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Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien. On est le mardi 20 mai 2025. Aujourd’hui, on va faire une petite introduction sur une personne de l’histoire. Cette personne s’appelle Aristote. Aristote, c’est un philosophe, un penseur grec du IVe siècle avant Jésus-Christ. On va parler un peu de lui au début. Pourquoi ? Parce que l’expression du jour — « Qui peut le plus, peut le moins » — vient de lui. C’est Aristote qui a inventé cette expression. On va parler tranquillement de sa vie, pas trop longtemps pour ne pas vous noyer.
Ensuite, on va continuer notre série sur les signes en français — c’est le cinquième podcast sur ce sujet, si je ne me trompe pas. On va en voir quatre nouveaux, ce qui fera un total de 20 gestes pour dire 20 choses différentes. Et après, comme d’habitude, on va détailler l’expression du jour.
Alors, revenons à Aristote. Je vous ai dit que c’est quelqu’un qui a vécu avant Jésus-Christ. Je vous explique le calendrier occidental. Aujourd’hui, on est en 2025 — soit 2 025 ans après la naissance de Jésus-Christ, au XXIe siècle. Entre l’an zéro — la naissance de Jésus — et l’an 100, c’était le Ier siècle. Aristote, lui, a vécu avant la naissance de Jésus — au IVe siècle avant Jésus-Christ, donc entre 400 et 300 ans avant notre ère. C’est comme ça qu’on compte dans le calendrier occidental.
Cet Aristote était le fils d’un médecin et il étudia à Athènes — qui est aujourd’hui la capitale de la Grèce. Je ne sais pas pourquoi je dis « aujourd’hui » d’ailleurs, ça l’était aussi à l’époque. Si vous connaissez un peu les Grecs célèbres de l’Antiquité, de la grande époque de la philosophie grecque, vous avez peut-être entendu parler de Nikos Aliagas… Non, c’est pas vrai. Vous avez peut-être entendu parler de Platon — le maître d’Aristote. Platon était également un philosophe grec. Aristote, lui, s’est interrogé sur beaucoup de domaines : la philosophie, la géométrie, la physique, les mathématiques, l’être humain en lui-même, le sens de sa présence sur Terre.
Dans la pensée d’Aristote, on retrouve beaucoup de notions de mesure, de balance, de prudence. Aristote avançait ses théories avec prudence et avec mesure — c’était, vous l’avez compris, un grand penseur, un grand philosophe de la Grèce antique.
Ce qui est intéressant avec Aristote, c’est que sa pensée, ses écrits et sa façon de voir le monde vont être oubliés pendant plusieurs siècles. C’est seulement au XIIIe et XIVe siècle qu’on va de nouveau s’y intéresser. Il y a donc 17 siècles — 1 700 ans — entre le moment où a vécu Aristote et le moment où, en Occident, on va redécouvrir ce qu’il a dit. Et aujourd’hui encore, la philosophie d’Aristote est étudiée et commentée. La preuve : « Qui peut le plus, peut le moins » est devenue une expression française commune, qui vient d’Aristote — qui a donc été pensée il y a 25 siècles.
Imaginez — si vous êtes un grand penseur et que vous notez des citations, des réflexions sur du papier ou sur votre ordinateur, imaginez qu’on les relise dans 2 500 ans. En 2 500 ans, on sera en l’an 4525. Là, je ne sais pas où en sera l’humanité, mais je peux vous dire que ça ne sent pas vraiment bon.
Enfin bref, je ne vais pas vous faire toute la vie d’Aristote. Si ça vous intéresse, Wikipedia vous donnera bien 20 ou 30 pages sur lui. Je vais juste vous donner une autre citation d’Aristote que je trouve jolie. Aristote a dit : « L’amour est composé d’une seule âme habitant deux corps. » Ça veut dire que l’amour véritable entre deux personnes, c’est en fait une seule et même âme — un même esprit — qui habite deux corps. Oh putain, c’est beau ! Pardon.
Bon, allez, on passe à l’astuce de français du jour : la suite des gestes en français. On va en voir quatre nouveaux.
Le premier geste est pour parler d’argent — pour demander de l’argent ou signifier que quelque chose coûte de l’argent. Vous allez frotter votre pouce sur votre index et votre majeur. Je suis en train de le faire. Vous frottez votre pouce en mouvement circulaire sur les deux doigts suivants. Ça veut dire « monnaie, monnaie, monnaie » — l’argent.
Le deuxième geste est pour exprimer la peur. Vous mettez la paume de votre main vers le ciel, les doigts pointés vers le haut, et vous rapprochez tous vos doigts, puis vous les écartez, puis vous les rapprochez, puis vous les écartez — plusieurs fois. Ça veut dire la peur.
Le troisième geste — je pense qu’il est assez universel, dites-moi si vous le connaissez — c’est de croiser les doigts. Vous croisez le majeur sur l’index. En faisant ça, on dit « je croise les doigts. » Ça veut dire « j’espère que quelque chose de bien va arriver, j’espère que ça va marcher. » Par exemple, si vous passez un examen de français, quelqu’un peut croiser les doigts pour vous — pour vous souhaiter de réussir.
Le quatrième geste sert à se donner de la chance ou à espérer que la chance sera avec soi. On peut reprendre l’exemple de l’examen. Vous touchez un objet en bois à côté de vous et vous dites en même temps « je touche du bois. » « Toucher du bois », ça veut dire espérer avoir de la chance, espérer que quelque chose de bien va arriver. C’est une expression que j’ai notée — on la fera dans quelques semaines, mais comme d’ici là vous pourriez avoir oublié, je vous la réexpliquerai.
Et tout de suite, on passe à l’expression du jour : « Qui peut le plus, peut le moins. »
« Qui » — c’est un pronom relatif qui fait référence à quelqu’un. On pourrait le remplacer par « celui qui. » Celui qui peut le plus peut le moins.
« Peut » — c’est le verbe « pouvoir » conjugué au présent à la troisième personne du singulier. « Pouvoir », c’est la capacité de faire quelque chose — être en mesure d’accomplir une tâche. Je vais le conjuguer au présent et à l’imparfait. Au présent : « je peux, tu peux, il peut, nous pouvons, vous pouvez, ils peuvent. » À l’imparfait : « je pouvais, tu pouvais, il pouvait, nous pouvions, vous pouviez, ils pouvaient. » Je ne vous ai pas laissé trop de temps pour réfléchir — parfois, c’est bien d’écouter les conjugaisons pour qu’elles rentrent naturellement dans la tête.
« Le plus » — c’est faire plus, faire davantage. Par exemple, si vous révisez du français : faire le plus, c’est réviser une heure, écrire, lire, écouter un podcast et regarder un film en français — vous en faites de plus en plus. Faire le moins, c’est travailler juste quelques minutes par jour.
« Peut le moins » — le verbe pouvoir à nouveau, et « le moins » qui est le contraire de « le plus » — le minimum.
Alors, que veut dire cette expression ? Elle est à prendre au sens premier : si vous êtes capable de faire des choses difficiles, alors vous pouvez tout à fait faire des choses plus faciles. Je vous donne un exemple. Vous êtes au lycée, vous révisez des mathématiques de niveau lycée. Votre petite sœur est au collège et vos parents vous demandent de l’aider avec ses devoirs de mathématiques. Vous inventez une excuse — « Ah, ils ont changé de méthode, je comprends pas ce qu’on leur apprend. » Et votre mère ou votre père vous répond : « Écoute, qui peut le plus, peut le moins. Tu arrives à faire des exercices de niveau lycée en maths — tu peux tout à fait aider ta sœur avec des exercices de niveau collège. » Qui peut faire des choses difficiles peut faire des choses faciles.
En anglais, ça se dit « who can do more, can do less » — c’est la traduction littérale.
Demain, on va parler d’une expression assez marrante qui s’appelle « Avoir un pet au casque. » Je parie que vous ne connaissez pas celle-là. Et dans trois jours, on abordera une fable de La Fontaine : « La Poule aux œufs d’or. »
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