’est à ce moment-là que Damoclès a compris qu’en fait, la place de ce Denys, la place du tyran, certes avait beaucoup de pouvoir, mais il pouvait risquer de se faire tuer à tout moment par un opposant, même par quelqu’un autour de lui qui lui voudrait du mal.
Donc, effectivement, à la place de ce tyran, Damoclès avait du pouvoir, mais il avait aussi le risque de se faire tuer. Donc, je vous ai un peu spoilé la suite du podcast, mais en fait, avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, ça veut dire avoir un très grand risque sur soi. Ça veut dire vivre dans un risque constant, vivre avec un danger qui nous menace. Mais je vais vous expliquer tout ça un peu plus tard.
D’abord, on va parler, comme je vous l’ai promis hier, des articles indéfinis. Alors, hier, on a parlé des articles définis : le, la et les. Aujourd’hui, on voit ensemble les articles indéfinis. Un article indéfini, ça peut être « un, une ou des ». Là aussi, grâce à l’article, on va donner une information sur le genre et le nombre du mot qui va suivre. Le genre — si c’est masculin ou féminin — et le nombre — si c’est singulier ou pluriel.
« Un », ça va être masculin. « Une », ça va être féminin. Et « des », c’est donc pluriel, masculin ou féminin. C’est le même mot, comme le mot « les ». C’est le pluriel de « la » ou de « le ». Donc, on va reprendre l’exemple d’hier avec la fille qui a son copain. Si vous dites en parlant d’une personne « c’est le copain de cette fille ? Non, c’est un copain ». Alors, on va analyser cette phrase. On a vu que « copain » ça pouvait vouloir dire « ami » ou aussi « petit ami ». Donc, si vous dites « c’est le copain de cette fille », là, on va insister sur l’article « le ». C’est un article défini. Donc, vous demandez si cette personne, c’est le petit ami, c’est l’amoureux de cette fille. La réponse : « Non, c’est un copain. » Là, on utilise un article indéfini. Donc, en fait, cette personne, c’est un ami, un copain parmi d’autres copains, un ami parmi d’autres amis. Ce n’est pas son amoureux. J’espère que vous comprenez la différence.
On va garder ce mot « ami » et on va mettre l’article indéfini devant. Donc, on dit « un ami ». Et « une amie », là, ça va être féminin, contrairement à « ami » qui est masculin. Donc, une amie, c’est une femme, c’est une fille. Et à « ami », on va mettre un « e » parce que c’est féminin. Donc, « un ami » et « une amie », ce sont des noms masculins et féminins au singulier. Et si vous voulez mettre au pluriel, ça va s’écrire « des amis ». Là, c’est s’il n’y a que des hommes ou alors un homme et plusieurs femmes. S’il n’y a que des femmes, on va rajouter un « e » à ami. On dira « des amies ».
Comme je vous disais hier, en français, dans les règles de grammaire et d’orthographe, le masculin l’emporte sur le féminin. Donc, s’il y a un homme et quatre femmes dans ses amis, ça s’écrira « des amis » — A-M-I-S — malgré le fait qu’il n’y ait qu’un seul homme. C’est comme ça.
Alors, quand est-ce qu’on va utiliser ces articles indéfinis ? Il y a deux cas. Le premier cas, c’est quand on parle d’une chose ou d’une personne indéterminée, non définie. Si vous dites « un chien », ça va être un chien parmi d’autres chiens. Vous ne précisez pas de quel chien vous parlez. Alors que si vous dites « le chien », vous désignez un chien précis. Ça, c’est le premier cas.
Et le deuxième cas, c’est quand on cite quelque chose pour la première fois dans un texte ou dans une conversation. Je vous donne un exemple. Vous êtes en train de raconter une histoire à un collègue. Et vous lui dites « Hier, j’ai mangé une tartine de pain. Eh bien, tu ne vas pas me croire, mais en croquant dans la tartine, je me suis cassé une dent. » Donc au début, je dis « une tartine » — j’ai utilisé un article indéfini parce que c’est la première fois que je vous parlais de cette tartine. Et après dans la phrase, « en croquant dans la tartine », là, j’ai utilisé l’article défini, car j’avais déjà parlé de la tartine avant. Et ça, c’est donc le deuxième cas où vous pouvez utiliser un article indéfini.
Alors, ce que je vous dis là depuis cinq minutes, c’est beaucoup de théorie. Dans la pratique, vous allez voir que l’utilisation de le, la, les, un, une ou des va devenir automatique. Plus vous allez lire de français, plus vous allez parler en français, plus vous allez écouter du français comme avec ce podcast, plus ça va devenir automatique d’utiliser tel ou tel article. Et avec ça, on a fini la règle de français du jour.
Et maintenant, on va s’intéresser à l’expression « Une épée de Damoclès au-dessus de la tête ». Je vous en ai déjà parlé au début du podcast, mais je vais vous détailler les différents mots. Alors, « une », c’est donc un article indéfini. On vient d’en parler. Ensuite, vous avez le mot « épée ». Une épée, c’est une arme tranchante, soit d’un côté, soit des deux, à laquelle il y a une poignée — je crois que ça s’appelle la garde, si je ne me trompe pas. On en a déjà parlé dans le podcast 80, « Mettre un coup d’épée dans l’eau ». Si vous voulez plus de détails sur « épée », vous pouvez écouter ce podcast.
On reprend l’expression. « De Damoclès » — « de », c’est une préposition. Ici, ça va souligner l’appartenance. C’est l’épée possédée par Damoclès. Maintenant que je vous ai expliqué qui était Damoclès, vous avez compris que ce n’est pas son épée à proprement parler. C’est une épée qui était au-dessus de lui. Mais quand on dit « une épée de Damoclès », c’est l’appartenance — c’est l’épée qui appartient à Damoclès.
Ensuite, on a le nom propre Damoclès. C’est une personne. Je vous en ai parlé.
« Au-dessus de la tête ». Alors, « au-dessus », c’est un adverbe de lieu. Ça veut dire « plus haut que ». Si je vous dis « je mets mes mains au-dessus de la table », ça veut dire que mes mains se trouvent plus haut que la table. Vous pouvez mettre vos mains en dessous de la table, mais après, pour manger, c’est plus compliqué.
Et enfin, il nous reste trois mots : « de », « la » et « tête ». La tête, c’est ce qu’il y a au-dessus des épaules, c’est le crâne. On en a parlé hier. Et « de la », c’est une préposition et un article défini.
Alors, avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, je vous en ai parlé, mais je vais vous redire ce que ça veut dire. Ça veut dire qu’un risque peut arriver à tout moment. Un danger peut être là tout le temps. Le danger est constant. Je vais vous donner des exemples.
Imaginez que vous avez eu une maladie grave, vous avez eu un cancer. Vous vous êtes fait soigner. Vous avez guéri de ce cancer, mais on sait que le cancer, c’est une maladie qui peut reprendre, qui peut recommencer. Donc, après avoir été guéri, vous savez que le cancer peut reprendre. Donc, vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À chaque fois que vous allez faire un examen médical, il y aura une possibilité de voir le cancer reprendre. Donc, vous vivez avec un risque constant, un danger qui peut arriver à tout moment.
Je vous donne un autre exemple. En ce moment, aux États-Unis, l’administration Trump est en train de virer beaucoup, beaucoup de fonctionnaires. Eh bien moi, si j’étais fonctionnaire aux États-Unis, j’aurais peur. J’aurais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. À tout moment, quelqu’un pourrait m’appeler et me dire « Monsieur Adrien, vous êtes viré. » Parce que là-bas, c’est un peu comme ça que ça se passe — il n’y a pas les mêmes droits qu’en France, donc vous pouvez être viré du jour au lendemain.
Alors, je pense qu’on va arrêter là le podcast parce que c’était assez dense aujourd’hui. Je vous donne juste la traduction en anglais. C’est une traduction littérale : « To have a sword of Damocles over one’s head. » Ça veut dire exactement ce que je vous ai dit — avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
On arrive au bout. Je vous remercie de m’avoir écouté jusqu’au bout. Envoyez-moi un petit message si vous avez des questions — ça me fait toujours plaisir de répondre aux auditeurs. Merci beaucoup. À demain, bye bye, hasta luego, matane !
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