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Bonjour à toutes ! Bonjour à tous ! On est aujourd’hui le lundi 18 août — début de la semaine. J’espère que vous êtes en forme, que vous allez attaquer la semaine avec entrain et avec passion, et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien.
Aujourd’hui, comme toujours, trois parties dans mon podcast. La première partie, on va parler un peu de chien — on va parler des avantages et des inconvénients d’avoir un chien. Deuxième partie, on va continuer ce qu’on a commencé hier — on a commencé à parler des prépositions temporelles, donc des prépositions de temps — on va continuer aujourd’hui avec trois nouvelles prépositions. Et enfin, troisième partie, l’expression du jour : « Chien qui aboie ne mord pas. » Je vous répète : « Chien qui aboie ne mord pas. » Si vous voulez écouter une partie spécifique du podcast, eh bien à chaque fois, je divise mon podcast en trois chapitres — vous pouvez aller directement au premier, au deuxième ou au troisième dans votre application de podcast.
1) Avoir un chien
On va commencer par ma petite introduction sur les chiens. Avant, j’en avais deux, mais sur les deux, il y en a malheureusement un qui est mort en 2020. Je m’en souviens très bien — d’abord parce que ça m’a fait énormément souffrir. C’était mon premier chien et je l’adorais. Et ensuite, je m’en souviens parce que c’était pendant la période du Covid — c’est donc assez marquant. Voilà. Je n’ai pas envie d’en parler trop parce que c’est toujours triste pour moi de parler de mon petit compagnon.
Je vais plutôt vous parler des bons côtés et des mauvais côtés d’avoir un chien. Je suis bien placé pour en parler parce que j’en ai trois. Je connais leurs qualités, je connais leurs défauts — donc je vais vous parler de ça.
Alors déjà, les avantages d’avoir un chien. Il y en a beaucoup. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est qu’un chien, c’est adorable, c’est gentil, c’est joyeux, c’est toujours content de voir son maître. Franchement, la compagnie d’un chien ne remplace la compagnie de personne — ni un humain, ni un chat, ni un autre animal. J’ai eu un chat quand j’étais plus jeune, je l’adorais, mais un chien, c’est très différent. Un chien, on peut l’emmener quasiment partout. C’est un vrai compagnon. D’ailleurs, il y a un proverbe en français qui dit « le chien est le meilleur ami de l’homme » — et il y a bien une vérité derrière ça.
C’est le plus gros avantage d’avoir un chien — avoir à côté de soi un être vivant qui est toujours heureux de nous voir, toujours content. Le chien n’a pas de mauvaise humeur, le chien n’a pas d’état d’âme, pas d’arrière-pensée. Il vous voit — il est heureux. Il dort avec vous ou près de vous — il est heureux. Vous lui donnez à manger — il est heureux. Vous jouez à la balle — il est heureux. Évidemment, pour avoir un retour positif d’un chien, pour avoir de l’affection, il faut bien s’en occuper. C’est un animal, un être vivant qui est aujourd’hui dépendant des humains, dépendant de son maître. Il faut bien s’en occuper, et le chien vous le rendra au centuple.
Quand vous êtes déprimé, quand vous n’allez pas bien, quand vous vous posez des questions sur la vie — regardez votre chien dans les yeux, regardez l’amour qu’il vous porte, et vous n’aurez pas besoin d’aller plus loin. Les questions s’en iront. C’est ça aimer son animal, c’est ça un animal qui vous aime.
Bien sûr, il n’y a pas que des avantages — il y a aussi des contraintes et des inconvénients. Le premier, même si pour moi ça ne me dérange pas, c’est qu’il faut le sortir souvent. Quand il fait beau et chaud, c’est un plaisir d’aller marcher avec lui. Quand il pleut et qu’il fait très froid, c’est moins agréable — mais le chien a besoin de sortir, il a besoin de faire ses besoins, donc il faut le sortir peu importe le temps.
Un autre inconvénient, c’est que partir en vacances devient compliqué. Si vous partez pas très loin, en voiture, ça va — vous pouvez emmener votre chien. Mais si vous devez prendre l’avion, c’est tout de suite plus compliqué. En France et en Europe, pour voyager avec son chien en cabine — donc dans l’avion avec vous — il faut que le chien fasse moins de 7 kilos. Autant vous dire que ce n’est pas la majorité des chiens. Donc si on veut partir dans un pays éloigné, il faut penser à faire garder son chien — soit le confier à un professionnel, soit le faire garder par un ami. Il y a plusieurs possibilités.
En tout cas, si vous prenez un chien, ayez conscience qu’il y a aussi des inconvénients, que c’est une responsabilité et que le chien a des besoins comme tout être vivant. Et avec ça, on a fini notre petite introduction sur le chien — on va passer aux prépositions de temps.
2) Les prépositions de temps, suite
On va continuer avec trois nouvelles prépositions. La première, c’est « en » — E-N.
D’ailleurs, je suis désolé, mais hier j’ai fait une erreur. Je vous ai dit que « au » — A-U — s’utilisait pour les saisons. Mais en fait, cette nuit, j’y ai réfléchi — ça m’a même réveillé. En fait, « au printemps » fonctionne, mais « à l’été » ou « à l’automne », ça ne marche pas. On dit « en automne » et « en été. » Donc, si vous voulez parler du printemps, vous utilisez « au. » Si vous voulez parler des autres saisons — été, automne, hiver — on utilise la préposition « en. » En été, en automne, en hiver. Désolé pour cette petite erreur d’hier.
On peut aussi utiliser « en » pour les mois. « En mars, j’ai acheté une voiture. En août, je suis allé à la plage. En décembre, j’ai fait un bonhomme de neige. » On utilise la préposition « en » — E-N. Et on l’utilise aussi pour les années. En 2025, en 2008, en 1998 — d’ailleurs, en 1998, la France a gagné sa première Coupe du monde de football. Elle a gagné la deuxième en 2018. Je vous rappelle donc : on utilise « en » pour les saisons sauf le printemps, pour les mois et pour les années.
Deuxième préposition du jour : « depuis. » « Depuis » sert à signifier une durée dans le passé avec un point de départ. En anglais, il y a deux façons de le dire — « since » et « for. » « Since 2021 » — depuis 2021 — ou « for four years » — depuis quatre ans. En français, c’est la même préposition pour les deux cas : « depuis. » Depuis quatre ans, depuis 1990, depuis mardi dernier — ce n’est pas forcément une longue durée. Ça peut être « depuis hier » — quelque chose qui a commencé hier et qui est peut-être encore en cours. Par exemple : « depuis hier, j’ai mal à la tête. »
Et enfin, la dernière préposition du jour — qui est en fait composée de deux prépositions qu’on utilise ensemble : « de… à. » Ça sert à indiquer une durée précise. « De 8 heures à 10 heures, j’ai révisé du français. De 15h30 à 16h30, j’ai regardé la télé. » À chaque fois, avant la première heure, on met « de » — et avant la deuxième heure, on met « à. » Vous pouvez mettre n’importe quelle heure — vous avez compris le principe.
Donc aujourd’hui, on a vu trois nouvelles prépositions temporelles : « en », « depuis » et « de… à. »
3) Expression du jour : « Chien qui aboie ne mord pas »
Et maintenant, on va passer à l’expression du jour : « Chien qui aboie ne mord pas. »
« Chien » — on en a parlé au début, je ne vais pas y revenir. « Qui » — c’est un pronom relatif qui introduit une proposition relative. On ne va pas détailler ça aujourd’hui — on a déjà parlé des prépositions, ça fait assez de grammaire. Je ferai un ou plusieurs podcasts spécifiques là-dessus une autre fois.
« Aboie » — c’est la conjugaison du verbe « aboyer » au présent, troisième personne du singulier. Je vais vous conjuguer ce verbe au présent et à l’imparfait.
Au présent : « j’aboie, tu aboies, il aboie, nous aboyons, vous aboyez, ils aboient. » À l’imparfait : « j’aboyais, tu aboyais, il aboyait, nous aboyions, vous aboyiez, ils aboyaient. » Ce n’est pas facile à prononcer — il y a plusieurs syllabes compliquées, donc c’est bien de s’entraîner.
« Ne mord pas » — on a la marque de la négation « ne… pas. » C’est une phrase négative. Et « mord » — c’est le verbe « mordre » conjugué au présent, troisième personne du singulier.
Au présent : « je mords, tu mords, il mord, nous mordons, vous mordez, ils mordent. » À l’imparfait : « je mordais, tu mordais, il mordait, nous mordions, vous mordiez, ils mordaient. »
Alors, qu’est-ce que ça veut dire, « chien qui aboie ne mord pas » ? Imaginez un chien que vous ne connaissez pas, sans maître à proximité. Il court vers vous, s’arrête et aboie très fort. Eh bien en général, ces chiens-là ne vont pas vous attaquer, ne vont pas vous mordre. Un chien qui aboie, en général — pas tout le temps, mais en général — ne mord pas.
Et cette expression s’applique aussi aux humains — c’est une image pour dire qu’une personne qui hurle, qui crie, qui gueule, n’est finalement pas dangereuse. Les personnes les plus dangereuses sont souvent celles qui sont silencieuses. En général, les gens qui vous menacent verbalement ne font rien.
Je suis sûr que quand vous étiez à l’école, au collège, vous vous souvenez d’un garçon un peu plus grand que les autres qui s’amusait à embêter, insulter, chercher des problèmes. Eh bien en général, dès qu’un autre enfant lui tenait tête, le plus grand se dégonflait — en fait, il ne faisait rien. On pourrait dire ici « chien qui aboie ne mord pas. » Ce garçon qui embêtait les autres n’était pas vraiment dangereux. Il était méchant, mais pas dangereux. On pourrait dire aussi « que de la gueule » — c’est un peu plus familier, pardon.
En anglais, ça se dit de la même façon : « All bark and no bite » — que des aboiements, pas de morsures. Chien qui aboie ne mord pas.
J’espère que vous avez compris. Si vous aimez ce podcast, vous pouvez me laisser un petit message, vous abonner sur YouTube et encore mieux, vous abonner sur ma chaîne Patreon. Vous y retrouverez le Petit Prince en audio — l’intégralité du livre lu par moi — les contes et légendes de la mythologie japonaise, et les retranscriptions écrites de tous mes podcasts.
Je vous dis donc à demain pour une nouvelle fable de La Fontaine qui s’appelle « Les Voleurs et l’Âne. » Merci beaucoup de m’avoir écouté. À bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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