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Bonjour à toutes, bonjour à tous, je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est le mardi 24 juin 2025 et aujourd’hui, je vais vous parler d’une expression qui est « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. » Mais avant cela, comme d’habitude, on va travailler une astuce de français sur les noms des pays, mais encore avant cela, ma petite introduction du jour.
1) Le service client
Je me suis dit ce matin de quoi je vais bien pouvoir leur parler, de quoi je vais pouvoir parler à mes auditeurs, aux personnes qui m’écoutent. Eh bien, il m’est revenu une histoire qui m’est arrivée il n’y a pas longtemps puisque c’était hier. Donc, je vais vous raconter cela. Hier, j’ai appelé un service client d’Engie — le service client d’Engie, pardon. Engie, c’est un des fournisseurs d’électricité et de gaz en France. Vous avez EDF, qui est le fournisseur principal. EDF, c’est « Électricité de France. » Engie, c’est un autre fournisseur. Et donc, en fait, vous prenez un contrat auprès de cette société pour que cette société vous fournisse de l’électricité et/ou du gaz. Et hier, j’ai dû appeler le service client d’Engie. Qu’est-ce que je n’ai pas fait ? Le cauchemar.
Alors franchement, les services clients des opérateurs téléphoniques et des fournisseurs d’énergie en France, c’est pas ça. Vraiment, il y a des problèmes à résoudre. Donc, j’appelle et une voix automatique me dit : « Veuillez entrer votre numéro de contrat et terminez par la touche dièse (#). » Pour ceux qui ont déjà appelé un opérateur téléphonique ou un fournisseur d’énergie, vous connaissez ce que c’est. Donc, je rentre mon numéro de contrat puisque — au miracle — j’avais ma feuille sous les yeux, j’avais mon contrat sous les yeux, et j’appuie sur la touche dièse. La même voix automatique me dit : « Veuillez entrer votre numéro de contrat et terminez par la touche dièse. » Mais je viens de le faire, abruti !!
Bon bref, donc je le refais, je mets mon numéro de contrat et je termine par la touche dièse. Si vous vous… donc là après, pardon, donc la voix automatique continue. Moi, je voulais parler à quelqu’un. Je voulais avoir un humain au téléphone. Donc la voix automatique continue : « Si vous avez des questions sur votre abonnement, appuyez sur 1. » Moi, ce n’était pas ça, je voulais obtenir un document. « Si vous avez un problème de facture, appuyez sur la touche 2. » Toujours pas ça. « Pour obtenir des documents, appuyez sur la touche 3. » Ah, ça c’est super. Donc j’appuie sur la touche 3 et la voix automatique continue.
« Pour obtenir des documents, vous pouvez vous connecter sur notre site engie.fr et dans votre espace client, vous retrouverez les documents dont vous avez besoin. » Mais si j’appelle au téléphone, c’est que je n’ai pas accès au site. Si je prends le temps, si je prends l’énergie d’appeler, c’est bien sûr qu’il y a un problème avec le site internet. Et la voix automatique continue : « Merci de nous avoir appelé. Bonne journée. » Et ça m’a raccroché au nez. Ah, j’avais envie de mourir.
Donc je reprends mon téléphone. Je refais le numéro, j’appelle. « Veuillez entrer votre numéro de contrat et terminer par la touche dièse. » Je refais mon numéro de contrat. Je refais dièse. La voix me redemande la même chose. Là, j’ai encore plus envie d’exploser le téléphone. Donc je remets mon numéro de contrat. Je re-re-appuie sur la touche dièse. « Si vous avez une question, tapez 1. » Donc j’appuie sur 1 puisque avant, en appuyant sur 3, je n’ai vu personne. « Votre temps d’attente est estimé à 17 minutes. » Non, j’exagère, c’est pas vrai, c’était pas autant. C’était 4 minutes, donc j’ai attendu. Mais pour le sketch et pour l’humour, c’était marrant de dire 17. Donc j’attends et j’ai quelqu’un au bout du fil qui me parle.
Alors, j’ai rien contre les accents. Moi, je suis français, mais quand je parle anglais, j’ai un accent français. Quand je parle espagnol, quand je parle japonais, j’ai un accent français. Mais là, la personne parlait français avec un très, très fort accent — soit d’Afrique du Sud, soit de Madagascar, enfin quelque part par là. Donc je comprends bien qu’ils ne sont pas en France, ça ne me dérange pas. Si la personne répond à ma demande, eh bien, pas de souci. Sauf que là, il ne comprenait pas bien ce que je disais, alors que j’essayais d’articuler.
J’ai l’habitude, en faisant ces podcasts, d’articuler, de parler doucement pour que vous puissiez me comprendre. Mais lui, il ne me comprenait pas. Donc j’ai demandé à parler à son supérieur. Il a dit « ne quittez pas » — et ça a raccroché. Il y a une fois aussi, je me souviens, j’appelais aussi — j’étais à Paris. J’appelais un service client, je ne sais plus quoi, c’était le téléphone, je crois. Donc j’arrive à avoir quelqu’un au bout du fil et la personne me dit : « À quel endroit vous vous trouvez ? » — alors qu’il voulait me dire : « À quel endroit vous habitez ? » Il me dit à quel endroit vous êtes. Moi, j’étais aux Champs-Élysées, donc je lui réponds « aux Champs-Élysées. » Et là, il me répond : « Aux Champs-Élysées, dans quelle ville ? » Mais putain, aux Champs-Élysées, dans quelle ville ? Il est censé parler français ? Il est censé — bon, peut-être pas vivre en France — mais connaître un peu la France. On sait que les Champs-Élysées, c’est à Paris. Sauf si vous ne parlez pas français, que vous êtes étrangers — à ce moment-là, je peux comprendre. Ah là là, les services clients, c’est terrible. Enfin bref, ça, c’était ma petite introduction.
2) Astuce du jour : les noms de pays, suite
Je vais vous parler maintenant des… on va continuer, pardon, sur ce qu’on a commencé hier avec les noms de pays. Donc je vous rappelle, hier, je vous ai dit qu’il y avait des noms de pays féminins et des noms de pays masculins. Donc, quand les pays en général se finissent par « e », c’est féminin — la France, la Belgique, l’Allemagne. Quand les pays ne se finissent pas par « e », en général, c’est masculin — le Maroc, le Japon, le Laos, etc. Mais il y a aussi des pays qu’on peut mettre au pluriel. Par exemple, les États-Unis — il y a plusieurs États, mais c’est un seul pays. Donc on dira « les États-Unis. » Pareil pour les Pays-Bas — les Pays-Bas, c’est la Hollande, eh bien on dit « les Pays-Bas. » Pareil quand vous avez plusieurs îles, par exemple les îles Galapagos — là, on va mettre au pluriel car il y en a plusieurs.
Et donc, quand un pays est soit masculin, soit féminin, soit pluriel, on va mettre devant une préposition quand on va parler du pays dans une phrase. Je vous donne des exemples. Si le pays est masculin, eh bien devant, on mettra « au » — A-U. Si on prend comme exemple le Maroc — bonjour à vous, amis marocains qui m’écoutez — « j’habite au Maroc », « ils travaillent au Maroc », « nous étions en vacances au Maroc. » Donc quand le pays est masculin, on met « au » — A-U. Je vous le fais avec un autre pays, le Mexique. « Je suis au Mexique. Elle vit au Mexique. » Mexique est masculin, donc la préposition, c’est « au » — A-U.
Ensuite, si c’est féminin, si le pays est féminin, devant, la préposition, ça sera « en. » Je vous donne comme exemple, par exemple. Comme exemple, par exemple. Pardon. L’Algérie — bonjour à vous, mes amis algériens qui m’écoutez — « j’habite en Algérie. Ils travaillent en Algérie. Nous étions en vacances en Algérie. » On va prendre aussi un pays d’Europe qui est voisin de la France, l’Allemagne. « Je suis en Allemagne. Elle vit en Allemagne. » Donc féminin, on met « en » — E-N. Et si le pays est pluriel, comme les États-Unis ou les Pays-Bas, on va mettre « aux » — A-U-X. « J’ai voyagé aux États-Unis. Avez-vous vécu aux États-Unis ? » Ça, c’est une question. « Connaissez-vous les Pays-Bas ? » Ça aussi, c’est une question. « Je vis aux Pays-Bas » — A-U-X. Donc, ce n’est pas très compliqué aujourd’hui, l’astuce du jour.
Je vous fais un petit rappel. Si le pays est masculin, on met « au » — A-U. Si le pays est féminin, on met « en » — E-N. Et si le pays est pluriel, on mettra « aux » — A-U-X.
3) Expression du jour : « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »
Et donc maintenant, on passe à l’expression du jour : « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. » On va décrire un peu les mots de l’expression. Le monde, ça peut vouloir dire la Terre, donc notre planète. Mais ici, ça veut plutôt dire l’ensemble des choses qui existent. En fait, c’est un terme global qui désigne tout ce que vous pourrez obtenir si vous vous levez tôt. Donc, le monde ici, c’est un ensemble de choses mais qui n’est pas défini.
Troisième mot de l’expression, le monde appartient. « Appartient à » — ça vient du verbe « appartenir à. » Donc, le verbe « appartenir. » C’est un verbe du troisième groupe et je vais donc vous le conjuguer au présent : « j’appartiens, tu appartiens, il appartient, nous appartenons, vous appartenez et ils appartiennent. » Je vous l’ai conjugué au présent. Je pense qu’on va rester sur ce temps-là parce que c’est un verbe qui n’est pas si facile à conjuguer. Si on retombe dessus dans les prochains podcasts, je vous le conjuguerai à d’autres temps.
Ensuite, vous avez dans l’expression le mot « ceux » — C-E-U-X. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. « Ceux » — C-E-U-X — c’est quoi ? C’est le pluriel de « celui » et « celui », c’est un pronom démonstratif. On l’utilise en fait pour remplacer les personnes dont on parle. Ici, on parle des personnes qui se lèvent tôt. Si vous désignez un groupe de personnes que vous voyez, vous pouvez dire « ceux-là » — C-E-U-X. Eh bien en disant « ceux-là », vous désignez ces personnes que vous voyez. Vous désignez ces personnes-là. Donc ici dans l’expression, ça désigne les gens qui se lèvent tôt.
Ensuite, vous avez le mot « qui. » Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Alors, « qui » en français, c’est un peu compliqué. Ici, c’est un pronom relatif. Si je ne me trompe pas, je pense que c’est ça, oui. Et en fait, il va introduire une précision sur ce dont on parle. Une précision sur ce qu’on parle, ce dont on parle. Le boulet, je ne sais plus parler français. Bref, il va introduire une précision. Ici, la précision, c’est de se lever tôt. Si vous dites juste « le monde appartient à ceux », ça ne veut rien dire, il manque quelque chose. Il faut préciser à ceux qui quoi ? Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.
Et « se lèvent », c’est le verbe « se lever. » C’est un verbe pronominal et donc ça veut dire sortir du lit. Se réveiller, ça veut dire ouvrir les yeux, donc ne plus dormir — et se lever, ça veut dire que vous passez de la position allongée à la position debout. Vous vous levez. Et « se lever », eh bien je vais vous le conjuguer. Qu’est-ce qu’on va faire ? Je vais vous le conjuguer au passé composé. « Se lever » au passé composé, ça donne : « je me suis levé, tu t’es levé, il s’est levé, nous nous sommes levés, vous vous êtes levés et ils se sont levés. » C’est intéressant ça de faire un verbe pronominal avec le passé composé. On n’en a pas fait beaucoup, donc ça, c’est pas mal à réviser.
Et enfin, le dernier mot de l’expression, c’est « tôt. » Tôt, c’est le contraire de tard. Ce matin, je me suis levé à 6h30 — eh bien, 6h30, c’est tôt. Enfin, pour moi c’est tôt. Pour certaines personnes, c’est tard — il y a quelques personnes qui se lèvent plus tôt. Mais pour moi, 6h30 pour se lever, c’est tôt. Donc c’est le début du jour, le début de la journée.
Alors ça veut dire quoi ? Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ça veut dire que si vous vous levez tôt, eh bien vous aurez le temps de faire plein de choses dans la journée. Alors que si vous vous levez à midi, forcément la journée, elle est déjà bien raccourcie. D’ailleurs, j’écoute de temps en temps les TED Talks en anglais, ça s’appelle comme ça. C’est des conférences qui sont données par des… pas des personnalités, mais des professionnels on va dire, sur comment faire ceci, comment faire cela, ou réussir dans la vie, etc. Et j’en ai entendu plusieurs de chefs d’entreprise et j’ai remarqué un point commun, c’est qu’ils se lèvent tous très tôt. Toutes ces personnes qui ont réussi dans leur vie, en tout cas qui ont réussi financièrement, professionnellement, eh bien ils se lèvent tôt. Donc ce petit dicton, cette expression « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt », eh bien elle est plutôt vérifiée, elle est plutôt juste.
En français, on peut d’ailleurs dire autrement. On peut dire « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. » L’avenir, c’est le futur. Donc si vous vous levez tôt tous les jours, vous aurez du temps dans la journée, vous pourrez faire plein de choses et donc l’avenir sera pour vous, vous réussirez votre avenir. Et on peut dire aussi « Paris appartient à ceux qui se lèvent tôt. » Ça, c’est encore une autre image — c’est que Paris pourra vous appartenir. Vous pourrez faire plein de choses dans Paris. C’est le même principe que pour le monde et l’avenir.
En anglais, l’expression est assez jolie. C’est « The early bird catches the worm. » « The early bird catches the worm » — ça veut dire « l’oiseau qui se lève tôt va attraper un ver de terre. » Ça veut dire que les oiseaux qui partent chasser tôt, eh bien ils auront à manger. Alors que ceux qui se réveillent plus tard, les oiseaux qui dorment, qui font la grasse matinée, eh bien ils n’auront plus à manger parce que les autres auront tout pris. Donc j’ai trouvé l’expression assez jolie. Demain, demain, demain, demain on fait l’expression « Débarrasser le plancher. » Alors je vous dis tout de suite, ce n’est pas faire du ménage, c’est autre chose. Mais ça, je vous en parlerai demain mercredi. Voilà, on va arriver au bout du podcast.
J’espère que vous avez aimé et que ça vous a plu. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ou surtout à parler du podcast autour de vous ou sur internet, dans les forums, sur les réseaux, TikTok, Insta, je ne sais quoi et tout le bordel afin de pouvoir faire connaître mon podcast et d’avoir plus de vues. Ça aide toujours et c’est toujours pour ça que je fais ce podcast — pas pour les vues, mais pour vous aider, pour aider le plus de monde à comprendre le français. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego, matane !
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