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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le mardi 2 septembre 2025 et je vous souhaite la bienvenue dans Le français c’est facile avec Adrien. Alors d’abord désolé, j’ai le nez un peu bouché donc je dois avoir une voix un peu différente de d’habitude. Je suis un peu malade mais rien de grave. Aujourd’hui on va parler d’une expression qui est « qui aime bien châtie bien ».
Souvenir du collège : La 4e
Mais avant je vais vous parler de mes souvenirs de quatrième, plutôt de mon souvenir de quatrième. Car oui, je n’ai qu’un seul souvenir de cette année et c’est un souvenir très dur et très triste pour moi. Je vais vous raconter tout ça maintenant… par quoi je vais commencer. Donc moi j’étais en quatrième G et la quatrième S c’était la quatrième sportive. Cette année-là j’ai des amis de cette classe, j’avais pas mal d’amis dans cette classe et ils sont partis en classe de neige. Ils sont partis aux sports d’hiver, ils sont partis donc pour faire du ski, pour faire du sport. Moi je n’étais pas dans leur classe mais c’était des personnes, c’était des amis, des garçons et des filles d’une classe d’à côté.
Donc ils sont partis pendant je crois dix ou quinze jours pour faire du sport, pour faire du ski et un jour ils sont partis en raquettes. Ils sont partis pour marcher dans la neige, marcher avec des raquettes aux pieds et il s’est passé un événement horrible, un accident très grave où il y a eu en fait une avalanche. Vous voyez, quand j’en parle, c’est encore dur pour moi d’en parler. Il y a eu une avalanche et malheureusement des personnes sont mortes. Et parmi les personnes qui sont mortes, il y avait trois élèves et un professeur de mon collège. Donc pour nous, au collège, ça a été un événement très marquant et très triste.
On a dû tous aller dans le gymnase du collège pour que le directeur nous annonce la nouvelle. Et je me souviens de ce moment où tout le monde pleurait, où tout le monde était très triste. C’est le seul souvenir que j’ai de ma quatrième. Je n’ai aucun autre souvenir de cette année. C’est pour vous dire à quel point ça a été un événement traumatisant pour moi.
Astuce de français : Les homonymes (suite)
Allez, on va passer à l’astuce de français. On va continuer avec les homonymes. On a vu hier les homonymes qui ne sont pas grammaticaux, donc des noms communs qui se prononcent de la même manière mais qui ne s’écrivent pas pareil.
On va en voir d’autres aujourd’hui :
- Mer / Maire / Mère : La mer (M-E-R), c’est l’étendue d’eau salée. Le maire (M-A-I-R-E), c’est la personne qui dirige une ville. Et la mère (M-E-R-E), c’est la maman.
- Vert / Vers / Ver / Verre : Vert (V-E-R-T), c’est la couleur. Vers (V-E-R-S), c’est une direction. Un ver (V-E-R), c’est le petit animal qui rampe. Et un verre (V-E-R-R-E), c’est ce qui sert à boire.
- Saut / Sceau / Sot / Seau : Un saut (S-A-U-T), c’est le fait de sauter. Un sceau (S-C-E-A-U), c’est un cachet de cire pour fermer une lettre. Un sot (S-O-T), c’est quelqu’un d’un peu bête. Et un seau (S-E-A-U), c’est l’objet pour transporter de l’eau.
- Date / Datte : Une date (D-A-T-E), c’est le jour, le mois et l’année. Une datte (D-A-T-T-E), c’est le fruit du palmier.
Expression du jour : Qui aime bien châtie bien
L’expression du jour, c’est donc « qui aime bien châtie bien ». On va d’abord conjuguer le verbe châtier au présent, au futur et au futur antérieur :
- Présent : je châtie, tu châties, il châtie, nous châtions, vous châtiez, ils châtient.
- Futur : je châtierai, tu châtieras, il châtiera, nous châtierons, vous châtierez, ils châtieront.
- Futur antérieur : j’aurai châtié, tu auras châtié, il aura châtié, nous aurons châtié, vous aurez châtié, ils auront châtié.
Le verbe châtier, ça veut dire punir sévèrement, donner une correction. Et donc l’expression « qui aime bien châtie bien » signifie que si on aime quelqu’un, on doit être capable de le punir pour son bien, pour qu’il s’améliore, pour qu’il apprenne. C’est une expression qu’on utilise souvent pour les parents avec leurs enfants. Par exemple, si un enfant fait une bêtise, le parent va le punir et il va dire : « Je te punis car je t’aime, qui aime bien châtie bien ».
C’est aussi une expression qu’on peut utiliser pour les professeurs avec leurs élèves. Si un professeur est sévère avec un élève, c’est pour qu’il réussisse, c’est parce qu’il veut qu’il apprenne. On peut dire aussi : « C’est compliqué pour toi, Adrien, de rester pour réviser, de rester pour apprendre ces tables de multiplication, mais je le fais pour toi, qui aime bien châtie bien ».
En anglais, ça se dit « To spare the rod and spoil the child ». La traduction littérale de ça, c’est « Épargner le bâton et gâter l’enfant ». Je pense que ça veut dire que quand on n’utilise pas une correction, quand on n’utilise pas le bâton pour taper l’enfant, il devient trop gâté. Et donc, il faudrait peut-être utiliser le bâton pour corriger l’enfant pour lui faire comprendre. Une méthode un peu barbare qui, évidemment, on n’utilise plus aujourd’hui, enfin en tout cas en France, j’espère. Dites-moi si ce n’est pas ça, la traduction ou le sens de l’expression anglaise. J’avoue que j’ai un doute.
Demain, on parlera d’une nouvelle expression française évidemment. Ah non, pardon. Demain, nouvelle chanson, pardon. Demain, on va faire une chanson qui est chantée par Axelle Red, qui est une chanteuse, et Renaud, qui est un chanteur et qui s’appelle Manhattan-Kaboul. Après-demain, nouvelle expression française. J’espère que ce podcast n’était pas trop triste. Je suis désolé avec mon histoire du début, mais bon, c’est ma vie, ce sont mes souvenirs. Et l’important, c’est que je vous parle en français. La vie n’est pas toujours heureuse. Il y a des moments très durs. Et ce moment, c’était pour moi un moment marquant de mon adolescence. Merci beaucoup de m’avoir écouté et à demain. Bye bye !
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