« Marmonner dans sa barbe » et le pronom « y »

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le mardi 29 juillet 2025 et aujourd’hui, on va parler d’une expression française qui est « Marmonner dans sa barbe. » Je vous la répète : « Marmonner dans sa barbe. »


1) Le barbier

Avant ça, bien sûr, comme d’habitude, je vais faire une petite introduction en rapport avec l’expression du jour — ou en tout cas en rapport avec le mot « barbe » — et je vais vous parler du barbier. Le barbier, c’est la personne qui va s’occuper de couper, de tailler la barbe. Le coiffeur, c’est pour les cheveux. Le barbier, c’est pour la barbe. C’est donc pour les hommes — quoiqu’il y ait quelques femmes qui ont de la barbe aussi. Mais en général, bien sûr, c’est pour les hommes. Et moi, je vais de temps en temps chez le barbier — parce qu’on dit « chez le barbier » et pas « au barbier. » On dit « chez le coiffeur » et pas « au coiffeur. » C’est une petite faute de français, pas très importante — si vous dites « je vais au coiffeur », on comprend — mais c’est quand même une petite faute. Je vais chez le coiffeur, je vais chez le barbier.

Moi, j’ai les cheveux à la hauteur des épaules que j’attache derrière ma tête avec un chignon. Quand je vais chez le coiffeur — une fois tous les deux ou trois mois — j’en profite aussi pour me faire tailler la barbe. J’ai une barbe courte, ce qu’on appelle une barbe de trois jours. Mais quand je sais que j’ai rendez-vous chez le barbier, eh bien, je ne me coupe pas la barbe pendant une semaine au moins. D’abord parce que j’ai la flemme — ça me saoule de me raser, vous ne pouvez pas savoir — et ensuite parce qu’il faut que le barbier ait du travail. Si j’arrive avec la barbe déjà taillée, ça ne sert à rien.

Donc, j’arrive chez le barbier — on dirait Chewbacca. Vous savez, dans Star Wars… quelle belle imitation de Chewbacca. Enfin bref. Donc, je me fais couper les cheveux et je me fais tailler la barbe. Et depuis quelques années maintenant, il y a des soins spécifiques quand on va chez le barbier. Avant, chez le barbier, il vous mettait un peu d’eau, il prenait son rasoir — son coupe-chou, comme on appelle ça — il vous passait ça sur la barbe pour tout enlever, ou alors il prenait sa tondeuse et ses ciseaux pour tailler la barbe.

Maintenant, le barbier, on se croirait chez l’esthéticienne, c’est incroyable. Il y a un gel pour avant la coupe, un produit pour après la coupe, un soin avec une serviette chaude, un truc pour les yeux, un contour de je ne sais quoi. C’est incroyable. Franchement, on se fait dorloter — c’est impressionnant. Le seul problème pour moi — et je l’ai dit la dernière fois au barbier — c’est qu’on est allongé sur une chaise. Ça, c’est très bien, on a presque envie de s’endormir. Mais la chaise n’est pas totalement allongée — le dos, le bassin, les bras sont bien à plat, mais le bout de la chaise est encore plié, donc on a mal au dos.

La dernière fois, j’étais un peu mal installé. Je lui ai dit et il a repositionné la chaise — mais si je n’avais rien dit, je serais resté mal installé. Donc, il ne faut pas hésiter, quand quelque chose ne vous convient pas chez un professionnel, à le dire — que ce soit chez le barbier, chez le dentiste, au restaurant, peu importe. S’il y a quelque chose qui ne va pas, dites-le, et le professionnel, l’artisan, fera au mieux pour que ça s’arrange.

Donc, on revient chez le barbier — je me fais couper les cheveux, tailler la barbe, le shampoing, le soin du visage, toutes les petites crèmes de machin-truc, la serviette chaude à la fin — ça, c’est royal. Après ça, j’étais tout beau, tout propre — les cheveux secs bien coupés, la barbe nickel. Et là, je sors du centre commercial — parce que le barbier où je vais est dans un centre commercial — et là, des trombes d’eau. Le déluge qui me tombe dessus. Évidemment, j’étais en t-shirt, donc me voilà avec les cheveux tout trempés, les crèmes qu’il m’avait mises sur le visage qui partaient avec l’eau. Bref, j’étais un peu comme j’étais arrivé avant, sauf que j’avais la barbe taillée. Tout ça pour vous dire que maintenant, le barbier, c’est assez impressionnant. Ils se sont beaucoup améliorés et proposent aux hommes des soins qu’avant, on ne proposait qu’aux femmes — les crèmes de jour, les sérums anti-fatigue de je ne sais quoi. Grâce au barbier, les hommes ont aussi accès à tout ça, et vous pouvez même acheter des produits chez le barbier pour les utiliser chez vous. Bref, ça, c’était ma petite introduction sur la barbe et le barbier.


2) Astuce du jour : le pronom « y »

Et donc, comme promis hier, aujourd’hui, on va parler du pronom « y. » Hier, on a fait le pronom « en » — E-N. Eh bien « y » s’utilise aussi pour remplacer une chose ou un endroit, mais contrairement à « en », devant le nom qu’il devra remplacer, on va trouver une préposition.

Je n’ai toujours pas fait de podcast spécifique sur les prépositions — je suis désolé. À chaque fois, je dis que je vais en faire un, mais j’ai toujours autre chose de prévu. Je me le note et je le ferai dans quelques jours, voire quelques semaines. Donc, devant le nom à remplacer, on peut avoir une préposition qui peut être « à », « au » — A-U — « aux » — A-U-X — « à la », « dans », « chez » ou « sur. »

Ces prépositions se trouvent devant un nom et pour éviter une répétition, on utilise le pronom « y. » Le pronom « y » remplace ce nom et se place avant le verbe. Je vais vous donner des exemples — dont le premier avec le barbier.

« Tu vas chez le barbier ? Oui, j’y vais. » « J’y vais » — le « y » remplace « chez le barbier. » On pourrait dire « oui, je vais chez le barbier », mais en français, on n’aime pas les répétitions, donc on utilise « y. »

Autres exemples : « Tu habites à Paris ? Oui, j’y habite. » Ici, « y » remplace « à Paris » — et « à » est une préposition. « Est-ce qu’elle va au travail ? Oui, elle y va. » Ici, « y » remplace « au travail. » On pourrait répondre « oui, elle va au travail », mais on veut éviter la répétition.

Encore quelques exemples : « Vous êtes dans la cuisine ? Oui, nous y sommes. » « Tu vas chez Adrien ? Non, je n’y vais pas. » Ici, on a la négation — le sujet « je », le « n’ » marqueur de négation, « y », le verbe « aller » conjugué « vais » et « pas » deuxième marqueur de négation : « Non, je n’y vais pas. » Et un dernier : « On va sur la plage ? Non, on n’y va pas maintenant » — ça veut dire qu’on ira plus tard. Le « y » remplace « la plage. »

En fait, le pronom « y » et le pronom « en » se ressemblent beaucoup — ils servent tous les deux à remplacer un mot pour éviter une répétition. Le « y » se place toujours avant le verbe. Et ce qu’il faut savoir, c’est qu’avec le passé composé, on place le « y » avant l’auxiliaire — « être » ou « avoir. »

Exemple : « Tu es allé au cinéma ? Oui, j’y suis allé. Et toi ? Non, je n’y suis pas allé. » Je vous répète : « Tu es allé au cinéma ? Oui, j’y suis allé. Et toi ? Non, je n’y suis pas allé. » On a ici plusieurs passé composé. « Tu es allé » — passé composé du verbe « aller. » La réponse : « j’y suis allé » — « j’y » puis l’auxiliaire « être » conjugué « suis », et le participe passé « allé. » Le « y » se place avant l’auxiliaire. Et « non, je n’y suis pas allé » — même structure avec la négation.

Et avec ça, on a fini l’étude du pronom « y. »


3) Expression du jour : « Marmonner dans sa barbe »

Et tout de suite, on va passer à l’expression du jour : « Marmonner dans sa barbe. »

« Marmonner » — ça veut dire quoi ? C’est comme murmurer, comme chuchoter, mais avec un peu d’agressivité, un peu de contrariété. Murmurer, c’est parler doucement — là je murmure, là je chuchote, est-ce que vous m’entendez ? Et marmonner, c’est un peu ça, mais quand on n’est pas content — là, je marmonne : « là tu vas voir un peu toi… de toute façon j’avais pas envie de le faire… chier ce truc. » Ça, c’est marmonner. C’est comme un animal qui va grommeler. Et marmonner, c’est fait exprès — fait exprès pour que l’autre ne comprenne pas bien ce qu’on dit, mais qu’il comprenne quand même qu’on est en train de lui répondre quelque chose de pas très gentil.

« Dans sa barbe » — la barbe, j’en ai parlé au début. Ce sont les poils qui poussent sur les joues, sur le cou et au-dessus de la bouche — ça, c’est la moustache. En tout cas, la barbe, ce sont les poils du visage chez les hommes.

Le mot « sa » devant « barbe » — « sa » s’écrit S-A — c’est un déterminant possessif. Il marque la possession — c’est la barbe appartenant à la personne. « Ma » barbe c’est la mienne, « ta » barbe c’est la tienne, « sa » barbe c’est la sienne.

Donc, « marmonner dans sa barbe », ça veut dire parler de façon à peine audible. Comme je vous l’ai montré tout à l’heure — des bruits de bouche, une voix basse, sans articuler. Ça, c’est marmonner dans sa barbe.

C’est marrant parce que cette expression s’utilise pour tout le monde — les hommes, les femmes, les enfants — alors que les femmes et les enfants n’ont pas de barbe. Mais ici, c’est une image. On imaginait une grosse barbe sur un homme — et c’est comme si la barbe retenait les mots, diminuait le son de la voix. Marmonner dans sa barbe, c’est faire sortir des mots de sa bouche sans forcément que l’autre puisse comprendre.

Par exemple, vous avez un enfant que vous venez de gronder parce qu’il a fait une bêtise. L’enfant se retourne et va marmonner quelque chose que vous n’allez pas entendre : « De toute façon, t’es pas gentil… les parents ils sont jamais gentils… y en a marre. » Et là, vous dites : « Comment ? Qu’est-ce que tu marmonnes dans ta barbe ? » Et l’enfant répond : « Non, non, rien. » Voilà — un bon exemple d’un enfant qui s’est fait gronder et qui dit quelque chose en marmonnant, mais que les parents ne peuvent pas comprendre.

D’où vient cette expression ? On dit « marmonner dans sa barbe » parce qu’au Moyen Âge, les moines — les personnes qui recopiaient les livres à la main, parce qu’il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque — parlaient à voix basse pour ne pas déranger les autres moines. Et ces moines avaient tous de la barbe. Ces personnes religieuses qui savaient écrire parlaient donc à voix basse pour ne pas perturber leurs semblables — et c’est de là que vient l’expression « marmonner dans sa barbe. »

En anglais, on dit « to mutter under one’s breath. »

Et avec ça, je pense qu’on a fait le tour de l’expression « marmonner dans sa barbe. » On a parlé du pronom « y », et en introduction, des barbiers. Si ce podcast vous plaît, vous pouvez vous abonner à mon Patreon où vous retrouverez Le Petit Prince en livre audio, les contes et légendes de la mythologie japonaise, et bientôt les contes et légendes de la mythologie grecque.

Demain, on va s’occuper d’une fable de La Fontaine qui s’appelle « Le Coq et la Perle. » On verra tout ça demain. Merci beaucoup de m’avoir écouté et à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


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