« Avoir la boule à zéro » et les prépositions temporelles 1/3

Written in

by

Lire la transcription

Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui dimanche, on est le dimanche 17 août 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, nouvelle expression française : « Avoir la boule à zéro. » Mais avant, je vais vous parler un peu de chiffres, de nombres, de mathématiques. Pourquoi ? Parce que dans l’expression du jour, il y a le mot « zéro » et zéro, c’est un chiffre. Ensuite, en deuxième partie du podcast, on va continuer sur les prépositions. Hier, on a vu une introduction sur les prépositions, je vous ai expliqué ce que c’est, comment on les utilise et à quoi ça sert. Aujourd’hui, on va rentrer un peu dans le détail, entrer comme on dit dans le vif du sujet, et on va attaquer avec les prépositions de temps — on dit aussi prépositions temporelles.


1) Les chiffres romains et arabes

Mais d’abord, ma petite introduction sur les chiffres. Par où on va commencer ?

Aujourd’hui, en Europe, en France, aux États-Unis, en Asie, dans le monde entier, on utilise les chiffres qu’on appelle « arabes. » Ces chiffres viennent en fait essentiellement d’Inde et du Moyen-Orient.

Le Moyen-Orient — je vais vous expliquer. L’Orient, c’est ce qu’il y a à l’Est, et l’Occident, c’est ce qu’il y a à l’Ouest. Le Proche-Orient, c’est ce qu’il y a près de l’Europe — les pays proches mais un peu à l’Est. Dans le Proche-Orient, on retrouve la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël, l’Égypte — quoique l’Égypte, c’est plutôt l’Afrique du Nord. Et le Moyen-Orient, c’est encore un peu plus à l’Est — des pays comme l’Iran, l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite, l’Irak.

Donc, les chiffres qu’on appelle aujourd’hui « arabes » viennent d’Inde et du Moyen-Orient. Ce sont les chiffres qu’on utilise tous aujourd’hui dans le monde entier. Suivant les pays, il y a beaucoup de différences culturelles, de façons de vivre, même physiques — mais au moins, on utilise tous les mêmes chiffres.

Mais en France, ça n’a pas toujours été le cas. Avant que les chiffres arabes arrivent, nous utilisions les chiffres romains. Pourquoi les chiffres romains ? Parce qu’il y a un peu plus de deux mille ans, l’Empire romain — l’Empire de Rome — a envahi la France. À l’époque, ça ne s’appelait pas la France, ça s’appelait la Gaule. C’était un pays divisé entre plusieurs tribus, plusieurs peuples. L’Empire romain a envahi la Gaule il y a un peu plus de deux mille ans, et donc mes ancêtres ont utilisé les chiffres romains.

Si vous ne connaissez pas les chiffres romains, vous pouvez aller voir sur Internet — vous allez voir que c’est bien différent des chiffres qu’on utilise aujourd’hui.

Pourquoi les chiffres romains ne sont pas restés et pourquoi les chiffres arabes ont pris le dessus ? Parce que les chiffres romains n’étaient pas pratiques pour les grands nombres et pour effectuer des calculs rapidement. C’était long, difficile à écrire — et au fur et à mesure des années, les chiffres arabes — ou plutôt indo-arabes — se sont imposés en France. Mais les deux systèmes — on appelle ça des systèmes métriques — ont été utilisés pendant plusieurs siècles, plusieurs centaines d’années.

Ce n’est qu’à partir d’une certaine période — à peu près au XVe ou XVIe siècle — que les chiffres arabes ont été complètement adoptés et que la France a abandonné les chiffres romains. Cette période, en France et en Europe, s’appelle la Renaissance. La Renaissance a commencé en Italie et s’est répandue rapidement dans toute l’Europe.

C’est quoi cette Renaissance ? En deux mots, c’est un courant qui a mis à l’honneur la littérature, la peinture, la sculpture, la philosophie, les arts en général. À cette époque, en Europe, il y a une mise en avant par la population et les dirigeants de tout ce qui touche aux arts, à l’artiste. Il y a d’ailleurs énormément de peintures, de sculptures, d’œuvres en général qui sont très connues aujourd’hui et qui viennent de cette époque.

Si ça vous intéresse, je peux prévoir de vous faire quelques podcasts sur l’histoire de France. Dites-moi si ça vous intéresse — envoyez-moi un petit message — et je pourrais prévoir ça. Je vous expliquerais les différentes périodes, les différents courants historiques qui ont eu lieu en France. Comme ça, moi, ça me permet de faire des podcasts et vous, ça vous permet d’apprendre des choses et d’écouter du français, de vous habituer à ma prononciation, à la prononciation de quelqu’un qui est né en France — pour que vous puissiez imiter ma prononciation.

Le but de ce podcast, c’est pour vous aider à comprendre, à mieux comprendre, et surtout à mieux prononcer. Le français est une langue compliquée à prononcer — c’est important d’écouter, d’écouter et de beaucoup écouter.


2) Astuce du jour : les prépositions de temps

Et maintenant, on va passer à l’astuce du jour — les prépositions. Je vous en ai parlé hier — aujourd’hui, on rentre dans le détail. On va parler de quatre prépositions de temps — des prépositions temporelles. Ce sont des mots qui vont indiquer un moment, une durée, quelque chose qui a un rapport avec le temps.

La première préposition temporelle, c’est une des plus utilisées en français — le « à. » Ce « à », on le voit partout. Il sert pour le temps, mais aussi pour le lieu — mais ça, je vous en parlerai un autre jour. Aujourd’hui, on se concentre sur le temps.

Le « à » peut être utilisé pour les heures. « À 8 heures » — ça veut dire à l’heure de 8 heures. « On se retrouve à 8 heures, rendez-vous à 8 heures » — c’est un moment, une heure. Ça peut être « à 10 heures, à 3 heures » — ça ne change rien.

On peut aussi utiliser le « à » pour les saisons : « À l’automne, les feuilles tombent. » Ou encore : « Au printemps, les feuilles poussent. » Ici, j’ai utilisé « au » — A-U — et pas « à » parce qu’en fait, on voudrait dire « à + le printemps. » Comme on ne dit pas « à le printemps », on dit « au printemps » — mais c’est la même chose que le « à. »

Et on utilise aussi le « à » pour les siècles : « Au XXe siècle, au XVe siècle. » La Renaissance a eu lieu aux XIVe, XVe et XVIe siècles. Ça, c’est une préposition de temps.

La deuxième préposition, c’est « après », et une autre « avant. » On va faire les deux en même temps parce qu’ils sont opposés. « Après », c’est ce qui vient suivant quelque chose de précis. « Avant », c’est ce qui précède quelque chose.

« Après 8h » — c’est tout ce qui aura lieu après 8h, pas avant. « On va au cinéma après le repas » — ça veut dire qu’on ira au cinéma une fois que le repas sera terminé. Et « avant » : « Il faut mettre la table avant de manger. » On a ici une temporalité — des marqueurs du temps. « Après » et « avant » sont donc deux prépositions de temps.

La quatrième préposition qu’on va voir aujourd’hui, c’est « dans » — D-A-N-S. Il peut servir à beaucoup de choses, mais aujourd’hui, je vous parle de « dans » comme préposition de temps. « Dans 5 secondes, dans 10 minutes, dans 1 heure » — on exprime une durée précise. « On se retrouve au café dans 1 heure » — ce sera 1 heure après maintenant. « On se retrouve dans 5 minutes » — on va se voir au café 5 minutes après maintenant. C’est une durée.

Donc, on a vu 4 prépositions temporelles : « à » (accent grave), « après », « avant » et « dans. » Demain, on continuera sur ces prépositions temporelles.


3) Expression du jour : « Avoir la boule à zéro »

Et maintenant, on passe à l’expression du jour : « Avoir la boule à zéro. »

Est-ce que vous connaissez cette expression ? Il y a 5 mots. Le premier, c’est un verbe — le verbe « avoir. » Quand on a des verbes dans les expressions, on les conjugue. On va faire « avoir » au présent et au futur simple.

Au présent : « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. » Au futur : « j’aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront. »

On reprend l’expression : « avoir la boule à zéro. » « La » — c’est un article féminin. Le mot « boule » est donc féminin — on dit « une boule. » Une boule, c’est quelque chose de rond. Par exemple, une boule de pétanque, une boule de bowling. Et ici, « la boule » représente la tête de quelqu’un, le crâne. Le crâne humain est rond, arrondi — donc, on appelle ça une boule.

Ensuite, la préposition « à » — et « zéro » — un chiffre. Ici, zéro représente la hauteur des cheveux. Moi, j’ai les cheveux à hauteur des épaules — on appelle ça des cheveux mi-longs. Il y a des gens qui ont les cheveux très longs, d’autres courts, d’autres qui se rasent complètement — qui n’ont pas de cheveux, ou plutôt qui en ont mais se les rasent, et donc ils ont une hauteur de coupe de zéro — zéro millimètre.

Donc, « avoir la boule à zéro », ça veut dire avoir le crâne rasé. Raser ses cheveux — on appelle ça raser à blanc, à zéro. Parfois, ça va jusqu’à mettre de la mousse à raser sur le crâne et utiliser un rasoir à lames.

Quand vous allez chez le coiffeur, il vous demande : « Qu’est-ce qu’on fait comme coupe aujourd’hui ? » Et si vous lui dites « je voudrais la boule à zéro », eh bien il va complètement vous raser. Donc, attention quand vous utilisez cette expression chez le coiffeur.

C’est une expression plutôt du langage familier. Si vous dites « celui-là, il a la boule à zéro », c’est pas méchant, mais c’est pas très respectueux. Ça se dit entre copains, entre amis — mais si vous ne connaissez pas la personne, évitez. En anglais, ça se dit « to have a buzz cut. »

Demain, on parlera d’une nouvelle expression et on continuera les prépositions. L’expression de demain, c’est « Chien qui aboie ne mord pas. » On parlera de tout ça demain — lundi. Faites ce que vous voulez, amusez-vous, éclatez-vous, profitez — mais n’oubliez pas de m’écouter demain. Merci beaucoup, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !


En savoir plus sur Le français c'est facile avec Adrien

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire