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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, c’est dimanche, en France, il fait encore chaud et donc, on est quel dimanche ? On est le dimanche 6 juillet 2025.
1) Introduction : les bretelles
Aujourd’hui, on va voir une expression qui est « Se faire remonter les bretelles. » Est-ce que vous savez ce que c’est une bretelle, ou ce que sont des bretelles ? Je vais vous expliquer ça dans mon introduction du jour.
Quand vous portez un pantalon, normalement, il est à votre taille. Le pantalon a une braguette et un bouton que vous attachez, et le pantalon tient tout seul. Mais si vous êtes un peu trop mince et que le pantalon est un peu trop grand, eh bien, le pantalon va tomber même si vous attachez le bouton. Pour éviter cela, on va utiliser une ceinture.
Une ceinture, c’est une bande de cuir, de plastique ou de tissu que vous allez passer dans les… comment ça s’appelle ? Je ne sais même pas comment ça s’appelle — que vous allez passer dans le pantalon tout autour, dans les petits bouts de tissu qui dépassent. Merde, il y a un mot pour ça. Enfin bref, vous allez la passer dans le pantalon, l’attacher devant, la serrer, et ça va vous permettre de maintenir votre pantalon bien ajusté.
En plus de tenir le pantalon, une ceinture sur un pantalon, c’est la classe. Moi, généralement, quand je m’habille avec un jean ou un pantalon, je mets toujours une ceinture, même si le pantalon est à ma taille. J’aime bien avoir une ceinture, même si je n’en ai pas besoin. Ça, c’est le moyen actuel depuis 20, 30, 40, 50 ans pour tenir son pantalon — mais mon grand-père, eh bien lui, il utilisait des bretelles.
Le mot que je veux vous expliquer aujourd’hui, c’est le mot « bretelle. » Les bretelles, ça sert à tenir votre pantalon comme la ceinture, mais en fait, c’est — comment dire — ce sont deux morceaux de tissu élastique qui passent au-dessus des épaules, qui vont se croiser dans le dos et qui vont tenir votre pantalon devant et derrière. Donc, vous avez des clips qui viennent tenir le pantalon devant, des clips qui viennent tenir le pantalon derrière, et donc le pantalon va être maintenu en haut grâce à ces bretelles qui prennent appui sur vos épaules.
Je me souviens que mon grand-père, eh bien, son pantalon montait très haut. Je ne sais pas pourquoi, mais il montait au milieu de son ventre, quasiment au niveau des côtes. Je ne sais pas pourquoi il mettait son pantalon aussi haut, alors qu’aujourd’hui, le pantalon est au niveau du bassin, en dessous du nombril. On ne porte plus le pantalon très haut — ou alors certains politiques, certaines vieilles personnes le font, mais franchement, ce n’est pas top.
Donc, les bretelles, c’est ça — des bandes de tissu élastique qui vont vous permettre de maintenir votre pantalon grâce à vos épaules. Et je voulais vous parler, avant de continuer sur les suffixes, d’une personne que j’ai beaucoup appréciée et qui s’appelait — puisqu’il est décédé — Pierre Benichou. Il est mort en 2020. Pour moi, les bretelles, ça me fait penser à Pierre Benichou. S’il y a des Français qui m’écoutent, des personnes qui le connaissaient, ça me ferait très plaisir. C’est un humoriste — plutôt un journaliste au début. Il a travaillé en tant que journaliste, et après, il a fait partie d’une émission de radio avec un animateur qui s’appelle Laurent Ruquier. Pierre Benichou, je crois que c’est une des personnes qui m’a le plus fait rire au monde. Il y a des best-of de lui qu’on peut retrouver sur YouTube. Vous pouvez taper « best-of Pierre Benichou » — il y a des heures et des heures d’écoute à faire. Franchement, c’est hilarant. Ce monsieur était un grand monsieur, et dans ma tête, il mettait des bretelles. Peut-être pas, on ne sait pas. En tout cas, ce podcast me permet de lui rendre hommage. Merci, monsieur Pierre Benichou, pour toutes ces années d’écoute. Merci, Bob du Grand 8, Beau Pedro, roi du tango.
2) Astuce du jour : les suffixes de métier
Et tout de suite, on va passer à la suite des suffixes. Hier, on a commencé à parler des suffixes — ce sont des parties de mot, des lettres qu’on rajoute à la fin des mots pour former de nouveaux mots. La base du mot, le radical, reste le même, mais on forme un nouveau mot avec un suffixe. Hier, on a parlé des suffixes d’action. Si vous n’avez pas écouté, je vous invite à écouter le podcast d’hier.
Aujourd’hui, on va parler des suffixes pour exprimer un métier, une profession. Ce sont des suffixes très utiles que vous allez entendre, lire et devoir utiliser très souvent.
Premier suffixe : « -eur » — E-U-R.
Par exemple, le métier de chanteur. « Chanteur » vient du mot « chant » — une chanson. Si vous rajoutez « -eur », ça donne « chanteur. » Chanteur, c’est le métier de chanter, c’est quand vous gagnez votre vie en chantant. Ici, chanteur c’est masculin. Pour une femme, on va le transformer au féminin : chanteur donne chanteuse. Vous allez voir que selon les suffixes, on les transforme ou non pour le masculin et le féminin — malheureusement, il faut l’apprendre, il n’y a pas de secret. Donc, chanteur au masculin, chanteuse au féminin — ça vient du mot « chant. »
Avec le même suffixe, parlons du métier de présentateur — on dit d’ailleurs « présentateur télé. » Tout à l’heure, on parlait d’animateur radio avec Laurent Ruquier. C’est la même chose, sauf que l’un est pour la télé, l’autre pour la radio. Présentateur, c’est pour un homme — pour une femme, on dira présentatrice. Attention, on ne dit pas « présentateuse » — c’est faux. Un présentateur, une présentatrice. Ça vient du verbe « présenter » qui veut dire montrer quelque chose. Le présentateur télé va animer une émission de télévision.
Deuxième suffixe : « -iste » — I-S-T-E.
Si je vous parle de « dents » — ce sont les choses blanches et dures qu’on a dans la bouche et qui permettent de manger. Eh bien, le métier pour soigner les dents, c’est dentiste. On a rajouté le suffixe « -iste » au mot « dent. » On dit un dentiste et une dentiste. Avec le suffixe « -iste », le masculin et le féminin sont identiques.
Si on prend le mot « chimie » — le métier, ça va être chimiste. La chimie, c’est la transformation de certains éléments pour en obtenir d’autres — on trouve ça dans la médecine, l’industrie, la pharmacie, etc. Un chimiste, une chimiste.
Et avec « -iste », prenons « garagiste. » Ça vient de « garage » — l’endroit où vous mettez votre voiture. Le garagiste tient un garage et répare les voitures. Un garagiste, une garagiste.
Troisième suffixe : « -ien » — I-E-N.
On va prendre le mot « histoire » — tous les éléments du passé dans le monde forment notre histoire. Dans l’histoire de France, il y a la Révolution française, Jeanne d’Arc, Napoléon, etc. Quelqu’un qui va étudier et être un professionnel de cette histoire, ça s’appelle un historien — et au féminin, une historienne. Attention, avec le suffixe « -ien », le masculin et le féminin sont différents. Historien, historienne.
Si on prend le mot « informatique » — le métier, ça va être informaticien pour un homme, et — roulement de tambour — informaticienne pour une femme. Et pour aller avec la chimie tout à l’heure, « physique » — physicien, physicienne.
Donc, voilà les trois suffixes qui permettent d’exprimer un métier : « -eur », « -iste », « -ien. »
Et vous, c’est quoi votre métier ? Est-ce qu’on utilise le suffixe « -eur », « -iste » ou « -ien » pour le dire en français ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur YouTube pour en parler — ça me fera bien plaisir.
3) Expression du jour : « Se faire remonter les bretelles »
Et tout de suite, on va directement passer à l’expression du jour : « Se faire remonter les bretelles. »
« Se faire » — c’est un verbe pronominal. Si vous voulez savoir ce qu’est un verbe pronominal, vous pouvez écouter mon podcast numéro 32 avec l’expression « Se lever du pied gauche » où je vous l’explique. En deux mots, c’est un verbe avec un pronom devant. On dit « se faire » ici puisque c’est le verbe « faire » — mais si c’est la première personne du singulier, ça va être « me faire. » Je me fais du café. Tu te fais du café. Il se fait du café. Nous nous faisons du café. Vous vous faites du café. Ils se font du café. Comme ça, on a aussi révisé le verbe « faire » au présent de l’indicatif.
On va peut-être le faire aussi à l’imparfait, toujours avec le café. Faire à l’imparfait : je me faisais du café, tu te faisais du café, il se faisait du café, nous nous faisions du café, vous vous faisiez du café, ils se faisaient du café.
Revenons à l’expression. Le troisième mot, c’est « remonter. » Remonter, ça veut dire repartir en haut de quelque chose après être descendu. « Je remonte cette colline, je remonte cette montagne. » Ou encore : « J’ai oublié mes courses, je redescends et je remonte l’escalier. »
Mais « remonter » peut aussi s’utiliser pour des objets mécaniques, comme les anciennes montres. Les montres aujourd’hui sont en général à pile, mais il y a aussi de très belles montres automatiques — qui se remontent toutes seules — et des montres mécaniques, manuelles, où vous allez tourner la couronne, le petit bouton sur le côté, pour remonter la montre, lui redonner de la réserve de marche. « Remonter » a donc plusieurs sens, plusieurs utilisations.
Et les bretelles — on en a parlé au début du podcast. Les bretelles, ce sont les bandes de tissu élastique qu’on attache au pantalon et qu’on passe au-dessus des épaules pour maintenir son pantalon.
Mais alors, « se faire remonter les bretelles », c’est quoi ? Ici, c’est une image — on ne parle pas vraiment des bretelles, pas du tout. Se faire remonter les bretelles, ça veut dire se faire réprimander, se faire engueuler, se faire reprocher quelque chose. Pour un enfant, on peut dire se faire gronder, se faire remettre à sa place, ou « en prendre pour son grade » — ça, c’est une autre expression qu’on verra un de ces jours.
Pour reprendre l’exemple d’hier : vous êtes en cours de français, vous avez un ami à côté et vous êtes en train de bavarder. Eh bien, le prof va arrêter son cours et va vous remonter les bretelles. Il va vous dire : « Écoutez, maintenant ça suffit — soit vous écoutez mon cours, soit vous sortez. » Eh bien là, vous vous serez fait remonter les bretelles. On vous aura engueulés.
On peut dire ça aussi pour un parent — comme sur l’image du podcast — qui va gronder son enfant. Si l’enfant a menti ou a fait une bêtise, eh bien le père ou la mère pourra lui remonter les bretelles. Lui dire : « Écoute, je ne veux plus que tu mentes, c’est très mal de mentir, à partir de maintenant plus de mensonge sinon ça va mal se passer entre nous. » Là, avec le ton dur et la voix grave, l’enfant va se faire remonter les bretelles. Bon là j’ai été gentil, j’ai parlé doucement — mais on pourrait parler un peu plus durement, de façon plus familière.
En anglais, ça se dit « to get told off. »
Et je crois qu’on arrive bientôt au bout du podcast. Juste, je vous préviens de ce qu’on fait demain — on va analyser une nouvelle chanson française qui s’appelle « Résiste » et qui est chantée par France Gall. Et à partir d’après-demain, je suis en vacances — pas de podcast du 8 au 15 juillet. Il y aura uniquement le podcast du jeudi prochain qui va sortir — un conte à écouter — car je l’ai déjà enregistré à l’avance. Reprise des podcasts le 16 juillet. Je serai en forme et j’espère que vous aussi. Vous pouvez toujours vous abonner sur Patreon pour soutenir le podcast — ça serait très aimable à vous. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego, matane !
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