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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! On est aujourd’hui le samedi 6 septembre 2025, c’est le début du week-end et j’espère que vous allez bien et je vous souhaite la bienvenue dans le français, c’est facile avec Adrien. Aujourd’hui, on va continuer avec mes souvenirs de lycée, plus que deux podcasts là-dessus puisqu’il reste mes souvenirs de première et mes souvenirs de terminale. La terminale, c’est la dernière année du lycée.
- Souvenirs du lycée : La première
Alors aujourd’hui, on va parler de, en fait, deux ans pour moi parce que j’ai fait deux fois la première, j’ai redoublé ma première. Pourquoi ? Parce que durant ma première première, eh bien, je n’ai rien foutu, je n’ai pas travaillé, j’ai continué sur ma lancée du collège et de la seconde, je n’ai pas assez travaillé chez moi et donc je me suis retrouvé avec de mauvaises notes et à devoir redoubler, donc ne pas pouvoir passer en terminale. Ça a été assez frustrant pour moi, assez la honte, ce n’est pas la honte de redoubler mais j’avais quand même un sentiment à l’époque d’avoir raté quelque chose.
Et donc durant ma deuxième première, j’ai dû me faire de nouveaux amis puisque ce sont ceux qui étaient en seconde qui sont passés en première et moi j’ai redoublé. J’ai retrouvé des personnes, j’ai retrouvé de nouvelles personnes qui venaient de la seconde. Mais finalement, ce n’était pas mal, ça m’a permis de me faire de nouveaux amis, de nouveaux potes avec lesquels j’ai monté un groupe de musique. Un groupe de rock et j’étais le bassiste et le chanteur. Ah, la blague, j’étais chanteur quoi, je ne chante pas très bien. On s’amusait bien et on reprenait des musiques de groupes qu’on aimait. Je me souviens qu’on avait repris Blink 182, une musique qui était What’s my age again et All the small things. On avait repris aussi du Sum 41 pour ceux qui connaissent. C’est un groupe de punk américain. On avait repris The Pixies aussi et une chanson de Weezer.
Et je me souviens qu’on se retrouvait dans la cave d’un pote ou plutôt le garage d’un pote et on utilisait le matériel du frère de cet ami. Pourquoi ? Parce que le frère de cet ami avait aussi un groupe de musique, mais ils étaient plus âgés que nous. Et donc, on était trois. Moi, qui étais bassiste et chanteur, le batteur et le guitariste, sauf que pour reprendre pas mal de chansons, il nous manquait un autre guitariste. Donc, on avait mis des annonces dans le lycée pour trouver quelqu’un qui jouait de la guitare et on avait trouvé mais finalement, ça n’a pas duré très longtemps avec cette personne. Et nous, on avait aussi des études à faire, le lycée à travailler. Donc, on a fait ce groupe pendant un an, un an et demi, mais pas plus longtemps. Ne me demandez pas, il n’y a pas de cassettes à écouter, il n’y a pas de MP3, il n’y a aucune preuve de ça. C’est resté dans nos souvenirs.
Et je me souviens aussi qu’en première, ou peut-être en terminale, mais je crois que c’était en première, eh bien, on avait un prof de maths qui avait un iPod, qui s’était acheté le premier iPod de chez Apple. Et nous, ça nous faisait rêver parce qu’il pouvait mettre des centaines de chansons dans son iPod. Alors que nous, on galérait avec des Discman, c’étaient des lecteurs de CD portables et lui, il avait la classe. Il s’était acheté le premier iPod de chez Apple. Vous savez, celui qui était tout blanc devant et argenté derrière et qui avait une roue sur le devant, une espèce de bouton rond qu’on pouvait tourner pour faire avancer les chansons. Franchement, c’était top. Et à l’époque, il fallait télécharger les musiques de l’ordinateur vers l’iPod. Donc, il fallait déjà avoir des MP3 sur son ordinateur, ça, c’était déjà assez rare et il fallait en plus pouvoir les télécharger sur son iPod.
À l’époque, il y avait beaucoup de piratage de musique. Beaucoup de personnes téléchargeaient de la musique illégalement, donc sans payer et après pouvaient la mettre sur leur MP3, sur leur lecteur MP3. Aujourd’hui, ça n’existe plus. Pourquoi ? Parce qu’il y a des services de streaming de musique, Deezer, Spotify et YouTube Music, etc., qui permettent d’avoir accès à toutes les musiques qu’on veut en payant 8, 9, 10 euros par mois, mais à l’époque, ça n’existait pas. Donc, ce prof de mathématiques, ce prof de maths qui avait acheté ça pour lui, eh bien nous, ça nous faisait baver. C’était la classe à Dallas. Ah, les souvenirs de lycée, c’est marrant. Demain, je vous parlerai de mes souvenirs de terminale, donc de la dernière année de lycée.
- Astuce du jour : je t’aime ou je t’aime bien
Et tout de suite, on va passer à une petite astuce du jour. Pas une règle de français, mais savoir faire la différence entre deux phrases qui se ressemblent, mais qui sont très différentes. Hier, on a parlé de mieux et de meilleur, qui sont les comparatifs de bon et de bien. Avant-hier, on a parlé de c’est bon et c’est bien, deux expressions, deux groupes de mots qui se ressemblent, mais qui ont des sens différents. Eh bien aujourd’hui, on va encore parler de deux groupes de mots qui se ressemblent et qui ne veulent pas dire la même chose du tout.
Ces deux groupes de mots, ce sont « je t’aime » et « je t’aime bien ». Alors là, c’est très différent. Est-ce que vous connaissez déjà « je t’aime » ? « Je t’aime », c’est « I love you » en anglais et « je t’aime bien », c’est « I like you ». Est-ce que vous voyez la différence ? Si vous dites à quelqu’un « je t’aime », ça veut dire que vous avez soit un sentiment amoureux pour lui, donc un sentiment comme deux personnes qui sont en couple, deux personnes qui vivent ensemble, deux personnes qui s’aiment, deux personnes qui ont une relation ensemble, ou on peut dire ça aussi à quelqu’un de sa famille. On peut dire « je t’aime » à un de ses parents, à un enfant, à un frère, à une sœur, etc. Quand on dit « je t’aime bien », eh bien, ça veut dire qu’on n’est pas amoureux de la personne. Ça veut dire qu’on apprécie la personne, on la trouve sympathique, on la trouve super, mais qu’on ne l’aime pas. En tout cas, on ne l’aime pas comme aimerait un amoureux, comme on aimerait quelqu’un dans une relation de couple.
Alors que les deux groupes de mots, les deux phrases commencent de la même manière. Il suffit de rajouter « bien » à la fin pour que ça change complètement le sens, pour que dans le « je t’aime bien », il n’y ait aucun sentiment amoureux, un sentiment d’amitié, ça c’est sûr, mais pas de sentiment d’amour. Par exemple, si vous dites « je t’aime bien » à votre amoureux ou votre amoureuse, ça peut créer un problème. Il peut mal le prendre parce que si vous lui dites « je t’aime bien », ça voudra dire « je t’aime comme un ami ». J’aime la personne que tu es, mais d’une façon amicale, pas d’une façon amoureuse. Ce qui est intéressant ou plutôt ce à quoi il faut faire attention aussi avec cette phrase, avec ce « je t’aime », c’est la façon dont on va écrire le mot « aime ». « Je t’aime », c’est le verbe « aimer ». Comment est-ce qu’on le conjugue, ce verbe « aimer » au présent ? Est-ce que dans la phrase « je t’aime », on met un « s » ou est-ce qu’on ne met pas de « s » ? Dans « je t’aime », en fait, c’est « je aime toi ». Mais on ne dit pas ça, on dit « je t’aime ». Donc, « je aime », c’est « j’aime » et « j’aime », c’est la première personne du singulier au présent. Donc, on ne met pas de « s ». « Je t’aime » et « je t’aime bien », ça ne prend pas de « s ».
Et on peut dire aussi « je vous aime ». Si vous vouvoyez la personne au lieu de la tutoyer, on peut dire « je vous aime ». Et là aussi, en fait, c’est « je aime vous ». « Je aime », c’est « j’aime », « j’aime vous », « je vous aime ». Donc, on ne met pas de « s » à « aime ». C’est le présent, toujours la première personne du singulier, donc le « je », donc « je t’aime », « je t’aime bien », « je vous aime », « je vous aime bien », eh bien, on ne met pas de « s ».
Alors, je pense que demain, je vais vous faire un petit cours, je vais vous parler un peu du moment où on dit « tu » ou alors où on dit « vous ». À quel moment on peut tutoyer quelqu’un et à quel moment on peut vouvoyer quelqu’un ? Ça, c’est intéressant parce que par exemple, dans l’expression d’aujourd’hui, « je t’aime » ou « je vous aime », eh bien… qu’est-ce que je voulais dire ? Pardon ! Je vous disais que quand on dit « je t’aime » ou « je vous aime », on ne va pas s’adresser à la personne de la même manière. Donc, demain, je vous parlerai du « tu » et du « vous » en français.
- Expression française du jour : Avoir les dents qui rayent le parquet
Et tout de suite, on va commencer l’expression du jour « avoir les dents qui rayent le parquet ». « Avoir », c’est un verbe, ici c’est un verbe, ça peut être aussi un auxiliaire, mais là c’est un verbe. Je vais donc vous conjuguer le verbe « avoir » au présent et à l’imparfait. On continue à faire des conjugaisons, on en fera pendant tous les podcasts parce que c’est important de conjuguer les verbes, c’est important de connaître les conjugaisons. « Avoir » au présent, ça donne « j’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez et ils ont ». Je vais assez rapidement parce que je pense que vous le connaissez maintenant. « Avoir » à l’imparfait, ça donne « j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez et ils avaient ».
Ensuite, dans l’expression du jour, on a les dents. Les dents, c’est ce qu’on a à l’intérieur de la bouche, c’est ce qui permet de mâcher les aliments. On a trois types de dents différents : devant les incisives, sur les côtés les canines, encore un peu plus derrière les prémolaires et tout à fait derrière les molaires. Donc les dents, on en a en haut et en bas dans la bouche et ce sont les trucs blancs qui permettent de couper les aliments.
On revient à l’expression du jour, « avoir les dents qui rayent le parquet ». « Qui », c’est un pronom relatif, ça va donc introduire une proposition relative. « Qui rayent le parquet », c’est la proposition relative. On parle de quoi ? On parle des dents. Et donc « rayent », c’est un verbe, c’est le verbe « rayer ». « Rayer », ça veut dire laisser une trace sur quelque chose. On peut dire rayer une voiture. Si vous passez une pièce ou une clé sur la peinture d’une voiture, vous allez la rayer. Si vous passez quelque chose de dur sur le parquet de votre maison, sur le sol, si le sol est en bois, vous allez le rayer. Donc c’est un verbe du premier groupe et on va le conjuguer comme le verbe « avoir » au présent et à l’imparfait. Le verbe « rayer » au présent, ça donne « je raye, tu rayes, il raye, nous rayons, vous rayez et ils rayent ». Dans l’expression du jour, « avoir les dents qui rayent le parquet », « rayent » s’écrit avec « ent » à la fin. Donc c’est la troisième personne du pluriel. Pourquoi ? Parce qu’on parle des dents. Ce sont les dents qui rayent le parquet, les dents, c’est pluriel, donc troisième personne du pluriel. Et donc le verbe « rayer » à l’imparfait, ça donne « je rayais, tu rayais, il rayait, nous rayions, vous rayiez et ils rayaient ».
Et le parquet, c’est le sol chez vous. C’est un sol en bois. Eh bien, si c’est un sol en bois, on dit que c’est du parquet. Donc ça peut être aussi un plancher. On peut dire aussi « avoir les dents qui rayent le plancher ». Le plancher, ce n’est pas forcément en bois. Le parquet, d’ailleurs, est-ce que c’est que du bois, le parquet ? Est-ce qu’on peut avoir un parquet en carrelage ? Non, je ne crois pas. Je crois que le parquet, c’est en bois. Bon, en tout cas, c’est le sol.
Alors, ça veut dire quoi « avoir les dents qui rayent le parquet » ? Avant que je vous dise ce que ça veut dire, je vais vous donner l’origine. « Avoir les dents qui rayent le parquet », avant, on disait « avoir de grandes dents ». Et qu’est-ce que signifiaient les dents ? Ça signifiait la faim. On associait les dents à la faim, donc avoir de grandes dents, c’est avoir très faim. Et au fur et à mesure du temps, l’expression « avoir très faim » s’est transformée d’une base qui est la nourriture à toutes les choses qui existent. Donc quelqu’un qui a de grandes dents ou l’image de quelqu’un qui a de grandes dents, c’est quelqu’un qui veut beaucoup de choses, qui a une grande ambition et il y a un moment où les dents sont tellement longues qu’elles vont faire des traces sur le parquet.
Donc, « avoir les dents qui rayent le parquet », c’est être prêt à tout pour arriver à ses fins. C’est avoir une ambition énorme. C’est vouloir beaucoup, beaucoup de choses pour soi sans se soucier des conséquences. Sur l’image du podcast, je vous ai mis un gars en costume qui a l’air d’être fier de lui. On peut imaginer que c’est un trader et que ce trader, il a de grandes ambitions. Il veut gagner beaucoup d’argent, il veut faire des profits. Une personne comme ça, qui veut faire des profits, gagner beaucoup d’argent sur le dos des autres ou sans se soucier des problèmes engendrés par la bourse, par la spéculation, c’est quelqu’un qui a une très grande ambition, c’est quelqu’un qui a les dents qui rayent le parquet. On voit aussi des personnes comme ça dans les métiers de la télé, de l’audiovisuel, les journalistes. Dans les présentateurs télé, il y a vraiment des personnes qui ont les dents qui rayent le parquet, qui sont prêtes à tout pour arriver à leurs fins.
On peut dire aussi, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, « avoir les dents longues ». Quelqu’un qui a les dents longues, c’est quelqu’un qui a les dents qui rayent le parquet, quelqu’un qui a les dents qui rayent le plancher, quelqu’un qui a une très grande ambition sans se soucier des autres. En anglais, on dit « to set one’s sights high ». C’est dur à dire. On va arriver au bout du podcast. Demain, je vais vous parler d’une expression qui est « être un moulin à paroles ». Je vous expliquerai, je vous parlerai de mes souvenirs de terminale et on verra donc le tutoiement et le vouvoiement, le tu ou le vous. Vous pouvez toujours me retrouver sur Patreon. Vous aurez accès, si vous vous abonnez, ce qui me fera très plaisir, aux transcriptions de tous les épisodes de mes podcasts, donc les transcriptions écrites et vous aurez accès à des podcasts exclusifs. Merci beaucoup de m’avoir écouté et je vous dis donc à demain. Bye bye, hasta luego. Mata ne !
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