« C’est pas la porte à côté » et les 11e et 12e arrondissements de Paris

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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le vendredi 8 août 2025 et aujourd’hui — vendredi, donc veille de week-end — on va continuer bien sûr sur les arrondissements de Paris. Hier, on a parlé du 9e et du 10e arrondissement et aujourd’hui, après le 10, il y a le 11, et après le 11, le 12. Donc, on va parler du 11e et du 12e arrondissement de Paris et après, dans la deuxième partie du podcast, je parlerai de l’expression du jour : « C’est pas la porte à côté. » Je vous répète : « C’est pas la porte à côté. »


1) Le 11e et le 12e arrondissement de Paris

Tout de suite, le 11e. Alors, le 11e arrondissement de Paris — j’avoue que j’y suis déjà allé, mais ce n’est pas un quartier où je suis beaucoup sorti, pas un quartier que je connais très bien. C’est un quartier très jeune — les personnes qui y vont sont en général assez jeunes — parce qu’il y a beaucoup de bars, beaucoup d’endroits pour faire la fête. En général, ce sont les ados et les jeunes adultes — jusqu’à 30, 35 ans — qui vont y faire la fête.

Dans cet arrondissement, il n’y a pas beaucoup de familles et il n’y a pas beaucoup de monuments marquants — pas la Tour Eiffel, pas l’Arc de Triomphe. Pour les touristes, c’est un peu pauvre. Mais je vais quand même vous conseiller d’aller au musée qui s’appelle l’Atelier des Lumières — rue Saint-Maur. Franchement, c’est une super expérience. Dans ce musée, il y a des expositions, mais avec des jeux de lumière et des images projetées sur le sol, les murs, les plafonds. Chaque salle est différente, il y a de la musique, c’est très animé et vraiment très sympa. Si vous voulez une bonne expérience à Paris qui sort un peu de l’ordinaire, allez voir l’Atelier des Lumières, rue Saint-Maur.

Dans le 11e, je vous conseille de venir pour visiter, faire les boutiques, vous promener — mais je ne vous conseille pas d’y dormir. Pourquoi ? Parce qu’il y a beaucoup de bars, beaucoup de jeunes qui sortent tard le soir, et si l’immeuble n’est pas bien isolé, vous allez avoir du mal à dormir à cause du bruit, de la musique, des gens qui discutent ou qui crient. Prenez un Airbnb ou un hôtel dans un autre quartier et venez visiter le 11e le jour ou le soir.

Dans le 11e, il n’y a pas beaucoup de monuments marquants, mais il y a des places importantes — trois places qui ont une valeur historique. La place de la République, dont je vous ai déjà parlé dans le podcast sur le 3e arrondissement — parce qu’en fait, le 3e et le 11e se touchent, les arrondissements étant disposés en spirale. C’est là où se passent beaucoup de manifestations. La place de la Nation, aussi une place importante de Paris. Et la place de la Bastille.

Je vais vous parler deux minutes de cette place parce qu’elle a été très importante lors de la Révolution française. La Révolution française a eu lieu à la fin du XVIIIe siècle — elle a commencé en 1789. C’était la révolte du peuple contre le roi, contre les nobles, contre les dirigeants de l’époque, contre la royauté. Et cette Révolution française a commencé avec la prise de la Bastille. À l’époque, la Bastille, c’était une prison — il y avait des prisonniers à l’intérieur. Le peuple s’est révolté en prenant d’assaut cette prison et en libérant les prisonniers. C’était un acte de rébellion envers le pouvoir royal.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que cette prison se trouvait à l’emplacement de l’actuelle place de la Bastille. Si vous allez à Paris et que vous visitez la place de la Bastille, vous vous trouvez à l’endroit où la Révolution française a commencé, le 14 juillet 1789. Cette date est toujours très importante aujourd’hui — c’est le jour de la fête nationale. Partout en France, dans toutes les villes, il y a un feu d’artifice. C’est le jour qui commémore le début de la Révolution française.

Et avec ça, on a fini notre petit tour du 11e arrondissement.


Et maintenant, le 12e. Le 12e se trouve dans l’est parisien. Contrairement au 11e, c’est un arrondissement qui a beaucoup d’espaces verts — dont le bois de Vincennes. Le bois de Vincennes, c’est comme une forêt — on appelle ça un bois — collé à Paris, accessible à pied depuis la ville. Il fait un tout petit peu moins de 1 000 hectares, soit environ 10 km² — un carré d’environ 3,3 km sur 3,3 km. C’est très grand. Vous pouvez vous promener, courir, faire du vélo. Toute l’année, il y a dans ce bois des expositions qui changent — en plein air ou sous de grandes tentes avec des exposants.

Et dans ce bois de Vincennes, il y a le zoo de Paris — le parc zoologique de Paris — avec tout un tas d’animaux sauvages. Pas en liberté, bien sûr — soit dans des espaces fermés, soit dans des enclos — mais vous les voyez sans pouvoir les toucher. Il y a des pandas, des tigres, des ours — je crois — tout un tas d’oiseaux différents, des serpents, etc. Un zoo, ça s’écrit Z-O-O, ou on dit aussi « parc zoologique. » Il y en a dans tous les pays du monde. Pour les enfants, c’est super.

Dans le 12e, pour quelque chose de plus culturel — il faut savoir qu’à Paris, il y a deux opéras. L’Opéra Garnier, dont j’ai déjà parlé, et l’Opéra Bastille, justement à côté de la place de la Bastille. Vous pouvez y réserver des places pour voir un ballet, une représentation théâtrale ou un opéra. Des grandes voix qui chantent fort. Non pardon, ce n’est pas que ça l’opéra — ils chantent aussi fort en français qu’en allemand. Enfin bref, c’est un très beau lieu. Moi, j’y suis allé une fois voir La Flûte enchantée de Mozart. Et dans cet opéra, il y a le fameux air de la Reine de la Nuit. Est-ce que vous connaissez cet air ? Mais si, mais si, j’en suis sûr. Je me marre tout seul — c’est horrible. Est-ce que vous l’avez reconnu au moins ?

Un opéra ou une opéra ? Là, j’ai un doute soudain. Un opéra ? Oui, c’est masculin. Un opéra, pardon. Vous voyez — même moi qui suis français et parle français depuis X années, j’ai parfois un doute. Ne vous inquiétez pas si vous avez du mal avec le masculin ou le féminin — c’est compliqué.

Ensuite, dans le 12e, mon conseil de musée — le Musée des Arts Forains. Les arts forains, ce sont les arts de la fête foraine. La fête foraine, c’est une fête avec des auto-tamponneuses, du tir à la carabine, des peluches à gagner, des hot-dogs, des manèges. C’est pour les enfants et les adultes — c’est très amusant. Dans le 12e, il y a un musée entièrement dédié à ça.

Il y a aussi, dans le 12e, la tour-horloge de la gare de Lyon — une grande tour avec une horloge en haut. C’est la deuxième plus haute après Big Ben à Londres. La gare de Lyon est très belle et la tour-horloge aussi.

Et enfin, mon dernier conseil dans le 12e — une très belle balade : la Coulée Verte. C’est un espace de verdure créé dans Paris, long de presque 5 km. Une heure de marche à l’aller, une heure au retour. Ça part du bois de Vincennes — ou y arrive. Vous avez des endroits pour vous reposer, des arbres, des plantes diverses, et la Coulée Verte se situe au-dessus de la rue — vous êtes en hauteur et vous avez de très belles vues sur Paris. Si vous êtes déjà allé à New York et que vous connaissez la High Line, eh bien la High Line s’est inspirée de la Coulée Verte de Paris. C’est très sympa, très beau, très reposant. Tapez « Coulée Verte Paris » sur Internet pour savoir comment y accéder.

Et avec ça, on a fini notre petit tour du 11e et du 12e arrondissement.


2) Expression du jour : « C’est pas la porte à côté »

On va passer à l’expression du jour : « C’est pas la porte à côté. »

D’abord, si on voulait parler un français grammaticalement correct, on dirait « ce n’est pas la porte à côté » — avec la marque de la négation « ne… pas. » Mais souvent, même couramment, on enlève le « ne » ou le « n’ » et on dit simplement « c’est pas la porte à côté. »

« C’est » — c’est le verbe « être » conjugué au présent, troisième personne du singulier. Je vais vous conjuguer « être » au présent et à l’imparfait. Au présent : « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont. » À l’imparfait : « j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient. »

Le « c’ » fait référence à quelque chose dont on parle. « La Russie, c’est pas la porte à côté » — là, le « c’ » fait référence à la Russie. Dans l’expression générale, ça dépend du contexte.

« Pas » — c’est la marque de la négation, il manque le « n’ » avant le verbe.

« La porte » — c’est par là qu’on entre dans une maison, qu’on pousse ou tire pour rentrer. Dans l’expression, la porte représente un lieu, un endroit. On ne dit pas « c’est pas la maison d’à côté » — on dit « c’est pas la porte à côté. »

« À côté » — quelque chose qui est près, juste à droite ou à gauche. « Cette maison est à côté de la mienne » — elle est juste à côté.

Alors, qu’est-ce que ça veut dire ? « C’est pas la porte à côté », ça veut dire que quelque chose est très loin. La Russie, c’est pas la porte à côté — pour y aller, il faut du temps. C’est une expression familière pour dire qu’il faut beaucoup de temps pour rejoindre un endroit.

Reprenons l’exemple de la Coulée Verte dans le 12e — elle fait presque 5 km. Si vous demandez à quelqu’un où se trouve la fin, il pourra vous dire : « Ouh là, c’est pas la porte à côté — il y a une heure de marche à l’aller et une heure au retour. » Ça veut dire : ce n’est pas tout près, c’est assez loin, il faut du temps.

Autre exemple — imaginez que vous allez rencontrer la famille de votre amoureux ou de votre amoureuse, quelques semaines ou mois après le début de votre relation. Vous lui demandez : — « Ok chéri, mais alors où est-ce qu’on va voir ta famille ? » — « Oh, c’est rien — c’est juste trois ou quatre heures de voiture. » — « Ah oui, c’est pas la porte à côté, ça ! »

Vous voyez — trois ou quatre heures de voiture, c’est loin, ça prend du temps, donc « c’est pas la porte à côté. »

En anglais, on dit « it’s a long way », « it’s quite a distance » ou « it’s far away. »

C’est simple à comprendre et vous pouvez utiliser cette expression dans beaucoup de situations et avec tout le monde — bien que ce soit familier, il n’y a aucune insulte là-dedans.

Demain, on fait une nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle « La Colombe et la Fourmi. » Et après-demain — dimanche — on parlera du 13e et du 14e arrondissement de Paris, avec bien sûr une nouvelle expression. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego, matane, matane !


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