« Une bande de bras cassés » et vocabulaire du corps humain

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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. On est aujourd’hui le lundi 14 avril 2025 et aujourd’hui, on va parler d’une expression : « Une bande de bras cassés. » Avant de parler de l’expression, comme d’habitude, je vais vous faire une petite introduction — sur moi en l’occurrence, car quand j’étais ado, je me suis cassé l’épaule. Ensuite, on va parler un peu de vocabulaire. Aujourd’hui, pas de grammaire — on va parler du corps humain, des mots du corps humain. Mais d’abord, je vous raconte mon histoire d’épaule cassée.

Alors, déjà, l’épaule, c’est quoi ? C’est la partie du corps qui se trouve entre le tronc et le bras — ce qui relie le bras au corps. On a deux épaules, une de chaque côté du cou. Donc, voilà mon histoire.

J’étais adolescent, je devais avoir 13, 14 ou 15 ans, et je suis parti à la montagne pour faire du ski. Je suis parti avec une organisation qui propose des voyages aux adolescents, encadrés par des adultes. On devait être une vingtaine d’ados, garçons et filles, et de mémoire, quatre ou cinq adultes pour nous encadrer. On est partis dans les Alpes pour une semaine de ski. Moi, le ski, je suis assez doué — j’en faisais tous les ans depuis l’enfance. Donc, à 14 ans, lors de ces vacances, j’ai voulu essayer le snowboard, puisque le ski, je le maîtrisais déjà. J’ai loué un snowboard, des chaussures, et me voilà sur les pistes avec mes nouveaux camarades pour une semaine à faire du snowboard.

Eh bien, le premier jour, je tombe et je me casse l’épaule. Je n’ai fait que quelques heures de snowboard sur toute la semaine. C’était la tristesse, comme on dit. J’ai dû aller chez le médecin, à l’hôpital — diagnostic : épaule cassée. Je ne pouvais plus skier ni faire de snowboard. Je suis donc resté au chalet à faire du ping-pong avec un moniteur. Autant vous dire que toute la journée, je me suis bien ennuyé — pour le dire poliment. Et comme c’était il y a longtemps et que je m’en souviens encore, c’est dire à quel point c’était marquant. J’avais bien sûr le bras en écharpe — un système pour immobiliser l’épaule et lui permettre de se réparer. Tous les matins, je voyais mes amis partir faire du ski, faire du snowboard, manger dans les restaurants d’altitude. Et moi, comme un idiot, je restais au chalet. C’est un mauvais souvenir.

Mais dans l’expression du jour, « une bande de bras cassés », « bras cassés » ne veut pas dire que les gens se sont vraiment cassé le bras. Ça veut dire autre chose. Ça veut dire quoi ? Ah, mystère — on va voir ça après notre petite session de vocabulaire.

Aujourd’hui, on change un peu. On a déjà fait beaucoup de grammaire, pas mal de conjugaison. Aujourd’hui, on fait du vocabulaire — apprendre des nouveaux mots. Évidemment, en écoutant ce podcast, au fil du temps, vous allez apprendre de nouveaux mots et mieux comprendre. Votre cerveau va assimiler les mots sans même que vous vous en rendiez compte. Mais c’est bien, de temps en temps, de voir des mots spécifiques à un domaine. Puisque je vous ai parlé de mon épaule cassée, on va étudier les parties du corps humain.

On en a déjà vu quelques-unes dans des podcasts précédents. Par exemple, les doigts et les mains — normalement, vous savez ce que c’est. On a chacun dix doigts, qui nous permettent de prendre un stylo, d’attraper un verre, de faire toutes les choses de la vie quotidienne. Ces doigts sont rattachés aux mains. On a deux mains. Quand les mains sont fermées, on appelle ça un poing. Donner un coup de poing, c’est frapper quelqu’un avec sa main fermée — comme dans les films, ou parfois dans la vraie vie. En boxe, les sportifs mettent des gants, mais ils se donnent des coups de poing avec les mains fermées.

Ensuite, on remonte. Vous avez les avant-bras — la partie entre la main et le coude. Le coude, c’est l’articulation au milieu du bras. Quand vous buvez un verre d’eau ou une bière, vous levez et vous pliez le coude. Quand vous faites un bras d’honneur — si vous savez ce que c’est, j’espère que vous n’en faites pas souvent — vous pliez le coude. Donc, le coude, c’est l’articulation au milieu du bras.

Ensuite, on remonte encore — vous avez l’épaule. On a deux épaules, une de chaque côté du corps. Et d’ailleurs, quand on hausse les épaules, ça a une signification en français — relever les épaules en réponse à une question, ça veut dire « je ne sais pas, je n’ai pas la réponse. » Je pense qu’un jour, je vous ferai un podcast sur la signification des gestes en français, parce que d’un pays à l’autre, les gestes n’ont pas la même signification. Je ne sais pas quand, mais un jour.

Donc, on récapitule. Les doigts sont au bout des mains — deux mains. Ensuite, les avant-bras. Les bras, ce sont les membres supérieurs — la partie supérieure du corps qui bouge de chaque côté. Les épaules se trouvent juste en dessous du cou. Le cou relie la tête au torse. La tête, vous savez ce que c’est — c’est là où se trouve le visage, tout en haut du corps. En dessous, le cou. Et de chaque côté, ça repart en épaules, bras, avant-bras, mains et doigts.

En dessous du cou, on a le torse — qu’on appelle aussi le tronc. En fait, le tronc, c’est le torse plus le ventre. D’ailleurs, demain, on va continuer sur notre petite série de vocabulaire sur le corps humain avec le ventre et les membres inférieurs — les jambes. Mais pour l’instant, on reste sur le torse.

Le torse est protégé de chaque côté par des os qu’on appelle les côtes. Les os, c’est la partie dure du corps — le squelette. On parle du fémur, de l’humérus — ce sont des os. La cage thoracique est donc protégée par les côtes. Pourquoi ? Parce qu’elles protègent des organes vitaux : le cœur et les poumons. Ce sont des organes indispensables pour vivre. Dans le thorax, vous avez le cœur — légèrement à gauche — et deux poumons. Il y a aussi d’autres éléments comme la trachée et l’œsophage, mais on ne va pas trop compliquer les choses. Donc, aujourd’hui, on a parlé de la partie haute du corps humain : la tête, le cou, les épaules, les bras, les avant-bras, les mains, les doigts, le torse, le cœur et les poumons. Les chiens aboient au loin — ils ont dû sentir quelque chose.

Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Une bande de bras cassés. »

Comme d’habitude, on étude les mots un par un. « Une », c’est un article indéfini féminin — il y a un E parce que « bande » est un mot féminin. « Bande », ici, ça désigne plusieurs personnes qui forment un groupe. Ça peut être un groupe d’amis, un groupe de personnes qui se connaissent. Comme bande dessinée connue, il y a « La Bande à Picsou. » Vous connaissez Picsou, Donald, Riri, Fifi, Loulou ? Eh bien, ces personnages et d’autres forment la bande à Picsou — un groupe. Ça peut aussi être un clan, comme dans Naruto — le clan Uzumaki, le clan Sarutobi, le clan Uchiha, le clan Nara. Une bande, c’est plusieurs personnes.

« De » est une préposition qui va définir qui compose la bande. La bande est composée de qui ? De bras cassés. « Bras », c’est la partie du corps dont je vous ai parlé dans le cours d’anatomie. Et « cassés », c’est un adjectif — il prend un S parce qu’on parle de plusieurs bras cassés.

Alors, maintenant qu’on a vu les mots de l’expression, voici ce qu’elle veut dire. Une bande de bras cassés, ce sont des bons à rien, des personnes incapables, maladroites, des gens qui vont faire échouer le plan qu’on avait prévu. Dans les films, on a souvent ce personnage qui ne comprend pas le plan et qui va tout faire rater — c’est un bras cassé. Autre exemple : imaginez un entraîneur de football qui entraîne des adolescents qui jouent très mal. À la mi-temps, il pourrait leur dire : « Vous êtes vraiment une bande de bras cassés. » Ça veut dire : « Vous êtes des incapables, vous ne servez à rien. » Ce n’est pas vulgaire, mais si vous dites ça à quelqu’un, « t’es un bras cassé », ça veut quand même dire « tu ne sers à rien. »

Et d’où vient cette expression ? Son origine est assez marrante. « Bras cassé » vient d’un nom de personnage : Brancassi. Brancassi, c’est un personnage corse. La Corse, c’est une petite île française située au sud de la France. Et le stéréotype du Corse, c’est d’être paresseux et bon à rien. Bien sûr, ce sont des stéréotypes — les Corses ne sont pas comme ça. Mes amis corses, si vous m’écoutez, je vous adore, ne vous inquiétez pas. Ce sont des caricatures, comme on dit que les Français sont hautains, que les Italiens sont des voleurs, que les Portugais sont tous maçons ou plombiers — ce sont des caricatures, pas la réalité. Eh bien, Brancassi, ce personnage corse paresseux et bon à rien, a donné « bras cassé. »

Vous voyez sur l’image que j’ai créée pour le podcast — on voit un groupe de six personnes avec des lunettes et des masques, qui s’apprêtent apparemment à faire un mauvais coup. Mais on peut se demander si ça va bien se passer. Est-ce que ce sont des bras cassés ? Est-ce qu’ils vont tout faire rater ? En anglais, on dirait tout simplement « a bunch of losers » — un groupe de perdants.

Petite preview pour demain : on va parler de l’expression « avoir les yeux plus gros que le ventre. » Celle-là aussi, elle est très intéressante.

On arrive au bout du podcast. Merci de m’avoir écouté. Vous pouvez me retrouver sur Patreon et YouTube si vous voulez me poser une question. Merci beaucoup. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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