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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau podcast en français et je vous souhaite donc la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on reprend notre tour de Paris. Hier, on a vu ensemble une fable de La Fontaine — La Colombe et la Fourmi — et avant-hier, on avait parlé du 11e et du 12e arrondissement.
1) Le 13e et le 14e arrondissement de Paris
Aujourd’hui, comme je vous disais, on reprend les arrondissements de Paris et on parle du 13e et du 14e. On va commencer par le 13e.
Le 13e, c’est l’arrondissement où vous allez trouver le plus grand quartier asiatique et le plus grand quartier chinois de Paris. Il y a là-bas une très grande communauté asiatique et vous allez pouvoir trouver beaucoup de magasins, de supermarchés, de restaurants, de bars, etc. Chinois, thaïlandais, cambodgiens, vietnamiens, etc. Si vous aimez cette culture et la nourriture asiatique en général, vous trouverez votre bonheur. Il y a deux supermarchés asiatiques très connus à Paris — Paris Store et Tang Frères. Ces deux supermarchés sont très proches l’un de l’autre et ils se trouvent dans le 13e.
Mais le 13e, ce n’est pas que le quartier chinois. C’est aussi un quartier où vous allez retrouver la Bibliothèque nationale de France — la plus grande bibliothèque de France, là où sont conservés le plus d’archives et de livres anciens. Pour la repérer, c’est facile — ce sont quatre bâtiments en forme de L.
Je vais vous raconter une anecdote. Quand j’étais étudiant, de temps en temps, j’allais réviser dans cette bibliothèque — c’est gratuit pour les étudiants, il suffit de présenter sa carte. Pardon, je me suis trompé. Donc vous entrez, vous pouvez réviser, apprendre par cœur vos fiches et trouver des livres si vous en avez besoin. La première fois que j’y suis allé, je pensais que j’allais réviser dans ces grands bâtiments en forme de L — ce sont de très beaux immeubles. On arrive avec des potes et on demande où est l’espace pour les étudiants, où on peut accéder aux livres, où on peut travailler. Et on nous dirige vers un sous-sol. En fait, les bâtiments de cette bibliothèque, ce sont des bureaux et des archives. Pour consulter des livres sur place, nous, les étudiants, on se retrouvait en sous-sol, sans voir le jour — alors qu’on pensait avoir une belle vue sur Paris. Tu parles… Sous-sol pour les étudiants. En tout cas, ce sont quatre beaux monuments disposés à chaque coin d’un carré.
Qu’est-ce qu’on retrouve aussi dans le 13e à visiter ? Il y a beaucoup de street art sur les murs. Ce sont des œuvres peintes sur les façades et les côtés des immeubles — de très grandes peintures. Promenez-vous dans le 13e, levez la tête, regardez les côtés des immeubles et vous allez voir beaucoup d’œuvres d’art. Si vous voulez voir ça sans venir dans le 13e, tapez « street art 13e Paris » sur Internet.
Pour faire les boutiques, il y a un grand centre commercial — le centre commercial Italie 2 — situé place d’Italie, juste à côté du quartier chinois. Un centre commercial, c’est un endroit où vous trouvez beaucoup de commerces les uns à côté des autres, sous le même toit — vous pouvez faire tout votre shopping au même endroit.
Encore deux choses un peu spéciales dans le 13e. La première, c’est le quartier de la Butte-aux-Cailles. Ça s’écrit B-U-T-T-E, puis « aux » — A-U-X — puis Cailles comme l’animal — C-A-I-L-L-E-S. Ce quartier fait penser à un petit village. Promenez-vous là-bas — c’est pas très grand — levez les yeux, regardez les maisons et vous allez avoir l’impression d’être dans un village et non en plein Paris. C’est un joli quartier qui vaut le coup d’œil.
Et la dernière chose dans le 13e — la Pitié-Salpêtrière. C’est un hôpital — un très grand hôpital. Quand vous arrivez pour voir un patient, l’accueil vous donne un plan des lieux parce qu’il y a au moins 12 ou 15 bâtiments différents. C’est très grand, pour trouver son chemin c’est un vrai bordel. Je me suis déjà fait opérer là-bas pour un problème de rein — ma famille qui est venue me voir a eu du mal à me trouver. Et avec ça, je pense qu’on a fait le tour du 13e. Il n’y a pas vraiment de très beaux monuments à voir — à moins que j’en oublie. Si vous en trouvez ou y pensez, laissez-moi un petit message.
Et maintenant, le 14e arrondissement de Paris.
Dans le 14e, vous avez la tour Montparnasse. Alors, cette tour c’est une tour de bureaux et c’est la plus haute de Paris. Au début, je la trouvais moche personnellement, mais en fait on s’y habitue — finalement, elle n’est pas mal. Ce qui est pas mal surtout, c’est qu’au dernier étage, sur le rooftop, il y a une patinoire l’hiver. Vous pouvez patiner sur la plus haute tour de Paris avec une vue magnifique sur la ville. D’ailleurs, j’ai un doute — je me demande si la tour Montparnasse n’est pas dans le 15e plutôt. Attendez… Tour Montparnasse 15e ou 14e… Ah oui, oui, c’est dans le 15e. Merde. Bon, c’est pas grave, on en a parlé aujourd’hui et on n’en parlera donc pas demain.
Dans le 14e, vous pouvez visiter les catacombes. Les catacombes, c’est l’endroit dans Paris où l’on mettait autrefois les ossements — les ossements des morts. Aujourd’hui, ça se visite. Vous descendez en sous-sol et vous avez encore des crânes, des os sur les murs — des personnes mortes depuis des dizaines, des centaines d’années. Il y a beaucoup de monde en pleine saison — l’été, l’hiver, pendant les vacances — donc essayez de réserver le matin pour être parmi les premiers. C’est très intéressant à faire, ça vaut le détour — mais il ne faut pas avoir peur des crânes et des os.
Dans le 14e, il y a aussi un grand cimetière — le cimetière du Montparnasse. En plein Paris, en plein 14e, et dans ce cimetière, vous avez beaucoup d’artistes français célèbres enterrés — des chanteurs, des auteurs, des célébrités. Allez faire un tour, vous pourrez peut-être tomber sur la tombe de quelqu’un de connu.
En général, le 14e est un quartier très animé pour les sorties — beaucoup de bars, beaucoup d’endroits pour faire la fête. Et près de la tour Montparnasse, il y a une rue où il n’y a que des crêperies — le quartier breton, pas très loin du cimetière du Montparnasse.
Au niveau des musées, vous avez la Fondation Cartier — spécialisée en art contemporain — et le Musée de la Libération. La Libération, c’est la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand les Russes, les Américains, les Anglais et la résistance française sont arrivés vers Paris et ont mis fin à l’occupation allemande. Ce musée est dédié à cet épisode.
Et j’allais oublier — il y a aussi un parc sympa où je suis allé quelques fois : le parc Montsouris. Dans le 14e évidemment. Vous pouvez vous y promener, il y a des bancs, des fontaines. C’est un parc utilisé par beaucoup d’étudiants, très sympa. Allez-y si vous passez dans le 14e.
Donc, demain, on parlera du 15e et du 16e arrondissement, et tout de suite on va parler de l’expression du jour : « Avoir les oreilles qui sifflent. »
2) Expression du jour : « Avoir les oreilles qui sifflent »
« Avoir » — c’est un verbe ou un auxiliaire. Ici, c’est un verbe et on va le conjuguer au futur et au futur antérieur. J’avais fait des podcasts il y a plusieurs semaines sur tous les temps en français — vous pouvez les réécouter si vous voulez comprendre quand utiliser tel ou tel temps.
Au futur : « j’aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront. » Au futur antérieur : « j’aurai eu, tu auras eu, il aura eu, nous aurons eu, vous aurez eu, ils auront eu. » En fait, c’est le futur de l’auxiliaire plus le participe passé d’avoir — c’est comme ça qu’on forme le futur antérieur.
On revient à l’expression. « Les oreilles » — ce sont les organes que vous avez de chaque côté de la tête. Tout le monde a deux oreilles. C’est grâce à elles que vous pouvez m’écouter, que vous pouvez écouter ce podcast. « Une oreille » — c’est féminin. C’est ce qui permet d’entendre, d’écouter — c’est le sens de l’audition.
« Qui » — c’est un pronom relatif, on en parlera dans un autre podcast.
« Sifflent » — c’est le verbe « siffler » conjugué au présent de l’indicatif, à la troisième personne du pluriel. Pourquoi pluriel ? Parce qu’on a les oreilles — deux oreilles — donc c’est pluriel, d’où le « -ENT » à la fin. Siffler, c’est ça — le bruit que font les lèvres quand on souffle. Ah, ça marche pas, c’est mon micro qui coupe les sons. J’ai essayé de siffler, attendez, voyons… Ah ben non, ça marche pas, c’est incroyable — mon micro coupe le sifflement. Bon, je vais vous mettre un sifflement trouvé sur internet. Voilà, merci monsieur, c’était magnifique.
Alors, pourquoi dit-on « avoir les oreilles qui sifflent » et qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne sais pas si vous vous souvenez — il y a quatre jours, on avait parlé de l’expression « tailler un short à quelqu’un » — parler mal de quelqu’un en son absence. Eh bien « avoir les oreilles qui sifflent », c’est destiné à la personne dont on parle en mal. Si quelqu’un qui n’est pas là est en train de dire « ah mais Adrien, je l’aime pas, il n’est pas gentil, il ne pense qu’à lui » — il est en train de me tailler un short, et moi, j’ai les oreilles qui sifflent. C’est la cible, la personne dont on parle en mal, qui a les oreilles qui sifflent. Ça se rapproche donc de « tailler un short », mais c’est le point de vue de la victime.
D’ailleurs, autrefois, on disait que si l’oreille gauche siffle, c’est qu’on dit du mal de vous, et si l’oreille droite siffle, c’est qu’on dit du bien. Mais maintenant, c’est plutôt toujours dans le sens négatif.
Pourquoi dit-on ça ? Est-ce que vous avez déjà eu des acouphènes ? Ce sifflement dans l’oreille qui n’existe que dans votre tête ? C’est épuisant, très fatigant et très désagréable. Et quand quelqu’un parle mal de vous, dit des mauvaises choses sur vous, c’est aussi désagréable — presque douloureux. C’est pour ça qu’on dit « avoir les oreilles qui sifflent. »
En anglais, on dit « ears are burning » — les oreilles brûlent. En français, les oreilles sifflent — en anglais, elles brûlent.
On arrive au bout du podcast. Demain, comme je vous disais, on parlera du 15e et du 16e arrondissement de Paris et on verra une nouvelle expression française : « Y’a que la vérité qui blesse. » D’ailleurs, c’est plutôt un dicton qu’une expression — mais peu importe, ça marche quand même. Je vous souhaite une bonne journée à tous et je vous dis à demain. Merci beaucoup ! Bye bye, hasta luego, matane !
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