« La vérité sort de la bouche des enfants » et les nombres avant les noms dans les phrases

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien ! On est aujourd’hui le jeudi 24 juillet 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on attaque une expression française qui est « La vérité sort de la bouche des enfants. » Je vous répète : « La vérité sort de la bouche des enfants. »

1) Les fake news

Mais avant ça, je voulais vous parler un peu de vrai et de faux — des nouvelles, donc des infos et des fausses nouvelles qu’on appelle bien sûr les « fake news. » Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que dans l’expression du jour, il y a le mot « vérité » — et la vérité, c’est ce qui est vrai, ce qui est réel. Et donc, ça m’a fait penser aux fake news.

Aujourd’hui, il faut faire attention à tout ce qu’on voit, à tout ce qu’on entend. Quand vous voyez une image sur Internet, même quand vous voyez une vidéo, il faut bien sûr se demander si cette image ou cette vidéo est réelle ou si elle a été créée par l’intelligence artificielle.

C’est un vrai défi aujourd’hui, un vrai challenge que d’arriver à savoir si une image est vraie ou fausse. L’IA a tellement progressé et va tellement progresser dans les mois et les années à venir qu’on ne pourra plus distinguer une image réelle d’une image créée. Et ça, ce n’est pas dans 5 ou 10 ans — je crois que dans 6 mois ou 1 an, l’IA sera plus intelligente que la totalité des humains réunis. Donc vraiment, quand vous voyez ou lisez quelque chose sur Internet — je pense que vous le savez déjà, mais je le répète — vérifiez l’information, vérifiez les images, recoupez sur différents sites.

Aujourd’hui, plus que jamais, c’est très difficile de savoir si une information est vraie. Il y a 20 ans — en 2005, c’est pas si vieux — on avait l’information à la télé et dans les journaux. Comme l’intelligence artificielle n’existait pas, on était quasiment sûr qu’une image était réelle. Bien sûr, il y avait déjà des logiciels pour truquer les images, mais c’était assez grossier — on arrivait à voir si une image était retouchée. Aujourd’hui, ce n’est pas que l’image est retouchée, c’est qu’elle est créée de toute pièce, à partir de rien, avec l’IA. Donc, on ne sait plus qui croire, on ne sait plus quoi croire.

Avant, je ne me posais pas la question — je lisais sur mon site d’information habituel et j’y croyais. Aujourd’hui, je lis, j’y crois ou non, mais je vais vérifier ailleurs. J’espère qu’il sera toujours possible dans le futur de pouvoir vérifier les choses, parce que sinon, ça va laisser de l’espace à tout un tas de groupements, de pays, de personnes à qui ça va profiter de diffuser de fausses informations. Bon, c’est pas très rigolo ce que je raconte, mais au moins ça vous permet d’écouter du français. Le vrai ou le faux, aujourd’hui, c’est compliqué. À moins de voir quelque chose de ses propres yeux dans le réel, il faut faire très attention.

2) Astuce de français : les chiffres et les nombres dans une phrase

Avant de passer à l’expression du jour, je voulais vous parler d’une petite règle de français toute simple — une règle sur les nombres et les chiffres qu’on va insérer dans une phrase.

Si vous voulez parler de plusieurs choses — « trois maisons », « dix arbres » — eh bien, à chaque fois, il faudra placer le nombre avant le nom. Le chiffre ou le nombre se place toujours avant le nom. Je vais vous donner des exemples.

On va prendre une histoire connue de tout le monde : Les Trois Petits Cochons. Le chiffre « trois » est placé avant « petits cochons », avant le nom « cochon » et avant l’adjectif « petit. » On place le chiffre avant.

Si je vous parle des sept merveilles du monde — le chiffre « sept » est placé avant « merveilles du monde. » Les sept péchés capitaux. La Première Guerre mondiale — vous entendez ? Quand j’utilise « premier » ou « première » à la place de « un », c’est aussi avant le nom, avant « guerre. » La Deuxième Guerre mondiale, pareil. La Troisième Guerre mondiale — qui va arriver, je pense, dans les années à venir. Non, je rigole — mais c’est pas drôle. En tout cas, « troisième » se place avant le nom.

Les points cardinaux — le nord, le sud, l’est et l’ouest. Il y en a quatre. Donc on dit « les quatre points cardinaux. » À chaque fois, le chiffre ou le nombre se place avant le nom. Cinq baguettes de pain, trois pièces de bœuf, dix fruits — peu importe — c’est toujours avant. Et comme ça, vous avez appris ou révisé une règle de français.

3) Expression du jour : « La vérité sort de la bouche des enfants »

Et maintenant, on va passer à l’expression du jour : « La vérité sort de la bouche des enfants. »

« La vérité » — j’en ai parlé au début du podcast. C’est un nom commun féminin — on dit « la vérité. » C’est ce qui est vrai, ce qui est réel. Quelque chose de faux est irréel. Quelque chose de vrai est réel. Et de « vrai », on va avoir un mot dérivé — « la vérité » vient du mot « vrai. »

Le troisième mot, c’est « sort » — c’est le verbe « sortir » conjugué au présent. Sortir, c’est le contraire d’entrer. La sortie, c’est l’endroit par lequel vous quittez un lieu — l’entrée du métro, c’est là où vous accédez au métro ; la sortie, c’est là où vous en partez. Je vais vous conjuguer « sortir » au présent et au futur. Au présent : « je sors, tu sors, il sort, nous sortons, vous sortez, ils sortent. » Au futur : « je sortirai, tu sortiras, il sortira, nous sortirons, vous sortirez, ils sortiront. »

Le quatrième mot, c’est « de » — une préposition qui indique ici un point de départ. La vérité, une parole vraie, sort, part de la bouche des enfants. Le point de départ, c’est la bouche des enfants.

La bouche — c’est sur le visage ce qui me permet de parler. La bouche comprend les lèvres, les dents, la langue, le palais, tout ce qu’il y a à l’intérieur et à l’extérieur en dessous du nez. On dit « une bouche » pour un humain, mais on peut aussi parler d’une bouche de métro. Le trou par lequel vous entrez dans le métro avec les escaliers qui descendent dans le sol depuis la rue — ça s’appelle une bouche de métro. À Paris ou dans d’autres villes françaises, quand vous voyez l’entrée du métro avec les escaliers, c’est une bouche de métro. L’image, c’est un trou — comme la bouche pour nous, c’est creux, c’est ce qui permet de parler.

« La bouche des enfants » — le mot « des » est un article indéfini pluriel. C’est la bouche qui appartient aux enfants. Un enfant, c’est un être humain jeune — entre 0 et 12 ans environ, on est un enfant. Après, on est un adolescent, puis un adulte.

Alors, pourquoi dit-on « la vérité sort de la bouche des enfants » ? Parce qu’en fait, les enfants ont tendance à dire ce qui leur passe par la tête. Les enfants sont innocents, ils n’ont pas de filtre — pas de barrière qui empêche de dire certains mots. Nous, les adultes, on ne dit pas tout ce qui nous passe par la tête. On contrôle notre pensée, on filtre les paroles. Si vous pensez que quelqu’un est bête, vous n’allez pas lui dire « ah ouais, toi t’es vraiment bête en fait. » Vous allez lui dire « je comprends ce que tu dis, mais peut-être que tu devrais réfléchir à ça. » C’est bien politiquement correct, ça. Les adultes ont un filtre dans le cerveau qui laisse passer uniquement ce qu’on peut dire. Les enfants, eux, disent tout — ils n’ont pas de filtre — et souvent, c’est la vérité.

Je vais d’ailleurs vous raconter une histoire vraie que ma mère m’a racontée sur moi — quelque chose que j’ai dit quand j’étais enfant. Ma mère m’emmenait dans le train, j’avais peut-être cinq ou six ans. Je tenais ma mère par la main et je lui dis : « Maman, maman, pourquoi la dame elle est grosse ? » — en parlant d’une femme obèse qui était juste à côté de nous. Ma mère, toute rouge, m’a dit : « Il ne faut pas dire ça, fais attention à ce que tu dis, ça ne se dit pas. » Heureusement, je crois que la femme a plutôt souri, plutôt rigolé.

C’est un bon exemple de « la vérité sort de la bouche des enfants. » Un adulte n’aurait jamais dit « pourquoi vous êtes grosse ? » — il aurait vu que la femme était forte, mais n’aurait rien dit. L’enfant, lui, pose la question sans filtre. Et en plus, c’est la vérité.

D’où vient cette expression ? Elle vient de la Bible — le livre des Écritures saintes de la religion chrétienne. La Bible comprend l’Ancien Testament — les histoires d’avant la naissance de Jésus — et le Nouveau Testament — après. On y croit ou on n’y croit pas, chacun est libre. En tout cas, dans la Bible, Dieu utilisait la bouche des enfants pour révéler la vérité — il faisait passer ses messages à travers les enfants pour dire des vérités aux adultes. Et donc au fil des années, depuis 2000 ans, ça s’est transformé — aujourd’hui, on utilise cette expression dès qu’un enfant dit quelque chose de vrai.

Eh bien, vous pourrez dire : « Ah oui, la vérité sort de la bouche des enfants » — comme sur l’image du podcast, la petite que j’ai sélectionnée est toute mignonne et ne peut que dire la vérité. En anglais, on dit « out of the mouth of babes » — sortir de la bouche des enfants.

J’espère que vous avez compris l’expression et que votre niveau de français s’améliore — c’est pour ça que je fais ce podcast. Pour me remercier, vous pouvez me laisser un petit commentaire sur YouTube, sur Patreon, sur votre application de podcast, ou participer à mon Patreon pour m’aider à la production.

Demain, on s’occupera d’une nouvelle chanson française qui est très récente — l’album de cette chanteuse est sorti en mars 2025. Cette chanson s’appelle « Mauvais garçon » et elle est chantée par Héléna. Je vous laisse écouter le podcast demain pour découvrir la chanson. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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