« Avoir du pot » et Expedition 33 : Clair obscur

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Alors là, l’heure est grave. Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire — stop, stop, stop — et je vous invite à aller jouer tout de suite à Clair Obscur : Expédition 33. Alors, j’avais dit que j’allais vous parler de ce jeu vidéo il y a déjà quelques podcasts. C’est un jeu vidéo qui a été créé par un studio français basé dans le sud de la France. Je vous redonne le nom : ça s’appelle Clair Obscur : Expédition 33 et c’est un bijou. C’est magnifique. Franchement, si vous voulez travailler votre français, si vous voulez apprendre le français, si vous aimez la culture française et si bien sûr vous avez une PlayStation 5 ou un ordinateur, je vous recommande chaudement d’acheter ce jeu. C’est extraordinaire. Les graphismes sont sublimes. La bande-son, la musique, est magique. Franchement, les gens qui ont créé ce jeu vidéo — merci et bravo.

Je vous raconte l’histoire. C’est un monde imaginaire, bien sûr. Et rapidement, durant les premières minutes du jeu, on comprend qu’il y a une entité — une sorte d’énorme sorcière — qu’on appelle la Peintresse. Tous les ans, elle peint un numéro sur une énorme pierre. Et toutes les personnes dont l’âge est supérieur à ce numéro meurent. Déjà, le scénario est original. Quand on commence le jeu, sur ce grand monolithe, il y a le numéro 34. Donc, dans la ville où se déroule l’histoire, il n’y a que des personnes qui ont moins de 34 ans — toutes les autres sont mortes. J’imagine que la Peintresse a commencé à 100 et diminue chaque année : 99, 98, 97… et tous les ans, toutes les personnes dont l’âge dépasse le numéro qu’elle peint s’évaporent et meurent.

Et tous les ans, pour se battre contre ça, une expédition de personnes est envoyée pour essayer de tuer la Peintresse et briser ce cycle, détruire cette malédiction. C’est l’histoire du jeu. On commence par jouer un personnage qui s’appelle Gustave. Ce qui est marrant, c’est que tous les personnages ont des prénoms français : Gustave, Claire, Ulysse — j’ai même vu Adrien, un petit garçon au début, c’est assez amusant. Et dans les dialogues du jeu, il y a beaucoup d’expressions comme « putain », « bordel », « putain de merde », « fait chier » — des jurons qu’on utilise beaucoup en France.

D’ailleurs, si vous jouez à ce jeu, je vous recommande de jouer avec les voix françaises — et peut-être avec le texte dans votre langue — parce que c’est un RPG. Mais d’abord, je vais finir avec l’histoire. Donc, on commence par jouer avec Gustave qui fait partie de l’Expédition 33. On comprend qu’il a 33 ans et que s’il ne fait rien, dans un an, il mourra. Le vrai jeu commence à partir du moment où l’expédition part. Je ne vais pas trop vous en raconter parce que l’histoire est magnifique.

Comme je vous ai dit, la musique est sublime. Et au niveau du gameplay, c’est un RPG — un « role-playing game. » C’est un jeu de tactique au tour par tour, mais dynamisé grâce à un système de parade et d’esquive. Au tour par tour, vous attaquez l’ennemi, puis l’ennemi vous attaque. Mais quand l’ennemi attaque, vous pouvez — au bon moment — soit parer, soit esquiver. Esquiver, c’est éviter l’attaque. Parer, c’est contrer l’attaque avec votre arme. Ça fait un peu penser à Elden Ring et Dark Souls, où il faut esquiver au bon moment pour ensuite contre-attaquer. C’est assez frustrant parce qu’on meurt beaucoup. En tout cas, moi, je meurs beaucoup — peut-être parce que je ne suis pas très doué, ou peut-être parce que j’ai mis le jeu en mode normal et non expert.

Mais quand il y a un ennemi qui a l’air très fort, même si je n’ai pas le niveau suffisant, j’ai envie d’essayer de le battre. Hier, je me suis dit que je n’allais pas manger tant que je ne l’avais pas vaincu. Eh bien, j’ai réussi — et après, je suis allé manger. Vraiment, ce jeu est magnifique. J’espère qu’il sera élu meilleur jeu de l’année 2025 parce que franchement, il le mérite.

L’ambiance est féerique et onirique. Féerique, ça veut dire un peu imaginaire, comme dans un conte de fées avec des bonnes et des mauvaises fées — puisqu’il y a évidemment des alliés et des ennemis. Et onirique, ça vient du rêve — un monde onirique, c’est un monde de rêve, un monde qui n’existe pas dans la réalité. Au début du jeu, il y a beaucoup de notes très françaises, très parisiennes : la Tour Eiffel est présente, un peu penchée et courbée sur le côté. L’Arc de Triomphe de Paris est brisé en deux. On pourrait se dire que ça se passe à Paris, mais dans le futur — et que cette Peintresse, tous les ans, écrit un nombre, et toutes les personnes dont l’âge dépasse ce nombre meurent.

Moi, j’aime les jeux vidéo, mais celui-là m’a particulièrement touché — et me touche encore, parce que je suis toujours en train d’y jouer. J’ai commencé hier seulement, mais déjà, je peux vous dire que c’est extraordinaire et que je vais aller jusqu’au bout. Il y a des moments d’humour, beaucoup d’émotion — entre la première minute de jeu et la demi-heure, j’ai failli pleurer. Bon, peut-être pas vraiment pleurer, mais j’ai eu la larme à l’œil. J’ai eu la chair de poule sur les bras. Entre la musique, le jeu d’acteurs et les voix off — puisque les personnages sont créés par ordinateur, mais les voix, le doublage français, sont très bien faits — on est complètement immergé.

Au niveau du gameplay, c’est donc un RPG avec tout un tas d’attaques, de tenues, de compétences et de techniques à combiner. On joue plusieurs personnages. Vraiment, mon conseil du jour : allez jouer à Clair Obscur : Expédition 33 — pour les graphismes, pour la bande-son, pour l’ambiance française, pour l’histoire, pour le jeu — vous pouvez y aller les yeux fermés. Et bonne nouvelle : le jeu est à 50 euros. Alors qu’aujourd’hui, les jeux sont plutôt à 70 ou 80 euros — j’ai même lu que Mario Kart sur Switch 2 allait coûter 90 euros. Ils fument chez Nintendo. Enfin bref. Donc, ma recommandation du jour : Clair Obscur : Expédition 33. Désolé pour ceux qui n’aiment pas les jeux vidéo — mais pour ceux qui aiment, je voulais en parler.

Et tout de suite, je crois que je ne vous ai même pas dit quelle expression on allait voir aujourd’hui. Je ne vous ai même pas dit bonjour. Allez, on va dire que le podcast commence maintenant.

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Je ne vous ai même pas dit le jour — on est samedi, le samedi 24 mai 2025, et aujourd’hui, on va voir une expression française qui est « Avoir du pot. »

Alors, je pense qu’aujourd’hui, on ne va pas faire d’astuce de français parce que ça fait déjà un moment que je parle et le podcast serait trop long. J’avais prévu de revenir sur les temps en français — plus particulièrement sur la conjugaison. On a déjà vu le présent, le futur et le passé simple. Pour le passé composé, je vous donnerai les numéros des podcasts correspondants demain. Et demain, on fera l’imparfait — un temps du passé qu’on utilise beaucoup à l’oral.

Mais tout de suite, on passe directement à l’expression du jour : « Avoir du pot. »

Qu’est-ce que ça veut dire quand je dis « t’as du pot », « j’ai du pot » ou « il a du pot » ? On va commencer par le verbe « avoir. » Au présent de l’indicatif : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. » Est-ce que vous avez réussi à trouver ? Et à l’imparfait de l’indicatif : « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. » Est-ce que vous le connaissiez à l’imparfait ? Si non, maintenant vous l’avez entendu.

On continue avec le deuxième mot de l’expression : « du. » « Du », c’est un article partitif — on l’a déjà vu dans un précédent podcast. Il introduit une quantité indéfinie. Quand je dis « avoir du sucre, avoir du blé », vous ne connaissez pas la quantité exacte. La quantité est indéfinie.

Et « pot » — c’est quoi ? En général, un pot, c’est quelque chose de creux dans lequel on met quelque chose. Un pot à crayons sur un bureau, c’est comme un petit gobelet dans lequel vous mettez vos stylos. Un pot de beurre, c’est un récipient contenant du beurre. Dans la fable de La Fontaine qu’on a déjà vue — Perrette et le Pot au lait — eh bien, le pot au lait, c’est un pot avec du lait à l’intérieur. Vous vous rappelez de Perrette ? Elle porte un pot de lait sur la tête, elle marche, toute contente parce qu’elle va pouvoir le vendre, acheter des œufs, un cochon, une vache et devenir de plus en plus riche. Et là, toute contente en rêvant à tout ça, elle tombe et renverse son lait par terre. « Adieu veaux, vaches, cochons, couvée ! » Et elle se retrouve « gros Jean comme devant. » Tout ça, ce sont des expressions qu’on a déjà vues. Donc, un pot, c’est un récipient dans lequel on met quelque chose.

D’ailleurs, il existe une expression qu’on fera dans quelques semaines ou quelques mois : « Le pot de terre contre le pot de fer. » Le pot de terre, c’est un pot fabriqué avec de l’argile. Le pot de fer, c’est un pot en métal. Mais on verra ça une autre fois.

Revenons à l’expression du jour. J’avoue que dans cette expression, je n’ai pas compris au départ pourquoi on utilisait le mot « pot. » En fait, je crois que dans ce cas précis, « pot » n’est pas le récipient dont je vous ai parlé — c’est un synonyme du mot « chance. » Il y a beaucoup de mots en français pour dire la même chose : « avoir du bol », « avoir de la veine », « avoir la baraka », « avoir du cul », « avoir de la chatte » — les deux derniers étant un peu vulgaires. Toutes ces expressions veulent dire « être chanceux, avoir de la chance. »

« Avoir du pot », c’est donc la même chose — ça veut dire « avoir de la chance. » Par exemple : « J’ai du pot, j’ai gagné 100 euros à un jeu de grattage. » Un jeu de grattage, c’est un petit ticket que vous achetez et que vous grattez avec une pièce de monnaie. Si vous trouvez les bonnes combinaisons, vous gagnez une somme d’argent. Donc, « j’ai du pot » — « j’ai de la chance, j’ai gagné 100 euros. »

Autre exemple : vous vouliez des places pour un concert d’un artiste très connu, le nombre de places est limité, et vous avez réussi à en avoir deux. Vous dites : « J’ai du pot, j’ai eu deux places pour le concert ! » Ou quelqu’un vous dit : « T’as eu deux places pour le concert ? T’as du pot ! » Ça veut dire être chanceux, avoir de la chance. C’est pour ça que sur l’image du podcast, j’ai mis un trèfle à quatre feuilles.

En France — je ne sais pas si c’est pareil ailleurs — trouver un trèfle à quatre feuilles, ça veut dire qu’on va avoir de la chance. Comme la patte de lapin ou le fer à cheval. Je ne sais pas pourquoi ces objets sont censés porter chance, mais c’est comme ça. Peut-être qu’on en reparlera un jour.

Et vous, chez vous, quels sont les objets qui portent chance ? Ceux qui sont censés attirer la bonne fortune ? Même si personnellement, je ne crois pas vraiment à la chance — pour moi, c’est surtout une question de probabilité et de hasard.

En anglais, ça se dit tout simplement « to be lucky. »

Demain, on verra une expression que me disait souvent mon grand-père : « On touche avec les yeux. » J’espère que ce podcast vous a plu. Merci beaucoup d’avoir écouté. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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