« Qui vivra verra » et conseils de lecture

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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. J’ai créé ce podcast basé sur les expressions françaises pour toutes les personnes qui souhaitent apprendre le français. Ces expressions peuvent être utilisées en toutes circonstances — et c’est ça qui fait leur intérêt. Aujourd’hui, on est le mardi 29 avril 2025 et on va étudier une expression toute courte — seulement trois mots : « Qui vivra verra. »

Mais avant cela, comme d’habitude, une petite introduction. Ce soir, il y a les demi-finales de la Ligue des Champions avec le match aller entre le PSG — le Paris Saint-Germain — et Arsenal. J’aime bien le Paris Saint-Germain. Je ne suis pas un fan absolu, mais je supporte cette équipe. En parlant du PSG, un souvenir très douloureux me revient : ce qu’on appelle la Remontada.

Aujourd’hui, beaucoup de monde connaît ce mot, et son origine, c’est une soirée de défaite du Paris Saint-Germain contre Barcelone. Je crois que c’est une des rares fois où j’ai vraiment pleuré en regardant un match de foot. Pas beaucoup, mais un peu. Le match aller se jouait à Paris — on avait gagné, je crois 4-1 ou 3-0, je ne me souviens plus exactement. On allait donc au match retour en étant très confiants. Et on a perdu avec un écart de buts suffisant pour être éliminés de la compétition. J’ai pleuré ce soir-là pour deux raisons : d’une part parce qu’on était quasi certains de gagner, et d’autre part parce que l’arbitrage avait été scandaleux — un arbitre qui a clairement avantagé Barcelone, c’était honteux. Bref, j’espère qu’on va gagner ce soir, et si on ne gagne pas le match aller, on pourra toujours faire la Remontada à l’aller retour contre Arsenal.

Et maintenant, notre astuce du jour. Aujourd’hui, pas de grammaire, pas de conjugaison — on va parler de conseils de lecture, et plus précisément de bandes dessinées pour apprendre le français. Je suis un grand fan de manga et de bande dessinée. Je lis beaucoup de mangas pour améliorer mon japonais, et des bandes dessinées en français. Je vais vous donner des conseils selon votre niveau.

Pour les débutants, je conseille de lire des livres pour enfants ou des bandes dessinées simples. Quand j’ai commencé l’anglais — il y a une dizaine ou quinzaine d’années — et quand j’ai commencé le japonais il y a deux ans, j’ai commencé par les livres pour enfants. Ce n’est pas très excitant, mais on ne lit pas pour l’histoire à ce stade — on lit pour s’entraîner à déchiffrer et prononcer les mots. Je vous conseille une bande dessinée que je lisais enfant : Tôm-Tôm et Nana. C’est l’histoire d’un garçon et de sa sœur qui font beaucoup de bêtises. Je ne sais pas si ça sort encore, mais vous devriez pouvoir la trouver sur internet.

Pour les intermédiaires — disons que vous comprenez à peu près 30 à 40 % de ce que je dis — vous pouvez passer aux bandes dessinées destinées aux enfants plus grands ou aux adultes. Je vous recommande Astérix. Tout le monde connaît Astérix — il y a une quarantaine de tomes. C’est l’histoire d’un village gaulois qui résiste à l’invasion romaine. À l’époque des conquêtes de l’Empire romain, toute l’Europe est envahie — sauf un petit village français. Comment ce village résiste-t-il ? Grâce à une potion magique préparée par le druide Panoramix. Quand Astérix et ses amis boivent cette potion, ils deviennent très forts et très rapides. Obélix, lui, n’a pas le droit d’en boire — il est tombé dedans quand il était bébé, et il est donc fort en permanence. L’avantage de la bande dessinée, c’est que vous pouvez comprendre l’histoire grâce aux dessins même si vous ne comprenez pas tous les mots. Ne vous arrêtez pas sur chaque mot inconnu — continuez à lire, c’est l’essentiel.

Je vous recommande aussi Gaston Lagaffe. C’est l’histoire de Gaston, un employé maladroit et inventeur farfelu qui travaille dans un journal. Il fait des gaffes en permanence, ses inventions explosent ou ne servent à rien, et les histoires se passent entre lui, son patron, sa collègue et sa secrétaire. C’est une bande dessinée humoristique — pas une histoire continue comme Astérix, mais des gags page par page. J’adore Gaston Lagaffe depuis l’enfance et encore aujourd’hui. Vous pouvez la trouver en librairie ou en ligne.

Pour les avancés — ceux qui comprennent 70 à 80 % de ce que je dis — je recommande Thorgal. C’est une saga de 42 tomes — j’ai acheté le dernier la semaine dernière. C’est l’histoire d’un viking un peu particulier qui n’est pas vraiment un viking, avec tout un tas d’aventures liées à la mythologie nordique. Je ne veux pas vous spoiler — découvrez-le vous-mêmes. C’est une excellente bande dessinée.

Et pour ceux qui ont un excellent niveau, je conseille Largo Winch. Au départ, c’est une bande dessinée — il y a eu deux ou trois films adaptés, mais la base, c’est la BD. C’est l’histoire de Largo Winch, le fils adoptif d’un milliardaire à la tête d’une multinationale, le Groupe W. Largo était un baroudeur — il avait vécu au Vietnam, au Laos, sac au dos — et il se retrouve soudain à la tête d’un empire financier. Dans cette bande dessinée, il y a des complots géopolitiques, financiers, des meurtres — tout ce que vous voulez. C’est très intéressant pour ceux qui maîtrisent bien le français, car il y a beaucoup de termes techniques liés à la finance et à la géopolitique. Les intermédiaires peuvent aussi essayer, mais ils risquent de ne pas tout comprendre.

Voilà pour les conseils de lecture. Et maintenant, on s’attaque à l’expression du jour : « Qui vivra verra. »

Ces trois petits mots sont assez simples à expliquer. « Qui » — c’est un pronom relatif. Mais ici, les deux premiers mots « qui vivra » fonctionnent ensemble comme le sujet du verbe principal, qui est « verra. » C’est une proposition relative un peu particulière — ne vous inquiétez pas si c’est compliqué, l’essentiel est de comprendre le sens.

« Qui vivra » — ça désigne une personne qui sera encore en vie dans le futur. « Vivra » est le futur du verbe « vivre. » Et « verra » est le futur du verbe « voir », à la troisième personne du singulier. On a donc deux verbes au futur dans une même expression.

Je vous conjugue les deux. Le verbe « vivre » au futur : « je vivrai, tu vivras, il vivra, nous vivrons, vous vivrez, ils vivront. » Et le verbe « voir » au futur : « je verrai, tu verras, il verra, nous verrons, vous verrez, ils verront. » Est-ce que vous avez réussi à anticiper certaines formes ?

Alors, que veut dire cette expression ? Elle signifie que personne ne peut prédire l’avenir. La seule façon de connaître ce qui va se passer, c’est d’être encore là pour le voir. « Qui vivra verra » — la personne qui sera en vie verra ce qui se passe. En d’autres termes : « on verra bien. »

Un exemple actuel : les droits de douane imposés par Donald Trump aux États-Unis. Son administration pense que ça va stimuler l’économie américaine. Le reste du monde pense que ça va ralentir l’économie mondiale. Si quelqu’un vous demande votre avis et que vous n’en avez pas, ou que vous ne savez pas de quel côté la balance va pencher, vous pouvez répondre : « Je ne sais pas — qui vivra verra. » On verra dans quelques années si ces mesures ont été bénéfiques ou non.

En anglais, on dit « time will tell » — le temps nous le dira. On peut d’ailleurs utiliser cette formule en français aussi.

Demain, on commence une petite série sur quatre épisodes. L’expression de demain sera tirée d’une fable de La Fontaine : « Adieu, veau, vache, cochon, couvée. » Cette fable contient en fait deux expressions — celle de demain et celle d’après-demain : « être Gros-Jean comme devant. » Les deux jours suivants, on étudiera la fable elle-même, divisée en deux parties car elle est assez longue.

Je vous rappelle que sur Patreon, vous pouvez retrouver toutes les transcriptions écrites des épisodes. Il y a aussi un abonnement gratuit pour écouter Le Petit Prince en audio — et bientôt, les contes et légendes de la mythologie japonaise. Je pense que ça commencera vendredi ou la semaine prochaine. Vous pouvez me contacter sur YouTube ou Patreon. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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