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Voici le texte corrigé dans son intégralité, sans rien enlever :
Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que votre journée se passe bien — ou j’espère que votre journée va bien se passer — et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien.
1) Nouveau podcast pour débutants
Aujourd’hui, j’ai une annonce particulière à vous faire — et ça, ça va être mon introduction. Mon annonce, c’est qu’à partir de demain, je vais sortir une nouvelle série de podcasts pour les débutants. Je pense que ça ne sera pas pour vous si vous me comprenez — si vous comprenez même la moitié de ce que je dis — le podcast que je vais sortir demain, la série que je vais commencer, ne vous conviendra pas parce que ce sera trop facile. Mais si vous avez des amis, si vous connaissez des personnes qui veulent apprendre le français et qui cherchent un podcast facile avec des mots simples, et dans lequel je vais parler doucement, vous pourrez leur conseiller mon podcast Le Français, c’est facile avec Adrien — pour débutants. Je vais le commencer demain. Vous pouvez donc — et ça sera avec grand plaisir — en parler autour de vous, en parler sur Internet ou le conseiller.
Comment je vais faire ce podcast ? Ça va être beaucoup plus court que mon podcast classique. Là, vous voyez — pour ceux qui me suivent depuis un moment — à chaque fois, le podcast fait entre 17 ou 18 minutes et 20 ou 25 minutes. Pour les débutants complets qui n’ont jamais travaillé le français, ce qui est important, c’est de faire des podcasts courts, des podcasts rapides, où on utilise peu de vocabulaire — ou des mots faciles à comprendre et à retenir — et surtout qu’il faut répéter. Donc, les podcasts vont durer entre 3 et 4 minutes.
Évidemment, vous pouvez, vous aussi, les écouter — peut-être en augmentant la vitesse dans votre application de podcast. Donc, ça va durer entre 3 et 4 minutes et j’en sortirai un tous les deux jours — pas un tous les jours comme celui-ci, mais tous les deux jours. Je ne vais pas créer d’image pour ce podcast parce qu’en 3 ou 4 minutes, je n’ai pas le temps de parler de beaucoup de choses, surtout si je parle doucement. Ma vitesse dans ce podcast-là, ça va être à peu près celle-ci — là, je parle plus lentement, plus doucement que dans mon podcast classique. Mais pour ceux qui veulent commencer le français, qui veulent entraîner leur oreille, se familiariser avec la prononciation, les mots et la grammaire française, ça sera un très bon podcast.
Le contenu, ça va être quoi ? Comme le podcast ne dure que 3 à 4 minutes, je ne vais pas parler de règles de français, pas de grammaire, pas de conjugaison, pas d’expressions — mais je vais parler de tout et de rien. J’en ai déjà enregistré quelques-uns où je parle du mot « bonjour », du mot « au revoir », je parle de la couleur de mes cheveux, de ma taille, des concepts faciles, des choses simples à apprendre et surtout simples à comprendre. Si vous avez des personnes autour de vous qui veulent apprendre le français, n’hésitez pas à parler de ce podcast : Le Français, c’est facile avec Adrien — pour débutants. L’image du podcast sera la même que pour mon podcast classique, sauf que j’ai mis un bandeau au milieu où il y a marqué « pour débutants. » Si vous le cherchez sur vos applications, vous le trouverez facilement.
Et donc, avec ça, vous avez eu ma petite introduction sur la nouveauté que je vais proposer aux personnes qui veulent apprendre le français. Aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « Partir les pieds devant. »
2) Astuce du jour : écrire une adresse en français
Mais avant, comme d’habitude, dans la deuxième partie de ce podcast, je vais vous parler de comment on écrit une adresse en français.
Si vous voulez envoyer un SMS, un mail ou un message WhatsApp, vous n’avez pas besoin de l’adresse de quelqu’un — juste de son numéro de téléphone. Mais si, pour une raison ou pour une autre, vous avez besoin d’envoyer une lettre — une lettre physique, avec la poste — eh bien il faudra écrire l’adresse de la personne sur l’enveloppe. Et aujourd’hui, je vais vous expliquer comment faire.
C’est assez simple. Ce qu’il faut savoir d’abord, c’est que tout ce que vous écrivez sur l’enveloppe doit tenir en trois ou quatre lignes.
La première ligne, vous allez mettre le nom et le prénom de la personne. Si la personne s’appelle Sophie Le Ciel — j’ai dit ça au hasard parce que je suis en train de regarder le ciel — vous mettez « Le Ciel » en premier, donc le nom, et après le prénom, Sophie. Ou vous pouvez mettre le prénom d’abord : Sophie Le Ciel. Et si vous ne connaissez pas le prénom de la personne, vous mettez « Madame » — soit en entier « Madame Le Ciel », soit en abrégé « Mme » — M, m, e — ce qui veut dire « Madame. » Donc, première ligne : le nom de la personne.
La deuxième ligne, vous écrivez le numéro et le nom de la rue. En France, chaque rue a un nom. Si Madame Sophie Le Ciel habite au numéro 1 rue de la Forêt, vous écrivez « 1 rue de la Forêt. » Le numéro d’abord, ensuite le type de voie — ça peut être « rue », « boulevard », « allée », « chemin », « impasse » selon l’endroit où habite la personne — et enfin le nom de la voie.
Parfois, il y a une troisième ligne optionnelle où vous pouvez indiquer le numéro du bâtiment ou l’escalier. Pour ça, vous écrivez « Bât. » — B, A, T — suivi du numéro, par exemple « Bât. 1 », puis « Esc. » — E, S, C — suivi de la lettre, par exemple « Esc. A. » Mais c’est assez rare — si la personne habite dans une maison ou dans un immeuble sans plusieurs bâtiments, ce n’est pas nécessaire.
Et la dernière ligne, vous écrivez le code postal et le nom de la ville. En France, chaque ville a un code postal — un numéro de cinq chiffres qui lui est attribué. Ça permet d’éviter les confusions avec des villes qui ont le même nom — il y en a en France. Les deux premiers chiffres correspondent au numéro du département. Par exemple, si Madame Sophie Le Ciel habite à Paris, le code postal commence par 75, parce que le département de Paris, c’est le 75. Les trois chiffres suivants donnent l’arrondissement. Si elle habite dans le 1er arrondissement, le code postal sera 75001. Si elle habitait dans le 20e, ça serait 75020. Je pense qu’un de ces jours, je vais vous expliquer les arrondissements de Paris — ça sera intéressant, je me le note.
Donc, l’adresse complète de notre dame inventée, ça donne : Madame Sophie Le Ciel 1 rue de la Forêt 75001 Paris
Si vous envoyez un courrier en écrivant cela, il arrivera à destination. S’il manque le code postal ou le nom de la rue, le courrier vous sera renvoyé automatiquement.
Et avec ça, on a vu comment on écrit une adresse en français.
3) Expression du jour : « Partir les pieds devant »
Tout de suite, on va passer à l’expression du jour : « Partir les pieds devant. »
« Partir » — ça veut dire quitter un lieu, quitter un endroit. Je vais vous conjuguer « partir » au présent et au futur. Au présent : « je pars, tu pars, il part, nous partons, vous partez, ils partent. » Au futur : « je partirai, tu partiras, il partira, nous partirons, vous partirez, ils partiront. »
« Les pieds » — on en a déjà parlé dans pas mal de podcasts. Ce sont les extrémités qui nous servent à marcher, qui touchent le sol. Au bout des jambes, on a deux pieds — un pied gauche, un pied droit.
« Devant » — ça veut dire « en avant de quelque chose. » C’est une position. « Je suis devant la maison » — je me trouve en avant de la maison, la maison est derrière moi. « La voiture est garée devant le cinéma » — la voiture est positionnée en avant du cinéma, le cinéma est derrière la voiture.
Alors, qu’est-ce que ça veut dire « partir les pieds devant » ? Ça veut dire mourir — tout simplement. Mais quand on utilise cette expression, il y a un côté imagé, un côté humoristique. C’est utilisé pour enlever du poids à la mort, pour atténuer la gravité du mot « mort. » « Partir les pieds devant » s’utilise souvent dans les films, les livres, les BD, les chansons. Quand un auteur veut préciser que quelqu’un est mort, au lieu de dire « il est mort », il peut dire « il est parti les pieds devant. » Il y a un côté imagé qui évite d’évoquer la mort directement.
Pourquoi dit-on ça ? Parce que quand on est mort, on est allongé — nos pieds sont donc devant notre tête. Alors que quand on est debout, les pieds sont en bas et la tête en haut. Et quand les pompes funèbres transportent un cercueil, la personne décédée a toujours les pieds devant, jamais la tête devant. Pourquoi ? Parce que si le cercueil tombe, si quelqu’un trébuche, le mort aura les pieds sur le sol et la tête en haut — et non pas la tête en premier.
Et d’ailleurs, dans cette image — quand on est allongé mort avec les pieds devant — on a l’inverse de la naissance. Quand on naît, c’est la tête qui sort en premier, pas les pieds. Donc, à la naissance, le bébé arrive la tête en avant, et quand on meurt, on a les pieds devant. Ça symbolise le cycle de la vie et de la mort — on part du monde des vivants pour rejoindre le monde des morts.
En anglais, ça se dit tout simplement « to die. » Peut-être qu’il y a une expression équivalente en anglais — peut-être « leaving feet first » — mais je ne pense pas que ce soit exactement ça.
Demain, on verra une expression qui est « N’avoir que la peau sur les os. » Je vous répète : « N’avoir que la peau sur les os. » On parlera de ça demain. Merci beaucoup. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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