« Deux précautions valent mieux qu’une » et les noms de pays

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Comment allez-vous aujourd’hui ? Je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. On est aujourd’hui le lundi… 23 janvier 2025… C’est le début de la semaine — et on n’est pas du tout le 23 janvier. On est le 23 juin 2025, ça c’est bon. Oui, parce qu’en janvier, ce n’est pas ces températures-là — là on est plutôt à des températures de mois d’août. En tout cas, c’est toujours le début de la semaine, et aujourd’hui on va parler d’une expression dont on a déjà parlé hier. Pourquoi hier ? Parce qu’elle était présente dans la fable de La Fontaine qu’on a étudiée. Dans la fable, l’expression c’était « Deux sûretés valent mieux qu’une » — et ça s’est transformé en français moderne en « Deux précautions valent mieux qu’une. »


1) L’éco-anxiété

Comme d’habitude, je vais vous parler quelques minutes d’un sujet que j’ai choisi — parce que oui, je suis le seul à choisir les sujets, vous n’avez pas votre mot à dire là-dessus. Je rigole, mais le sujet n’est pas très rigolo. Je vais vous parler d’un nouveau mot apparu depuis quelques années : « l’éco-anxiété. » Ce mot est composé de deux mots : « écologie » et « anxiété. »

L’écologie, c’est l’étude des interactions et des relations entre tout ce qui est vivant — en gros, l’étude de la nature pour faire simple. Mais c’est aussi un mouvement politique. Aujourd’hui, quand on parle d’écologie, on parle des personnes ou du mouvement qui veut préserver la nature, qui met la nature en premier par rapport à tout ce qui est financier ou politique.

L’anxiété vient de « anxieux » — être stressé par rapport à quelque chose. Donc l’éco-anxiété, c’est le stress ressenti face aux dégradations climatiques — le réchauffement climatique qui entraîne une montée des eaux, un dérèglement du climat, des périodes de sécheresse suivies de périodes où il pleut énormément.

Quand j’étais gamin, on ne parlait pas du tout ou très peu de cela. Aujourd’hui, c’est devenu une source de stress pour une partie de la population. Pas la majorité, mais une partie est stressée parce que, en gros, tout le monde s’en fout de la planète — on s’envoie des bombes, on extrait du gaz de schiste, on pompe du pétrole à tout va, et on va droit dans le mur.

Normalement, quand vous êtes en voiture, que vous allez vite et que vous voyez un mur, vous freinez. Alors que nous, on n’appuie pas sur le frein, on accélère. Je ne comprends pas que le discours de ceux qui veulent diminuer l’impact humain sur la planète ne soit pas entendu. Je ne comprends pas que, par exemple, lors des dernières élections présidentielles françaises, l’écologie était un sujet mineur. On parle de racisme, de migrants, de géopolitique, d’argent — mais pour essayer de faire en sorte qu’on puisse vivre correctement dans 50 ou 100 ans, il n’y a plus personne.

À mon niveau, je fais ce que je peux. Je ne voyage plus en avion, sauf voyage exceptionnel — j’ai un rêve, c’est d’aller au Japon, et si ce rêve se réalise un jour, je prendrai l’avion. Mais ça ne m’est pas arrivé depuis sept ou huit ans. Pourquoi ? Parce que l’avion a un impact énorme sur l’effet de serre et le carbone produit. Quand j’ai entendu que Katy Perry, et je ne sais plus qui d’autre, sont allées dans l’espace pour en revenir — mais mon Dieu, quel intérêt de dépenser des milliers et des milliers de mètres cubes de gaz carbonique pour ça ?

Donc j’essaie de faire ce que je peux — plus d’avion, je fais du compost, je fais attention à la température chez moi. Mais j’ai bien compris que tout ça, ce sont de petites choses. Ce n’est pas moi qui vais sauver la planète en économisant l’eau. Quand vous avez la Chine qui construit des industries à toute vitesse et les États-Unis qui polluent de plus en plus sous Trump, ce n’est pas moi qui vais changer les choses.

Il s’est donc développé une certaine forme de stress et d’anxiété par rapport à ces problèmes écologiques. J’essaie de relativiser, de prendre de la hauteur, mais ça me fait du mal. Je ne peux évidemment pas me plaindre — ça n’a rien à voir avec ce que vivent les pays en guerre. Mais pour le futur, je me fais quand même du souci. Une introduction pas très joyeuse aujourd’hui, désolé — mais ça me tenait à cœur de vous en parler.


2) Les noms des pays

Avant de passer à l’expression du jour, on va faire une petite astuce de français sur le nom des pays. En français, les mots ont un genre — masculin ou féminin — et les pays aussi.

En général, si le nom du pays se termine par « e », ce sera féminin. « La France », « la Belgique », « la Suisse » — ces trois pays se terminent par « e » et sont féminins. L’Italie, la Slovénie, l’Algérie — pareil.

À l’inverse, les pays dont le nom ne se termine pas par « e » sont masculins. Le Canada, le Maroc, le Brésil, le Japon — ces pays ne se terminent pas par « e » et sont masculins.

Comme dans beaucoup de règles en français, il y a des exceptions. « Mexique » se termine par « e » mais on dit quand même « le Mexique. » « Zimbabwe » se termine par « e » mais on dit « le Zimbabwe. » Ce sont des exceptions à retenir.

D’où vient cette règle ? Comme souvent en français, c’est d’origine latine. En grec, les noms de pays se terminaient souvent par « ia » — « Italia » est devenu « Italie » en français, avec le suffixe « ie » féminin. Ça s’applique à beaucoup de pays d’Europe. Pour les pays d’Amérique et d’Afrique, découverts plus tard par les Européens, on a souvent gardé le genre masculin — comme le mot « pays » lui-même — d’où « le Maroc », « le Brésil », « le Japon. »

Demain, on continuera là-dessus avec les prépositions qu’on met avant le nom du pays — « en », « au », « le », etc.


3) Expression du jour : « Deux précautions valent mieux qu’une »

« Deux » — c’est le chiffre 2, qui s’écrit D-E-U-X.

« Une précaution » — c’est féminin. C’est quelque chose qu’on fait par prévoyance, pour éviter un problème dans le futur. Par exemple, travailler sérieusement sur l’écologie serait une précaution pour améliorer notre avenir.

« Valent » — c’est le verbe « valoir » conjugué au présent de l’indicatif, troisième personne du pluriel — parce qu’il y a deux précautions. « Valoir » est un verbe du troisième groupe. On en avait parlé dans le podcast 31 — « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. » Conjugaison au présent : « je vaux, tu vaux, il vaut, nous valons, vous valez, ils valent. »

« Deux précautions valent mieux qu’une » — c’est mieux de faire deux vérifications plutôt qu’une seule pour éviter les problèmes. Hier on a étudié la fable « Le Loup, la Chèvre et le Chevreau » — pour ceux qui l’ont écoutée, vous savez pourquoi. Pour les autres : la chèvre laisse son petit en lui donnant un mot de passe — « au diable le loup » — mais le loup, caché derrière, l’entend. Il s’approche, imite la voix de la chèvre et donne le mot de passe. Mais le chevreau malin demande aussi à voir une patte blanche — ce que le loup ne peut pas montrer. Deux précautions : le mot de passe et la patte blanche. Grâce à la deuxième, le chevreau est sauvé.

Dans la vie en général, c’est tout à fait vrai. Quand j’étais à l’école, on me disait toujours de me relire — c’était faire le travail deux fois, mais j’évitais les fautes. Encore aujourd’hui, quand j’écris un mail, je me relis systématiquement.

Cette expression est synonyme de « On n’est jamais trop prudent » et de « Prudence est mère de sûreté » — deux autres expressions qu’on fera un autre jour.

En anglais, ça se dit « better safe than sorry » — il vaut mieux être prudent que désolé.

Demain, l’expression sera « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt » — comme moi, enfin, ça dépend des jours, mais en général ce sont mes chiens qui me réveillent. Vous pouvez soutenir le podcast en vous abonnant à mon Patreon — 5 euros ou 6 dollars par mois. Vous retrouverez les transcriptions écrites de tous les podcasts et des contes exclusifs, en ce moment la mythologie japonaise. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À demain ! Bye bye, hasta luego, matane !


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