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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est jeudi, on est le jeudi 26 juin 2025 et aujourd’hui, avant de vous parler de l’expression « Tomber dans les bras de Morphée », eh bien je vais tout simplement vous parler de Morphée.
1) Morphée dans la mythologie grecque
Je ne sais pas si vous le savez mais j’adore la mythologie grecque. Alors j’aime toutes les mythologies mais particulièrement la mythologie grecque. La mythologie, c’est l’étude des mythes, c’est l’étude des anciens dieux, des légendes. J’aime bien le mystère, j’aime bien l’inventivité, j’aime bien le fait que ces histoires aient été créées il y a des milliers d’années et qu’encore aujourd’hui, on en parle. Encore aujourd’hui, on retrouve dans notre langue, dans le français, beaucoup d’origines dans la mythologie grecque.
Je ne sais pas si vous le savez mais la plus belle avenue de Paris, les Champs-Élysées, eh bien ça vient de la mythologie grecque. Peut-être je vous en parlerai un de ces jours. La tour Montparnasse — si vous êtes allés à Paris — eh bien « Montparnasse », c’est d’origine grecque, c’est de la mythologie grecque. Ça aussi, je vous en parlerai un autre jour.
Mais aujourd’hui, on parle de Morphée. Alors c’est qui Morphée ? Est-ce que c’est une femme ? Est-ce que c’est un homme ? Eh bien Morphée, c’est un homme. Malgré le E à la fin de son nom, Morphée est bien un homme et c’est la divinité des rêves et des songes. Le mot « Morphée » vient du grec « Morpheus. » Est-ce que Morpheus, ça vous rappelle quelque chose ? Ça vous fait penser à quoi, Morpheus ?
Eh bien moi, quand on me dit Morpheus, ça me fait penser au film Matrix. Pour ceux qui n’ont pas vu ces films, courrez les voir — ce sont des bijoux de science-fiction. Et pour ceux qui connaissent Matrix, dans ce film, Morpheus, c’est Laurence Fishburne. L’acteur qui joue Morpheus s’appelle Laurence Fishburne. Et c’est ce Morpheus qui va permettre à Neo — à Keanu Reeves — de soit rester dans la Matrix, soit s’éveiller et en sortir — avec soit la pilule bleue, soit la pilule rouge. Et donc, c’est intéressant de savoir ça, parce qu’en fait, ce n’est pas un hasard que les réalisateurs aient donné le nom de Morpheus à ce personnage. Morpheus, c’est donc l’origine de Morphée. Et Morphée, on a dit que c’était le dieu des rêves, la divinité des rêves et des songes.
Eh bien, dans le film, Morpheus va proposer à Neo — à Keanu Reeves — soit de rester dans la Matrix, de rester dans un rêve, soit de se réveiller, de prendre la pilule qui permettra de sortir du rêve, de sortir de la Matrix et donc de se réveiller en quelque sorte pour arriver dans la vraie réalité. Alors on referme la parenthèse Matrix.
Donc Morphée, ça vient de la mythologie grecque. C’est le fils d’Hypnos. Hypnos, c’est le dieu du Sommeil. C’est aussi — suivant certains auteurs, ça dépend — le fils de Nyx. Nyx, c’est la déesse de la Nuit. Donc Morphée pourrait être le fils du dieu du Sommeil ou le fils de la déesse de la Nuit. Et le frère d’Hypnos, donc l’oncle de Morphée, eh bien c’est Thanatos. Thanatos, c’est le dieu de la Mort. Alors c’est beaucoup de mots compliqués, beaucoup de personnages de la mythologie à retenir, mais ce n’est pas la peine de tout retenir. Je vous dis ça juste pour que vous puissiez écouter du français, bien sûr.
Alors on va continuer sur Morphée. Je vous ai dit que Morphée, c’est le dieu des rêves. Et pour ne réveiller personne quand il arrive, il a des ailes de papillon. Il se déplace avec des ailes de papillon pour ne pas faire de bruit et ne réveiller personne. C’est vrai qu’un papillon, ça ne fait aucun bruit — on n’entend pas un papillon voler, contrairement à une mouche. Et donc ce Morphée va avoir plein d’aventures dans sa vie, mais surtout il va annoncer à une femme la mort de son mari qui était parti depuis plusieurs mois. Son mari avait fait naufrage avec son bateau et Morphée va annoncer à sa femme, sous forme d’un rêve, que son mari est mort et qu’il faut organiser des funérailles. Voilà, c’est ça que je cherchais comme mot.
Et c’est intéressant parce que du mot « Morphée » est venue la « morphine. » La morphine, c’est un médicament très puissant qui enlève la douleur et qui fait dormir. Et comme ce médicament fait dormir, c’est en rapport avec les rêves. Donc on a pris le mot Morphée et on l’a transformé en morphine — et ça, c’est très intéressant à savoir. Voilà pour notre petite introduction sur la mythologie grecque et plus précisément sur Morphée.
2) Astuce du jour : les pronoms toniques
Comme promis hier, on va parler aujourd’hui en astuce de français du jour des pronoms toniques. Alors, les pronoms personnels classiques, c’est « je, tu, il, elle » pour les pronoms singuliers et « nous, vous, ils » avec un S et « elles » avec un S pour les pluriels. Eh bien les pronoms toniques vont ressembler à ces pronoms personnels. Ces pronoms toniques vont renforcer un nom ou un pronom — ils vont servir à insister sur ce nom, mais on ne les utilise pas tout le temps.
Les pronoms toniques, c’est « moi, toi, lui, elle, nous, vous, eux et elles. » Pourquoi je vous ai parlé des pronoms personnels au début ? Parce qu’en fait, à chaque pronom personnel va correspondre un pronom tonique. « Je », c’est « moi. » « Tu », c’est « toi. » « Il », c’est « lui. » « Elle », ça reste pareil — c’est « elle. » « Nous », on laisse — c’est « nous. » « Vous », on laisse aussi — c’est « vous. » « Ils » avec un S, c’est « eux. » Et « elles » avec un S, on garde « elles. » Alors maintenant, vous savez ce que c’est.
Je vais vous dire à quel moment on les utilise. On peut les utiliser pour présenter quelqu’un ou parler de quelqu’un. Je vous donne des exemples. Si je vous dis « C’est lui dont vous parlez ? Oui, c’est lui » — ici, il y a une question et une réponse. On ne dit pas « C’est il dont vous parlez » — on dit « C’est lui dont vous parlez. » Je peux vous dire aussi « C’est moi le héros du film » — on ne dit pas « C’est je le héros du film », on dit « C’est moi. » Si je vous dis « Vous êtes bien monsieur Durand ? » et vous répondez « Oui, c’est moi » — on ne dit pas « Oui, c’est je. » Donc ça, c’est pour parler de quelqu’un, soit le présenter, soit en parler. C’est le premier cas dans lequel on va utiliser les pronoms toniques.
On va aussi utiliser les pronoms toniques avec « aussi » et « pas. » « J’aime manger des pâtes — et toi ? » — c’est vrai en plus que j’adore les pâtes. Vous allez répondre « Oui, moi aussi. » On a le mot « aussi » donc on utilise un pronom tonique — « moi. » On ne dit pas « Oui, je aussi » — ça, c’est une faute. Et ça, on peut le faire avec tous les pronoms. « Il aime manger des pâtes, et elle ? Oui, elle aussi. » « Tu aimes manger des pâtes, et eux ? Oui, eux aussi. » Etc. Voilà, c’était avec « aussi. »
Et quand on l’utilise avec « pas », le « pas » va être placé avant le pronom tonique — alors que « aussi » est après. On reprend notre histoire des pâtes. « J’aime manger des pâtes — et toi ? » Si vous n’aimez pas les pâtes, vous direz « Non, pas moi. » Avec un autre pronom : « Il aime manger des pâtes — et elle ? Non, pas elle. » Ou encore : « Tu aimes manger des pâtes — et eux ? Non, pas eux. » Vous voyez, le « pas » est avant le pronom tonique.
Troisième et dernier cas — on peut utiliser un pronom tonique avec une préposition comme « pour », « avec », « chez », « par », « entre. » « J’ai acheté ce jouet pour lui » — on ne dit pas « pour il. » « Tu vas sortir avec eux ? » — préposition « avec », donc pronom tonique. « Il va dormir chez nous » — préposition « chez », donc pronom tonique « nous. » Et un dernier exemple : « Assieds-toi là, entre lui et elle » — vous désignez un espace entre un homme et une femme pour s’asseoir.
3) Expression du jour : « Tomber dans les bras de Morphée »
Et tout de suite, on va passer à l’expression du jour : « Tomber dans les bras de Morphée. » Vous connaissez déjà le dernier mot de l’expression — « Morphée. » Le premier mot, c’est le verbe « tomber » — c’est un verbe du premier groupe car il se finit par « E-R. » Je vais vous faire quelques conjugaisons parce que je pense qu’avec votre niveau de français, vous savez ce que veut dire « tomber. » Au présent : « je tombe, tu tombes, il tombe, nous tombons, vous tombez, ils tombent. » Au futur : « je tomberai, tu tomberas, il tombera, nous tomberons, vous tomberez, ils tomberont. » À l’imparfait de l’indicatif : « je tombais, tu tombais, il tombait, nous tombions, vous tombiez, ils tombaient. »
Deuxième mot : « dans » — c’est une préposition de lieu. Je vous ai dit plusieurs fois que j’allais faire un podcast ou plusieurs sur les prépositions — c’est dans ma liste, ça va arriver, désolé du retard.
Ensuite, « les bras. » « Les » est un article. « Le bras », c’est un mot masculin. Sur le corps humain, si on veut être précis — en anatomie humaine — le bras va de l’épaule jusqu’au coude. L’avant-bras va du coude au poignet. Et la main, c’est après le poignet. Enfin bref, c’était un petit détail anatomique inintéressant.
L’avant-dernier mot, c’est « de » — c’est pour une appartenance. Ce sont les bras appartenant à Morphée.
Alors, ça veut dire quoi « tomber dans les bras de Morphée » ? Je pense qu’avec l’image du podcast et avec l’explication que je vous ai faite de Morphée, vous aurez peut-être compris que ça veut dire s’endormir — commencer à rêver, être en train de s’endormir. Il y a aussi une autre expression qui s’en rapproche avec Morphée : « Être dans les bras de Morphée » — ça veut dire dormir, rêver, dormir à poings fermés. Donc « tomber dans les bras de Morphée », c’est s’endormir — le moment où l’on est en train de basculer dans le sommeil. Et « être dans les bras de Morphée », c’est déjà dormir profondément.
Cette expression, vous pouvez l’utiliser tout le temps, que ce soit en parlant d’un enfant ou d’un adulte, mais c’est vrai qu’en général, on l’utilise plutôt pour un enfant. Si vous avez un fils ou une fille qui est crevé, fatigué, qui regarde la télé en s’endormant, eh bien vous pouvez dire à votre mari ou à votre femme : « Notre fils, notre fille est en train de tomber dans les bras de Morphée. » Pour un adulte, c’est assez joli de l’utiliser aussi — c’est lyrique, très poétique. Et vous pouvez même l’utiliser pour vous-même : « Je vais tomber dans les bras de Morphée. »
En anglais, ça se dit tout simplement « to fall asleep. » Et je crois qu’on va arriver bientôt au bout du podcast. J’avoue que je suis assez fier de moi — j’arrive maintenant à faire des podcasts réguliers entre 19-20 et 21-22 minutes, sauf bien sûr pour les fables de La Fontaine et les chansons.
Et justement, demain, il va y avoir une nouvelle analyse de chanson. Et demain, on va faire une de mes meilleures chansons Disney — une de mes chansons préférées dans tous les films Disney. Surprise, surprise — soyez là demain à 8h heure française, mon podcast sort et vous pourrez l’écouter. En tout cas, merci beaucoup de m’être fidèle, merci beaucoup de m’écouter tous les jours pour ceux qui le font. Si vous me découvrez, je vous conseille de réécouter les podcasts du début. Si ce que vous avez entendu aujourd’hui vous a intéressé, reprenez du début parce que j’aborde beaucoup de notions différentes et je parle de choses un peu plus simples. Donc, écoutez du début et prenez les podcasts les uns après les autres. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego, matane !
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