« Cochon qui s’en dédit » et les prépositions de lieu 1/4

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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le vendredi 22 août 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est assez rare — donc qui n’est pas beaucoup utilisée — mais qui est assez intéressante. Cette expression, c’est « Cochon qui s’en dédit. » C’est une expression assez compliquée, mais je vous en parlerai tout à l’heure.


1) Une histoire de cochon

D’abord, je vais vous parler d’une histoire qui m’est arrivée — et dans cette histoire, il y a un cochon. Comme vous le savez, j’ai trois chiens, et un jour, j’ai voulu les faire garder dans un chenil. Un chenil, c’est un endroit où vous allez laisser vos chiens à quelqu’un dont c’est le métier. Cette personne va garder vos chiens — les sortir, leur donner à manger, jouer avec eux — pendant que vous, vous partez en vacances ou en voyage d’affaires, peu importe. En tout cas, vous ne pouvez pas emmener vos chiens avec vous.

Donc, je vais sur Internet, je regarde les chenils à côté de chez moi — les pensions, on appelle ça aussi une pension canine, une pension pour chiens — et j’en trouve une qui a de bons avis. J’appelle la dame et je lui dis : « Bonjour, j’ai trois chiens, est-ce que vous pouvez les garder de telle date à telle date ? » Elle regarde son planning et me dit : « Oui, je peux les garder — venez me voir à la pension, comme ça vous pourrez les amener et je vous ferai visiter les lieux. »

Je lui pose quelques questions, je me renseigne parce que je n’ai pas envie de laisser mes chiens à n’importe qui — et je trouve qu’elle a l’air plutôt professionnelle. Je décide donc d’y aller et de lui faire confiance. Je mets les trois chiens dans la voiture, je les attache, et nous voilà partis pour la pension.

J’arrive là-bas, je sors les chiens, ils disent bonjour à la dame. Elle habitait dans une grande ferme avec des terres autour — un espace pour des chevaux, un espace avec des ânes, et un grand espace avec des boxes, de très grandes cages comme des petites maisons pour les chiens. En arrivant, après avoir dit bonjour à la dame, je passe avec mes trois chiens devant une véranda — une partie de la maison de cette dame — où à l’intérieur, quatre chiens aboient beaucoup en voyant les miens. Et à côté, sur un petit canapé… un énorme cochon. Énorme. Il était rose et noir et il ne bougeait pas en entendant les chiens aboyer à côté de lui.

Je garde ça en tête, je visite les lieux, on discute un peu et je lui dis : « Mais comment vous avez fait ? Comment avez-vous pu avoir un cochon aussi gros chez vous ? » Parce que ce cochon dormait dans la maison — pas dehors, dans la maison. Elle me répond que quand on lui a donné ce cochon, on lui a dit : « Ne t’inquiète pas, c’est un cochon nain — il va grandir, mais pas beaucoup. » Eh bien, il a grandi — et beaucoup.

J’ai demandé combien il pesait. Il pesait 130 kilos. Moi, je fais 80 kilos — donc c’est plus d’une fois et demie mon poids. 130 kilos, le cochon ! Il était énorme, franchement adorable, vraiment trop marrant. Les chiens aboyaient et lui, pépère, sur son canapé, il ne bougeait pas.

Donc, attention ! Si on vous donne un cochon, sachez que ces animaux qui, petits, sont adorables et très légers, grossissent énormément. Après, il faut s’en occuper. Cette dame a élevé son cochon comme un chien — il y avait les quatre chiens de la maison et le cochon qui se prenait pour un chien. Franchement adorable. Je pense que ça va me rester longtemps en mémoire. D’ailleurs, ça s’est passé il y a longtemps, et je m’en souviens encore très bien.


2) Les prépositions de lieu

Allez — ça, c’était pour vous parler du cochon, et maintenant on va attaquer les prépositions de lieu. Il y a quelques jours, on a parlé des prépositions de temps, donc les prépositions temporelles. Aujourd’hui, on commence avec les prépositions de lieu — les prépositions spatiales. « Spatial » vient de la même famille qu’ »espace » — l’espace, c’est le lieu, c’est ce qu’il y a autour de vous.

On va commencer par « à. » « À » peut aussi être une préposition de temps, comme je vous en avais parlé, mais c’est aussi une préposition de lieu. Tout dépend de ce qui vient après. « À huit heures » — préposition de temps. « À la plage » — préposition de lieu.

On utilise « à » ou « au » pour trois choses : les bâtiments ou les lieux, les villes, et les noms de pays masculins. Exemples : « à la banque, à la piscine, au cinéma, au collège » — ce sont des noms de bâtiments, de lieux. Pour les villes : « à Paris, à Tokyo, à Tanger. » Pour les pays masculins : « aux États-Unis, au Laos, au Salvador. »

Je vous avais déjà expliqué que les noms de pays sont soit masculins soit féminins. « À » ou « au », c’est pour les pays masculins. Pour les pays féminins, on utilise « en. »

Prochaine préposition de lieu : « à côté. » « À côté », c’est être près de quelque chose. « Je suis à côté de la voiture » — je suis près de la voiture. « Je suis à côté de la maison » — je suis près de la maison. C’est une préposition de lieu qui apporte une information sur l’endroit où on se trouve.

Prochaine préposition — en fait, ce sont deux : « à droite » et « à gauche. » C’est un peu comme « à côté », mais avec plus de précision. Si je dis « je suis à côté de la voiture », on ne sait pas de quel côté. Mais si je dis « je suis à droite de la voiture » ou « je suis à gauche de la voiture », on a une précision. Et ce n’est pas réservé aux personnes — ça peut être n’importe quoi. « La banque se trouve à gauche de l’épicerie. La piscine se trouve à droite du supermarché. »

Et enfin, dernière préposition pour aujourd’hui : « au-delà » — A-U-D-E-L-À. « Au-delà » veut dire « plus loin », « après » ou « derrière. » Ça peut avoir un sens physique : « je vais au-delà de la montagne » — je vais plus loin que la montagne, derrière la montagne. Mais ça peut aussi avoir un sens non physique, non palpable. « Cette histoire est au-delà du réel » — ça veut dire que c’est irréel, incroyable, pas croyable. Ici, « au-delà » s’utilise avec quelque chose qu’on ne peut pas toucher. Donc, « au-delà » veut dire « plus loin » — que ce soit physique ou non.

Et avec ça, on a vu aujourd’hui cinq prépositions de lieu : « à », « à côté », « à droite », « à gauche » et « au-delà. » On continuera demain avec les prépositions de lieu.


3) Expression du jour : « Cochon qui s’en dédit »

Et tout de suite, notre expression du jour — assez compliquée. « Cochon qui s’en dédit. »

« Cochon » — on en a parlé au début du podcast. C’est un animal qui fait « grrr » et c’est aussi un porc. On peut dire « cochon » ou « porc. » C’est un animal qu’on mange — moi, j’en mange, mais pas les musulmans ni les juifs.

« Qui » — c’est un pronom relatif qui introduit une proposition relative. On en parlera dans un prochain podcast — je l’ai noté.

Ensuite, dans l’expression, il y a « s’en. » En fait, il faut comprendre que c’est un verbe pronominal — le verbe c’est « se dédire », auquel on rajoute « en » — E-N. Pourquoi « en » ? Ah, c’est compliqué le français. On pourrait dire « cochon qui se dédit » — c’est aussi une phrase correcte. Mais le « en » sert à remplacer quelque chose — un complément qu’on ne précise pas dans l’expression parce que c’est une formule générale. Je vais vous donner un exemple. « Je m’arrange de la situation » — on pourrait dire aussi « je m’en arrange. » Le « en » représente « de la situation. » Je sais que ce n’est pas très clair — j’en parlerai peut-être dans un podcast dédié, parce que ce « en » n’est pas facile à expliquer.

Et « se dédire » — c’est le verbe de l’expression. C’est un verbe qu’on n’utilise presque jamais en dehors de cette expression. « Se dédire de quelque chose », c’est ne pas tenir sa parole, rompre une promesse. C’est ne pas faire ce qu’on avait dit qu’on ferait.

Alors, qu’est-ce que ça veut dire, « Cochon qui s’en dédit » ? Ça veut dire qu’une promesse, quand on la fait, elle doit être tenue. Sur l’image du podcast, j’ai mis deux amies dont une offre un cadeau à l’autre — elle avait promis de le faire, et elle a tenu sa promesse.

Pourquoi dit-on « Cochon qui s’en dédit » ? Qu’est-ce que vient faire le cochon dans cette expression ? Il faut remonter au Moyen Âge pour comprendre l’origine. À l’époque, le cochon était considéré comme un animal très sale — c’était une insulte, en rapport avec la saleté, pas avec le caractère sexuel comme parfois aujourd’hui. Donc, si quelqu’un n’est pas capable de tenir sa promesse, on considérait que c’est un cochon. Et donc on dit « Cochon qui s’en dédit. »

À quel moment peut-on utiliser cette expression ? Quand vous faites une promesse à quelqu’un — ou quand quelqu’un vous en fait une — avant de serrer la main, ou en même temps, vous pouvez dire « Cochon qui s’en dédit. » Ça veut dire « Cette promesse est importante et elle doit être tenue. » On dit ça à un ami, à une connaissance — pas à son patron, par exemple.

En anglais, on peut dire « Let’s shake hands on that » — « Serrons-nous la main là-dessus. » C’est comme sceller un engagement. Si la personne ne tient pas sa promesse, c’est un cochon — elle s’en est dédit.

J’espère que vous avez compris. C’est une expression compliquée — si vous n’avez pas tout saisi, ce n’est pas grave. L’important, c’est d’écouter du français — et plus particulièrement, mon podcast.

Demain, on verra une nouvelle expression française : « De la poudre de Perlimpinpin. » C’est joli comme mot — « Perlimpinpin. » Est-ce que vous connaissez cette expression ? Si vous ne la connaissez pas, rendez-vous demain. Merci beaucoup ! Bye bye, hasta luego, matane !


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