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Bonjour à toutes, bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. On est aujourd’hui le mardi 12 août 2025 et aujourd’hui, on va parler d’une expression qui est « On ne change pas une équipe qui gagne. » Mais avant ça, on va continuer notre tour de Paris avec le 17e et le 18e arrondissement. Hier, on a parlé du 15e et du 16e — aujourd’hui, 17e et 18e.
1) Le 17e et le 18e arrondissement de Paris
Alors, le 17e arrondissement, c’est un arrondissement un peu spécial parce qu’il est en fait divisé en deux parties. Il y a une partie au sud-ouest qui est plutôt bourgeoise, plutôt tranquille, avec de beaux immeubles haussmanniens, et une partie au nord-est qui est plutôt populaire — et c’est un quartier très sympa.
Dans le sud-ouest, comme je vous disais, il y a de magnifiques immeubles haussmanniens. Les immeubles haussmanniens, ce sont les immeubles typiques de Paris — on les doit au baron Haussmann, qui leur a donné son nom.
Dans cette partie du sud-ouest du 17e, vous allez trouver l’avenue de Wagram. Cette avenue, avec l’avenue des Ternes, est très bien pour faire les boutiques. Il y a d’ailleurs ici la Maison du Chocolat. C’est une boutique qui fait de très bons chocolats. Oui, j’aime bien le chocolat — je sais que j’en ai déjà parlé hier avec Patrick Roger. Eh bien aujourd’hui, une autre adresse pour les amateurs : la Maison du Chocolat.
Si vous descendez un peu l’avenue des Ternes vers le nord-ouest, vous allez tomber sur un quartier avec beaucoup de primeurs, beaucoup de métiers de bouche. Les métiers de bouche, c’est tout ce qui touche à la nourriture — les primeurs, les boucheries, les charcuteries, les pâtisseries, les poissonneries. Il n’y a que du haut de gamme dans cet endroit. C’est autour de la rue Poncelet — les boutiques ont des étals qui sortent sur la rue, comme un marché éphémère, mais tous les jours. Les prix sont assez chers, voire très chers, mais tout est très bon.
D’ailleurs, si vous voulez voir un marché couvert sympa, c’est le marché des Batignolles dans le 17e. Un marché, je vous rappelle ce que c’est en deux mots — c’est une tradition française, quasiment toutes les villes de France en ont un. Des producteurs et des commerçants se retrouvent sur une place, généralement la place du village, montent des tentes et des tables, et vendent leurs produits. En France, les marchés sont très sympas et c’est vraiment une tradition d’aller faire le marché une ou deux fois par semaine.
On continue dans ce quartier, vers la porte Maillot, où vous allez trouver le Palais des Congrès. C’est un espace où il y a beaucoup de spectacles — des concerts, des spectacles de danse, des cinémas, des opéras. Si vous êtes à Paris pour plusieurs semaines, regardez la programmation, vous trouverez sûrement quelque chose qui vous intéresse.
Ça, c’était pour le sud-ouest — le quartier plutôt cher, plutôt bourgeois.
Et maintenant, au nord-est de l’arrondissement — un quartier beaucoup plus populaire, avec des boutiques moins chères, une vie moins chère et un mélange de populations, une mixité bien plus grande. Si vous voulez vous promener dans ce quartier du 17e, vous pouvez aller au parc Martin Luther King. C’est un parc assez récent avec un plan d’eau, des arbres, de la pelouse, et même un skate-park pour les plus jeunes — où vous pouvez faire du skate, du patin à roulettes. Si vous avez envie de vous casser un bras, allez-y.
Et un peu plus haut, juste à la limite avec Saint-Ouen, je vous conseille d’aller au marché aux puces. C’est un marché, mais pas de nourriture — il y a de vieux meubles, des vêtements, des baskets, des objets d’art, des vinyles, de la musique — plein de commerçants qui vendent tout ce qui est vintage, tout ce qui est ancien. Si vous allez dans ce marché, faites attention aux vols, aux pickpockets — il y en a pas mal là-bas. Je le sais parce que j’ai fait mes études pas très loin. En tant qu’homme, j’avais généralement moins de problèmes, mais il faut quand même faire attention — homme ou femme, on peut se faire piquer quelque chose. Le quartier est très sympa, mais attention.
D’ailleurs, autour de ce marché aux puces et dans le 17e, regardez en haut — regardez les peintures de rue, le street art. Comme dans le 13e, il y a beaucoup de peintures réalisées par des artistes sur les murs et les immeubles — c’est très beau à voir. En tout cas, moi, je trouve ça beau.
Et maintenant, le 18e. Le monument le plus connu du 18e — et un des plus connus de Paris — c’est évidemment le Sacré-Cœur. Le Sacré-Cœur est situé à Montmartre, dans le quartier de Montmartre. C’est une basilique — une grande église. Il y a une petite différence entre basilique et église — dans la basilique, il y a en général un saint qui est enterré, ce qui n’est pas le cas dans une simple église. Enfin bref. Le Sacré-Cœur se trouve en haut de la butte — en haut de la colline.
Pour le visiter, il faut d’abord réserver des billets car les places sont limitées. Et pour monter, vous avez plusieurs possibilités. Vous pouvez monter à pied, par les escaliers. Ou vous pouvez prendre un funiculaire. Un funiculaire, c’est quoi ? C’est comme un petit train installé dans une pente et tiré par un câble. Pour aller du bas de la colline de Montmartre au sommet, vous montez dans ce petit train — sans effort. Prenez-le peut-être pour la montée parce que c’est sympa et typique de Paris, et pour la descente, prenez les marches — asseyez-vous, mangez un morceau, buvez un coup et admirez la vue sur Paris.
Dans ce quartier de Montmartre, vous allez retrouver une ambiance de village — un peu comme à la butte-aux-Cailles dans le 13e. Il y a beaucoup de touristes, bien sûr, mais dans les périodes moins touristiques, on retrouve cette vie de village qu’on ne trouve nulle part ailleurs à Paris. Le quartier est magnifique — les maisons, les immeubles sont beaux — et il y a même des vignes. Oui, du vin est produit à Montmartre. Je ne me souvenais plus du nombre exact — j’ai vérifié — il y a 1 700 pieds de vignes. C’est très petit, mais quand même, on fait du vin dans Paris. On est français, on adore le vin. Et tous les ans, quand le vin de Montmartre est prêt, dans tous les cafés du coin, il y a une dégustation.
Plus à l’est du 18e, vous allez trouver un quartier qu’on appelle Barbès. Il y a là-bas une population venue essentiellement d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest — Côte d’Ivoire, Gabon, etc. C’est un quartier très mélangé, avec une bonne ambiance, mais peut-être pas le premier à visiter quand on vient à Paris. Pourquoi ? D’abord parce qu’il n’y a pas de monuments très connus dans le quartier de Barbès, et ensuite parce que certains touristes pourront s’y sentir en insécurité. Ce n’est pas le quartier le plus sûr de Paris. Nous, en tant que Français, on est habitués — mais certains touristes, notamment ceux qui aiment la sécurité et le calme, ne vont pas forcément se sentir bien là-bas.
Et avec ça, on a fait notre petit tour du 17e et du 18e arrondissement.
2) Expression du jour : « On ne change pas une équipe qui gagne »
On passe à l’expression du jour : « On ne change pas une équipe qui gagne. »
« On » — c’est un pronom personnel singulier de troisième personne. C’est comme « il » et « elle. » En fait, à la troisième personne du singulier, il y a trois pronoms : il, elle et on. Quand on dit « on », on désigne quelqu’un d’indéfini — une généralité. Alors que « il » ou « elle » désignent une personne spécifique.
« On ne change pas » — vous entendez le « ne » et le « pas » — c’est la marque de la négation. La forme affirmative, c’est « on change. » La forme négative, c’est « on ne change pas. » Avec votre niveau de français, vous savez maintenant comment faire la négation.
« Changer » — c’est transformer quelque chose, apporter une modification. On peut dire « changer de vêtements. » Le matin — j’espère — vous changez de sous-vêtements. Après la douche, je change de boxer, de chaussettes. Changer, ça veut dire modifier.
Je vais conjuguer « changer » — verbe du premier groupe — au présent et à l’imparfait. Au présent : « je change, tu changes, il change, nous changeons, vous changez, ils changent. » À l’imparfait : « je changeais, tu changeais, il changeait, nous changions, vous changiez, ils changeaient. »
« Une équipe » — c’est féminin, comme le montre l’article « une. » Une équipe, c’est un groupe de personnes qui travaillent ou jouent ensemble. Une équipe de football, c’est des joueurs qui jouent ensemble pour battre l’adversaire. Une équipe dans une entreprise, c’est un groupe de salariés qui travaillent ensemble sur un projet.
« Qui » — c’est encore un pronom relatif qui introduit une proposition relative. Décidément, ce « qui » revient souvent. Il faut vraiment que je fasse un podcast spécifique là-dessus. Je l’ai noté — après les arrondissements, on aura plein de choses à faire.
« Gagne » — c’est le verbe « gagner » conjugué au présent. Gagner, ça veut dire remporter la victoire. L’équipe de foot qui gagne marque plus de buts que l’adversaire.
Je vais conjuguer « gagner » au présent et à l’imparfait, comme « changer. » Au présent : « je gagne, tu gagnes, il gagne, nous gagnons, vous gagnez, ils gagnent. » À l’imparfait : « je gagnais, tu gagnais, il gagnait, nous gagnions, vous gagniez, ils gagnaient. »
Alors, pourquoi dit-on ça ? À quel moment peut-on utiliser « on ne change pas une équipe qui gagne » ? C’est simple. Quand une équipe gagne un match — reprenons le foot — l’entraîneur garde souvent la même équipe pour le match suivant. L’équipe a gagné, donc il y a des chances qu’elle gagne encore. On ne change pas une équipe qui gagne. C’est le sens propre.
Le sens figuré, c’est : ce qui donne de bons résultats ne doit pas être changé. Quand vous arrivez à faire quelque chose avec votre méthode, gardez cette méthode. Exemple — un ami vous demande : « — Est-ce que tu écoutes toujours Le Français, c’est facile ! avec Adrien pour apprendre le français ? » Et vous répondez : « — Eh oui, comme ça marche, on ne change pas une équipe qui gagne. » Ça veut dire : je continue à écouter ce podcast parce que ça m’aide — pourquoi changerais-je de méthode alors qu’elle me convient ?
Moi, j’ai ma routine pour apprendre le japonais — je ne vais pas la changer parce que ça marche, parce que je m’améliore. Si un jour je stagne, alors je changerai de méthode. Mais tant que ça avance, on ne change pas une équipe qui gagne.
En anglais — j’ai fait une traduction littérale, je ne me suis pas trop foulé — « you don’t change a winning team. » C’est exactement la traduction mot pour mot.
Demain, on parlera de l’expression « Être dans un fauteuil. » Et comme d’habitude, si vous voulez me soutenir et m’aider à faire ce podcast, vous pouvez vous abonner à mon Patreon — vous aurez accès aux transcriptions et à des podcasts exclusifs. Merci beaucoup de m’avoir écouté. On se voit — on s’écoute plutôt — demain. Bonne journée, à bientôt ! Bye bye, hasta luego, matane !
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