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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. On est aujourd’hui le samedi 14 juin 2025 et aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « Grimper au rideau. » Est-ce que vous connaissez « grimper au rideau » ? Si vous ne connaissez pas, écoutez bien jusqu’au bout parce que c’est une expression très intéressante.
1) Introduction : les vacances en France, la suite
Avant, en guise d’introduction, je vais parler de ce dont j’avais déjà commencé à parler il y a trois ou quatre jours — les vacances. On a déjà parlé des différentes zones et des différentes dates. Aujourd’hui, je vais vous parler de où et comment partent les Français en vacances.
Il faut savoir que 40 % des Français ne partent pas en vacances — à cause du manque d’argent principalement. C’est énorme — quatre Français sur dix, deux sur cinq. Le reste part en vacances, la majorité en France et une minorité à l’étranger.
Ce qui est bien en France, comme je vous le disais il y a trois jours, c’est qu’on a beaucoup de paysages différents — la ville, la campagne, la mer, la montagne. Et même pour la mer, vous pouvez choisir une mer froide comme la Manche ou l’Atlantique, ou une mer chaude comme la Méditerranée. Il y a aussi beaucoup de petites villes avec des architectures et des bâtiments magnifiques. Si vous venez en vacances en France, je vous invite évidemment à visiter les grandes villes — Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille — mais aussi ces petites villes qui sont parfois de véritables bijoux.
Alors, où dorment les Français en vacances ? Il y a plusieurs options.
Comme dans beaucoup de pays du monde, vous pouvez aller à l’hôtel. Il y a des hôtels de 2 à 5 étoiles — les 2 étoiles sont assez bas de gamme, les 5 étoiles sont des palaces qui coûtent très cher. C’est simple : vous payez, vous avez une chambre pour le nombre de jours voulu.
Ensuite, il y a les locations saisonnières. C’est un mode de vacances qui s’est beaucoup développé ces 15 à 20 dernières années. Le leader du marché, c’est Airbnb. On dit maintenant « j’ai réservé un Airbnb » au lieu de « j’ai réservé une location saisonnière. » C’est marrant parce qu’il y a plusieurs marques en France qui sont devenues des noms communs. Le frigidaire — ou frigo — là où vous mettez les aliments au frais, « frigidaire » est une marque à la base, le mot juste étant « réfrigérateur. » Kleenex — on dit « tu me donnes un Kleenex ? » alors que c’est une marque. Un caddie au supermarché — c’est aussi une marque devenue nom commun. Enfin bref, on s’égare… De quoi je vous parlais ?
Ah oui, les locations saisonnières. Vous pouvez aussi réserver une chambre d’hôte. C’est différent de l’Airbnb — vous louez une chambre dans la maison de quelqu’un et cette personne vous propose le petit déjeuner. D’ailleurs, « Airbnb » signifie à la base « Air Bed and Breakfast » — le lit et le petit déjeuner. Alors qu’aujourd’hui, la plupart des Airbnb n’incluent pas le petit déjeuner. Dans une chambre d’hôte, en revanche, le petit déjeuner fait par le propriétaire est inclus.
Et enfin, les Français peuvent aller en camping. Il y a beaucoup de Français qui partent en camping tous les ans — certains adorent ça, d’autres détestent. Moi, j’y suis allé quelques fois et j’aime bien, mais je n’y vais pas tous les ans. Pour faire du camping, vous avez besoin d’une caravane, d’un camping-car ou d’une tente. Vous réservez un emplacement dans un camping — souvent situé près d’un endroit attractif : la mer, un lac, un château, une forêt. Et après, il y a le camping sauvage — planter sa tente n’importe où en forêt — mais c’est plutôt interdit en France, où beaucoup de forêts sont privées.
Donc en résumé : hôtel, location saisonnière ou Airbnb, chambre d’hôte, camping. Je pense qu’avec ça, on a bien développé le sujet des vacances en France.
2) Astuce du jour : « est-ce que » ou « qu’est-ce que » ?
On va passer à l’astuce de français du jour. Je vais vous expliquer la différence entre « est-ce que » et « qu’est-ce que. »
« Est-ce que » introduit une question fermée — une question dont la réponse est « oui » ou « non. » Exemples : « Est-ce que tu aimes le jambon ? » — « Oui, j’aime le jambon » ou « Non, je n’aime pas le jambon. » « Est-ce que tu fais du sport ? » — oui ou non. « Est-ce que tu es français ? » — oui ou non. « Est-ce que tu m’aimes ? » — attention, celle-là peut être un piège.
« Qu’est-ce que » introduit une question ouverte — une question dont la réponse doit être développée, ce n’est pas oui ou non. Exemples : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » — « Je suis boulanger, je suis pompier, je suis agent des impôts. » On ne peut pas répondre « oui » ou « non » à ça. « Qu’est-ce que tu manges le matin ? » — moi, en ce moment, je mange du fromage blanc, des flocons d’avoine et des fraises coupées en morceaux. Je suis en train de faire un régime sans sucre ajouté — non pas que je sois gros, mais j’essaie de voir si l’arrêt du sucre réduit mes douleurs de ventre. Vous vous en foutez, mais c’est pas grave. « Qu’est-ce que tu fais le soir ? » — « Je lis un livre, je regarde la télé, je téléphone à un ami » — la réponse n’est pas oui ou non.
Donc, en résumé : question commençant par « est-ce que » → réponse oui ou non. Question commençant par « qu’est-ce que » → réponse développée. C’est aussi simple que ça.
3) Expression du jour : « Grimper au rideau »
Et tout de suite, l’expression du jour : « Grimper au rideau. »
« Grimper » — ça veut dire escalader, monter sur quelque chose. On dit « grimper sur un mur », « grimper dans un arbre. » Vous êtes à la campagne, vous voyez des cerises dans un arbre — vous grimpez dans l’arbre pour les cueillir.
« Au » — c’est la contraction de « à » et « le. » « À » est une préposition, « le » un article défini masculin. On ne dit pas « à le », on dit « au. »
« Le rideau » — on dit souvent « les rideaux » au pluriel. Ce sont des morceaux de tissu qu’on accroche au-dessus d’une fenêtre ou d’une porte pour diminuer la lumière, se cacher des voisins, ou réduire le bruit venant de l’extérieur. Je vais vous raconter un souvenir personnel — j’espère que ma mère n’écoute pas le podcast. Quand j’étais enfant, on avait une maison à côté de Versailles avec des rideaux affreux — marron avec des fleurs de toutes les couleurs. Oh là là, quelle horreur ! J’ai demandé à mes parents pourquoi ils avaient installé des rideaux aussi moches — je n’ai pas eu de réponse.
Alors, « grimper au rideau », ça veut dire atteindre l’orgasme. C’est le point ultime du plaisir sexuel. « Grimper au rideau », c’est jouir, « prendre son pied », avoir un plaisir sexuel intense. C’est une expression qu’on peut utiliser entre amis. Je pense d’ailleurs qu’elle serait bien utilisée dans une série comme Sex and the City — que je déteste soit dit en passant — ou Desperate Housewives, quand des amies discutent de leur soirée de la veille : « Alors, est-ce qu’il t’a fait grimper au rideau ? »
Il y a d’autres expressions qui veulent dire la même chose : « avoir du plaisir », « atteindre l’orgasme », « prendre son pied », et aussi « monter au septième ciel » — celle-là, je l’ai notée et on l’étudiera un jour prochain.
En anglais, ça se dit « to make the room spin » — faire tourner la pièce. Je trouve l’image assez jolie — tellement de plaisir que la pièce semble tourner.
Demain, on fera l’expression « Montrer patte blanche. » Dis donc, ça fait plusieurs fois qu’on parle de patte en quelques jours — « avoir une patte folle » hier, « avoir un fil à la patte » il y a cinq ou six jours. Si après ça vous ne savez pas ce qu’est une patte, je peux arrêter les podcasts. Non, je rigole — je vais continuer.
Merci beaucoup de m’avoir écouté. Ça fait déjà 21 minutes que je parle — je m’arrête là. À demain ! Hasta luego, matane !
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