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Bonjour à toutes, bonjour à tous, on est aujourd’hui le lundi 11 août 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. On continue notre tour de Paris — il y aura encore le podcast d’aujourd’hui avec le 15e et le 16e arrondissement, demain le 17e et le 18e, après-demain le 19e et le 20e — et après, c’est tout, parce qu’il n’y a que 20 arrondissements à Paris. Donc encore trois podcasts sur Paris.
1) Le 15e et le 16e arrondissement de Paris
Aujourd’hui, le 15e arrondissement. C’est un arrondissement situé au sud de Paris et c’est là que vous allez trouver la plus longue rue de Paris — la rue de Vaugirard. Elle fait plus de 4 km de long. Dans cet arrondissement, il y a pas mal d’espaces verts, de parcs, de squares où vous pouvez vous promener — c’est un arrondissement plutôt familial. Il y a bien sûr des bars et des restos pour les sorties, mais c’est un quartier où vivent beaucoup de familles.
Alors, je vous avais dit hier que la Tour Montparnasse était dans le 14e. J’ai vérifié — elle est dans le 15e. Je ne vous en reparle pas aujourd’hui puisque je vous en ai déjà parlé hier, mais c’est my mistake. La Tour Montparnasse est bien dans le 15e.
Dans le 15e, il y a aussi le pont de Bir-Hakeim. C’est un pont situé pas très loin de la Tour Eiffel, assez particulier parce qu’on le voit dans beaucoup de films. Il y passe des voitures, des piétons, et même un métro en hauteur. On le voit par exemple dans Inception avec DiCaprio — il y a une scène filmée sur ce pont. On le voit aussi, je crois, dans Taken avec Liam Neeson, et dans les films Taxi de Luc Besson. Si vous voulez voir ce pont parce que vous l’avez vu dans un film, c’est dans le 15e.
Au niveau des ponts d’ailleurs, il y a aussi le pont Mirabeau — assez sympa, assez joli. Ce n’est pas le plus beau — pour moi, je vous l’ai dit quand j’ai parlé du 7e, le plus beau pont de Paris c’est le pont Alexandre III. Mais c’est personnel.
On continue notre tour du 15e. Il y a un autre pont, le pont de Grenelle, et si vous regardez vers la Seine depuis ce pont, vous allez pouvoir voir la statue de la Liberté. Eh oui — la même qui existe à New York, mais en plus petit. Nous aussi, à Paris, on a notre statue de la Liberté. Pourquoi c’est la même ? Parce que c’est un sculpteur français qui a dessiné la statue de New York. Elle a été créée par Bartholdi — donc, on en a aussi une à Paris grâce à ce sculpteur français.
Si vous voulez faire des courses dans le 15e, il y a un centre commercial qui s’appelle Beaugrenelle — assez récent, assez grand, avec de nombreuses boutiques et des cinémas. Il date d’une dizaine d’années environ. La structure extérieure, l’architecture est très jolie. Allez-y soit pour les boutiques, soit juste pour voir l’architecture et le design du bâtiment.
Et enfin, je vais finir mon tour du 15e avec une activité pour les enfants — et pour les plus grands aussi. Ça s’appelle Aqua Boulevard. C’est situé près de la porte de Versailles dans le 15e. C’est un centre aquatique avec plusieurs piscines, des toboggans, un espace pour boire un verre et se reposer, et une rivière artificielle qui passe à l’extérieur et revient à l’intérieur. C’est comme une piscine, mais avec beaucoup de choses pour que les enfants s’amusent.
Moi, étant enfant, j’ai cru que j’allais mourir à Aqua Boulevard. Petite anecdote personnelle — j’y allais beaucoup étant enfant, mais ça fait au moins 20 ou 25 ans que je n’y suis plus allé. À l’époque, je devais avoir 9 ou 10 ans. À Aqua Boulevard, il y a une grande piscine avec des vagues créées artificiellement pour reproduire les vagues de la mer. Eh bien j’étais dans cette piscine avec mes cousins et cousines, et sur l’eau, il y a de grands bateaux gonflables. À cause des vagues, je me suis retrouvé coincé sous un de ces bateaux — je ne pouvais plus sortir, je ne pouvais plus respirer. Et finalement, c’est une autre vague qui a poussé le bateau et j’ai pu ressortir la tête de l’eau. Mais j’ai vraiment cru que j’y passais. Je n’y suis pas passé, je ne suis pas mort, je suis toujours là. Et donc avec ça, je crois que j’ai fini de parler du 15e, et on va passer au 16e.
Le 16e arrondissement, c’est un quartier un peu spécial. Ce sont essentiellement des gens riches, des personnes qui ont de l’argent, qui y vivent. Donc, c’est très tranquille, très calme, très sécurisé. On aime ou on n’aime pas. Moi, personnellement, je préfère les lieux populaires, les endroits où il y a de la vie, où les choses bougent — plutôt qu’un endroit calme et quasiment mort. Bon, évidemment, ce n’est pas que ça, le 16e.
Dans le 16e, il y a le palais de Tokyo — un musée d’art contemporain. Quand j’habitais Paris, j’y allais de temps en temps. La dernière fois que j’y suis allé… je vais vous raconter ce que j’ai vu. C’était une exposition d’art contemporain. Alors moi, je ne dois pas bien comprendre l’art, parce que je n’ai pas compris l’intérêt. En fait, il y avait un gars enfermé dans une boîte transparente — environ 3 ou 4 mètres sur 3 ou 4 mètres, donc entre 9 et 12 mètres carrés — et on le regardait. Il restait là, il dormait, il passait le temps pendant plusieurs jours. Je crois que ça a duré une ou deux semaines et l’exposition, c’était d’aller le regarder. Mais quel intérêt y a-t-il à ça, sérieusement ?
Parfois, l’art contemporain c’est spécial. C’est comme la banane — vous savez, une vraie banane accrochée à un mur blanc, exposée comme une œuvre d’art. Après, ils l’ont mise aux enchères et elle a été vendue je crois 100 000 ou 200 000 euros. Mais qui va acheter une banane à 200 000 euros ? Il y a des choses que je ne comprendrai jamais chez l’humain. Enfin bref — en tout cas, allez au palais de Tokyo, il y a toujours des expositions différentes et c’est très intéressant. Sauf ce gars enfermé dans une boîte — ça, c’était bidon.
Pour ceux qui aiment la mode, les vêtements, la haute couture — dans le 16e, vous avez le musée Yves Saint-Laurent. Yves Saint-Laurent, c’est aujourd’hui une marque de haute couture française. C’était aussi un couturier, un designer — un des grands de la haute couture française.
Pour les sorties et les musées, vous pouvez aller dans le bois de Boulogne où vous trouverez la Fondation Louis Vuitton. Louis Vuitton — tout le monde connaît évidemment. Eh bien, cette marque — ou plutôt le groupe LVMH — a fait construire une fondation dans le bois de Boulogne avec des expositions, des peintures, des sculptures — et ça change tout le temps. J’y suis allé deux fois, c’est magnifique. L’extérieur est sublime, vraiment impressionnant comme bâtiment. Et c’est marrant — quand ce bâtiment a été en construction, j’habitais pas loin et je l’ai vu se construire de A à Z. J’ai vu comment il a été fait, comment il a été érigé — et ça aussi, c’était intéressant.
Le bois de Boulogne, c’est à l’opposé du bois de Vincennes — l’un est à l’Est, l’autre à l’Ouest. C’est très grand — vous pouvez aller courir, vous promener, il y a des lacs où vous pouvez louer des barques. C’est très sympa la journée — mais la nuit, c’est une autre ambiance. Je vous en avais déjà parlé dans un autre podcast — il y a des prostitués, des gens qui se droguent, des personnes un peu louches. On peut se promener, mais c’est un autre délire.
Et dans ce bois de Boulogne, il y a aussi quelque chose pour les enfants — et là, je parle bien des enfants, pas des prostitués. C’est le jardin d’acclimatation. C’est en plein cœur du bois de Boulogne — une sorte de parc d’attractions, plus petit qu’un grand parc, mais très sympa pour les enfants. Si vous avez des enfants et que vous êtes au bois de Boulogne, allez-y — ils vont être ravis.
Et pour les adultes qui aiment les plantes et la nature — comme moi — vous pouvez aller visiter les jardins des serres d’Auteuil. C’est collé au bois de Boulogne. Des serres, c’est des espaces couverts — en verre ou en plastique — qui permettent de faire pousser des plantes tropicales, des plantes qui ont besoin de chaleur et de beaucoup de soleil. Ces serres d’Auteuil ont été créées par l’homme et abritent de magnifiques plantes tropicales. C’est vraiment très beau. Si vous aimez les plantes, vous allez adorer.
Au niveau commercial, vous trouvez à peu près tout dans le quartier — sauf quelques rues du 16e un peu tristes. Et si vous aimez le chocolat, mon conseil : allez dans la boutique d’un chocolatier qui s’appelle Patrick Roger. C’est sublime — pour moi, c’est le meilleur chocolat du monde. Il y a une autre boutique du même nom, place de la Madeleine, devant l’église de la Madeleine dans le 8e.
Et enfin, je vais terminer mon tour du 16e avec la place du Trocadéro — une des places les plus connues de Paris. C’est de cette place que vous pouvez le mieux admirer la Tour Eiffel. Si vous voulez prendre de magnifiques photos de la Tour Eiffel et de Paris, allez place du Trocadéro — vous allez adorer. Et juste en dessous, à gauche quand vous regardez vers la place, en descendant, vous trouverez le palais de Tokyo dont je vous parlais il y a quelques minutes. Vous pourrez faire les deux en même temps.
Et avec ça, on a fini notre petit tour du 15e et du 16e arrondissement.
2) Expression du jour : « Y’a que la vérité qui blesse »
Je suis de plus en plus long, désolé pour la durée du podcast. On va quand même continuer avec l’expression du jour : « Y’a que la vérité qui blesse. »
Dans cette expression, il y a beaucoup de choses à étudier. « Y’a que » — c’est un raccourci, pas vraiment une faute mais une forme parlée. La vraie formule est « il n’y a que la vérité qui blesse. »
D’abord, le « ne… que. » « Ne… que » veut dire « seulement. » « Je ne sors que le week-end » — je sors seulement le week-end. « Je ne mange que des pâtes » — je mange seulement des pâtes. Ensuite, dans « il n’y a que », il y a le « y. » Ce « y » est souvent compliqué à comprendre pour ceux qui apprennent le français. En fait, le « y » remplace quelque chose d’inanimé — on pourrait mentalement le remplacer par « à ceci » ou « à cela. » C’est un concept avancé — je vous ferai un podcast spécifique là-dessus pour vous expliquer comment utiliser ce « y. » Je me le note tout de suite. Après les arrondissements, j’ai pas mal de choses à voir avec vous — dont les prépositions et le « y. »
« La vérité » — c’est du féminin, comme le montre l’article « la. » C’est ce qui est vrai, ce qui n’est pas faux, ce qui est réel.
« Qui » — c’est un pronom relatif qui introduit une proposition relative. Là aussi, c’est compliqué — il faudra que je vous fasse un podcast là-dessus. Je le note aussi.
« Blesse » — c’est le verbe « blesser » conjugué au présent, troisième personne du singulier. « Blesser » quelqu’un, ça veut dire lui faire mal. On peut blesser quelqu’un avec le poing, un bâton, une arme, un couteau. Et « se blesser », ça veut dire se faire mal à soi-même — si je suis tombé ou si je me suis coupé en cuisine, je me suis blessé.
Je vais conjuguer « blesser » au présent et au passé composé. Au présent : « je blesse, tu blesses, il blesse, nous blessons, vous blessez, ils blessent. » Au passé composé : « j’ai blessé, tu as blessé, il a blessé, nous avons blessé, vous avez blessé, ils ont blessé. »
Alors, qu’est-ce que ça veut dire, « il n’y a que la vérité qui blesse » ? Quand on dit quelque chose de vrai à quelqu’un, ça peut être blessant. Alors que si c’est faux, on n’y prête pas vraiment attention.
Je vais vous donner un exemple. Imaginez un élève qui ne travaille pas à l’école — au collège — qui a de mauvaises notes non pas parce qu’il est bête, mais parce qu’il ne fait pas ses devoirs. Il est intelligent, mais il ne travaille pas. Et un jour, son prof lui dit : « Toi, tu n’arriveras à rien, tu ne feras rien dans ta vie, tu es bête. » L’élève est déprimé, il n’est pas bien, il rentre chez lui et en parle à ses parents. Ses parents peuvent lui expliquer : « Il n’y a que la vérité qui blesse. » Ce que le prof a dit ne devrait pas toucher cet enfant — ce n’est pas vrai. Il n’est pas bête, il est intelligent. Donc, puisque c’est faux, ça ne devrait pas lui faire de mal.
Souvent, on utilise cette expression dans une dispute, quand on est énervé. On l’utilise pour être méchant, pour être désobligeant — ce n’est pas quelque chose qui s’emploie gentiment. Il y a souvent aussi une touche d’ironie derrière. Donc, attention à l’utilisation.
L’expression vient du XVIIe siècle, mais je n’ai pas trouvé plus d’informations sur son origine — on ne va pas aller plus loin là-dessus. En anglais, ça se dit « nothing hurts like the truth » — rien ne blesse autant que la vérité.
Un synonyme en français : « seule la vérité peut faire mal » — ça veut dire la même chose.
Demain, on travaillera une expression qui est « On ne change pas une équipe qui gagne » et on continuera notre tour de Paris avec le 17e et le 18e arrondissement. Désolé pour les plus de 20 minutes de podcast. Je vous dis donc à demain. Merci beaucoup ! Bye bye, hasta luego, matane !
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