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Allez Paris Saint-Germain ! Allez Paris Saint-Germain ! Allez Paris Saint-Germain ! Bon, j’arrête. Ah, je suis tellement content, tellement content. Ça fait 25 ans que j’attends que le Paris Saint-Germain gagne la Ligue des Champions. Alors, vous, évidemment, si le football vous intéresse, vous avez regardé la finale de la Ligue des Champions. Si le football ne vous intéresse pas, eh bien, vous n’avez pas regardé — ce qui est tout à fait normal.
Allez, on revient plus sérieux et on va passer maintenant au podcast du jour, sur une expression qui n’est pas si courante que ça. L’expression du jour, c’est « Ne pas être sorti de la cuisse de Jupiter. » Qu’est-ce que ça veut dire ? On va le voir tout à l’heure dans la troisième partie du podcast.
Mais d’abord, je vais vous parler de mythologie grecque. Dans l’expression du jour, il y a le mot « Jupiter » — et Jupiter, c’est le nom dans la mythologie romaine pour Zeus de la mythologie grecque. En fait, c’est la même personne, le même dieu. Jupiter, c’est la mythologie romaine ; Zeus, c’est la mythologie grecque. Zeus, c’est le roi des dieux, le maître de l’Olympe. L’Olympe, c’est l’endroit, le lieu où vivent les dieux — on dit d’ailleurs « les dieux de l’Olympe. »
Zeus est le fils de Rhéa et de Cronos. Il a cinq frères et sœurs — ils sont donc six en tout. À la naissance de ces enfants, le père, Cronos, les avalait. Cronos avait lui-même pris la place de son père Ouranos, et Ouranos avait prédit à Cronos qu’il subirait le même sort. Donc, pour éviter d’être détrôné par ses propres enfants, Cronos les avalait au fur et à mesure de leur naissance. Sauf pour Zeus. Pourquoi ? Parce que la femme de Cronos — la mère de Zeus — Rhéa, a utilisé une astuce pour le tromper. Elle a enveloppé une pierre dans un linge, dans un drap, et Cronos a avalé la pierre d’un coup au lieu d’avaler Zeus. Ce qui a permis à Zeus de grandir — je vous passe tous les détails avec la chèvre Amalthée, la corne d’abondance, etc. Puis Zeus est venu battre son père Cronos.
Si ça vous intéresse, si vous aimez la mythologie comme moi, vous pouvez retrouver sur mon Patreon en ce moment les contes et légendes de la mythologie japonaise. Et une fois qu’on aura terminé la mythologie japonaise, on commencera la mythologie grecque — peut-être vers l’automne, vers septembre ou octobre.
Après cette petite introduction, on va passer à l’astuce du jour. Hier, on a vu le passé antérieur — assez compliqué. Aujourd’hui, on va faire un temps un peu plus simple. On a vu hier les temps de l’indicatif au passé, et on va maintenant continuer dans le mode indicatif avec le futur proche — ou futur composé.
Le futur proche, c’est un futur très proche — une action qui va se dérouler dans le futur, qui n’a pas encore eu lieu, mais qui va avoir lieu juste après le moment présent. Ce futur proche met l’accent sur l’intention de faire quelque chose. On va l’employer pour des événements qui ont lieu dans très peu de temps — dans quelques minutes, quelques heures, ou le soir même si on parle le matin — ou pour des événements qu’on est quasiment certain de voir se produire.
Comment le construire ? On prend le verbe « aller » conjugué au présent + l’infinitif.
Je vais vous conjuguer « aller » au présent, à l’imparfait et au passé simple — c’est un verbe irrégulier du troisième groupe et il vaut mieux le connaître à plusieurs temps.
Au présent : « je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. » À l’imparfait : « j’allais, tu allais, il allait, nous allions, vous alliez, ils allaient. » Au passé simple : « j’allai, tu allas, il alla, nous allâmes, vous allâtes, ils allèrent. »
Pour le futur proche, on n’a besoin que du présent. Aller au présent + infinitif = futur proche.
Exemples : « Je vais partir » — dans quelques minutes, je pars. « Tu vas manger » — bientôt, l’action de manger va avoir lieu pour toi. « Il va sortir », « elle va jouer », « vous allez aimer » — ce sont toutes des actions dans un futur proche. Et pour quelque chose de quasi certain, comme la météo : « Ce soir, il va pleuvoir » — vous avez regardé la météo, vous savez que c’est prévu.
C’est aussi simple que ça : verbe « aller » au présent + infinitif.
On a fait un temps assez simple aujourd’hui parce que l’expression du jour, elle, est assez compliquée.
Expression du jour : « Se croire sorti de la cuisse de Jupiter. »
« Se croire » — c’est un verbe pronominal. Rappel : un verbe pronominal est accompagné d’un pronom — me, te, se, nous ou vous. Avec les verbes pronominaux aux temps composés, on utilise toujours l’auxiliaire « être », jamais « avoir. » « Croire », c’est prendre quelque chose pour une vérité. « Je crois en Dieu » — vous pensez, vous êtes persuadé que Dieu existe. « Je crois en toi » — vous avez confiance en quelqu’un, vous l’encouragez.
« Sorti » — c’est le participe passé de « sortir. » Sortir, c’est le contraire d’entrer.
« De la cuisse » — « de la » est un article défini. La cuisse, c’est la partie du corps située entre le bassin et le genou — entre la fesse et le genou. L’os à l’intérieur s’appelle le fémur. Il y a des cuisses chez les humains, mais aussi des cuisses qu’on mange — la cuisse de poulet, la cuisse de dinde.
« De Jupiter » — le « de » exprime ici l’appartenance. « La cuisse de Jupiter », c’est la cuisse appartenant à Jupiter. Comme « la maison de Paul » ou « la voiture d’Adrien. »
Et « Jupiter » — ou Zeus — c’est le chef des dieux. Dans sa longue existence immortelle, il a une femme qui s’appelle Héra, mais il a surtout beaucoup, beaucoup de maîtresses. La mythologie grecque est impressionnante de richesse sur ce point.
Zeus a eu une aventure avec une femme, dont il va avoir un enfant — un fœtus pas encore né. Héra, jalouse, réussit à faire tuer la maîtresse de Zeus avant qu’elle n’ait accouché. Zeus sauve le fœtus et le place dans sa cuisse pour finir la gestation. Dionysos naît donc de la cuisse de Zeus — il sort de la cuisse de Jupiter pour naître. Voilà l’origine de la naissance de Dionysos.
Alors, pourquoi en a-t-on fait une expression, et qu’est-ce qu’elle veut dire ?
Cette expression veut dire se prendre pour quelqu’un d’exceptionnel, se prendre pour une personne géniale — être prétentieux, penser qu’on est meilleur que tout le monde, qu’on est au-dessus des autres. Quand on dit de quelqu’un qu’il se croit sorti de la cuisse de Jupiter, ce n’est pas un compliment. Ça veut dire qu’on le trouve prétentieux, hautain, qu’il se prend pour quelqu’un d’extraordinaire.
On dit aussi « il ne se prend pas pour de la merde » — moins élégant. Ou « être imbu de soi-même » — c’est un synonyme. Parce que Dionysos, en naissant de la cuisse de son père Zeus, était immédiatement perçu comme quelqu’un de né dans une bonne famille, un être privilégié. Et souvent, les personnes hautaines et prétentieuses sont effectivement nées dans des familles de la haute société, des familles riches.
Mais ce qui est intéressant, c’est qu’on peut aussi utiliser cette expression au négatif. Si vous dites « on n’est pas sorti de la cuisse de Jupiter », ça veut dire qu’on est né dans une famille modeste, qui avait peu de moyens. On dit aussi « on n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche » — une autre expression. Naître avec une cuillère en argent, c’est naître dans une famille riche, avec des couverts précieux. Alors que la majorité des gens ont des couverts en inox ou en acier.
En anglais, « se croire sorti de la cuisse de Jupiter » se dit littéralement « to think he is God’s gift to the world » — penser qu’on est un cadeau de Dieu pour les autres, qu’on est une personne exceptionnelle.
Demain, on va étudier la fable de La Fontaine : « Le Loup et la Cigogne » — une fable très intéressante que je vous laisse découvrir. Merci beaucoup de m’avoir écouté, j’espère que ça vous a plu. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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