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Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. J’ai créé ce podcast basé sur les expressions françaises pour toutes les personnes qui souhaitent apprendre le français. Ces expressions peuvent être utilisées en toutes circonstances — et c’est ça qui fait leur intérêt. Aujourd’hui, on est le lundi 12 mai 2025, donc c’est le début de la semaine, et on va parler d’une expression qui est « Mettre les points sur les i. » Mais avant ça, maintenant, vous le savez, il y a trois parties dans mon podcast. La première partie, une petite introduction sur des choses de la vie de tous les jours, un sujet que je choisis. Deuxième partie, une astuce de français — une étude sur la grammaire, la conjugaison, l’orthographe, le vocabulaire. Aujourd’hui, on continue sur la ponctuation. Et la troisième partie, c’est l’expression du jour.
En guise d’introduction, je voulais vous parler de One Piece. One Piece, c’est un manga — c’est mon manga préféré — et c’est un manga que je lis depuis que j’ai 18 ans. Donc, ça fait 22 ans que je lis One Piece toutes les semaines. En France, les mangas sortent sous forme de tomes. Vous avez un tome qui sort tous les deux ou trois mois — pas tous les mois — et vous pouvez lire le tome en entier. Au Japon, il y a aussi ces tomes qui sortent, mais il y a surtout des magazines qui publient toutes les semaines 20 pages de manga. Le plus connu s’appelle Shonen Jump. Eh bien, dans Shonen Jump, toutes les semaines, vous avez un chapitre de différents mangas qui sortent. Là, sur One Piece, on doit en être au chapitre 1 146 ou 1 147, je crois. Attendez — 1 146 ou 1 147. Donc, faites le calcul : un chapitre par semaine, 1 147 divisé par 52 semaines dans l’année, ça fait 22 ans.
Alors, moi, j’ai commencé One Piece deux ou trois ans après le début de sa parution. Mais depuis quelques années, le mangaka — donc l’auteur de One Piece qui s’appelle Eiichiro Oda — prend une semaine de vacances par mois. Être mangaka, être écrivain et dessinateur de manga, c’est un travail très dur et surtout constant. La pression est énorme, le rythme est énorme, et donc Eiichiro Oda a décidé de prendre une semaine de congés par mois et donc de ne pas publier One Piece cette semaine-là.
Alors, One Piece, ça parle de quoi ? Ça parle de pirates — mais pas comme dans Pirates des Caraïbes. Ça parle de pirates dans un monde imaginaire. Le monde est divisé en quatre mers différentes : North Blue — la mer du Nord — South Blue — la mer du Sud — West Blue et East Blue. Et on suit les aventures de Luffy — Monkey D. Luffy — le personnage principal, à travers ce monde. Il faut savoir que dans ce monde, il y a ce qu’on appelle des fruits du démon. Quand vous mangez un fruit du démon, vous avez un pouvoir particulier, une capacité spécifique. Mais vous ne pouvez plus nager — quand vous tombez dans l’eau, vous coulez comme une pierre. Eh bien, Luffy mange un fruit du démon et devient élastique. Donc, il devient un homme élastique — ses bras peuvent s’allonger, ses jambes, sa bouche, tout son corps est comme un élastique. Mais du coup, il ne peut plus nager. Sauf que lui, son rêve, c’est de devenir le roi des pirates. Et un pirate avec un bateau qui ne peut pas nager, c’est compliqué. Je vous invite à découvrir ce manga qui est pour moi un chef-d’œuvre, un bijou, toujours en cours de parution. Si vous le connaissez déjà, j’imagine que vous êtes de mon avis. Si vous ne le connaissez pas, je vous invite à découvrir One Piece — vous pouvez trouver les tomes dans votre librairie ou les acheter sur internet.
Et tout de suite, on passe à la deuxième partie du podcast et on continue l’étude de la ponctuation en français. On a déjà fait plusieurs podcasts sur le sujet. Aujourd’hui, on va parler des parenthèses.
Alors, les parenthèses, c’est quoi ? Ce sont ces deux petites barres recourbées qu’on trouve dans une phrase. Ce qui est intéressant avec ce signe, c’est qu’il est en deux parties. Il y a quelques signes de ponctuation comme ça où vous avez le premier signe avant un mot, ensuite quelques mots, et après à la fin, le deuxième signe. On dit d’ailleurs « ouvrir la parenthèse » et « fermer la parenthèse. » Donc, ce signe de ponctuation est composé de deux parties, et ces deux parties sont espacées l’une de l’autre.
Alors, à quoi servent ces parenthèses ? Il y a deux emplois principaux.
Premier emploi — qu’on retrouve à 90 % du temps : introduire dans une phrase un élément séparé du reste. Ça peut être un mot, ça peut être un groupe de mots. Ce qui est entre parenthèses va apporter une précision sur ce qu’on est en train de dire. À l’oral, c’est compliqué de vous transmettre l’intonation d’une parenthèse puisqu’il n’y en a pas. Donc en général, on dit « entre parenthèses, naninaninani… » À chaque fois que je dis « entre parenthèses », ça veut dire que là, vous avez une phrase ou un groupe de mots compris entre ces deux signes. Je vous donne quelques exemples et je pense que vous allez comprendre.
« Je fais beaucoup de sports différents (badminton, course à pied, golf et rameur). »
Est-ce que vous avez différencié la phrase de ce qui est entre parenthèses ? Est-ce que vous avez compris ce qui allait dans la parenthèse ? Ici, dans cette phrase, « je fais beaucoup de sports différents » — les quatre sports entre parenthèses — badminton, course, golf, rameur — ce sont les sports que je pratique réellement, ce n’est pas une blague. Eh bien, ils sont entre parenthèses. Si vous voulez la transcription du podcast, vous l’avez sur Patreon — Français Facile Adrien — vous me retrouverez simplement.
Un autre exemple : « Je n’en pouvais plus (de sa jalousie) et donc je l’ai quitté. » On parle ici d’une rupture amoureuse. La phrase pourrait aussi se dire sans ce qu’il y a entre parenthèses : « Je n’en pouvais plus et donc je l’ai quitté. » La parenthèse apporte une précision. Ici, j’aurais pu aussi mettre des virgules de chaque côté de ces trois mots, mais pour l’exemple — et évidemment, aujourd’hui on travaille les parenthèses — j’ai mis une parenthèse ouvrante et une fermante.
Je vous donne un autre exemple : « Je mange souvent avec mes amis (Martin, Olivier, Denis, etc.) » Ici, ce qui est entre parenthèses, ce sont les prénoms de mes amis. On pourrait supprimer cette parenthèse et on aurait simplement « Je mange souvent avec mes amis. » Mais avec la parenthèse, je vous donne une précision — une information supplémentaire. Ça, c’est le premier emploi de la parenthèse.
Deuxième emploi : préciser si un nom est féminin ou masculin. Certains mots en français changent entre féminin et masculin. On parlait au début du podcast de dessinateur de manga — mangaka. Eh bien, on dit « un dessinateur, une dessinatrice » — les deux mots sont différents. Mais il y a des mots où seul un E s’ajoute au féminin. Dans ces cas-là, on va mettre l’E entre parenthèses si on ne sait pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Par exemple, « un(e) employé(e) » — le E final entre parenthèses. Pareil pour « candidat » : « un(e) candidat(e). » Ça, c’est le deuxième emploi des parenthèses.
Avant de passer à l’expression du jour, juste une précision : on ne met pas de majuscule au début d’une parenthèse, sauf si c’est le début d’une nouvelle phrase. Si dans la parenthèse vous avez une nouvelle phrase, vous pouvez mettre une majuscule. Mais dans les exemples que j’ai donnés — comme les sports : badminton, course, golf — on écrit tout en minuscule.
Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Mettre les points sur les i. »
« Mettre » — c’est un verbe du troisième groupe qui veut dire « poser quelque chose quelque part. » Voilà, je pense qu’on ne peut pas faire moins précis — « quelque chose, quelque part » — ça ne veut absolument rien dire tout seul. Par exemple, « je mets un stylo sur la table » ou « je mets un stylo dans le tiroir » — vous posez le stylo. On a déjà vu ce verbe dans différents podcasts précédents. Donc, si vous voulez plus d’informations, je vous invite à réécouter ces épisodes.
Je vais vous conjuguer « mettre. » Au présent de l’indicatif : « je mets, tu mets, il met, nous mettons, vous mettez, ils mettent. » À l’imparfait de l’indicatif : « je mettais, tu mettais, il mettait, nous mettions, vous mettiez, ils mettaient. »
Après, dans l’expression, on a « les points. » « Les » — c’est un article défini pluriel, ici masculin parce que « point » est un mot masculin — on dit « un point. » Le point, on en a parlé il y a quelques jours dans notre série sur la ponctuation — le point qui finit une phrase. Le point, on le retrouve aussi au-dessus de la lettre « i. » Le « i » minuscule est formé d’un petit trait vertical avec un point au-dessus. Le « I » majuscule, lui, n’a pas de point.
On parle aussi de points dans le sport. Moi qui fais du badminton et qui ai fait un peu de ping-pong, on parle de points pour donner le score d’un match — 10 à 8, 4 à 3, 15 à 14. On peut même dire simplement « 10-8 », « 4-3 » — on enlève le mot « point » et le mot « à » et on ne donne que les chiffres. Donc, dans beaucoup de sports, on parle de points quand on en marque un. Au football, on parle de buts. Au rugby, on parle d’essais. Mais dans beaucoup d’autres sports, on parle de points.
Et enfin, dans l’expression, on a « sur » — une préposition qui veut dire « au-dessus de quelque chose, à une place plus élevée. » Le point se place donc au-dessus de la lettre « i. » Et « les i », c’est la lettre « i » dont je vous parle depuis le début.
Alors, que veut dire « mettre les points sur les i » ? Ça veut dire apporter des précisions face à une situation compliquée ou confuse. C’est une expression qu’on utilise souvent pour dire à quelqu’un ce qui ne va pas — lui dire la vérité, lui dire ce qu’on pense. Et souvent, quand on met les points sur les i, la conversation va être tendue, directe, musclée. Ça peut se passer entre une personne plus âgée et une plus jeune, entre un parent et son enfant, ou dans un rapport hiérarchique — entre un patron et un employé.
Je vous donne des exemples. Vous avez un patron dans une salle de réunion avec quatre ou cinq employés autour de la table. Avant de signer un gros contrat, le patron va dire : « Écoutez, avant de signer ce contrat, on va reprendre chaque ligne et on va mettre les points sur les i partout où il le faut. »
Ça peut aussi être un parent qui parle à son adolescent : « Écoute, là c’est plus possible, on va mettre les points sur les i. Quand je te dis que tu rentres à 23h, c’est pas minuit, c’est pas une heure — c’est 23h, un point c’est tout. » Tiens, d’ailleurs — « un point c’est tout » — c’est aussi une expression française. Ça veut dire « c’est comme ça et pas autrement — fin de la discussion. » Dans mon exemple, l’ado est rentré plus tard que l’heure prévue, et son père ou sa mère le réprimande et lui met les points sur les i.
D’où vient cette expression ? Elle vient du XVIIe siècle et des Pays-Bas. À l’époque, on recopiait les textes à la main — merci l’imprimerie, merci Gutenberg, merci les ordinateurs. Les personnes chargées de recopier les textes oubliaient souvent les points sur les i et les j, et devaient ensuite reprendre tout le travail pour les placer correctement. C’était un travail minutieux, long et précis. Avec le temps, l’expression a évolué pour signifier aujourd’hui : apporter des précisions face à quelque chose de compliqué, dire à quelqu’un ce qui ne va pas, lui expliquer les problèmes et notre vision des choses.
En anglais, ça se dit « to dot one’s i’s and cross the t’s. »
Je crois qu’on arrive au bout. Demain, c’est une fable de La Fontaine qui s’appelle « Les Deux Mulets » — deux mulets qui marchent et à qui il arrive des aventures. Je vous dis donc à demain pour l’étude de cette fable. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane
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