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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On est aujourd’hui le jeudi 28 août 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le Français, c’est facile ! avec Adrien. Aujourd’hui, je vais continuer à vous parler de mes souvenirs d’école. On s’est arrêté hier à mes souvenirs d’école primaire quand j’avais 6 ans, 7 ans — et je vais continuer aujourd’hui à vous parler un peu de ça.
1) Mes souvenirs d’école primaire : le CE2
J’ai donc 8 ans et j’entre en CE2. CE2, c’est la troisième année d’école primaire. Première année — CP. Deuxième année — CE1. Troisième année — CE2. CE, c’est pour « cours élémentaire. » Et pendant ce CE2 — donc à 8 ans en France — eh bien, on apprend aux enfants les tables de multiplication.
Est-ce que vous savez ce que c’est ? Les tables de multiplication, c’est quelque chose qu’on apprend enfant et qui va servir toute sa vie. 2 x 2 = 4, 4 x 2 = 8, 8 x 2 = 16, 9 x 2 = 18, 4 x 4 = 16, 6 x 5 = 30, 8 x 8 = 64, etc. etc. Ça, c’est les tables de multiplication. Et je me souviens que quand j’étais enfant, j’ai eu du mal à apprendre ces tables de multiplication. J’ai eu du mal à me les faire entrer dans la tête — et ça, c’était la galère. Aujourd’hui, je les connais par cœur — enfin, j’espère — et je m’en sers dans la vie de tous les jours. Ce sont des choses qu’on apprend enfant et qui nous restent tout le temps.
À cette époque-là — quand j’étais en CE2, quand j’étais en école primaire — eh bien, le midi, j’allais manger à la cantine. La cantine, c’est l’endroit où les enfants vont manger à midi pour ceux qui ne rentrent pas chez eux. Parfois, je rentrais chez moi — quand mes grands-parents ou mes parents étaient là pour me faire à manger — et parfois, je restais à la cantine. À mon époque, la cantine, c’était très mauvais. Tous les plats arrivaient par camion, ils étaient réchauffés dans l’école et servis aux enfants. C’était franchement pas bon — franchement mauvais.
J’ai vu une émission récemment où on voyait ce que les enfants en France mangent à midi à la cantine. Franchement, ça avait l’air super bon. Les menus sont faits par des professionnels. La nourriture est préparée sur place par des employés dans l’école. Franchement, ça s’est beaucoup amélioré — et on accorde aujourd’hui une grande place, une place importante à la nourriture, à bien nourrir et bien éduquer les enfants.
Je dis « éduquer » parce que c’est quand on est enfant qu’on va apprendre à aimer les légumes, qu’on va apprendre à aimer beaucoup d’aliments. Même si on n’aime pas tout de suite — plus tard, en étant ado, adulte — eh bien, un moment, on finit par aimer. Par exemple, la choucroute — qui est une spécialité française de l’est de la France — eh bien, avant, je détestais ça. Maintenant, j’adore ça. Les choux de Bruxelles — pareil. Avant, je n’aimais pas du tout — maintenant, j’aime bien. Donc, le goût change. Les goûts pour les aliments, les goûts pour les vêtements — tout change et tout évolue.
Donc, pour revenir à la cantine — à mon époque, j’ai de très mauvais souvenirs. Mais je pense que si j’y allais aujourd’hui en étant enfant, ça me plairait bien.
Et je me souviens également que dans cette école primaire — là où j’habitais — eh bien, on avait deux tables de ping-pong. Le ping-pong, on appelle ça aussi du tennis de table. Sauf qu’il n’y avait que deux tables — et on était beaucoup de garçons à vouloir jouer au ping-pong. Donc, on tournait autour de la table en touchant la balle chacun une fois — et quand quelqu’un ne touchait pas la balle ou la mettait dans le filet, eh bien il était éliminé — et on recommençait à tourner autour de la table.
Franchement, j’ai plutôt de bons souvenirs de l’école — même si je n’aimais pas beaucoup travailler. J’ai de bons souvenirs de récréation, de bons souvenirs de ping-pong à l’école, de bons souvenirs d’aller chez mes amis, de dormir chez des amis en étant enfant. Et à l’époque, il n’y avait pas de portable et pas d’internet — donc, pour joindre quelqu’un, pour joindre un ami, eh bien, il fallait appeler sur le téléphone de la maison.
Chaque maison avait une ligne téléphonique — une ligne fixe — et donc vous deviez appeler sur ce téléphone. Et vous pouviez tomber sur votre copain, ou sur les parents, ou sur un frère ou une sœur. Et il fallait demander : « Bonjour, je suis Adrien, j’essaie de joindre Robin, j’essaie de joindre Sébastien, Johann — est-ce qu’il est là ? » S’il était là, eh bien, je pouvais lui parler et on pouvait se voir. Et s’il n’était pas là, eh bien, on ne se voyait pas. Pas de portable, pas d’internet — c’était magnifique.
Je pense que demain, je finirai avec mes souvenirs du primaire — et après-demain… ah non, pardon — demain, fable de La Fontaine. Donc, pas de podcast sur une expression, mais on va faire une fable. Par contre, après-demain, je finirai de vous raconter mes souvenirs d’école primaire.
2) Astuce de français : un mot, deux sens différents
Et maintenant, on va commencer une nouvelle série sur une règle de français. On va parler des mots qui ont la même prononciation — ou quasiment la même prononciation — mais qui ne veulent pas dire la même chose. Évidemment, si un mot et un autre se prononcent pareil et qu’ils veulent dire la même chose, eh bien, c’est le même mot, forcément. Là, on va parler aujourd’hui des mots qui sont exactement pareils à l’écrit et à l’oral mais qui peuvent avoir plusieurs sens différents. On a donc un mot qui veut dire plusieurs choses.
Je vais vous donner différents exemples — et après-demain, on va s’occuper — je pense — de mots qui ont des sens différents et qui s’écrivent presque de la même manière. Enfin bon, on verra ça après-demain.
Maintenant, je vais vous parler de mots qui ont des sens différents. Par exemple, le mot « pièce » — P-I-È-C-E. Une pièce, eh bien, ça peut être une pièce de monnaie — donc un euro, deux euros, dix centimes que vous avez dans la poche. Mais ça peut aussi être un endroit dans une maison — la pièce d’une maison. Par exemple, la chambre, la cuisine, le salon — dans un appartement, dans une maison — ce sont des pièces. Donc « pièce », ça peut vouloir dire la monnaie — une pièce de monnaie — ou on peut avoir une pièce d’une maison. Ça s’écrit de la même manière, c’est le même mot — mais on a deux sens différents.
Alors, comment on fait pour savoir de quel sens on parle dans la phrase ? Eh bien, c’est le contexte — c’est la phrase dans sa globalité — qui va vous permettre de comprendre. Si je vous dis « j’ai deux pièces dans ma poche », eh bien, vous allez comprendre qu’il s’agit de pièces de monnaie et pas évidemment des pièces d’une maison. Je ne peux pas faire rentrer un salon et une chambre dans ma poche — ça n’a pas de sens. Donc, vous pourrez comprendre le sens du mot avec toute la phrase — ou même la phrase d’avant, peut-être.
Un autre mot — « avocat » — A-V-O-C-A-T. Eh bien, c’est un mot qui a différents sens. Le sens numéro 1 d’avocat, eh bien, c’est un fruit — ou plutôt un légume. Alors, c’est toujours compliqué — fruit ou légume ? Dans la définition, ça va être un fruit parce qu’il a un noyau — mais en vérité, on considère que c’est plutôt un légume car on le mange salé. L’avocat, c’est un légume — l’extérieur est noir, l’intérieur est vert et le noyau est marron. Il pousse surtout en Amérique du Sud. C’est très bon avec des crevettes, c’est très bon avec une petite vinaigrette, c’est très bon avec plein de choses — l’avocat. Ça, c’est donc un aliment, c’est un légume, ça se mange.
Et le même mot — « un avocat » — c’est aussi un métier. L’avocat va vous servir si vous avez des problèmes avec la justice — ou même si vous avez un divorce, si vous êtes en train de divorcer — ou bien encore si vous avez besoin de créer un contrat pour acheter des parts de société. L’avocat a beaucoup de domaines de compétences — mais le premier domaine auquel on pense, c’est la justice. C’est quelqu’un qui va vous défendre lors d’un procès. Donc « avocat », ça peut être un légume ou un métier.
Il y a deux jours, on a parlé d’une expression qui était « Pierre qui roule n’amasse pas mousse. » Eh bien « mousse » — je vous en avais parlé à ce moment-là — ça a deux sens différents. Ça s’écrit de la même manière — M-O-U-S-S-E — et ça peut être un végétal qui va s’accrocher, qui va pousser sur les arbres, qui va pousser sur le sol, pousser sur les pierres. Et ça peut aussi être des bulles de savon — des bulles que vous allez faire dans la douche avec le savon, avec le gel douche que vous utilisez. Ça va faire de la mousse. Et bien ça, c’est un autre sens pour le mot « mousse. » La mousse, c’est aussi la partie blanche quand vous buvez une bière — ce qui est au-dessus du liquide dans une bière, c’est de la mousse. Donc, vous voyez — un seul mot, plusieurs sens.
On a aussi les couleurs qui sont comme ça. « Orange » c’est une couleur — mais c’est aussi un fruit, c’est un agrume, c’est un cousin du citron, un cousin du pamplemousse. « La rose » — c’est pareil. « Rose » c’est une couleur — et « une rose », c’est aussi une fleur. C’est un végétal et aussi une couleur. D’ailleurs, on peut dire « une rose rose » — « une rose » c’est la fleur et le deuxième « rose » c’est l’adjectif, c’est la couleur. On peut dire « une rose rouge », « une rose blanche » — le premier, c’est donc la fleur — et après, vous avez la couleur de cette fleur.
Bien, j’espère que vous comprenez un peu cette série qu’on est en train de faire — de mots qui sont soit les mêmes, soit qui se ressemblent, et qui ont des sens différents. On continuera là-dessus après-demain — parce que demain, comme je vous disais, on va parler d’une fable de La Fontaine. Et maintenant, on passe à l’expression du jour — « passer à la casserole. »
3) Expression du jour : « Passer à la casserole »
« Passer » — donc, le premier mot de l’expression — c’est un verbe du premier groupe. Verbe du premier groupe — donc, évidemment, on va le conjuguer au présent et au futur. Alors, « passer » au présent, ça donne : je passe, tu passes, il passe, nous passons, vous passez et ils passent. Et au futur — je passerai, tu passeras, il passera, nous passerons, vous passerez et ils passeront. Alors, le « e » au milieu du mot — là, je vous l’ai prononcé de façon un peu plus accentuée, un peu plus forte que d’habitude — mais on le prononce un peu moins en fait. Par exemple — « nous passerons », on dit « nous pass’rons » — « vous passerez », on dit « vous pass’rez. » Vous voyez — plutôt, vous entendez — que je ne prononce quasiment pas le « e » du milieu.
« Passer », ça veut dire aller d’un endroit à un autre, traverser un endroit, traverser un espace. Ça, c’est le sens qu’on voit le plus souvent — mais c’est un verbe très utilisé en français avec beaucoup de sens différents.
Dans l’expression du jour « passer à la casserole », eh bien, on pourrait le remplacer par « aller » — « aller dans la casserole » — ou « être jeté dans la casserole. »
Allez, on revient à l’expression — « passer à la casserole. » « À » — c’est une préposition. Maintenant, vous savez ce que c’est qu’une préposition — et vous en connaissez même pas mal. Et enfin — « la casserole. » Eh bien, la casserole, c’est un élément de la cuisine. C’est avec ça que vous allez cuisiner. C’est un peu différent d’une poêle — une poêle, ça va être assez large et très peu haute, assez basse, comme on dit. Une casserole, c’est un peu plus petit, un peu plus étroit et plus haut. Dans une casserole, on peut faire chauffer l’eau des pâtes, par exemple. Quand vous allez manger des pâtes, vous allez faire bouillir de l’eau dans une casserole. On peut faire réchauffer la soupe, on peut faire des ragoûts, des plats mijotés. Tout ça, ça se fait dans une casserole.
Mais alors, c’est quoi le sens de l’expression ? Est-ce que vous la connaissez, cette expression ? Cette expression — « passer à la casserole » — elle n’a rien à voir avec la nourriture. En fait, ça veut dire subir une épreuve compliquée, désagréable. Ça veut dire vivre quelque chose de très dur. Et pour les femmes, ça veut dire avoir un rapport sexuel sans vraiment en avoir envie, sans vraiment être très contente de cela.
Alors, maintenant que je vous ai expliqué ce que ça voulait dire — et surtout le sens de cette expression — comment est-ce qu’on pourrait l’utiliser ? Dans quel exemple peut-on utiliser « passer à la casserole » ? Eh bien, par exemple — imaginons que vous allez passer un examen de français oral. Donc, vous allez devoir parler à quelqu’un pour savoir si vous êtes assez doué en français pour avoir votre examen. Et là, vous êtes à votre rendez-vous, c’est bientôt à vous de passer. Vous attendez dans le couloir et votre voisin vous demande : « Alors, ça y est, tu vas bientôt passer à la casserole ? » Il va vous dire donc — « Alors ça y est, c’est bientôt à toi de passer l’examen ? » C’est un moment difficile, c’est une épreuve compliquée, stressante — donc, on peut utiliser ici « passer à la casserole. »
Ou alors — deux copines qui discutent et elles parlent du nouveau petit copain de l’une d’elles. Et l’autre pourra dire : « Alors ça y est, tu es déjà passé à la casserole ? » C’est une expression qui est un peu ancienne, un peu désuète. On pourrait dire peut-être une expression de « boomer » — je vous expliquerai ce que c’est un boomer une autre fois. Mais bon, on peut l’employer encore — on peut la lire beaucoup et on peut l’entendre aussi dans des films, dans des séries.
Donc, vous avez compris — « passer à la casserole », ça veut dire vivre une épreuve compliquée, ou alors avoir un rapport sexuel sans grande envie. En anglais, on dit « to be coerced into sex. »
J’ai mis sur l’image du podcast uniquement la traduction anglaise en parlant du sexe — et je n’ai pas marqué la traduction pour « subir une épreuve compliquée. » Mais puisque vous m’écoutez, je peux vous l’expliquer comme ça. J’ai trouvé plusieurs origines pour cette expression — c’est compliqué de vous les expliquer et c’est surtout difficile de savoir laquelle est vraie. Donc, je ne vais tout simplement pas vous en parler.
Demain, comme je vous disais, on va s’attaquer à une nouvelle fable de La Fontaine : La Mort et le Malheureux. Pour ceux qui m’écoutent depuis longtemps, c’est une fable qui ressemble un peu à une fable qu’on a déjà faite ensemble et qui s’appelait La Mort et le Bûcheron. Mais je vous parlerai de tout ça demain.
N’oubliez pas que vous pouvez retrouver ce podcast un peu partout — sur Apple Podcasts, Spotify, Castbox, YouTube, etc. Et surtout que j’ai créé un nouveau podcast il y a deux semaines pour les débutants en français. Donc, s’il y a des personnes que vous connaissez qui veulent apprendre le français, vous pouvez leur conseiller mon podcast pour débutants — et après, ils pourront écouter mon podcast, ce podcast que vous écoutez actuellement.
Je vous laisse là, je vous remercie de m’avoir écouté et je vous dis à demain pour une fable de La Fontaine. Bye bye, hasta luego, matane !
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