Lire la transcription
1) La fête des pères
Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est le dimanche 15 juin 2025 et aujourd’hui, c’est la fête des pères, la fête des papas. La fête des pères a lieu le troisième dimanche de juin — premier dimanche de juin, le 1er juin ; deuxième dimanche, le 8 juin ; et donc 8 + 7 = 15, dimanche 15 juin, troisième dimanche de juin.
Alors, cher père, je sais que tu ne m’écoutes pas, mais si tu m’écoutes, je te souhaite une bonne fête — comme ça, je me passe de te faire un cadeau. Allez, c’est fait. Il existe aussi, bien sûr, la fête des mères — qui est déjà passée — et depuis le milieu ou la fin du XXe siècle, il y a la fête des grands-pères et la fête des grands-mères.
Je vais vous dire d’où vient la fête des pères et qui l’a créée. Cette fête a pour origine le XVe siècle — de 1401 à 1500 — et à l’époque, c’était une fête religieuse chrétienne en l’honneur du père de Jésus, saint Joseph. Au XIXe siècle, cette fête s’est étendue aux pères en général, sous l’impulsion d’un pape. Puis, au début du XXe siècle, elle est tombée dans l’oubli.
Ce qui est incroyable, c’est que la fête des pères est revenue à la mode grâce à une marque commerciale — une marque de briquets. Le patron de cette marque s’est aperçu que les ventes de briquets se concentraient entre septembre et décembre, pour les cadeaux de fin d’année. À l’époque, beaucoup de gens fumaient, et on offrait des briquets. Ce patron s’est donc dit : « Et si on crée une fête en juin pour relancer les ventes à un moment où elles sont très faibles ? » Il a créé la fête des pères en juin — et ça a fonctionné.
C’est comme la fête des grands-mères, créée par une marque de café qui s’appelle « Grand-Mère. » Cette marque a popularisé, voire créé une fête des grands-mères afin de vendre du café — c’était en 1987. Franchement, il faut reconnaître le génie — réussir à créer une fête que tout le monde connaît pour vendre un produit commercial, j’applaudis des deux mains. Pareil pour la Saint-Valentin — le jackpot pour les fleuristes, les pâtissiers et les chocolatiers.
Aujourd’hui, c’est donc la fête des pères. Il est de coutume, surtout quand on est enfant, d’offrir un cadeau à son père. Quand on est enfant et qu’on n’a pas d’argent, on crée quelque chose — un cendrier en pâte à sel, un collier de nouilles. Maintenant vous savez d’où viennent la fête des pères et la fête des grands-mères — deux fêtes créées par des sociétés commerciales.
2) Astuce du jour : l’adjectif qualificatif
En deuxième partie, on va parler des adjectifs qualificatifs. Un adjectif qualificatif va décrire un nom ou un pronom — il va lui apporter des détails, le qualifier. « Qualifier » et « qualificatif » ont la même racine.
L’adjectif qualificatif s’accorde en genre — masculin ou féminin — et en nombre — singulier ou pluriel — avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.
Exemples : « Un homme grand » → « Une femme grande » — on ajoute un E car « femme » est féminin. « Des hommes grands » → on ajoute un S car c’est pluriel. « Des femmes grandes » → E pour le féminin, S pour le pluriel. « Un café noir » — « café » est masculin, donc « noir » s’écrit N-O-I-R. « Une jupe noire » — « jupe » est féminin, donc « noire » s’écrit N-O-I-R-E. « Des maisons modernes » — S car pluriel. « Un vieil abri » — « abri » est masculin singulier, donc « vieil » s’écrit V-I-E-I-L.
Dans ces exemples, vous remarquez que l’adjectif peut se placer avant ou après le nom. En général, les adjectifs courts se placent avant — « beau », « vieux », « vieil » — et les adjectifs plus longs se placent après. Mais attention, c’est une règle générale, pas absolue.
Et la position de l’adjectif peut changer le sens. « Des maisons modernes » — on ne peut pas dire « des modernes maisons. » Mais « un homme grand » — un homme de grande taille — et « un grand homme » — un homme qui a accompli de grandes choses dans sa vie — ce sont deux sens très différents avec les mêmes mots. Napoléon était petit, mais c’était un grand homme — ce n’était pas un homme grand.
3) Expression du jour : « Montrer patte blanche »
Et maintenant, l’expression du jour : « Montrer patte blanche. »
« Montrer » — premier sens : faire voir, indiquer. Quelqu’un peut vous montrer l’entrée du métro, vous indiquer où elle se trouve. Deuxième sens : prouver, démontrer. « Je lui montrerai que j’ai raison » — je lui prouverai. « Il lui a montré que sa façon de faire était la meilleure » — ici, « meilleure » prend un E car « façon » est féminin.
Je vais vous faire une petite conjugaison rapide de « montrer » au passé simple : « je montrai, tu montras, il montra, nous montrâmes, vous montrâtes, ils montrèrent. » Comme je vous le disais, le passé simple s’emploie peu à l’oral mais souvent à l’écrit — c’est bien de le connaître.
« Patte » — c’est le troisième podcast en quelques jours où j’en parle. Une patte, c’est une jambe pour un animal — la patte d’un chien, d’un lapin, d’un chat.
« Blanche » — c’est l’adjectif « blanc » accordé au féminin, parce que « patte » est féminin. Donc « blanc » devient « blanche. »
« Montrer patte blanche » veut dire faire preuve de bonne foi et d’honnêteté — mais aussi, dans certains cas, montrer qu’on a ce qu’il faut pour entrer quelque part, faire partie d’un groupe ou d’un réseau.
Par exemple, si vous voulez intégrer un réseau d’agents immobiliers, vous devrez prouver que vous respectez les critères du réseau. En faisant cela, vous montrez patte blanche. Autre exemple : vous êtes à une soirée et vous voulez entrer dans un club privé — vous présentez votre carte de membre. Vous montrez patte blanche.
L’autre sens — faire preuve d’honnêteté et de bonne foi — c’est montrer qu’on n’est pas une menace, qu’on est sincère. Sur l’image du podcast, j’ai mis une petite fille qui tient des ballons dans une prairie et qui sourit. Qu’est-ce qu’il y a de plus honnête ? Elle montre patte blanche.
Cette expression vient d’une fable de La Fontaine que j’étudierai dans une semaine avec vous. Elle s’appelle « Le Loup, la Chèvre et les Chevreaux. » Ce qui est marrant, c’est que les frères Grimm se sont inspirés de cette fable pour créer un conte que je vous lirai jeudi prochain — tout se recoupe. Tous les jeudis à 18h, heure française, sort un podcast sur un conte de Grimm ou de Perrault.
Demain, on fera l’expression « Plus blanc que blanc. » Je vous souhaite une bonne journée, un bon après-midi, une bonne soirée — ce que vous voulez. Merci beaucoup ! Bye bye, à bientôt, hasta luego, matane !
Laisser un commentaire