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Bonjour à toutes, bonjour à tous. On se retrouve aujourd’hui pour l’étude d’une nouvelle fable de La Fontaine. Mais avant cela, je vous souhaite la bienvenue dans « Le français, c’est facile avec Adrien ». Alors, cette fable, elle s’appelle « Le Taureau et la Grenouille ». Donc, c’est une fable, comme je vous l’ai dit, qui a été écrite par La Fontaine. Et comme dans beaucoup de fables de La Fontaine, on va retrouver des animaux qui vont représenter des scènes de la vie des humains. La Fontaine se sert des animaux pour faire passer des messages aux hommes. Donc, comme d’habitude, je vais vous lire la fable doucement, puis on va l’étudier ligne par ligne. Je vais vous expliquer les mots compliqués, je vais vous expliquer ce que veulent dire les vers de cette fable, et après, je vous expliquerai bien sûr la morale, c’est-à-dire ce qu’il faut comprendre de cette fable. Ensuite, je vous la lirai de nouveau à vitesse normale, comme si je la lisais à des Français, comme si je la récitais au théâtre. Et après, je vous lirai une version plus facile de la fable que j’ai réécrite, une version que vous, qui apprenez le français, pourrez plus facilement comprendre.
Alors, on y va pour cette fable de La Fontaine qui s’appelle « Le Taureau et la Grenouille ».
Deux Taureaux combattaient à qui posséderait
Une Génisse avec l’Empire.
Une Grenouille en soupirait.
« Qu’avez-vous ? » se mit à lui dire quelqu’un du peuple croissant.
« Et ne voyez-vous pas, dit-elle, que la fin de cette querelle
Sera l’exil de l’un, que l’autre le chassant le fera renoncer
Aux campagnes fleuries ?
Il ne règnera plus sur l’herbe des prairies,
Viendra dans nos marais régner sur les roseaux,
Et nous foulant aux pieds jusqu’au fond des eaux,
Tantôt l’une, et puis l’autre.
Il faudra qu’on pâtisse du combat qu’a causé
Madame la Génisse. »
Cette crainte était de bon sens.
L’un des taurelets en l’heure demeure,
Ça l’a caché à l’heure des pans.
Il en écrasait vingt par heure.
Et là, on voit que de tout temps,
Les petits ont pâti des sottises des grands.
Voilà, j’ai fini de vous lire la fable de La Fontaine. Comme d’habitude, si vous n’avez rien compris, c’est normal, c’est compliqué à comprendre en français. Si vous avez compris des mots, si vous avez compris un peu le sens de l’histoire, c’est que vous êtes déjà assez fort en français, c’est que vous comprenez très bien le français. Donc, on va reprendre ligne par ligne. Dans cette fable, il y a vingt vers. Le premier vers, c’est : « Deux Taureaux combattaient à qui posséderait. » Alors, déjà, c’est quoi un taureau ? Un taureau, c’est ce que je vous ai mis sur l’image du podcast. C’est le mâle de la vache. Et donc, ici, il y en a deux. Il y a deux taureaux qui combattent pour savoir qui posséderait, en fait, c’est qui aurait. Lequel de ces deux taureaux aura quoi donc ? Eh bien, on va le voir au vers 2.
Vers 2 : « Une Génisse avec l’Empire. » Alors, c’est quoi une génisse ? Une génisse, en fait, c’est une vache qui n’a jamais eu de petit veau, qui n’a jamais mis bas, qui n’a jamais eu d’enfant. En fait, la génisse et la vache, c’est le même animal, sauf qu’il y en a une qui est potentiellement plus jeune que l’autre. On pourrait faire la comparaison avec une femme humaine : il y aurait une jeune femme qui n’a jamais eu d’enfant, ça, c’est la génisse, et une femme qui a eu des enfants, c’est la vache. Désolé, je ne compare pas les femmes à des vaches, mais c’est pour faire une comparaison afin que vous compreniez. Donc, je reprends, sinon, ça va être déroutant. Donc, on reprend le vers 2 : « Une Génisse avec l’Empire. » L’Empire, c’est quoi ici ? Ce sont les champs. Ce sont les prairies. C’est en fait l’endroit où se trouvent les deux taureaux. Donc, les deux taureaux combattent, et pourquoi combattent-ils ? Parce qu’ils veulent savoir lequel des deux est le plus fort, lequel des deux aura la génisse, donc la jeune vache, et aussi le contrôle sur les champs, qui sera le roi des champs, le roi de la prairie.
Vers 3 : « Une Grenouille en soupirait. » Une grenouille, c’est l’animal qui est entre les deux taureaux sur l’image. Et pourquoi soupire-t-elle, et c’est quoi soupirer ? Soupirer, c’est faire ça : [geste de soupir]. Soupirer, c’est en fait, quand… Comment vous expliquer ça ? C’est quand vous êtes désespéré par quelque chose, quand vous en avez marre, eh bien, vous pouvez pousser un soupir, vous pouvez soupirer. Donc, les deux taureaux se battent et la petite grenouille arrive et elle va parler aux taureaux en soupirant. Et elle va dire, vers 4 : « Qu’avez-vous ? » se mit à lui dire quelqu’un du peuple croissant. Alors, ici, en fait, c’est la grenouille qui dit ça. Elle dit aux taureaux, mais pourquoi vous vous battez ? « Qu’avez-vous ? » Et vers 5 : « Quelqu’un du peuple croissant. » Quelqu’un du peuple croissant, c’est la grenouille. Pourquoi croissant ? Alors, ici, je pense qu’il y a un petit jeu de mots de l’auteur. En fait, les grenouilles, en français, on dit qu’elles coassent et pas qu’elles croissent. Sauf qu’ici, La Fontaine dit croissant. Peut-être qu’il y a un lien entre le fait de coasser comme le fait la grenouille et le fait de croître, donc le nombre de grenouilles qui augmente. Soit c’est ça, soit c’est peut-être une erreur de La Fontaine. Je ne sais pas. Si quelqu’un a la solution, si quelqu’un connaît l’explication, j’en serais ravi. Et pourquoi ici La Fontaine emploie-t-il le mot peuple ? Parce que dans cette fable, les deux taureaux, ce sont les puissants, ils représentent en fait les dirigeants, ceux qui ont le pouvoir, et la grenouille représente le peuple. Donc, La Fontaine dit « quelqu’un, une grenouille, une personne, du peuple croissant », quelqu’un appartenant à l’espèce des grenouilles.
Vers 6 : « Et ne voyez-vous pas ? » dit-elle. Donc, là, c’est toujours la grenouille qui parle. Elle dit aux taureaux : « Qu’avez-vous ? Et ne voyez-vous pas ? » Est-ce que vous voyez que… Ça veut dire : ou alors, vous ne voyez pas que…
Vers 7 : « Que la fin de cette querelle… » Querelle, c’est en fait le combat. Quand on a une querelle avec quelqu’un, c’est qu’on a une dispute, un désaccord. C’est un mot qui est un peu ancien, mais qu’on peut toujours utiliser aujourd’hui.
Vers 8 : « Sera l’exil de l’un. » Donc, la grenouille, je vous le rappelle, elle est là, elle parle aux taureaux et elle leur dit : « Vous ne voyez pas qu’à la fin de ce combat », donc quand il y en aura un qui aura gagné sur l’autre, eh bien, ce sera l’exil de l’un. L’exil, c’est quand on vous chasse de quelque part. Quand on part en exil, c’est qu’on part dans un autre pays, dans un autre village, dans un autre endroit que là où on a vécu. On est exilé, on est forcé de partir. Parce que dans notre histoire ici, il y a le taureau gagnant qui va forcer l’autre à partir, parce qu’il sera le plus fort, il aura la vache, la génisse, et le contrôle des champs. Et donc, le taureau perdant va devoir s’exiler, va devoir partir, va être chassé. Ici, ce qui est intéressant, c’est que le temps utilisé, c’est le futur : « Sera l’exil de l’un », c’est le vers 8, et « sera », c’est le futur du verbe être. Pourquoi le futur ? Parce que là, la grenouille parle d’un moment qui sera, qui va être à la fin du combat. Donc, le combat, au moment où elle parle, n’est pas encore fini.
Vers 9 : « Le fera renoncer aux campagnes fleuries. » Alors, ici, en fait, c’est la grenouille qui continue de parler. Elle continue de parler de celui qui va chasser l’autre. Le « il » ici, c’est le gagnant. Le taureau gagnant fera renoncer l’autre aux campagnes fleuries. Campagne, ce sont les champs, c’est là où il n’y a pas la ville, donc c’est là où les taureaux vivent. Et fleuries, ça veut dire qu’il y a des fleurs. Donc, la grenouille dit toujours aux deux taureaux : il y en a un qui va gagner, il va chasser l’autre et il va l’empêcher d’être dans ces terres, il va l’empêcher de revenir dans cette campagne.
Vers 10 : La grenouille, pardon, continue de parler. « Il ne règnera plus sur l’herbe des prairies. » Les prairies, c’est comme les champs, c’est comme à la phrase d’avant, la campagne fleurie. Et « il ne règnera plus », c’est le verbe régner. Ça veut dire avoir un pouvoir, ça veut dire gouverner. Quelqu’un qui règne sur un royaume, c’est le roi. Quelqu’un qui règne sur un empire, c’est l’empereur. Et donc ici, le taureau qui va être chassé, le taureau qui va perdre le combat, ne pourra plus être le roi sur la campagne.
Vers 11 : « Viendra dans nos marais régner sur les roseaux. » Ici, on a encore l’utilisation du futur : « Viendra », c’est le futur du verbe venir qui est conjugué à la troisième personne du singulier. Donc, c’est la grenouille qui continue de parler et elle dit : « Le perdant va devoir partir, ne pourra plus aller dans les champs et donc il viendra chez nous. Il viendra dans nos marais régner sur les roseaux. » Les marais, c’est l’endroit où vivent les grenouilles. Il y a de l’eau, il y a de la boue, il y a des plantes et il y a aussi des roseaux. Des roseaux, ce sont de longues plantes qui font peut-être 2,5 mètres de hauteur et qui poussent près des marais, près des lacs, près des points d’eau. Donc, la grenouille commence à dire que ça va être un problème parce que le taureau, cet énorme animal qui va être chassé, va venir sur le territoire des grenouilles.
Vers 12 : « Et nous foulant aux pieds jusqu’au fond des eaux. » Alors, « nous foulant aux pieds », elle parle toujours du taureau. Le taureau va nous écraser, nous, ce sont les grenouilles. Fouler aux pieds, ça veut dire écraser. Jusqu’au fond des eaux, c’est au fond du marais. Les grenouilles, ça aime vivre dans l’eau, mais aussi à la surface de l’eau, surtout pour pouvoir respirer. Et la grenouille ici se plaint parce qu’elle va être écrasée, elles vont être écrasées par le taureau qui aura été exilé. Ça, vous suivez ? Ce n’est pas trop compliqué. Si c’est trop compliqué, eh bien, c’est dommage, si vous suivez, c’est super.
On continue avec le vers 13 : « Tantôt l’une, et puis l’autre, il faudra qu’on pâtisse. » La grenouille ici continue de parler et elle dit : « Tantôt l’une et puis l’autre. » Tantôt, ça veut dire soit l’une, soit l’autre. Elle parle de qui ? Elle parle des grenouilles. Une grenouille va être écrasée un moment et une autre grenouille va être écrasée par le taureau à un autre moment. Et après, elle dit : « Il faudra qu’on pâtisse. » Alors, ici, « faudra », c’est le futur du verbe falloir, et « qu’on pâtisse », c’est le subjonctif, ça, si je ne me trompe pas, du verbe pâtir. Ça veut dire souffrir, en fait. C’est un vieux mot, c’est un ancien mot, mais on va dire souffrir. Donc, en fait, les grenouilles vont souffrir du fait que le taureau va se retrouver chez elles. Il ne pourra plus être dans la campagne parce qu’il a perdu, et donc il se retrouvera chez les grenouilles à les écraser, pas en faisant exprès, pardon, mais en… comme on dit, sans faire exprès.
Vers 14 : « Du combat qu’a causé Madame la Génisse. » Donc, là, on va reprendre le vers d’avant pour qu’on comprenne. La grenouille dit : « Il faudra qu’on pâtisse du combat qu’a causé Madame la Génisse. » Les grenouilles vont souffrir du combat causé par Mme la Génisse. Alors, là, c’est assez intéressant parce que déjà, La Fontaine ne l’appelle plus génisse, mais « Madame la Génisse ». Ce n’est plus une génisse parmi tant d’autres, il y a le mot « madame ». Madame, ça fait référence à un noble, à quelqu’un qui a du pouvoir. Et donc, on voit bien ici le parallèle entre les deux taureaux, qui sont les puissants, ceux qui ont le pouvoir, et une femme qui a aussi du pouvoir, soit une maîtresse, une concubine, une femme mariée, en tout cas, on l’appelle « Madame la Génisse ». Comme on pouvait appeler à l’époque « madame de Pompadour », « madame de Maintenon », etc. Et ça donne une autre information ici. C’est le rôle de la femme dans la société de l’époque. La Fontaine nous dit que le combat est à cause… La cause du combat, c’est madame la génisse. C’est elle qui a déclenché le combat. Donc, on retrouve ici une position pas hyper sympathique, je trouve, donnée à la femme de la société par La Fontaine, parce qu’il dit que c’est à cause d’elle que le combat a eu lieu.
Vers 15 : « Cette crainte était de bon sens. » Une crainte, c’est la peur de quelque chose. Ici, on est reparti du côté du narrateur. Ce n’est plus la grenouille qui parle, mais c’est l’auteur qui parle, c’est le narrateur qui parle. Donc, on nous dit que, en fait, la peur de la grenouille était réelle, était fondée.
Vers 16 : « L’un des taurelets en leur demeure… » L’un des taurelets, c’est un des deux taureaux qui a perdu, et « en leur demeure », c’est dans la maison des grenouilles. La demeure de quelqu’un, c’est sa maison, c’est là où il vit. Donc, ici, l’un des taureaux en leur demeure, donc dans le domaine des grenouilles.
Vers 17 : « Ça l’a caché à l’heure des pans. » Ici, on est revenu avec un temps du passé, qui est le passé simple. « Ça l’a caché », c’est le passé composé du verbe cacher. Et « à l’heure des pans », eh bien, c’est le moment où les grenouilles sont le plus actives, où elles coassent. Ce « caché », c’est quand on ne veut pas qu’on nous voie, qu’on ne veut pas qu’on nous retrouve. Donc, là, on imagine que le taureau perdant, eh bien, a honte, est donc allé se cacher dans le marais, à l’endroit où vivaient ou vivent les grenouilles.
Vers 18 : « Il en écrasait vingt par heure. » Alors, « il », c’est le taureau, et « en », la préposition « en », elle renvoie ici aux grenouilles. Donc, on pourrait dire : le taureau écrasait vingt grenouilles par heure. Vingt grenouilles par heure, ça fait une grenouille toutes les trois minutes. C’est beaucoup ! Le taureau ne les écrase pas exprès, mais parce qu’il pèse des centaines de kilos, eh bien, il ne fait pas attention aux grenouilles qui sont sous ses sabots.
Vers 19 et 20 : on va avoir ici la morale de l’histoire. « Hélas ! on voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. » Alors, « hélas », ça veut dire malheureusement. Quand on dit : « Oh, hélas, hélas ! », ça veut dire « par malheur ». Malheureusement, il s’est passé ça. Et dans la fable, on a la phrase après : « On voit que de tout temps », ça veut dire tout le temps, ça veut dire maintenant, il y a cent ans, il y a cinq cents ans, c’est une généralité, ça se passe tout le temps comme ça. Quoi donc ? Eh bien, c’est le vers 20 : « Les petits ont pâti des sottises des grands. » Alors, je vous explique : les petits, eh bien, dans la fable, ce sont les grenouilles, mais dans l’esprit de La Fontaine, ce qu’il veut faire passer comme message, eh bien, ce sont les petites gens, c’est le peuple, ce sont les personnes qui n’ont pas le pouvoir de décider. Donc, « les petits ont pâti ». « Pâti », ici, c’est le participe passé de pâtir, et ça veut dire souffrir. Et donc, on a ici un passé composé : « ont pâti », on pâtit, on ici, c’est l’auxiliaire avoir. Donc, en fait, les petits souffrent, on souffre ou souffriront. On peut utiliser le passé, le présent ou le futur, puisque c’est de tout temps. Les petits souffrent des sottises des grands. Alors, « sottise », à l’heure actuelle, ça veut dire plutôt bêtise, ce n’est pas très grave. Mais je pense que le sens qu’on a donné, qui est donné dans la fable, c’est quelque chose de plus important qu’une sottise. Ce sont en fait les erreurs, les décisions qui créent des problèmes. Donc, les petits subissent, souffrent de ce que décident les grands. Les grands, dans la fable, ce sont les taureaux, mais dans la morale, pour faire une généralité, eh bien, ce sont les puissants, les personnes qui dirigent. Donc, en fait, la morale de l’histoire, c’est quoi ? C’est que les décisions que prennent les puissants, les dirigeants du monde, eh bien, ont des conséquences énormes sur les plus faibles, sur les civils, sur le peuple.
Prenez, en ce moment, la guerre entre Israël et le Hamas, donc dans la bande de Gaza : les décisions des plus grands, les décisions des puissants, les décisions d’Israël et du Hamas suite à l’attaque d’octobre 2023, eh bien, aujourd’hui, il y a des milliers et des milliers de civils qui meurent. Russie-Ukraine, même chose : à cause des décisions entre Poutine et Zelensky, à cause de la décision de Poutine d’envahir l’Ukraine, à cause aussi de l’OTAN qui voulait faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN, bref, eh bien, il y a une guerre, et de cette guerre, eh bien, ceux qui en pâtissent le plus, ceux qui en souffrent, ce sont les civils. Il y a tous les jours des centaines et des centaines de morts, pour ne pas dire des milliers, qui sont les conséquences des décisions des puissants.
Cette fable de La Fontaine, elle a été écrite il y a un peu moins de 400 ans, je pense, et elle est toujours d’actualité. Et en fait, elle s’inspire, cette fable de La Fontaine, d’une fable, d’une histoire… Ah, je ne sais plus comment ça s’appelle. Bref, d’une fable de Phèdre, qui est un auteur encore plus ancien. Donc, on voit bien ici que « de tout temps », c’est vraiment réel. À toutes les époques où il y a eu des décisions prises par les dirigeants, ça a eu des conséquences énormes sur les plus faibles. La guerre entre les deux taureaux a plutôt une conséquence vitale, une conséquence dramatique sur les grenouilles qui meurent à cause du taureau qui a perdu.
J’ai été un peu long, là, et je me suis un peu emballé. Enfin, bref, toujours est-il qu’on a fini d’étudier cette fable. Donc, ce qu’on va faire, c’est que je vais vous la relire à vitesse normale, et après, je vous lirai une version plus facile, plus simple à comprendre, que j’ai réécrite de cette fable de La Fontaine.
Allez, je ne vais pas plus parler, parce qu’il faut finir bientôt. On y va pour « Le Taureau et la Grenouille » de Jean de La Fontaine.
[Lecture à vitesse normale de la fable originale]
Là, je vous ai lu la fable à une vitesse normale, comme si je la lisais à des Français. Et maintenant, je vais vous lire la version plus simple, la version simplifiée de la fable.
Deux taureaux et une grenouille
Deux taureaux se battaient pour savoir qui aurait la vache et les champs.
Une grenouille poussa un soupir.
« Qu’avez-vous ? » dit cette dernière, « et ne voyez-vous pas qu’à la fin de ce combat, un taureau va être chassé et ne pourra pas revenir dans les champs ? Il ne sera plus le bienvenu. Alors, il viendra sur nos terres, dans les marais, et nous écrasera avec ses sabots. Une grenouille, et puis une autre, on va souffrir de ce combat à cause de madame la vache. »
La peur de la grenouille était réelle.
Un des taureaux alla dans leur demeure pour se cacher.
Il écrasait vingt grenouilles par heure.
Malheureusement, on voit que de tout temps, les petits subissent les décisions des grands.
Et voilà, on a fini cette fable de La Fontaine. Vous voyez, je pensais que ça prendrait un peu moins de temps, mais j’ai pas mal parlé. J’ai essayé de vous expliquer le plus possible les phrases, le plus possible les mots. J’espère que ce n’est pas trop compliqué pour vous et j’espère que surtout, ça vous aide à apprendre, ça vous aide à comprendre le français. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir de discuter avec vous, et vous pouvez donc me retrouver demain pour une nouvelle expression française qui sera : « Faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. » Merci beaucoup de m’avoir écouté et à demain ! Bye bye, hasta luego, matiné !
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