« Pierre qui roule n’amasse pas mousse » et les prépositions de lieu 3/4

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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On se retrouve aujourd’hui lundi 25 août — eh bien, pour un nouveau podcast — et bien sûr, je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, on est lundi, c’est le début de la semaine et c’est bientôt la rentrée des classes. La rentrée des classes — pour ceux qui sont encore en études, on va dire, ou à l’école — c’est le moment où vous allez commencer une nouvelle année. L’année scolaire en France commence début septembre, soit fin août, soit début septembre.

1) Souvenirs d’école : la maternelle

À cette occasion, j’avais envie de vous parler un peu de mes souvenirs — quand j’étais petit à l’école, à la maternelle, en primaire, au collège, au lycée. Mais on va commencer tranquillement avec la maternelle. La maternelle, c’est l’école pour les tout-petits. Ça commence à trois ans et ça dure pendant trois ans — trois ans, quatre ans et cinq ans. À partir de six ans, on rentre en école primaire. Mais aujourd’hui, on va rester sur la maternelle.

Pour moi, c’était il y a longtemps, mais j’ai encore beaucoup de souvenirs de maternelle. Quand j’étais enfant, ma famille et moi, on habitait à peu près à une demi-heure de Paris, dans une petite ville d’à peu près 8 000 à 10 000 habitants. Dans cette petite ville, l’école était vraiment pas loin de chez moi. Donc mon père ou ma mère m’amenait le matin et venait me récupérer le soir à partir de 16 heures ou 17 heures, je crois. Parfois, c’étaient mes grands-parents, quand mes parents ne pouvaient pas venir me chercher. La maternelle, le matin, ça commence à peu près à 8 ou 9 heures et ça se finissait à 16 ou 17 heures.

Je me souviens qu’en maternelle, on faisait beaucoup de dessins. La classe durait peut-être une heure, une heure et demie maximum. Après, il y avait la récréation — le moment où tous les élèves sortent dans la cour. Je vous en parlerai après. Et donc, en classe, à l’intérieur des salles, on faisait du dessin, de la poterie, diverses activités, avant de commencer un peu plus tard dans l’année — et les années suivantes — à voir les lettres de l’alphabet et à écrire son prénom.

Et franchement, les dessins en maternelle, je trouve que ce sont les meilleurs. C’est là où on a des personnages avec juste une tête, des bras et des jambes. Des chevaux avec quatre pattes alignées. C’est trop marrant. D’ailleurs, j’ai vu un site récemment qui, avec l’intelligence artificielle, retranscrivait en réalité des dessins d’enfants. Donc des chevaux, au lieu d’avoir deux jambes devant et deux jambes derrière, ils avaient quatre jambes alignées avec une tête bizarre. Je ne sais plus quel site c’était, mais c’est assez marrant.

Et l’après-midi, après avoir déjeuné — après l’heure du midi — on faisait la sieste. Tout le monde dormait et après, à 15 heures, un verre de lait et un gâteau. C’était le bon temps, c’était la classe — la sieste à l’école. Moi, je n’aimais pas trop ça à l’époque, mais aujourd’hui, j’adorerais retourner en maternelle et faire la sieste l’après-midi. La sieste, c’est la vie.

Et comme je vous disais, il y avait aussi la récréation. C’est le moment où on va s’amuser dehors — toujours dans l’enceinte de l’école, dans les murs de l’école, mais à l’extérieur, à l’air libre. Je me souviens que dans cette cour, il y avait des tricycles. Des tricycles, ce sont des vélos à trois roues — on est assis en position basse, deux roues à l’arrière et une roue devant. Et quand on sortait des classes pour aller en récréation, tous les garçons couraient vers les tricycles parce qu’il n’y en avait qu’une dizaine pour peut-être 50 ou 70 élèves. Celui qui réussissait à en avoir un pouvait jouer avec dans toute la cour — et ça, c’était la classe. On adorait avoir les tricycles en premier.

C’était vraiment une époque où les enfants ne foutaient rien. Je pense qu’ils ne font rien non plus aujourd’hui et que ça doit être à peu près la même chose. Des dessins, des poteries. Je me souviens aussi qu’on faisait du sport — mais du sport dans une salle, un peu comme de la gymnastique, mais fait par des enfants de 3 ou 4 ans. Autant vous dire que c’était assez ridicule.

Et ça, c’était mes souvenirs de maternelle. Demain, je vous parlerai de mes souvenirs de primaire. La primaire, c’est quand on a 6 ans. On rentre en CP — en cours préparatoire — pour apprendre à écrire et à lire.

2) Astuce du jour : les prépositions de lieu (suite)

Deuxième partie du podcast — on continue sur les prépositions de lieu. Ça fait déjà plusieurs podcasts qu’on en parle. On les prend tout simplement par ordre alphabétique.

On va parler de la préposition « dans. » Quand c’est une préposition de lieu, on l’utilise avec des moyens de transport : « Je monte dans le bus. Je suis dans un taxi. Le train roule et je suis dans ce train. » À chaque fois, j’utilise « dans » parce que bus, taxi et train sont des moyens de transport.

On peut aussi utiliser « dans » quand on parle d’une ville, d’une rue ou d’une pièce dans une maison. « Je marche dans Paris, dans la ville de Paris, dans la capitale de la France. » Avec une rue : « Le magasin se trouve dans la rue de Versailles. » Avec une pièce : « Elle mange dans la salle à manger » ou « elle mange dans sa chambre. » Salle à manger et chambre sont des pièces d’une maison — donc on utilise « dans. »

Deuxième préposition : « de » — D-E. « De » peut servir à beaucoup de choses, mais quand c’est une préposition de lieu, ça signifie d’où on vient — ça donne une provenance. « Je viens de Paris. » « Je reviens de la boulangerie » — je suis allé acheter du pain et, à l’instant, je reviens de cette boulangerie. « Il vient de Shanghai » — la personne vivait à Shanghai.

Troisième préposition : « derrière. » C’est le contraire de « devant. » « Derrière » veut dire « à l’arrière de » et « devant » veut dire « à l’avant de. » « Le vélo est derrière la maison » — le vélo est situé en arrière de la maison. L’inverse : « le vélo est devant la maison » — si vous regardez la maison, vous verrez d’abord le vélo, puis la maison. Si le vélo est derrière, vous voyez la maison mais pas le vélo. « Je suis derrière lui dans la file d’attente » ou « je suis devant lui dans la file d’attente » — c’est un rapport de position entre lui et moi.

Et enfin, la préposition « en » — E-N. On l’utilise pour les noms de pays féminins. « La France » — France est féminin — donc on dit « je vis en France. » « Elle part en Suède » — on dit « la Suède », donc on utilise « en. » « Ils vont en vacances en Autriche » — l’Autriche est un nom féminin. Pour les noms de pays masculins, on utilise « au » — A-U. « Je vis au Sénégal. Je suis allé en vacances au Maroc. » Le Sénégal et le Maroc sont masculins, donc on utilise « au. »

Et voilà — on a encore vu aujourd’hui 5 prépositions de lieu : « dans », « de », « derrière », « devant » et « en. »

3) Expression du jour : « Pierre qui roule n’amasse pas mousse »

Et tout de suite, on passe à une expression assez rigolote : « Pierre qui roule n’amasse pas mousse. » C’est rigolo parce qu’il y a une répétition de deux sons — le son « ou » avec « roule » et « mousse », et le son « s » avec « amasse » et « mousse. » Je vous répète : « Pierre qui roule n’amasse pas mousse. »

« Une pierre » — c’est un gros caillou, un rocher. C’est du minéral, c’est dur. C’est aussi un prénom, mais ici, c’est un rocher — quelque chose qu’on trouve dans la nature, très dur.

« Qui » — pronom relatif, on en parlera un autre jour.

« Roule » — du verbe « rouler. » Rouler, ça veut dire avancer quand quelque chose est rond. Un vélo roule sur la route, une voiture roule sur l’autoroute. Ici, on parle d’une pierre — imaginez une pierre à peu près ronde qui roule, qui avance le long d’une pente.

« N’amasse pas » — on a la négation « ne… pas », et entre les deux, le verbe « amasser » conjugué au présent. Amasser, ça veut dire accumuler, réunir beaucoup de quelque chose. On peut amasser de l’argent — quelqu’un qui gagne beaucoup et ne dépense pas amasse de l’argent.

« La mousse » — c’est un végétal qui pousse un peu partout, sur les arbres, sur les pierres. C’est un végétal qui aime l’ombre et pas le soleil, qui reste au sol et s’accroche à quelque chose. « Mousse » désigne aussi la mousse que fait le savon ou le gel douche — mais ici, c’est le végétal.

Donc, la pierre qui roule n’amasse pas de mousse — elle ne va pas garder la mousse parce qu’elle est en mouvement constant.

Qu’est-ce que ça veut dire ? « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » signifie qu’une vie insouciante et instable ne permet pas de construire un patrimoine, de construire quelque chose de durable. Une vie frivole, à ne pas travailler régulièrement, à s’amuser ici et là, ne permet pas de s’enrichir.

Le rapport avec la pierre ? Imaginez une pierre qui roule le long d’une pente — la mousse ne va pas s’accrocher, la pierre bouge constamment. Sur une pierre immobile, la mousse s’accroche et reste. C’est un parallèle : la pierre qui roule, c’est l’image d’un humain dont la vie bouge beaucoup — et la pierre immobile, c’est l’image de quelqu’un qui s’installe, travaille, a une vie stable. Cela permet de gagner de l’argent, d’être rassuré. Une vie où on bouge tout le temps, où on change de métier constamment, ne permet pas de s’enrichir.

Bien sûr, c’est moins vrai aujourd’hui avec le télétravail et le travail sur Internet — on peut vivre n’importe où dans le monde et gagner de l’argent. Mais cette expression est ancienne — elle vient de l’Antiquité. À cette époque, l’opinion générale était qu’une vie stable, modérée et tranquille était meilleure que la vitesse, la folie, la débauche. L’idée, c’est qu’en restant au même endroit, en étant droit, honnête, en travaillant dur, on peut construire quelque chose.

Un exemple — si vous avez un enfant de 18 ou 20 ans qui veut parcourir le monde pendant 5 ans, vous pourrez lui dire : « Attention, c’est bien de voyager, mais pierre qui roule n’amasse pas mousse. À force de bouger dans tous les pays du monde, tu ne vas pas réussir à t’installer quelque part, à développer une vie stable et épanouie. » C’est un peu ancien comme façon de penser, je vous l’accorde.

En anglais, ça se dit « A rolling stone gathers no moss » — c’est exactement la même chose. « Rolling stone » — pierre qui roule, « gather » — amasser, « moss » — mousse.

Demain, on verra une nouvelle expression : « Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. » Je vous remercie de m’avoir écouté. Vous pouvez toujours me laisser un petit commentaire sur YouTube, un petit message ou une petite note dans vos applications de podcast — ça me permet d’être plus visible sur Internet et d’avoir plus d’auditeurs. Merci beaucoup de m’avoir écouté. À demain ! Bye bye, hasta luego, matane !


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