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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et que vous êtes bien réveillés parce qu’aujourd’hui, on va voir une fable de La Fontaine qui n’est pas si facile que ça. Mais d’abord, on est le dimanche 20 juillet 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien.
Donc, je vous disais, la fable aujourd’hui n’est pas si facile et elle est assez longue. Elle fait 39 lignes, donc on va la faire en deux podcasts — aujourd’hui et demain. Aujourd’hui, je vais vous lire la fable doucement en français, puis je vais vous expliquer la moitié des phrases — à peu près 18 à 20 lignes suivant le temps. On continuera demain avec le reste de l’explication, puis je vous lirai la fable à vitesse normale, et enfin, comme d’habitude — maintenant vous êtes habitués — une version simplifiée réécrite par moi.
On va tout de suite, sans plus de préambule, commencer avec la lecture de la fable.
Le Lion et le Moucheron, par Jean de La Fontaine.
« Va-t-en, chétif insecte, excrément de la terre ! » C’est en ces mots que le lion Parlait un jour au moucheron. L’autre lui déclara la guerre. « Pense-tu, lui dit-il, que ton titre de roi Me fasse peur ni me soucie ? Un bœuf est plus puissant que toi, Je le mène à ma fantaisie. » À peine il achevait ces mots Que lui-même il sonna la charge, Fut le trompette et le héros. Dans les abords, il se mit au large ; Puis prend son temps, fond sur le cou Du lion, qu’il rend presque fou. Le quadrupède écume, et son œil étincelle ; Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ; Et cette alarme universelle Est l’ouvrage d’un moucheron. Un avorton de mouche en cent lieux le harcèle : Tantôt pique les flancs, et tantôt le museau, Tantôt entre au fond du naseau. La rage alors se trouve à son faîte montée. L’invisible ennemi triomphe, et rit de voir Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir. Le malheureux lion se déchire lui-même, Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs, Bat l’air, qui n’en peut mais, et sa fureur extrême Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents. L’insecte du combat se retire avec gloire : Comme il sonna la charge, il sonne la victoire ; Va partout l’annoncer, et rencontre en chemin L’embuscade d’une araignée. Il y rencontre aussi sa fin. Quelle chose par là nous peut être enseignée ? J’en vois deux : dont l’une est qu’entre nos ennemis Les plus à craindre sont souvent les plus petits ; L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire, Qui périt pour la moindre affaire.
Et voilà, j’ai fini de vous lire la fable « Le Lion et le Moucheron. » Je pense que vous n’avez rien compris, en tout cas pas grand-chose — mais le but de ce podcast, c’est bien sûr de vous expliquer les phrases pour que vous compreniez mieux. Vous pouvez toujours aller sur Internet, chercher le texte sur un site — tapez « Le Lion et le Moucheron », vous allez trouver la fable — et lire en même temps que vous écoutez.
Maintenant, je vais vous expliquer la fable ligne par ligne.
Ligne 1 : « Va-t-en, chétif insecte, excrément de la terre ! »
Ça, ce n’est pas très gentil. On comprend que quelqu’un parle — on ne sait pas encore si c’est le lion ou le moucheron. En tout cas, un personnage dit « va-t-en » — c’est le verbe « aller » à l’impératif, ça veut dire « dégage », « disparais de ma vue. » La suite : « chétif insecte » — « chétif » veut dire « faible », c’est le contraire de fort. Et « insecte » — les mouches, les moustiques, les mouches, les cloportes, les vers de terre — ce sont des insectes, des petites bestioles qui vivent en l’air ou dans la terre, qui parfois nous embêtent, mais qui sont très utiles pour la biodiversité. Donc avec « chétif insecte », on sait que le personnage qui parle s’adresse au moucheron. Et il finit par « excrément de la terre » — « excrément », ce sont des selles, c’est le caca, c’est la merde pour le dire plus vulgairement. Donc en gros, « petite merde qui sort de la terre » — c’est très insultant. Le lion est en train d’insulter méchamment le moucheron.
Ligne 2 : C’est en ces mots que le lion.
On comprend que c’est le lion qui parle. « En ces mots » — en utilisant ces mots-là.
Ligne 3 : Parlait un jour au moucheron.
Je relis les deux lignes ensemble : « C’est en ces mots que le lion parlait un jour au moucheron. » Les choses sont posées — le lion parle au moucheron et l’a insulté. Je pense que dans ma version simplifiée, je vais plutôt remplacer « moucheron » par « moustique. » La différence : le moucheron est un petit insecte qui vole mais qui ne pique pas. Le moustique, lui, pique et fait mal. Donc on a le lion — le roi des animaux, une grosse bête féroce — qui parle à un petit moustique.
Ligne 4 : L’autre lui déclara la guerre.
« L’autre », c’est le moucheron. Il va déclarer la guerre au lion — la petite bête va s’attaquer à la grosse bête.
Ligne 5 : « Pense-tu ? » lui dit-il.
C’est maintenant le moustique qui parle. « Pense-tu » — on a ici une inversion sujet-verbe, qui est la marque de la phrase interrogative. Dans une phrase affirmative, on a « sujet + verbe. » Dans une phrase interrogative, on a « verbe + sujet. »
Ligne 6 : Que ton titre de roi me fasse peur ni me soucie ?
Je relis les lignes 5 et 6 ensemble : « Pense-tu que ton titre de roi me fasse peur ni me soucie ? » Le lion est le roi des animaux, le plus fort de tous. Le moustique lui dit : est-ce que tu penses que parce que tu es le roi, tu me fais peur ou tu me déranges ? Il y a un point d’interrogation — c’est bien une question.
Ligne 7 : Un bœuf est plus puissant que toi.
Le bœuf, c’est le mâle de la vache, qui a été castré — imaginez une vache un peu plus puissante. Le moustique dit au lion que le bœuf est plus puissant que lui.
Ligne 8 : Je le mène à ma fantaisie.
C’est toujours le moustique qui parle. « Mener à sa fantaisie », ça veut dire faire ce qu’on veut de quelqu’un, le maîtriser. Donc le moustique dit : je fais ce que je veux du bœuf, alors que le bœuf est plus puissant que toi. En gros, je peux aussi te maîtriser — tu ne me fais pas peur.
Ligne 9 : À peine il achevait ces mots.
C’est le narrateur qui reprend. « Achever » veut dire « finir. » Au moment où le moustique finit sa phrase…
Ligne 10 : Que lui-même il sonna la charge.
« Sonner la charge » — dans les guerres d’autrefois, il y avait quelqu’un qui, avec un instrument de musique, donnait le signal pour que tout le monde parte à l’assaut en même temps. Donc le moustique, à peine a-t-il fini de parler, décide d’attaquer le lion.
Ligne 11 : Fut le trompette et le héros.
« Fut » — c’est le verbe « être » au passé simple. Le moustique a sonné la charge — il est à la fois la trompette et le héros. En gros, il attaque comme s’il avait déjà gagné.
Ligne 12 : Dans les abords, il se mit au large.
« Dans les abords » — au début, d’abord. « Se mettre au large » — s’éloigner. Donc au début de l’assaut, le moustique commence par s’éloigner.
Lignes 13 et 14 : Puis prend son temps, fond sur le cou / Du lion, qu’il rend presque fou.
D’abord, il s’éloigne — puis il prend son temps, réfléchit, et tout d’un coup, il fonce vers le cou du lion. « Foncer », c’est aller très vite. Il a choisi le cou du lion comme cible. Et avec ses piqûres et son bruit — vous savez le bruit insupportable des moustiques la nuit — le lion devient presque fou.
Ligne 15 : Le quadrupède écume, et son œil étincelle.
« Quadrupède » — un animal à quatre pattes. Pour éviter de répéter « lion », La Fontaine utilise ce mot. « Écume » — dans ce contexte ancien, ça veut dire « s’énerve », « se met hors de lui. » « Son œil étincelle » — son œil brille, il devient fou en cherchant à tuer le moustique.
Ligne 16 : Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ.
Le lion pousse un rugissement. Tous les animaux autour se cachent et tremblent d’entendre le roi des animaux crier ainsi.
Ligne 17 : Et cette alarme universelle.
L’alarme, c’est un bruit très fort et très désagréable — comme quand une alarme de maison se déclenche. Le rugissement du lion, La Fontaine le compare à une alarme universelle — n’importe qui qui l’entend prend peur et fuit. Imaginez-vous face à un lion qui rugit en Afrique.
Ligne 18 : Est l’ouvrage d’un moucheron.
« L’ouvrage », c’est le travail, le résultat. Ce rugissement, cette alarme universelle — tout ça est dû au moucheron. C’est à cause de ce tout petit insecte que le lion est en train de devenir fou.
On s’arrête là pour aujourd’hui — ligne 18. On continuera demain à partir de la ligne 19. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
Lire la transcription
Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le lundi 21 juillet 2025 et aujourd’hui, on va continuer la fable de La Fontaine d’hier. Je ne vais pas vous la relire en entier — je vais juste vous faire un petit résumé et on reprend à la ligne 19. Si vous n’avez pas écouté le podcast d’hier, je vous conseille de commencer par celui-là, sinon vous n’allez pas comprendre grand-chose.
Petit résumé : c’est l’histoire d’un lion et d’un moustique. Le lion insulte le moustique, et le moustique, pas peur, dit au lion que c’est lui qui va gagner. Le moustique commence à attaquer le lion — il vole autour de lui, il le pique — mais le lion n’arrive pas à le tuer. Et donc, on continue avec la ligne 19.
Ligne 19 : Un avorton de mouche en cent lieux le harcèle.
« Avorton », c’est un mot familier pour dire « gamin », un petit enfant. Donc « avorton de mouche », ça veut dire « petite mouche » — c’est le moustique. « En cent lieux » — le « lieu » était une mesure de distance du XVIIe ou XVIIIe siècle. Ça veut dire sur plusieurs kilomètres. Donc le moustique va embêter, harceler, poursuivre le lion sur des kilomètres et des kilomètres. Le lion a essayé de le tuer mais n’a pas réussi — maintenant il essaie de fuir mais n’y arrive pas non plus.
Ligne 20 : Tantôt pique les échines, et tantôt le museau.
« Tantôt » veut dire « parfois », « soit. » L’échine, c’est le dos — la partie entre la base de la tête et la queue. Le museau, c’est la gueule du lion, son visage. Donc le moustique pique soit le dos, soit le visage du lion.
Ligne 21 : Tantôt entre au fond du naseau.
Le naseau, c’est le trou de nez pour un animal — l’endroit par lequel il respire. Donc le moustique va piquer parfois le dos, parfois le visage, parfois carrément dans le nez. Vous pouvez imaginer l’énervement du lion.
Ligne 22 : La rage alors se trouve à son faîte montée.
« À son faîte montée » — c’est une expression qu’on n’emploie plus aujourd’hui. Dans sa globalité, ça veut dire que le lion devient fou de rage. Le lion n’en peut plus de ce moustique. Il est en train — pour ceux qui ont écouté le podcast d’avant-hier — d’avoir les fils qui se touchent. Il devient fou.
Ligne 23 : L’invisible ennemi triomphe.
« Invisible » — quelque chose qu’on ne voit pas. Le lion n’arrive pas à voir le moustique, son ennemi. Un ennemi, c’est quelqu’un à qui on veut faire du mal, ou qui veut nous faire du mal. « Triomphe » — il gagne. Le moustique jubile.
Lignes 23, 24 et 25 : …et rit de voir / Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée / Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le moustique rit, il est content, heureux de voir que ni les griffes ni les dents du lion n’arrivent à le tuer. Ces trois lignes veulent dire : malgré ses griffes acérées et ses dents tranchantes, le roi des animaux est impuissant face au moustique.
Ligne 26 : Le malheureux lion se déchire lui-même.
C’est comme nous la nuit, quand un moustique tourne autour de notre oreille — on attend qu’il soit près et on se met une claque. Le lion, c’est pareil — il entend le moustique, il veut le tuer, et donc il se met des coups de pattes. Mais il a des griffes énormes, alors il se fait mal à lui-même.
Ligne 27 : Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs.
Le lion fait bouger sa queue très vite contre ses flancs. Les flancs, ce sont les côtés du corps. Imaginez — le lion est un animal à quatre pattes, au bout de sa colonne vertébrale il a sa queue, et il la fait claquer contre les côtés de son ventre.
Lignes 28 et 29 : Bat l’air, qui n’en peut mais, et sa fureur extrême / Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents.
La queue bat l’air mais ne touche pas le moustique. Et cet énervement, après avoir couru sur des kilomètres et fait voler sa queue dans tous les sens, finit par épuiser le lion. « Le voilà sur les dents » — c’est une expression qu’on n’a pas encore vue. Ici, dans la fable, ça veut dire être fatigué, épuisé. Le moustique a gagné — il a réussi à épuiser le lion, comme il l’avait dit au début.
Ligne 30 : L’insecte du combat se retire avec gloire.
« Se retirer avec gloire » — il a gagné, il arrête d’embêter le lion, il s’en va avec fierté d’avoir remporté cette bataille.
Ligne 31 : Comme il sonna la charge, il sonne la victoire.
« Sonner la charge », c’est le signal du départ de l’attaque. « Sonner la victoire », c’est quand l’armée a gagné — elle fait du bruit pour le montrer. Le moustique a sonné la charge au début, il attaqué sans relâche, et maintenant il sonne la victoire, tout fier.
Ligne 32 : Va partout l’annoncer, et rencontre en chemin.
Le moustique va annoncer partout qu’il a battu le lion. Et en chemin — pendant qu’il le dit à tout le monde…
Ligne 33 : L’embuscade d’une araignée.
Une embuscade, c’est un piège qu’on tend à quelqu’un. Ici, c’est une toile d’araignée — comme on « tend » une toile d’araignée. Le moustique, tout content d’avoir gagné, ne fait plus attention et se retrouve pris dans une toile d’araignée.
Ligne 34 : Il y rencontre aussi sa fin.
Il va se faire tuer par l’araignée. Il va mourir dans la toile d’araignée.
À partir de la ligne 35, on arrive à la morale de la fable.
Ligne 35 : Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
Le narrateur nous demande : que peut-on retenir de cette histoire ? Que peut-on apprendre du lion et du moustique ?
Ligne 36 : J’en vois deux.
Deux choses à retenir.
Lignes 36 et 37 : Dont l’une est qu’entre nos ennemis, / Les plus à craindre sont souvent les plus petits.
Dans nos ennemis, les plus dangereux sont souvent les plus petits. Il faut se méfier des gens qui paraissent faibles ou petits — ce sont peut-être eux qui vont vous faire le plus de mal.
Lignes 38 et 39 : L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire, / Qui périt pour la moindre affaire.
« Péril » veut dire danger. Si vous réussissez à éviter un très grand danger, peut-être que vous allez mourir d’un petit. « Périr » veut dire mourir. Comme le moustique — il a réussi à gagner contre le lion, il a échappé à ce grand danger, et tout content, il ne fait plus attention et se fait attraper par une petite araignée. Il a évité le grand danger mais s’est laissé avoir par le petit. La morale : on peut résoudre de grands problèmes, éviter de grandes menaces, mais ce sont souvent les petits dangers, les petits accidents auxquels il faut aussi faire attention.
Et avec ça, on a fini d’étudier la fable du lion et du moucheron. Est-ce que vous avez mieux compris ? Est-ce que vous avez compris le sens et la morale ? J’espère que oui.
Je vais vous relire maintenant la fable à vitesse normale, comme si je la lisais à un Français.
Le Lion et le Moucheron, par Jean de La Fontaine.
« Va-t-en, chétif insecte, excrément de la terre ! » C’est en ces mots que le lion Parlait un jour au moucheron. L’autre lui déclara la guerre. « Pense-tu, lui dit-il, que ton titre de roi Me fasse peur ni me soucie ? Un bœuf est plus puissant que toi, Je le mène à ma fantaisie. » À peine il achevait ces mots Que lui-même il sonna la charge, Fut le trompette et le héros. Dans les abords, il se mit au large ; Puis prend son temps, fond sur le cou Du lion, qu’il rend presque fou. Le quadrupède écume, et son œil étincelle ; Il rugit ; on se cache, on tremble à l’environ ; Et cette alarme universelle Est l’ouvrage d’un moucheron. Un avorton de mouche en cent lieux le harcèle : Tantôt pique les échines, et tantôt le museau, Tantôt entre au fond du naseau. La rage alors se trouve à son faîte montée. L’invisible ennemi triomphe, et rit de voir Qu’il n’est griffe ni dent en la bête irritée Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir. Le malheureux lion se déchire lui-même, Fait résonner sa queue à l’entour de ses flancs, Bat l’air, qui n’en peut mais, et sa fureur extrême Le fatigue, l’abat : le voilà sur les dents. L’insecte du combat se retire avec gloire : Comme il sonna la charge, il sonne la victoire ; Va partout l’annoncer, et rencontre en chemin L’embuscade d’une araignée. Il y rencontre aussi sa fin. Quelle chose par là nous peut être enseignée ? J’en vois deux : dont l’une est qu’entre nos ennemis Les plus à craindre sont souvent les plus petits ; L’autre, qu’aux grands périls tel a pu se soustraire, Qui périt pour la moindre affaire.
Et pour finir, voici ma version simplifiée.
Le Lion et le Moustique, par Adrien.
« Va-t-en, faible insecte, petite merde ! » — c’est comme cela que le lion parlait au moustique. Ce dernier lui déclara la guerre. « Penses-tu, parce que tu es le roi, que tu me fais peur ? Bien qu’un bœuf soit plus puissant que toi, j’en fais ce que je veux. » Au moment où il finit de parler, il charge sur le lion, comme un vainqueur. D’abord, il s’éloigne, puis, au bon moment, fonce sur le cou du lion qu’il rend presque fou. Le roi des animaux s’énerve, s’excite, il rugit, il hurle. Les autres animaux se cachent de peur. Tout ce bruit à cause d’un moustique. L’insecte poursuit le lion sur plusieurs kilomètres, en piquant soit le dos, soit la gueule, soit le fond du nez. Le lion devient fou de rage. Le petit insecte rit car ni griffes ni dents de la bête n’arrivent à le tuer. Le pauvre lion se fait mal à lui-même. Il fait voler sa queue autour de lui sans rien toucher. Et cet accès de rage l’épuise. Le petit combattant remporte la bataille. Il a commencé la guerre contre le lion et il l’a gagnée. Il va donc l’annoncer à tous les animaux — et en chemin, il rencontre une toile d’araignée, et il va y mourir.
Que peut-on retenir de cette histoire ? Je vois deux choses importantes. La première, c’est que de tous nos ennemis, le plus dangereux est souvent le plus petit. La deuxième, c’est qu’on peut réussir à se sortir d’un grand danger, mais un petit accident peut nous coûter la vie.
Je suis fatigué d’avoir lu autant. On a fini cette fable de La Fontaine, « Le Lion et le Moucheron » — entre hier et aujourd’hui, on en a fait l’intégralité. Demain, on va faire une nouvelle expression française : « Filer à l’anglaise. » Je vous dis donc merci beaucoup de m’avoir écouté et à bientôt. Bye bye, hasta luego, matane !
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