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Bonjour à toutes ! Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le dimanche 27 juillet 2025 et aujourd’hui, on va parler d’une expression française qui est « La goutte d’eau qui fait déborder le vase. »
Mais avant ça, je vais continuer un peu sur ce que je vous racontais hier. Hier, on a parlé — plutôt j’ai parlé — des sept merveilles du monde antique, et aujourd’hui, comme promis, je vais vous parler des sept merveilles du monde moderne. En 2007, sur Internet, il y a eu un sondage, et il y a sept constructions, sept lieux dans le monde qui ont été désignés comme les sept nouvelles merveilles du monde. Je vais vous les citer, je vais vous raconter un peu leur histoire en essayant de ne pas trop déborder et d’être trop long pour éviter que le podcast fasse 30 minutes.
La première merveille du monde moderne, c’est la ville de Pétra en Jordanie. Cette ville — enfin, plutôt ce monument, puisque Pétra est une ancienne ville qui date du VIe siècle avant Jésus-Christ — les sculptures dans les roches qui en font une des sept merveilles du monde moderne datent entre -100 avant Jésus-Christ et +100 après Jésus-Christ. Il y a plus de 800 sculptures, plus de 800 monuments construits dans la roche. La plus connue, celle que les touristes vont le plus voir, eh bien, on peut la voir dans le film Indiana Jones et la Dernière Croisade — ce film qui doit dater de la fin des années 1980 avec… merde, comment il s’appelle ? J’ai plus le nom en tête. Bref, Harrison Ford, voilà, ça y est. On voit dans ce film un des plus beaux sites de Pétra. C’est la première merveille du monde moderne.
La deuxième, c’est la grande muraille de Chine. Sa construction a débuté au IIIe siècle avant Jésus-Christ et au XVIIe siècle — 1 700 ans après Jésus-Christ — il y avait encore des morceaux de muraille qui étaient reconstruits et rénovés. Cette muraille fait plus de 6 000 km de long — 6 200 km exactement. Je ne sais pas si vous vous rendez compte — c’est plus de 5 fois la longueur de la France. Elle fait plusieurs mètres de hauteur — 7 ou 8 mètres — et 4 ou 5 mètres de largeur. Je ne sais pas si on se rend compte de la masse de gens, du nombre de personnes qu’il a fallu pour construire ça. Quand la construction a débuté, la Chine a employé 300 000 soldats et 500 000 paysans. Cette muraille servait de frontière, de limite entre la Chine et les pays au nord — la Mongolie, notamment. C’est impressionnant. C’est la deuxième merveille du monde moderne.
La troisième, c’est une sculpture à Rio de Janeiro au Brésil — le Christ Rédempteur, situé sur le mont Corcovado. Cette statue du Christ — Jésus-Christ avec les bras ouverts — est haute de 38 mètres et a été construite en 2 ou 3 ans, entre la fin des années 1920 et le début des années 1930. Elle a été inaugurée, si je ne me trompe pas, en 1931. La France a un petit rôle à jouer dans cette sculpture — l’architecte brésilien qui a eu l’idée du Christ aux bras ouverts est venu en France au début du XXe siècle et s’est fait aider par un ingénieur français et un architecte français pour travailler sur la technique de construction. C’est la troisième merveille du monde moderne.
La quatrième, c’est le Colisée à Rome. Il a été construit au Ier siècle après Jésus-Christ. À l’intérieur, on pouvait caser 50 000 spectateurs — 50 000 personnes pouvaient aller voir les combats d’animaux, les combats de gladiateurs, etc. Le Colisée est au centre de Rome et aujourd’hui encore, on peut le visiter. Moi-même, je l’ai visité quand j’étais adolescent et ça m’a vraiment scotché. Quand on rentre à l’intérieur et qu’on regarde cet édifice, on se dit que l’intelligence humaine, c’est impressionnant — surtout sachant que ce monument a été construit il y a 2 000 ans. C’est comme les pyramides dont je vous parlais hier. Et au début, il a même été organisé une reconstitution de batailles navales — des batailles entre des bateaux. Ils ont rempli d’eau le Colisée afin de faire rentrer des bateaux dedans. Je ne sais pas comment ils ont fait, c’est impressionnant. C’est la quatrième merveille du monde moderne.
La cinquième, elle se situe au Mexique — c’est le temple Chichen Itza dans la région du Yucatan. Désolé pour ma prononciation — peut-être que c’est plutôt « Chichen Itzá », avec l’accent à la fin. Pardon aux Mexicains si j’ai mal prononcé. Ce temple — ou plutôt cette ville, parce que c’est une cité maya — a été construite entre le VIIIe et le XIIIe siècle. C’est la cinquième merveille du monde moderne.
La sixième, elle n’est pas très loin — elle est au Pérou. C’est le Machu Picchu. C’est une ancienne cité de la civilisation inca qui date du XVe siècle — entre 1400 et 1500. Au fil du temps, la ville a été délaissée parce qu’elle se trouvait trop éloignée des routes commerciales, trop en hauteur, trop loin des axes économiques du pays. Et donc, au fil des dizaines d’années, la population a diminué jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne.
Je me souviens avoir lu, quand j’étais enfant, une aventure de Picsou avec des œufs carrés — Picsou, Donald et les triplés Riri, Fifi et Loulou allaient au Machu Picchu au Pérou. Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de ça, mais il y avait une histoire avec des œufs carrés et ça m’avait bien fait rigoler. Elle doit encore exister, cette histoire — je pense qu’on peut la retrouver dans les Picsou Magazine ou les Super Picsou Géant, je crois que ça s’appelait comme ça. C’est la sixième merveille du monde moderne.
Et la dernière, la septième, c’est bien sûr le Taj Mahal en Inde. Le Taj Mahal, c’est un mausolée — si vous avez écouté le podcast d’hier, je vous ai parlé du mausolée d’Halicarnasse. Un mausolée, c’est un tombeau, un monument funéraire. Au Taj Mahal, quelqu’un est enterré — et ce quelqu’un, c’est la femme d’un empereur. Cet empereur a fait construire ce magnifique édifice en l’honneur de sa femme, parce qu’elle était morte après avoir donné naissance à son quatorzième enfant. Quatorze enfants… tu m’étonnes qu’après elle est morte — ça doit être compliqué. Cette femme est morte en 1631. La construction du Taj Mahal a commencé peu après et s’est terminée en 1648. L’empereur lui-même est mort vingt ans plus tard et a été enterré dans le Taj Mahal avec son épouse.
Et avec ça, on a fini les sept merveilles du monde moderne. Ce vote a été controversé, mais je trouve que c’est pas mal comme choix. Moi personnellement, j’aurais mis la tour Burj Khalifa à Dubaï — parce que c’est impressionnant — et bien sûr, la tour Eiffel, parce que je suis français. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans les sept merveilles du monde moderne, il y en a une seule en Europe — le Colisée à Rome — une au Moyen-Orient — Pétra — une en Asie de l’Est — la grande muraille de Chine — trois en Amérique du Sud — le Christ Rédempteur, le Machu Picchu, et Chichen Itza qui est en Amérique centrale techniquement — et une en Inde — le Taj Mahal.
On va maintenant passer à l’expression du jour. Maintenant qu’on a parlé des sept merveilles du monde antique hier et des sept merveilles modernes aujourd’hui, on ne fera pas non plus d’astuce du jour, pas de règle de français — pour éviter que le podcast soit trop long.
Expression du jour : « La goutte d’eau qui fait déborder le vase »
On va analyser les mots, comme d’habitude.
« La goutte d’eau. » Une goutte, c’est une toute petite quantité de liquide qui va se détacher de quelque chose. Quand vous pleurez une larme, c’est une goutte d’eau. Le matin, dans un jardin ou dans la forêt, on peut voir des gouttes d’eau sur les végétaux — ça s’appelle la rosée. Une goutte, c’est très petit. On peut avoir une goutte de vinaigre, une goutte d’huile — c’est toujours quelque chose de liquide. Ça ne peut pas être une goutte de farine.
Le « qui » va ici souligner et renforcer qu’on parle de la goutte d’eau — il introduit une proposition relative. Si je dis la phrase sans le « qui » : « la goutte d’eau fait déborder le vase » — c’est correct, on fait un constat. Mais avec le « qui » — « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » — on appuie sur la goutte d’eau, on la souligne. Ne retenez pas la notion de proposition relative, ce n’est pas la peine ici.
Le verbe « faire », conjugué au présent. C’est un verbe du troisième groupe — et je vais vous le conjuguer au présent, à l’imparfait et au passé simple. Au présent : « je fais, tu fais, il fait, nous faisons, vous faites, ils font. » À l’imparfait : « je faisais, tu faisais, il faisait, nous faisions, vous faisiez, ils faisaient. » Au passé simple : « je fis, tu fis, il fit, nous fîmes, vous fîtes, ils firent. »
« Déborder » — c’est quand quelque chose sort d’un récipient parce qu’il y a trop de liquide. En France récemment, il y a eu des inondations malheureusement — des rivières ont débordé. Le niveau de l’eau a monté, les rivières sont sorties de leur lit et ont envahi les routes, les champs, les villes.
« Le vase » — c’est le récipient dans lequel on met des fleurs. Imaginez que vous le remplissez complètement à ras bord — vraiment à ras ras ras bord. Il suffit de rajouter une seule goutte d’eau pour que l’eau déborde, pour qu’elle sorte du vase.
Alors, qu’est-ce que ça veut dire cette expression ? Évidemment, c’est une image — on ne parle pas vraiment d’un vase et d’eau. En fait, un petit problème, une petite contrariété vient s’ajouter à d’autres problèmes qui existaient déjà. Cette petite chose va provoquer une réaction forte chez la personne — une réaction violente — parce qu’il y avait déjà beaucoup de choses avant.
Le vase, c’est moi — c’est ma capacité à absorber les problèmes. S’il y a un gros problème, un deuxième, un troisième, je vais essayer de les gérer, mais ma capacité diminue. Il suffit d’un tout petit problème pour que je fasse une crise, que je pète un plomb, que je me lâche.
Je vais vous donner un exemple. Vous êtes au travail, on vous a déjà donné beaucoup de travail — pas mal de dossiers à gérer — et votre chef ou un collègue vous donne encore un petit dossier supplémentaire. Là, vous allez vous énerver : « Écoute, c’est pas possible, j’ai déjà énormément de travail, c’est pas la peine de m’en rajouter parce que je n’y arriverai pas. » Ce petit dossier en plus — qui n’était rien du tout — c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le vase, c’est vous. L’eau, c’est la quantité de travail que vous avez. Et la goutte d’eau, c’est ce petit dossier en plus.
La goutte d’eau qui fait déborder le vase, ça veut dire « ras-le-bol » — « trop, c’est trop. » Vous n’en pouvez plus, et n’importe quelle petite chose en plus va vous énerver, va provoquer une crise.
En anglais, on dit tout simplement « the last straw. »
Je pense qu’on a bien balayé l’expression et j’espère que vous avez compris. Demain, on verra l’expression « Ouvrir l’œil et le bon. » Si le podcast vous plaît, si vous voulez me soutenir, vous pouvez vous abonner à Patreon — ça me fera plaisir. Je vous souhaite une bonne journée et je vous dis donc à demain. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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