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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd’hui afin d’étudier une nouvelle fable de La Fontaine. Cette fable s’appelle Le Coq et la Perle. Je vous répète : Le Coq et la Perle. Cette fable a été publiée, éditée pour la première fois en 1668 — donc au XVIIe siècle. Dans cette fable, il y a en fait deux parties — on peut dire que c’est quasiment deux fois la même histoire avec deux personnages différents.
Pour créer cette fable, La Fontaine s’est inspiré d’une fable bien plus ancienne. L’auteur de cette fable s’appelait Phèdre — c’était un auteur latin et un fabuliste. Quelqu’un qui crée, qui écrit des fables, on appelle ça un fabuliste. Et il y a beaucoup d’autres fables de La Fontaine qui sont inspirées de fables de Phèdre. Mais bon, c’est un détail.
Donc, comment on va faire aujourd’hui ? Comme d’habitude, je vais vous lire la fable doucement, puis on va voir chaque ligne, chaque phrase, et je vais vous expliquer les mots. Ensuite, je vais vous relire la fable à vitesse normale — comme si je la lisais à un Français. Et enfin, je vais vous lire une version plus facile que j’ai réécrite avec des mots plus simples. Comme je vous aurais déjà donné les explications, ce sera encore plus facile à comprendre.
Allez, sans plus tarder, on commence. Je vais vous lire la fable doucement.
Le Coq et la Perle, par Jean de La Fontaine.
Un jour un coq détourna une perle, qu’il donna Au beau premier lapidaire. « Je la crois fine, dit-il, mais le moindre grain de mil Serait bien mieux mon affaire. »
Un ignorant hérita D’un manuscrit qu’il porta Chez son voisin le libraire. « Je crois, dit-il, qu’il est bon, Mais le moindre ducaton Serait bien mieux mon affaire. »
Et là, on a fini la fable de La Fontaine. Vous voyez, elle est assez courte — contrairement à la précédente où j’ai dû faire deux podcasts. Elle ne fait que 12 lignes. Et en fait, c’est deux petites histoires de six lignes. La première histoire, c’est celle d’un coq qui trouve une perle. La deuxième, c’est celle d’une personne qui reçoit un livre rare. Mais je vais tout vous expliquer maintenant.
Ligne 1 : Un jour, un coq détourna.
Le coq, c’est un animal — le mâle de la poule. Le coq, ça fait ce bruit-là. Et « détourna » — c’est le verbe « détourner » conjugué au passé simple. Ici, « détourner » veut dire mettre de côté. Donc le coq va récupérer, mettre de côté quelque chose.
Ligne 2 : Une perle qu’il donna.
Une perle, c’est quelque chose de précieux. On en fait des bijoux — des boucles d’oreilles, des colliers, des bagues. La perle se forme dans certaines coquilles, par exemple dans certaines huîtres. C’est quelque chose qui vaut de l’argent. Et « donna » — c’est le verbe « donner » au passé simple. Donc le coq va mettre de côté une perle et la donner à quelqu’un.
Ligne 3 : Au beau premier lapidaire.
« Beau » ici, c’est du vieux français — ça n’a pas le sens du beau aujourd’hui. « Au beau premier », ça veut dire « au tout premier » — le coq donne la perle au premier lapidaire qu’il voit. Un lapidaire, c’est un métier — quelqu’un qui travaille les pierres précieuses : rubis, émeraudes, bijoux en général.
Ligne 4 : « Je la crois fine, dit-il. »
C’est le coq qui parle. Il dit au lapidaire : « je crois que cette perle est précieuse, qu’elle vaut de l’argent. »
Lignes 5 et 6 : Mais le moindre grain de mil / Serait bien mieux mon affaire.
Je vous explique les deux lignes ensemble. Le coq dit qu’il préférerait avoir autre chose — un grain de mil. Le mil, c’est un type de céréale. Donc le coq dit qu’il préférerait avoir des céréales plutôt que cette perle. « Serait bien mieux mon affaire » — en français moderne, on dirait « ferait bien mieux mon affaire. » « Faire l’affaire de quelqu’un », ça veut dire que quelque chose vous conviendrait. Donc le coq dit à l’artisan : « cette perle est rare, mais moi, je préférerais avoir des céréales. » Ce qui est précieux pour l’artisan ne l’est pas pour le coq — il ne peut pas manger une perle.
On continue avec la ligne 7 — début de la deuxième histoire.
Ligne 7 : Un ignorant hérita.
« Ignorant » — c’est quelqu’un qui ne sait rien, qui est novice. Ignorer, ça veut dire ne pas savoir. Un ignorant, c’est un nom. « Hérita » — c’est le verbe « hériter » au passé simple. Hériter, c’est recevoir quelque chose de quelqu’un, généralement de ses parents à leur mort. Ça s’appelle un héritage. S’il y a plusieurs frères et sœurs — moi, j’ai deux sœurs, donc nous sommes trois — l’héritage sera partagé en trois.
Lignes 8 et 9 : D’un manuscrit qu’il porta / Chez son voisin le libraire.
Un manuscrit, c’est un beau livre rare — un livre écrit à la main, qui vaut probablement de l’argent. Et cet ignorant va amener ce livre chez le libraire. Le libraire, c’est là où vous achetez des livres — et parfois, il peut aussi vous en racheter.
Ligne 10 : « Je crois, dit-il, qu’il est bon. »
C’est l’ignorant qui parle. « Bon » ici veut dire « rare. » La personne dit au libraire : « je crois que ce livre est rare. »
Lignes 11 et 12 : Mais le moindre ducaton / Serait bien mieux mon affaire.
Un ducaton, c’était le nom d’une pièce de monnaie à l’époque. Donc la personne dit : « plutôt que ce livre, je préférerais avoir une pièce ou deux. » Elle ne sait pas quoi faire de ce manuscrit. C’est la même conclusion que l’histoire du coq.
La morale est la même dans les deux histoires — ce qui est précieux pour certains ne l’est pas pour d’autres. Pour le lapidaire, une perle est précieuse. Pour le coq, c’est sans intérêt — il préfère des céréales. Pour un libraire, un beau manuscrit rare a de la valeur. Pour l’ignorant, une pièce vaut mieux.
La morale globale, c’est qu’il est important de connaître la valeur des choses. Il ne faut pas se limiter à ce qu’on connaît et s’intéresser à tout — parce que certaines choses ont de la valeur et il faut savoir les apprécier. Ça peut être quelque chose de matériel — comme la perle ou le livre — mais aussi d’immatériel. « Immatériel » — vous avez le préfixe « im », qui exprime le contraire. Immatériel, c’est quelque chose qu’on ne peut pas toucher — une qualité, par exemple. Il faut savoir apprécier les qualités des gens et ne pas passer à côté.
J’espère que ce n’est pas trop compliqué. Dites-moi en commentaire si je parle trop vite ou si vous voulez plus d’explications.
Et maintenant, je vais vous relire la fable à vitesse normale.
Le Coq et la Perle, par Jean de La Fontaine.
Un jour un coq détourna une perle, qu’il donna Au beau premier lapidaire. « Je la crois fine, dit-il, mais le moindre grain de mil Serait bien mieux mon affaire. »
Un ignorant hérita D’un manuscrit qu’il porta Chez son voisin le libraire. « Je crois, dit-il, qu’il est bon, Mais le moindre ducaton Serait bien mieux mon affaire. »
Et maintenant, ma version simplifiée.
Le Coq et la Perle, réécrite par Adrien.
Un jour, un coq mit de côté une perle qu’il donna à un artisan de pierres précieuses. — Je crois qu’elle vaut cher, dit-il, mais je préférerais avoir un peu de céréales à manger.
Un novice hérita d’un beau livre qu’il amena chez un libraire. — Je crois, dit-il, qu’il est rare, mais je préférerais avoir une pièce ou deux.
Et voilà, on a fini l’étude de cette fable de La Fontaine. J’espère que ça vous a plu. Vous pouvez me le dire dans les commentaires — et même me conseiller des fables que vous connaissez, ou des expressions françaises que vous aimeriez que j’explique. Je vous dis donc à demain ! Bye bye, hasta luego, matane !
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