« Être dans le creux de la vague » et la ponctuation, le point

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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. J’ai créé ce podcast basé sur les expressions françaises pour toutes les personnes qui souhaitent apprendre le français. Ces expressions peuvent être utilisées en toutes circonstances — et c’est ça qui fait leur intérêt. Aujourd’hui, en ce dimanche 4 mai 2025, on va parler de l’expression « Être dans le creux de la vague. » Et comme j’habite près de l’océan Atlantique, je vais vous parler en introduction de vagues et de surf.

Ici, sur la côte basque et dans les Landes — le sud-ouest de la France, à environ 200 km en dessous de Bordeaux — vous avez le Pays Basque et les Landes, tout en bas à gauche, près de la frontière espagnole. Et ici, au Pays Basque, il y a beaucoup d’endroits où vous pouvez faire du surf. Les vagues sont grosses et on peut surfer toute l’année. Il y a des surfeurs qui mettent leur combinaison en décembre, en janvier, en février, prennent leur planche et vont surfer le matin, l’après-midi, ou même entre midi et 14h pendant la pause déjeuner. C’est assez marrant. Et comme il y a beaucoup de spots — c’est-à-dire beaucoup d’endroits pour surfer — il y a évidemment des compétitions.

Là où je vais me promener de temps en temps, à Anglet — la ville d’Anglet, à côté de Bayonne — vous avez des restaurants, des bars, des endroits pour manger une crêpe ou prendre une glace, juste au bord de la mer. Et entre ces bars, ces restaurants et la mer, il y a une jetée, un promenoir. Eh bien, il y a deux ans, à cet endroit qui s’appelle la Chambre d’Amour — joli nom —, il y a eu une grosse compétition de surf. Suite à cette compétition, la municipalité a fait couler des dalles en béton dans le sol, et des surfeurs professionnels y ont posé leurs pieds pour y laisser leurs empreintes. Aujourd’hui, si vous allez à la Chambre d’Amour à Anglet, vous pouvez voir les empreintes de pieds de surfeurs professionnels — comme le Walk of Fame à Hollywood avec les mains des acteurs. J’ai trouvé ça ludique et original.

Le surf ici, on dit que c’est une vraie religion — il y a des inconditionnels qui surfent quasiment tous les jours. Et une fois par an, ou tous les deux ans, il se forme ici une très grosse vague qu’on appelle « Belharra. » Elle peut dépasser 20 mètres. Pour la surfer, il faut être un professionnel avec beaucoup d’expérience. Et ce qui est particulier, c’est que pour accéder à cette vague, les surfeurs utilisent un scooter des mers — un engin motorisé qui tracte le surfeur sur sa planche, puis le lâche. La personne sur le scooter reste sur place pour intervenir si le surfeur tombe. Vous imaginez une chute dans une vague de 20 mètres — c’est un vrai danger. La grande vague de Belharra se forme presque tous les ans, mais parfois seulement tous les deux ans, car il faut une réunion de conditions météorologiques très particulières.

Et en dehors du surf, la région est aussi un endroit magnifique pour le golf. Je connais bien les golfeurs parce que j’en fais partie. Il y a de nombreux golfs de grande qualité dans les Landes et le Pays Basque, facilement accessibles en voiture. Si vous jouez au golf ou souhaitez l’essayer, je vous conseille vraiment de venir dans la région.

Voilà pour mon introduction sur le surf, le golf et les vagues de l’Atlantique. Maintenant, on continue notre série sur la ponctuation, commencée il y a trois jours avec l’expression « Être Gros-Jean comme devant » et l’étude du trait d’union. Hier et avant-hier, c’était la fable de La Fontaine — j’espère que vous avez apprécié. Aujourd’hui, on travaille le point.

La ponctuation, c’est l’ensemble des signes qui permettent de séparer les phrases et les propositions, d’organiser un texte, ou de mettre certaines parties en relief. Tout ce que vous voyez en lisant du français qui n’est ni une lettre ni un mot, c’est de la ponctuation : le point, le trait d’union, la virgule, le point-virgule, le point d’exclamation, les points de suspension, les deux points — il y en a beaucoup. On en travaille un par jour.

Le point a deux emplois principaux.

Premier emploi — le plus fréquent, utilisé dans environ 95 % des cas : il sert à terminer les phrases affirmatives et impératives. Les phrases interrogatives, elles, se terminent par un point d’interrogation. Les phrases exclamatives, par un point d’exclamation — on verra ça une autre fois. Le point se colle au dernier mot de la phrase, sans espace. Par exemple : « Je mange. » — le point est collé à « mange », sans espace avant. Et la phrase suivante commence par une majuscule, avec un espace après le point : « Je mange. Et toi, tu as faim ? » — point, espace, puis majuscule.

Il y a une exception : on ne met pas de point à la fin d’un titre. Que ce soit le titre d’un film, d’un roman, d’un tableau ou d’une pièce de théâtre, il n’y a pas de point final. Par exemple, Le Petit Prince de Saint-Exupéry — vous pouvez d’ailleurs l’écouter en intégralité sur mon Patreon — ne prend pas de point à la fin. De même, La Joconde, le tableau le plus connu du monde au Louvre, n’a pas de point après son titre.

Deuxième emploi : le point sert à raccourcir un mot — ce qu’on appelle une abréviation. Par exemple, « etc. » — du latin et cetera, qui veut dire « et d’autres choses du même genre » — s’écrit « etc. » avec un point après. Ce point ne termine pas la phrase, donc le mot suivant ne prend pas de majuscule. De même, « M. » est l’abréviation de « monsieur » — on pourrait écrire « M. Adrien » pour « Monsieur Adrien. » Et « Dr. » est l’abréviation de « docteur » — « Dr. Adrien. »

Voilà pour les deux emplois du point.

Et tout de suite, on passe à l’expression du jour : « Être dans le creux de la vague. »

« Être » — on va le conjuguer. Au présent : « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont. » Au futur simple : « je serai, tu seras, il sera, nous serons, vous serez, ils seront. » Au fil des podcasts, on conjuguera de plus en plus souvent. Si vous ne savez plus ce que sont les verbes « être » et « avoir », je vous invite à réécouter les premiers épisodes.

« Dans » — c’est une préposition qui indique un lieu. Ici, ce lieu, c’est le creux de la vague. C’est une image, une métaphore — ça ne signifie pas qu’on est physiquement à l’intérieur d’une vague comme un surfeur.

« Le creux » — c’est un nom, et ce qui est intéressant, c’est qu’il prend un X à la fin alors que c’est un singulier. En français, certains mots singuliers prennent un X plutôt qu’un S. C’est le cas aussi pour « amoureux » ou « vieux » — des adjectifs singuliers qui se terminent en X. C’est une règle à retenir. Dans le surf, le creux de la vague, c’est l’opposé de la crête — c’est la partie basse, là où le surfeur se place justement pour surfer. C’est le sens propre.

Mais ici, c’est le sens figuré. Pour bien comprendre la différence entre sens propre et sens figuré, je vous invite à réécouter le podcast 133 sur l’expression « Tomber dans les pommes. » « Être dans le creux de la vague » signifie traverser une période difficile, se trouver dans une mauvaise situation — comme si le haut de la vague représentait le dynamisme, l’énergie, le fait d’être au top, et le creux représentait le fait d’être recouvert par l’eau, d’être emporté par les difficultés.

Ça peut être personnel ou professionnel. Côté personnel : vous venez de divorcer, vous avez des difficultés financières, les problèmes s’accumulent — vous êtes dans le creux de la vague. Côté professionnel : un chanteur qui a sorti un grand tube dans les années 90 mais qui n’arrive plus à produire de succès depuis — on peut dire qu’il est dans le creux de la vague. Ça peut arriver à tout le monde, dans tous les métiers. L’important, c’est d’en sortir et de repartir du bon pied.

En anglais, on traduit ça par « to be at a low ebb » — ne pas être au mieux de sa forme, traverser une mauvaise période.

Demain, on verra l’expression « Faire le canard. » Si vous ne connaissez pas, rendez-vous demain !

Une dernière chose : j’ai créé une adresse mail pour le podcast — françaisfacileadrien@gmail.com. Vous pouvez m’écrire pour des questions, des remarques ou des messages d’encouragement. Je vous propose aussi un exercice : enregistrez-vous en disant l’expression du jour — « être dans le creux de la vague » — sur votre téléphone ou votre ordinateur, et envoyez-moi le fichier. Si vous m’y autorisez, je le passerai dans un prochain podcast et je vous expliquerai ce qui peut être amélioré dans votre prononciation. Ça vous aidera, et ça aidera aussi d’autres auditeurs qui font peut-être les mêmes erreurs. N’hésitez pas — pour l’expression d’aujourd’hui ou pour toutes celles qu’on a déjà vues.

Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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