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Bonjour, bonjour, j’espère que vous allez bien. On est le vendredi 16 mai 2025 et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Yeah ! Avec l’accent anglais, c’est sympa aussi. Donc, on est vendredi, c’est bientôt le week-end et aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « Le petit oiseau va sortir. » Alors, quand dit-on cette expression ? Vous le saurez tout à l’heure, mais d’abord, je voulais vous parler des oiseaux puisqu’il y a le mot « oiseau » dans l’expression. En France, il y a énormément d’espèces d’oiseaux différentes, mais je vais juste vous parler des trois les plus présentes dans les jardins français.
L’oiseau qu’on voit le plus souvent s’appelle la mésange bleue — on dit aussi la mésange charbonnière. C’est un petit oiseau très joli qui a un corps jaune avec des plumes jaunes, des ailes un peu bleues et noires, et une tête noire et blanche. On en trouve beaucoup dans les jardins. Ça s’appelle une mésange bleue.
Ensuite, vous avez le merle, qui est aussi très présent dans les jardins français. Le merle, c’est un oiseau tout noir avec un petit bec jaune et le chant du merle est très joli, très mélodieux. Le matin, on entend beaucoup les merles chanter en France.
Et le troisième, très présent dans nos jardins, s’appelle le rouge-gorge. Celui-là, c’est mon oiseau préféré. C’est un oiseau aux couleurs un peu grises, un peu marrons, et dont la tête et toute la gorge sont rouge-orangé. C’est un très bel oiseau, assez petit mais très joli. On le distingue facilement parce que, je vous disais, devant — au niveau de la gorge et du début du poitrail — il est orange. C’est d’ailleurs son nom : le rouge-gorge, à cause de cette couleur rouge au niveau de la gorge.
Et moi, là où je suis dans le Sud-Ouest de la France, tous les ans, je vois passer des oies sauvages. Vous savez que les oiseaux migrent — selon les espèces et les climats, ils vont d’un endroit à un autre, d’un pays à un autre. Eh bien ici, on voit passer des formations d’oies dans le ciel qui font énormément de bruit. Franchement, les oies sauvages, c’est incroyable le bruit que ça fait — ça crie beaucoup, ça piaille beaucoup. Mais j’ai remarqué que depuis quelques années, là où j’habite, il y a un peu moins d’oiseaux. Je ne sais pas si c’est normal ou si c’est dû à l’activité humaine. Je vous explique. Autour de chez moi, il y a des champs et dans ces champs, on utilise pour la majorité des pesticides et des produits qui, je pense, font du mal à l’écosystème. Bien sûr, ça permet de nourrir les humains, c’est utile — mais je pense que pour toutes les autres espèces, que ce soit sur terre, dans les airs ou sous la terre, ces produits ne sont pas sans conséquences.
Je ne sais pas si c’est à cause de ça qu’il y a moins d’oiseaux. En tout cas, c’est une observation que je me suis faite récemment et c’est bien triste.
Je vous répète les trois espèces d’oiseaux qu’on voit le plus dans les jardins français : en premier, la mésange bleue ; en deuxième, le merle ; en troisième, le rouge-gorge.
Et maintenant, on va continuer notre petite série commencée hier sur les gestes en français. D’habitude, dans la deuxième partie du podcast, j’aborde avec vous une règle de grammaire, du vocabulaire, de l’orthographe, ou comme on l’a fait récemment, la ponctuation. Là, on fait des choses un peu plus tranquilles, un peu moins « prise de tête » — les gestes et les signes en français.
Hier, on en a vu quatre. On va en voir encore quatre aujourd’hui. Ce sont encore des gestes qui impliquent le visage — mais on peut aussi faire des gestes avec les bras, les mains et le visage. Je vais vous en expliquer quatre pour que vous puissiez communiquer avec un Français sans forcément parler.
Le premier geste veut dire « être bourré, être saoul. » On a plein de mots en français pour ça — c’est quand on a trop bu d’alcool. On peut dire être pompette, être rond, être une carpette, être comme une chiffon. Tous ces mots veulent dire la même chose — avoir bu trop d’alcool. Pour faire ce geste, il faut serrer votre poing, le mettre devant votre nez et le faire tourner. Vous mettez votre poing — droit ou gauche selon votre main dominante — devant votre nez et vous le faites tourner un peu dans un sens, dans l’autre. Ce geste veut dire que la personne en face est ivre, ou que vous, vous avez trop bu.
Le deuxième geste — je pense qu’il est universel, le même dans beaucoup de pays du monde. Ce geste veut dire « chut » — « tais-toi », ne parle plus. Il suffit de lever l’index et de le mettre devant la bouche. Vous dites « chut » ou vous ne dites rien — vous mettez juste l’index devant la bouche fermée. Là, on sait qu’il faut se taire. « Chut, plus de bruit. »
Le troisième geste veut dire « motus » — « motus et bouche cousue. » Je vous explique. « Motus » veut dire que vous n’allez pas parler. Par exemple, quelqu’un vous a confié un secret en vous disant « surtout, ne le répète pas. » Vous répondez : « Ne t’inquiète pas, motus et bouche cousue. » Ça veut dire « je ne répèterai pas ton secret. » Pour faire ce signe, imaginez que vous avez une fermeture éclair sur la bouche. Une fermeture éclair, c’est ce qu’on trouve sur les vêtements — ça fait ce bruit-là. Je viens de fermer et d’ouvrir la fermeture éclair de ma veste. Donc, imaginez cette fermeture éclair sur votre bouche. Vous prenez votre pouce et votre index collés ensemble et vous tirez de gauche à droite — comme si vous fermiez une fermeture éclair imaginaire sur votre bouche. Ça veut dire « motus » — « je ne parle pas. »
Le quatrième geste : pour dire « on se téléphone » ou « on s’appelle. » Vous voyez quelqu’un au loin que vous connaissez, mais vous êtes pressé. Vous lui faites « bonjour » en levant la main comme hier, et ensuite, vous mimez un téléphone avec votre main. Vous repliez les trois doigts du milieu — l’index, le majeur et l’annulaire — et vous gardez le pouce et l’auriculaire — le petit doigt — tendus. Vous mettez le pouce près de l’oreille et l’auriculaire près de la bouche, comme si vous teniez un vieux téléphone à combiné. Ça veut dire « on s’appelle. »
Donc, vos quatre nouveaux gestes : serrer le poing devant le nez et le tourner = « être saoul. » L’index devant la bouche = « chut. » La fermeture éclair sur la bouche = « motus, je ne parle pas. » Le faux téléphone = « on s’appelle. »
Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Le petit oiseau va sortir. »
On va analyser les mots. « Le » — article défini masculin. « Petit » — ici, c’est un adjectif qu’on accorde avec le nom auquel il se rapporte. Si on avait parlé d’une mésange, on dirait « la petite mésange » parce que « mésange » est féminin. Ici, « oiseau » étant masculin, on dit « le petit oiseau. » Et remarquez — je ne dis pas « le petit oiseau » comme deux mots séparés. Je dis « le petit oiseau. » À la fin de « petit », il y a un T, et ce son se prolonge sur le mot suivant parce qu’il commence par une voyelle. C’est ce qu’on appelle la liaison. Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois. « Vous aimez » et non pas « vous aimez » — parce que « vous » se termine par un S et « aimez » commence par une voyelle, donc on fait la liaison.
Revenons à l’expression. « Va sortir » — « va » c’est le verbe « aller » conjugué au présent, suivi de l’infinitif « sortir. » Quand vous avez le verbe « aller » au présent suivi d’un infinitif, ça exprime un futur proche — quelque chose qui va se passer bientôt. Ce n’est pas un futur lointain. Donc « le petit oiseau va sortir » veut dire que dans quelques instants, un petit oiseau va sortir.
Alors, que veut dire cette expression ? On l’utilise au moment où on va prendre une photo. Aujourd’hui, vous prenez votre téléphone, vous appuyez, la photo est prise en une fraction de seconde. Mais à l’époque où la photographie a été inventée, il fallait un temps de pose assez long. Les personnes photographiées devaient rester complètement immobiles, sinon la photo était floue. Pour faire patienter les gens et surtout pour qu’ils regardent l’objectif, le photographe leur disait qu’un petit oiseau allait sortir de l’appareil. Au début, les gens ne connaissant pas la photographie, ils regardaient l’appareil avec étonnement, attendant vraiment qu’un oiseau en sorte. Et sur certains appareils, il y avait effectivement un petit oiseau en bois ou mécanique qui sortait pour attirer l’attention des sujets — pour qu’ils restent immobiles et regardent l’objectif le temps de la prise de vue.
Aujourd’hui, on ne dit plus vraiment « le petit oiseau va sortir » — enfin, peut-être les beaufs — si vous savez ce que c’est, c’est marrant. Franchement, ça fait des années que je n’ai pas entendu cette expression. Aujourd’hui, on dit plutôt « dites cheese » ou « ouistiti. » Quand la personne dit « cheese » ou « ouistiti », elle sourit naturellement, et vous avez une belle photo. « Le petit oiseau va sortir », c’est une expression un peu à l’ancienne. C’est pour ça que sur l’image du podcast, j’ai mis une image ancienne en noir et blanc — pour souligner que c’est une expression un peu datée. Je pense que certaines personnes la disent encore, mais ça fait un peu old school.
En anglais, l’équivalent c’est « watch the birdie » — « regarde le petit oiseau » — c’est-à-dire « regarde l’objectif. »
On arrive au bout du podcast. J’espère que ça vous a plu. Demain, on fera l’expression « L’argent ne fait pas le bonheur. » J’aurai quelques observations à ce sujet — ça ne fait pas le bonheur, mais comme on dit, ça y contribue. Si vous avez des questions ou des suggestions, envoyez-moi un petit message. Merci aux personnes qui me laissent des commentaires — ça fait toujours plaisir. Je vous dis donc à demain pour de nouvelles aventures. Merci beaucoup. Oh, j’ai fait moins de 20 minutes aujourd’hui — c’est magnifique ! À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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