« Donner un os à ronger » et Paris

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Bonjour à toutes ! Bonjour à tous ! On est aujourd’hui le vendredi 1er août 2025 et aujourd’hui, comme je vous le disais hier, c’est la sortie de mon nouveau podcast pour les débutants. Donc, si vous connaissez des personnes qui veulent débuter en français, je vous invite à leur parler de ce podcast. Mais aujourd’hui, on ne va pas parler de ça.

Aujourd’hui, on va parler d’une expression française qui est « Donner un os à ronger à quelqu’un. » On peut dire aussi « jeter un os à une personne », « jeter un os à quelqu’un. »

1) Paris

Mais avant ça, on va commencer ensemble — ou plutôt, je vais commencer à vous parler de Paris. Paris, c’est la capitale de la France. On va parler de Paris pendant plusieurs podcasts. Pourquoi ? Parce que je vais vous décrire un peu Paris, vous donner des conseils, des suggestions de visite, et je vais vous expliquer comment s’organise la ville au niveau des quartiers, des arrondissements, etc.

Mais d’abord, un peu d’histoire et de géographie. Il faut savoir que Paris est devenue la capitale de la France au VIe siècle — donc il y a plus de 1 400 ans. Mais Paris existait déjà avant ça — c’est une ville millénaire qui a plus de 2 000 ans.

La superficie de Paris, c’est 105 km² — à peu près 10 km sur 10 km, puisque 10 × 10 = 100 km². Et là, je parle de Paris intramuros. « Intramuros », ça veut dire « dans les murs. » Si vous avez écouté mon podcast sur les préfixes, on a parlé de ce mot — « intra » veut dire « à l’intérieur de », et « muros » vient du latin pour « mur. » Les murs, c’était les murailles qui délimitaient la cité. Aujourd’hui, il n’y a plus de murailles — Paris intramuros est délimité par le périphérique. Le périphérique, c’est une route — une 2 fois 4 voies — qui tourne tout autour de Paris. Il fait environ 35 ou 38 km de long, en forme à peu près ovale. Tout autour de ce périphérique, vous avez régulièrement des carrefours — qu’on appelle des « portes » à Paris — qui permettent d’accéder à la ville.

La population de Paris intramuros, c’est 2 millions d’habitants — 2 000 000, soit 2 avec six zéros. Si on compte le Grand Paris — Paris et les villes juste autour — on monte à 10 millions d’habitants.

À Paris, il y a 20 arrondissements. Ces 20 arrondissements sont disposés en forme d’escargot en partant du centre. Déjà, c’est quoi un arrondissement ? C’est un quartier — mais plus qu’un simple quartier, c’est un quartier administratif délimité par la loi. Un escargot, c’est un animal qui rampe sur le sol et laisse une traînée derrière lui. Eh bien, les arrondissements de Paris forment une coquille d’escargot. Le premier est au centre, le deuxième touche le premier, puis le troisième, le quatrième, le cinquième, etc. — et plus on monte dans les numéros, plus on s’éloigne du centre. Le vingtième arrondissement est donc le plus excentré de Paris.

Mais avant de vous parler des arrondissements en détail, je vais finir sur quelques points de géographie. Il faut savoir qu’il y a deux bois rattachés à Paris — à l’ouest, le bois de Boulogne, et à l’est, le bois de Vincennes. Ces deux bois sont à l’opposé l’un de l’autre, mais ils se ressemblent dans leur fréquentation. La journée, vous y trouvez des familles, des coureurs, des personnes qui sortent leur chien, qui veulent respirer, se balader, lire, pique-niquer. C’est très sympa, très « bon enfant. »

Et le soir, ces deux bois changent complètement de visage. La nuit, on y trouve beaucoup de prostituées — c’est le plus vieux métier du monde. Des hommes ou des femmes — plutôt des femmes mais il y a aussi des hommes — qui proposent des services sexuels contre de l’argent. Et donc la nuit, il y a ces prostitués, leurs clients, et aussi des personnes qui se réunissent et qui sont un peu louches. Le visage du bois de Boulogne et du bois de Vincennes le jour et celui de la nuit sont vraiment très très différents — ça n’a rien à voir. Je connais bien ça parce que j’ai vécu à côté du bois de Boulogne.

Enfin bref, peut-être que j’en parlerai plus précisément un autre jour. Mais je vais juste finir sur un petit détail intéressant à Paris — le point zéro. Est-ce que vous connaissez le point zéro ? Sur toutes les routes de France, vous avez un comptage kilométrique. Si vous prenez l’autoroute pour aller dans le sud-ouest — l’A10, la dixième autoroute — en vous éloignant de Paris, vous allez voir les kilomètres augmenter : 1, 2, 3, 10, 20, 100, 200… Ces kilomètres sont calculés à partir du point zéro. Du point zéro à Paris partent tous les comptages kilométriques des routes de France. Et quand vous vous dirigez vers Paris, vous verrez qu’il reste peut-être 150 kilomètres — ces 150 kilomètres rejoignent votre position au point zéro.

Est-ce que vous savez où est ce point zéro ? Eh bien, il est devant la cathédrale Notre-Dame, place Jean-Paul II. Sur le sol, il y a une pierre divisée en quatre sur laquelle est gravé « Point Zéro des Routes de France. » Donc, on peut dire que toutes les routes de France partent de Notre-Dame de Paris.

Ça fait déjà presque 14 minutes que je parle et je n’ai toujours pas commencé les arrondissements. Donc, on va faire ça demain. Demain, je vous parlerai des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements. Et au fil des jours, on ira jusqu’au 20e — ça prendra probablement une semaine. Pendant cette période, on ne fera pas d’astuces du jour car parler de Paris prend du temps.

2) Expression du jour : « Donner un os à ronger (à quelqu’un) »

Et tout de suite, on va parler de l’expression du jour — parce que c’est quand même le but du podcast, même si le but principal, c’est que vous écoutiez du français et que vous vous amélioriez.

« Donner » — c’est un verbe en « -er », donc un verbe du premier groupe. Donner quelque chose, c’est prendre une chose qui est à vous et la transmettre à quelqu’un, l’offrir. Si je vous donne un verre d’eau, je vous le propose sans vous le faire payer.

Je vais conjuguer « donner » au présent et à l’imparfait. Au présent : « je donne, tu donnes, il donne, nous donnons, vous donnez, ils donnent. » À l’imparfait : « je donnais, tu donnais, il donnait, nous donnions, vous donniez, ils donnaient. »

« Un os » — est-ce que vous savez ce que c’est ? On dit « un os » au singulier, « des os » au pluriel. Les os composent notre squelette. La colonne vertébrale est constituée de vertèbres — qui sont des os. Dans la cuisse, il y a un os qui s’appelle le fémur. En dessous du genou, dans la jambe, il y a deux os — le tibia et la fibula. On parle d’os pour les humains et pour les animaux. Quand vous achetez de l’os à moelle chez le boucher, l’os appartenait à un animal.

« Ronger » — ça veut dire grignoter. C’est manger quelque chose avec ses dents sans forcément l’avaler — on entame la matière. On peut dire « ronger ses ongles » — quelqu’un qui ronge ses ongles les mâche avec ses dents. Les ongles, c’est ce qui est dur au bout des doigts. Des personnes stressées ou anxieuses se rongent les ongles pour se déstresser. Et on parle aussi d’un chien qui ronge un os — donnez un os à un chien, il va l’attaquer, le mâcher pendant des heures. Je parle en connaissance de cause parce que j’ai trois chiens, et quand je leur donne un os chacun, je peux vous dire que les os passent un sale quart d’heure. Et ça, c’est une autre expression française — « passer un sale quart d’heure » — je me la note et on la fera dans quelques mois.

Donc, « donner un os à ronger » — on peut aussi dire « jeter un os à quelqu’un. » Ici, on ne parle pas d’un chien mais d’une personne. Donner un os à ronger à quelqu’un, ça veut dire lui donner de quoi s’occuper — lui donner du travail, une occupation — pour s’en débarrasser. Quand quelqu’un vous ennuie, vous embête ou vous dérange et que vous voulez être tranquille, vous lui donnez quelque chose à faire. Vous lui donnez un os à ronger.

Imaginez une mère — ou un père — seul avec trois enfants ou avec un enfant et deux de ses copains. Les enfants, c’est fatigant, ça bouge beaucoup. Eh bien, la mère ou le père va leur donner un jeu — de construction, de réflexion, n’importe quoi — qui va les occuper et les faire réfléchir. Comme ça, il ou elle aura du calme. Il leur aura donné un os à ronger.

Mais ça ne concerne pas que les enfants — ça peut être au travail aussi. Un collègue qui vous embête, qui vous demande tout le temps des conseils, vous pouvez lui donner quelque chose de très compliqué à faire — une question difficile qui va lui prendre du temps. Comme ça, vous vous en débarrassez.

En anglais, ça se dit « to keep someone busy » — tenir quelqu’un occupé, c’est la traduction littérale.

Demain, comme je vous le disais, on va parler des arrondissements de Paris en commençant par le 1er, et on verra une expression française qui est « N’avoir que la peau sur les os. » Je me suis un peu emmêlé les pinceaux dans mes expressions — je pensais qu’on ferait celle-là aujourd’hui mais finalement, on en a fait une autre. Enfin bref, peu importe. Merci beaucoup de m’avoir écouté et à demain ! Bye bye, hasta luego, matane !


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