« Écrire en pattes de mouche » et des mots qui se ressemblent

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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le samedi 30 août 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Hier, on a vu ensemble une fable de La Fontaine. Aujourd’hui, reprise classique des podcasts — on va donc reprendre avec une expression française qui est « écrire en pattes de mouche. »

1) Souvenir d’école primaire : le CM1 et le CM2

Mais avant, je vais continuer — ou plutôt reprendre — mes souvenirs sur l’école primaire. Je vous ai déjà parlé de l’école maternelle, je vous ai parlé de mes trois premières années en école primaire — et aujourd’hui, je vais vous parler de mes deux dernières années : le CM1 et le CM2 — cours moyen 1 et cours moyen 2.

Quand on arrive en CM2, eh bien, c’est la fin de l’école primaire — et en CM1, c’est bien sûr l’année d’avant. Je me souviens que quand j’étais en CM1, eh bien, on était dans une classe mélangée. Il y avait la moitié des élèves en CM1 et la moitié des élèves en CM2. Du coup, les élèves de CM2 — donc qui avaient un an de plus — pouvaient donner des conseils, aider les élèves de CM1 — donc les élèves qui avaient un an de moins — à apprendre. Mais bizarrement, je n’ai pas trop de souvenirs de cette année. J’ai plus de souvenirs du CM2.

Quand j’étais en CM2, eh bien, on était les plus grands de l’école. On faisait la loi. En CM2, on a dix ans — donc par rapport à ceux qui ont 9 ans, 8 ans, 7 ans et 6 ans, eh bien, c’est nous qui dirigions la cour de récréation, c’est nous qui étions les grands. Alors que l’année d’après — quand on rentre en 6e — eh bien, on est les plus petits du collège. Mais je vous parlerai de tout ça demain. On va rester aujourd’hui sur le CM2.

Je me souviens que j’avais un professeur qui était assez strict — mais qui était aussi très juste, plutôt gentil. Il s’appelait Monsieur Chardel. Il nous a appris beaucoup de choses. Et à l’époque, de temps en temps, eh bien il m’envoyait au coin. Je pense que ça ne se fait plus aujourd’hui à l’école — ça aussi, ça doit être interdit. Mais à l’époque, quand je faisais une bêtise, quand je discutais trop, quand je n’écoutais pas, quand je répondais au professeur, eh bien je me faisais envoyer au coin.

J’allais dans un coin de la classe — la tête tournée contre le mur, contre le coin — et je restais là, debout, pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce que le professeur me dise de revenir à ma place. C’était une punition — c’était pour me punir, moi ou un autre élève qui avait fait une bêtise — pour qu’on comprenne, pour nous éduquer. Je pense que c’est interdit aujourd’hui. Je vous l’ai déjà dit — mais comme j’en suis pas sûr — si quelqu’un a des infos là-dessus — est-ce qu’on envoie encore les élèves au coin ? Est-ce que dans votre école — est-ce que dans vos souvenirs — vous avez eu des punitions quand vous faisiez des bêtises ? N’hésitez pas à me le dire dans les commentaires — ça sera marrant de voir quel genre de punition on appliquait dans votre pays.

Et pendant cette année de CM2, je me souviens qu’une fois par semaine, on partait dans un centre équestre. « Équestre », c’est avec des chevaux. Alors là, c’était plutôt des poneys — donc des petits chevaux — et toute la classe de CM2 — donc d’enfants de dix ans — eh bien, nous partions — je ne sais plus si c’était à pied ou en vélo — enfin bref, dans ce centre pour monter sur des poneys, pour leur donner à manger, pour les nettoyer. Et c’est à cette époque-là que — étant monté sur le poney — je suis tombé, je me suis fait mal — et depuis, j’ai peur des chevaux. Alors, maintenant, j’ai beaucoup moins peur — mais je me méfie, je fais attention. Je ne passe jamais derrière un cheval de peur de me prendre un coup de sabot.

Autant j’adore les animaux — j’adore les chiens, les chats, les moutons, les brebis, même les faons, les chevreuils, les renards, tous les animaux — mais c’est vrai que le cheval, j’ai un peu de mal. Je trouve qu’on n’arrive pas à savoir ce qu’un cheval pense. J’ai beau le regarder dans les yeux, je n’arrive pas à connaître la pensée d’un cheval. Un chien, je sais s’il va venir vers moi pour une caresse ou s’il va venir vers moi pour m’aboyer dessus ou me mordre — ça se voit. Mais un cheval, on ne sait pas.

Je me souviens aussi que parfois, en rentrant de l’école — quand je rentrais en vélo chez moi — eh bien, ma mère me préparait du pain beurré avec des carrés de chocolat. Pour le goûter — donc vers 16h ou 17h — elle m’avait préparé du pain — donc une baguette — évidemment, j’habitais en France, donc on adore la baguette — avec du beurre salé. Pourquoi salé ? Parce que j’ai des origines, des racines normandes. Et en Normandie, on ne mange que du beurre salé. Et des carrés de chocolat… Pain, beurre salé, carrés de chocolat — c’est le bonheur.

Enfin bref, ça, c’étaient mes souvenirs de primaire. Demain, je vous parlerai de mes souvenirs de collège — donc du début du collège, plus précisément. Je vous parlerai de la sixième — la première année du collège — quand on a 11 ans.

2) Astuce du jour : les homonymes de grammaire

Et tout de suite, on va passer à l’astuce du jour. On va continuer ce qu’on a commencé il y a deux jours. Il y a deux jours, je vous ai parlé de mots qui pouvaient avoir plusieurs sens — comme le mot « avocat », le mot « pièce », le mot « café » — ou alors « orange » — ou bien on a parlé aussi de « rose. » Une rose, c’est une fleur et c’est aussi la couleur rose.

Aujourd’hui, on va continuer un peu là-dessus et on va parler d’homonymes. Des homonymes — ce sont des mots qui ont le même son mais qui ne s’écrivent pas de la même manière. Alors, ça ne va pas être simple à l’oral — ça ne va pas être simple de vous expliquer ça dans un podcast. Mais si vous voulez lire la transcription du podcast, vous pouvez vous connecter à mon Patreon et vous aurez accès aux transcriptions écrites.

Aujourd’hui, on va faire des homonymes de grammaire — et demain, on continuera avec des homonymes en général — donc des homonymes qui n’ont rien à voir avec la grammaire. Je vous rappelle — des homonymes — ça s’écrit avec un H — eh bien, ce sont des mots qui se prononcent de la même manière mais qui ne s’emploient pas de la même manière.

Par exemple, « ou » et « où. » Je vous ai dit, ça se prononce pareil. Donc, il y a « o-u » et à côté « o-ù. » « Ou » — c’est une conjonction de coordination — ça veut dire « une chose ou bien une autre. » Quand on a le choix entre ça et ça, on peut dire « Vous préférez le pain ou le riz ? » Est-ce qu’on aime le pain ou est-ce qu’on aime le riz ? Ça, c’est le « ou. » Et « où », eh bien, c’est un adverbe de lieu. On parle de l’endroit de quelque chose. Si je vous dis « Où se trouve le pain ? » — on demande à quel endroit est le pain, à quel endroit se trouve le pain. Ça, c’est « où. » Donc « ou » et « où » se prononcent pareil — comme vous l’entendez — mais ne s’emploient pas de la même manière.

C’est comme « sur » et « sûr. » Vous voyez — vous entendez — ça se prononce de la même manière. Il y en a un qui s’écrit « s-u-r » et l’autre qui s’écrit « s-û-r. » « Sur — s-u-r » — ça veut dire au-dessus de quelque chose : « Le pain est sur la table. » Et « sûr — s-û-r » — ça vient de la sûreté, de la sécurité. « Est-ce que ce quartier est sûr ? » Ça veut dire — est-ce que le quartier, est-ce que l’endroit est sécurisé ? Est-ce que je suis en sécurité en étant ici ? Est-ce qu’il va m’arriver quelque chose ou est-ce que ça va aller ? Ça, c’est pour « sur » et « sûr. »

On a aussi « sont » et « son. » « S-o-n-t » — c’est le verbe « être » qui est conjugué à la troisième personne du pluriel : « Ils sont dans la maison. Elles sont dans la maison. Ces personnes sont dans la maison. » Et « s-o-n » est un déterminant possessif. Je vous parlerai de ça un autre jour. Ça veut dire en fait que quelque chose appartient à quelqu’un : « C’est son livre. C’est le livre de cette personne. C’est le livre appartenant à cette personne. À qui est ce livre ? C’est son livre. » Vous dites que ce livre est à cette personne, appartient à cette personne.

Vous voyez — entre « sont » et « son » — ça se dit de la même manière mais ça ne s’écrit pas de la même manière. Ce sont des homonymes grammaticaux — des homonymes de grammaire — des mots qui se disent de la même manière mais qui ne s’emploient pas de la même manière. Et en français, il y en a plein. On ne va pas tous les faire et tous les voir parce que ça n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Là, je vous ai juste donné des exemples — mais il y en a beaucoup.

3) Expression française du jour : « Écrire en pattes de mouche »

Et maintenant, on va passer à la troisième partie du podcast — avec l’expression du jour. L’expression française du jour, c’est « écrire en pattes de mouche. » Est-ce que vous connaissez cette expression ? Est-ce que vous savez ce que ça veut dire ? D’abord — avant de vous expliquer le sens — je vais vous expliquer les mots.

« Écrire » — eh bien, c’est facile — c’est le fait de tracer des mots, de marquer des mots sur un papier ou sur l’ordinateur. Pour préparer ce podcast, j’écris quelques lignes et ça me permet de suivre un déroulement, d’avoir mon idée en tête. Eh bien, « écrire », c’est ça. C’est un verbe du troisième groupe — et je vais donc vous le conjuguer au présent. Et on fait l’imparfait aussi — allez — on utilise beaucoup l’imparfait, donc on va le faire. « Écrire » au présent, ça donne : j’écris, tu écris, il écrit, nous écrivons, vous écrivez et ils écrivent. Et « écrire » à l’imparfait : j’écrivais, tu écrivais, il écrivait, nous écrivions, vous écriviez et ils écrivaient.

Ensuite, on a dans l’expression le mot « en » — qui est une préposition. Maintenant, on a fait sept ou huit — je ne sais plus — podcasts sur les prépositions. Vous savez ce que c’est. Et cette préposition « en » va indiquer en fait la forme de quelque chose. Et ici, la forme, ça va être les pattes de mouche.

Les pattes, c’est les jambes d’un animal. Et la mouche — vous savez — c’est le petit insecte qui vole et qui fait « bzzzzzz. » Ça, c’est une mouche. Et donc, les pattes d’une mouche, eh bien, ce sont les jambes de la mouche. Elle doit en avoir six, je pense, puisque c’est un insecte.

Et donc — j’en étais où ? Ah oui ! — « écrire en pattes de mouche », ça veut dire « écrire très petit, écrire de manière illisible ou très peu lisible. » Il n’y a que celui qui l’a écrit qui arrive à le lire.

Donc, « écrire en pattes de mouche », c’est en fait une très mauvaise écriture. Comme vous le savez, chacun a son écriture. Chacun a une écriture différente — il y a de très belles écritures appliquées — et de l’autre côté, il y a les écritures en pattes de mouche. Souvent, ce sont les médecins qui écrivent comme ça. C’est pour ça que, dans l’image du podcast, je vous ai préparé un médecin qui écrit une ordonnance.

Les seules personnes qui arrivent à lire l’écriture des médecins — est-ce que vous savez qui c’est ? Eh bien, ce sont les médecins eux-mêmes et les pharmaciens. Il y a un code spécifique, une écriture spéciale entre les médecins et les pharmaciens — pour que le patient ne puisse pas lire la prescription, pour éviter de le stresser. Vous, vous n’arrivez à rien lire de la prescription — et le pharmacien, lui, arrive à tout lire. Il dit : « Oui, pas de problème — doliprane, acupan, atorvastatine — il n’y a aucun problème. » Alors, c’est moins vrai maintenant, parce que tout est écrit à l’ordinateur. Il n’y a plus que la signature qui est à la main. Mais c’était vrai avant.

D’où ça vient, cette expression ? Eh bien, je pense que c’est assez imagé pour ne pas trouver d’origine plus profonde. Imaginez une petite mouche qui met ses pattes dans de l’encre et qui va marcher sur une feuille. Eh bien, ça va être de toutes petites traces — et donc, ça va être une écriture en pattes de mouche — comme les écritures des médecins. En anglais, on dit « chicken scratch » — donc des rayures, des traits de poulet. Alors, en anglais, on dit « poulet » — en France, on dit « mouche. » Ça dépend des gens, ça dépend des pays. Peut-être que dans votre pays, on dit autre chose. Quelle est l’expression dans votre pays qui correspond à « écrire en pattes de mouche » ? Ça aussi, vous pouvez me l’écrire dans les commentaires sur YouTube. Ça sera assez marrant de voir ça.

On arrive au bout du podcast. Demain, on va s’occuper d’une expression qui est « avoir le cuir épais. » Et vous pouvez toujours me retrouver sur Patreon pour des podcasts exclusifs — qui sont en ce moment sur la mythologie japonaise. Merci beaucoup. Bye bye, hasta luego, matane !


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