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1) Introduction : les cahiers de vacances
Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui dimanche — donc normalement, personne ne travaille, en tout cas peu de monde travaille en France. Et aujourd’hui, donc le dimanche 29 juin, c’est aussi le début des vacances d’été. En fait, c’était déjà vendredi puisque l’année scolaire en France se termine fin juin. Donc vous avez l’année scolaire qui se termine fin juin et qui va reprendre début septembre. Alors c’est différent suivant les pays. Par exemple, au Japon, l’année scolaire commence début avril. Eh bien en France, ça commence début septembre.
Donc, quand on parle d’année scolaire — l’année pour l’école, pour les enfants qui vont à la maternelle, en primaire, au collège, au lycée, et les étudiants — eh bien ça va de septembre à septembre. Là, cette année, ça va aller de septembre 2025 à septembre 2026. Ça, ça s’appelle l’année scolaire. Et l’année civile, c’est différent — elle va de janvier à janvier. Donc là, on est à la moitié de l’année civile qui a commencé en janvier 2025 et qui finira fin décembre 2025 pour recommencer une nouvelle année 2026.
Mais je vais quand même revenir un peu sur les vacances. Je vais vous parler de mes souvenirs de vacances quand j’étais enfant, et plus particulièrement de mes souvenirs de vacances quand je devais réviser, quand je devais travailler. Quand on est enfant, entre six ans et on va dire treize-quatorze ans, et qu’on est en vacances, on a envie de s’amuser. On a envie d’aller à la piscine, d’aller à la plage, de s’amuser avec des copains, de faire du foot, du basket, n’importe quel sport. On a envie d’être en montagne, de voir du monde, de jouer.
Mais il ne fallait pas oublier l’école. Et c’est vrai que pendant deux mois — parce que les vacances d’été en France durent deux mois — on a vite fait d’oublier les cours. On oublie facilement ce qu’on a appris pendant l’année. Donc pour éviter cela, eh bien les parents vous achètent des cahiers de vacances. Les cahiers de vacances, ça date je crois des années 1970 ou 1980. Ce sont des cahiers que les parents achètent pour leurs enfants afin de réviser ce qu’ils ont vu pendant l’année. Il y a des cahiers de vacances pour tous les niveaux : le CP à 6 ans, CE1, CE2, CM1, CM2 — pour l’école primaire, donc de 6 à 10 ans. Et vous avez aussi des cahiers de vacances pour les collégiens, donc de 11 à 14 ans — et ça, c’est la déprime. J’ai de mauvais souvenirs de cahiers de vacances qu’il fallait faire en rentrant de la plage le soir.
Il fallait prendre peut-être une demi-heure, une heure pour travailler dessus, réviser ce qu’on avait vu pendant l’année — et c’était horrible. J’avais pas envie de travailler et je ne comprenais pas, etc., etc. Et pourtant, ces cahiers de vacances sont conçus pour attirer les enfants — il y a des dessins, des énigmes, des jeux. Donc ça a l’air plutôt sympa. Mais quand on les fait — en tout cas moi, quand je les faisais avec mes cousins en Normandie — j’en ai de mauvais souvenirs. J’avais pas envie de travailler sur ces cahiers de vacances. Mais aujourd’hui, en étant adulte, je comprends évidemment l’utilité de ces cahiers. Je comprends la nécessité de faire réviser aux enfants ce qu’ils ont vu pendant l’année, parce que sinon, pendant deux mois, on oublie. Et on arrive en septembre dans une nouvelle classe avec un nouveau professeur et on ne comprend plus, on est déjà en retard.
Alors ça dépend des enfants, évidemment. Il y a des enfants qui comprennent vite, mais qui ne veulent pas travailler — ça, c’était moi. Il y a des enfants qui comprennent plus lentement, mais qui sont travailleurs — ça, ce n’était pas moi. En fait, j’ai rien foutu jusqu’en troisième. Après, pendant le lycée, j’ai commencé à travailler un peu et quand j’ai été étudiant, là j’ai vraiment travaillé et j’ai réussi. Enfin bref, tout ça c’était pour vous parler un peu des vacances parce que ça commence maintenant.
2) Astuce de français : les préfixes, suite
Comme astuce de français du jour, on va continuer ce qu’on a commencé hier — les préfixes. Pour rappel : le radical d’un mot, c’est la base du mot, et à partir de ce radical, on va ajouter un préfixe et/ou un suffixe pour former de nouveaux mots. Les préfixes, c’est ce qu’on met avant — d’ailleurs, « pré » veut dire avant. On va attacher au radical quelques lettres, et ça, ce sera le préfixe.
Plutôt que de vous lister tous les préfixes — ce qui risque d’être ennuyeux — on va faire une sorte d’exercice. Un petit cahier de vacances, si vous voulez. Je vais vous donner un mot, et vous allez réfléchir pour trouver le préfixe et le radical. Après, je vous dirai ce que le mot veut dire.
Je vous donne un exemple pour commencer : « impossible. » Le radical, c’est « possible » et le préfixe, c’est « im. » Impossible, c’est le contraire de possible — quelque chose qu’on ne peut pas faire, qui est irréalisable.
Aujourd’hui, on se concentre sur les préfixes qui expriment le contraire ou quelque chose de négatif.
« Incertain » — le préfixe, c’est « in » et le radical, c’est « certain. » Est-ce que vous aviez trouvé ?
« Irréel » — le radical, c’est « réel » et le préfixe, c’est « ir. » Quelque chose de réel, c’est quelque chose que je peux toucher — comme ce stylo que j’ai dans la main. Quelque chose d’irréel, c’est quelque chose qui ne peut pas arriver, qu’on ne peut pas toucher.
« Débrancher » — verbe du premier groupe. Le préfixe, c’est « dé » et le radical, c’est « brancher. » Brancher, par exemple, c’est mettre une prise dans la prise murale, ou brancher le fil de votre téléphone. Débrancher, c’est enlever le fil — c’est le contraire.
« Malheureux » — le radical, c’est « heureux » et le préfixe, c’est « mal. » Malheureux, ça veut dire triste — vous n’êtes pas bien, vous avez de la tristesse. C’est le contraire d’heureux.
« Mécontent » — le radical, c’est « content » et le préfixe, c’est « mé. » Quelqu’un de content, c’est quelqu’un de joyeux, d’heureux. Quelqu’un de mécontent, c’est quelqu’un qui n’est pas content, qui est triste ou énervé.
« Une contre-attaque » — le radical, c’est « attaque » et le préfixe, c’est « contre. » Comme dans le titre de Star Wars : L’Empire contre-attaque — « The Empire Strikes Back » en anglais.
Et un dernier : « asocial. » Le préfixe, c’est « a » — et non pas « aso » — et le radical, c’est « social. » Quelqu’un de social, c’est quelqu’un qui aime voir du monde, qui est à l’aise avec les autres, qui communique facilement. Quelqu’un d’asocial, c’est le contraire — quelqu’un qui peut rester chez soi des semaines sans voir personne et qui va quand même bien, qui préfère la solitude.
Voilà, il y a donc pas mal de préfixes négatifs. La liste complète, que vous pouvez retrouver sur mon Patreon dans la transcription écrite, c’est : im, il, ir, dé, des, mé, mal, contra, contre, non, a et dys. Voyez, ça n’est pas très intéressant de la lire comme ça — mais le petit exercice qu’on a fait, c’est pas mal. Demain, on continuera avec les préfixes de temps et d’espace.
3) Expression du jour : « Avoir du chien »
Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Avoir du chien. » Ça n’a rien à voir avec l’animal — je vais vous expliquer tout ça.
« Avoir » — on l’a déjà vu plusieurs fois, je vais vous le conjuguer rapidement. Au présent : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. » À l’imparfait : « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. » Au passé composé : « j’ai eu, tu as eu, il a eu, nous avons eu, vous avez eu, ils ont eu. »
Deuxième mot : « du. » C’est un article partitif — on en a déjà parlé dans un podcast précédent. Un article partitif introduit un mot en quantité indéterminée, dont on ne connaît pas la quantité exacte. Quand je vous dis « je veux du sucre » dans mon café, vous ne savez pas combien de sucre je veux. Si je dis « je veux un sucre », là vous connaissez la quantité. D’ailleurs, dans « indéterminé » — le préfixe, c’est « in » et le radical, c’est « déterminé. »
Et le dernier mot : « chien. » Évidemment, on pense tout de suite à l’animal — celui qui fait « ouah, ouah », magnifique imitation de chien. Mais ici, ce n’est pas l’animal. Ici, le mot « chien » veut dire « du charme » — quelqu’un d’attrayant, qui a un petit truc en plus, un charme intense. Donc « avoir du chien », c’est être attirant, être séduisant.
On emploie plutôt cette expression pour parler d’une femme — pas vraiment pour les hommes. C’est avoir du charme, mais un charme qu’on n’arrive pas à décrire vraiment. Quand vous voyez une femme — ou peut-être un homme, mais on dit plutôt ça pour une femme — elle vous attire. Mais ce n’est pas uniquement physique. C’est quelque chose dans son attitude, son expression, sa façon de marcher, de parler — quelque chose qui la rend différente des autres, qui la rend plus attirante qu’une autre à vos yeux. Ça peut être la façon de parler, de bouger, l’intelligence, la répartie — pas mal de choses en fait.
Donc quand vous dites qu’une personne a du chien, c’est que vous trouvez qu’elle se démarque des autres — qu’elle est attirante, différente, mais différente en bien. Vous pouvez dire ça à un ami en soirée. Pas forcément à la personne directement — enfin, vous pouvez, mais c’est un peu spécial comme approche. Vous dites à votre ami : « Tu vois la fille là-bas ? Eh bien je trouve qu’elle a quelque chose en plus, je trouve qu’elle a du chien. »
J’ai mis comme traduction anglaise sur l’image du podcast « to have sex appeal » — mais c’est pas exactement ça. Il y a une notion supplémentaire dans « avoir du chien » — ce petit truc en plus qu’on ne sait pas vraiment définir. Bref, je pense que vous avez compris.
Demain, on va faire une expression qui est plutôt un proverbe : « Noël au balcon, Pâques au tison. » Ce n’est absolument pas la période de Noël — on est même à l’opposé. Mais comme j’ai pris mes expressions au fur et à mesure qu’elles me venaient à l’esprit, eh bien demain c’est celle-là qu’on fera. Je vous dis merci de m’avoir écouté, je vous souhaite une bonne journée, une bonne soirée — ou même une bonne nuit, suivant le moment où vous écoutez ce podcast. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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