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Bonjour à toutes, bonjour à tous ! Nous sommes le mercredi 10 septembre 2025, et je vous souhaite la bienvenue dans « Le français, c’est facile avec Adrien ». Aujourd’hui, nous allons parler d’une expression qui est « être bouche bée ». Pour le dire à vitesse normale, on dit « être bouche bée ». Mais pour que vous compreniez bien, j’articule un peu mieux : je parle un peu plus lentement et je prononce toutes les syllabes de l’expression. Donc, on dit « être bouche bée ».
1) Les dents et la bouche
Mais avant cela, je vais vous parler un peu des dents, des dents et de la bouche en général. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Parce que ce matin, je me suis dit : « De quoi vais-je bien pouvoir parler à mes auditeurs ? De quoi vais-je bien pouvoir leur parler ? » Et, de temps en temps, je prends l’expression du jour – ici, c’est « être bouche bée » – et j’essaie de trouver un rapport entre l’expression du jour, ce dont je vais vous parler et une petite histoire qui m’est arrivée ou quelque chose de la vie quotidienne, etc.
Et là, la relation était toute trouvée, puisque mes deux parents sont dentistes. Donc, mes deux parents soignent les dents. Dans la bouche, nous avons chacun 32 dents… enfin, si on a toutes nos dents, bien sûr, et si on ne nous a pas enlevé les dents de sagesse. Moi, j’ai 30 dents, parce que j’ai deux dents de sagesse qui ont été enlevées par mon père. Donc, j’ai 30 dents, mais normalement, on en a 32.
Il y a quatre types de dents :
- Devant, les dents de devant, ce sont les incisives : des dents qui sont un peu plates sur le dessus et qui servent à couper. Les dents de devant coupent les aliments.
- Après, sur les côtés, on a les canines. Les canines, ce sont les dents qui sont un peu plus pointues. Chez les vampires, ce sont les dents qui sont très pointues, et ces dents-là servent à déchirer les aliments. Les incisives coupent, donc elles séparent les aliments, et les canines, elles, déchirent les aliments. Ce n’est pas coupé, c’est déchiré. Quand vous prenez une feuille de papier, par exemple, là, j’ai une feuille de papier dans les mains, eh bien, je vais la déchirer. Ça, c’est déchirer une feuille de papier. Donc, les canines, les dents pointues, déchirent les aliments.
- Ensuite, troisième type de dents, vous avez les prémolaires, et après, les molaires. Ce sont les dents au fond, les grosses dents. Et ces dents-là servent à broyer les aliments, à les écraser.
Normalement, on coupe d’abord les aliments qu’on mange avec les dents de devant, puis on va les broyer avec les dents de derrière. Donc, tous les types de dents – enfin, plutôt les trois, puisque les prémolaires et les molaires font le même travail – servent à différentes fonctions. C’est important, donc, de bien prendre soin de ses dents.
Et pour prendre soin de ces dents, il y a évidemment le brossage : on se brosse les dents tous les jours, ou alors deux fois par jour. Il y a aussi les brossettes. Est-ce que vous connaissez les brossettes ? Ce n’est pas une brosse à dents, c’est une brossette. Quand on ajoute « -ette » à la fin d’un mot, quand on ajoute le suffixe « -ette », c’est souvent pour dire que c’est quelque chose de petit. Par exemple, une maisonnette, c’est une petite maison. « Maison », « maisonnette » : on a rajouté le suffixe « -ette » à « maison ». « Brosse », « brossette ». Donc, les brossettes, ce sont de petits ustensiles qui sont utilisés pour passer entre les dents.
Grâce à ces brossettes, vous allez pouvoir frotter la gencive qui est entre vos dents, et vous allez découvrir des trésors. Vous allez retrouver des morceaux de repas d’il y a quinze jours. Vous allez retrouver des choses que vous avez mangées et qui sont restées coincées entre les dents, et qui puent énormément. Passez la brossette, sentez : vous allez voir, c’est horrible. Pourquoi n’a-t-on pas eu de brossettes depuis que j’étais gamin ? Pourquoi n’utilisait-on pas les brossettes avant ? Franchement, les brossettes, c’est magique.
Donc, achetez des brossettes, passez-les entre vos dents, et vous allez voir que votre hygiène dentaire, l’hygiène de votre bouche, la propreté de votre bouche, va s’améliorer. Votre bouche va vous remercier. Pourquoi est-il important de passer ces brossettes ? Parce qu’en fait, quand vous passez la brossette entre les dents, vous allez apporter de l’oxygène à cet endroit. Il y a de l’air qui va passer, et donc, ça va empêcher un certain type de bactérie de se développer. Je ne vais pas vous faire un cours de biologie, mais en fait, il y a des bactéries qui vivent sans oxygène et d’autres qui vivent avec oxygène. Eh bien, là, entre les dents, en passant les brossettes, vous allez perturber les bactéries qui vivent sans oxygène. Ça va les tuer et ça va éviter les problèmes de dents. Merci les brosses à dents, merci les brossettes, merci à mes parents de m’avoir dit de passer les brossettes depuis des années.
2) Astuce du jour : Le tutoiement
Et avec ça, nous allons pouvoir passer à la deuxième partie du podcast, sur le tutoiement. Hier, je vous ai parlé du vouvoiement. Le vouvoiement et le tutoiement, ce sont deux manières de s’adresser à quelqu’un en utilisant un pronom différent. C’est spécifique à la langue française, c’est assez particulier, mais c’est très important. Donc, il faut bien que vous compreniez à quel moment vous pouvez vouvoyer quelqu’un et à quel moment vous pouvez tutoyer quelqu’un.
Dans le doute, quand vous ne savez pas quoi faire, je vous conseille de vouvoyer. Par exemple, moi, par défaut, je vouvoie, mais récemment, j’ai eu un commentaire sur une vidéo YouTube où la personne m’a tutoyé. Moi, je n’ai aucun problème avec ça, donc je lui ai répondu en la tutoyant. Sinon, j’aurais dit « vous ». Donc, hier, comme je vous le disais, nous avons parlé du vouvoiement : dans quel cas on va utiliser « vous », dans quel cas on voit une personne.
Aujourd’hui, je vais vous dire dans quel cas on va tutoyer quelqu’un. Alors, déjà, le cas le plus courant, ce sont les proches, les amis, la famille. Dans votre famille – vos parents, vos frères et sœurs, vos cousins, oncles, tantes, grands-pères, grands-mères, etc. –, normalement, vous les tutoyez. Il y a certaines familles où les enfants vouvoient leurs parents, mais c’est de plus en plus rare. Donc, dans la famille, on se tutoie. Moi, je dis « tu » à ma sœur, à mes sœurs, à mes parents, à mes cousines, à mes cousins, à mes oncles, à mes tantes, à mon ami, etc. Donc, ça, c’est le « tu » pour les proches, la famille.
Et il y a aussi les amis. À partir du moment où quelqu’un est devenu une connaissance, un ami, vous pouvez le tutoyer. Je vais vous donner un exemple qui m’est arrivé récemment. J’ai eu besoin de faire appel à un plombier. Un plombier, c’est quelqu’un qui va réparer les tuyaux quand vous avez une fuite chez vous. Donc, j’appelle ce plombier, il vient réparer, et je l’appelle après pour un autre appartement, car je m’occupe d’appartements. Au fur et à mesure, je lui ai demandé plusieurs choses. Et, à un moment donné, j’ai dit : « Si tu veux, on peut se tutoyer », parce que je commençais à le connaître, à avoir déjà discuté avec lui plusieurs fois. J’ai donc proposé de passer du vouvoiement au tutoiement. Il a dit « OK », mais ce qui est marrant, c’est que, parfois, on repassait du « tu » au « vous », ou parfois du « vous » au « tu ». Là, maintenant, c’est mieux : on se tutoie tout le temps. Mais pendant quelques semaines, quelques mois, parfois, il me disait « vous » et je lui disais « tu », ou inversement. Donc, c’est un peu particulier, c’est un peu difficile, mais c’est important de comprendre cela. Donc, la famille, les amis, les connaissances, on peut les tutoyer.
Après, il y a d’autres personnes que vous pouvez tutoyer sans les connaître. Ce sont les gens que vous allez trouver, par exemple, dans votre club de sport. Moi, je pratique le badminton, un sport de raquette. Et dès le début, l’année où j’ai commencé à en faire, il y a trois ans, j’ai tout de suite tutoyé les personnes. Les personnes qui étaient là et qui pratiquaient le même sport que moi m’ont dit « tu », donc j’ai répondu « tu » également.
Et ça marche aussi avec les personnes qui exercent la même profession que vous. Si vous êtes plombier, comme on l’a vu tout à l’heure, vous allez tutoyer les autres plombiers. Si vous êtes ostéopathe, vous allez tutoyer les autres ostéopathes, etc. Donc, je vous répète : le tutoiement s’utilise avec la famille, les amis, les connaissances, les personnes dans le même club de sport que vous ou à la même salle de sport, et entre professionnels du même métier. Les confrères, les consœurs, les collègues peuvent aussi se tutoyer.
Et donc, avec ça, nous avons fini de parler hier du vouvoiement et aujourd’hui du tutoiement. À chaque podcast, je vais diviser mon podcast en trois parties. Je vais le séparer en trois chapitres. Donc, si vous voulez réécouter tel ou tel chapitre, c’est possible. Je vous invite à réécouter les parties sur le vouvoiement et le tutoiement si vous n’avez pas bien compris, car c’est important de comprendre ça. D’ailleurs, en général, si vous ne comprenez pas bien un podcast, un épisode, vous pouvez le réécouter le lendemain, et encore le surlendemain. Réécoutez le même podcast, et vous allez voir que votre compréhension va s’améliorer. Vous allez comprendre de mieux en mieux. Ou alors, vous pouvez en écouter trois d’affilée, trois épisodes, et après trois jours, revenir sur le premier épisode que vous avez écouté et réécouter les trois mêmes. Ça, c’est possible aussi.
3) Expression française du jour : Être bouche bée
Bien, nous allons passer maintenant à l’expression du jour, dont je vous ai parlé au début. Cette expression, c’est « être bouche bée ». « Être », ici, c’est un verbe. Ça peut aussi être un auxiliaire, mais ici, c’est un verbe. Nous allons donc le conjuguer – vous me voyez venir maintenant – au présent et au passé composé. Le verbe « être » au présent, ça donne : « je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont ». Et au passé composé : « j’ai été, tu as été, il a été, nous avons été, vous avez été, ils ont été ». Ça, c’est le temps passé composé.
Ensuite, dans l’expression du jour, vous avez le mot « bouche ». C’est le deuxième mot sur trois. La bouche, c’est là où il y a les dents. Je vous en ai parlé tout à l’heure. C’est en bas du visage, c’est ce qui me permet de parler en ce moment. Pour les animaux, on dit plutôt « la gueule ». On dit « la bouche » pour les humains, « la gueule » pour les animaux.
Et le dernier mot, c’est « bée, b-é-e ». D’où vient ce mot ? Eh bien, j’avoue qu’avant de travailler sur ce podcast, avant de préparer mon podcast – parce que oui, je prépare, même si ça ne s’entend pas, je prépare un minimum le podcast –, je ne savais pas d’où ça venait. En fait, « bée » vient du vieux français. Ça vient d’un ancien verbe qui s’écrivait « b-é-e-r » et qui voulait dire « rester la bouche ouverte ». Mais c’est un verbe qu’on n’emploie plus aujourd’hui. C’est un verbe qui n’existe plus.
Aujourd’hui, on dit « être bouche bée » pour dire « rester la bouche ouverte ». Et quand est-ce qu’on va rester la bouche ouverte, comme sur l’image du podcast ? Eh bien, c’est quand on voit quelque chose d’incroyable, quelque chose de tellement impressionnant qu’on va rester la bouche ouverte. Ça peut être soit de l’admiration, soit de la surprise, de la terreur, de la stupeur. Tout ça, ce sont des sentiments différents, des sentiments forts qui vont faire qu’on peut rester la bouche ouverte devant quelque chose, tellement on est choqué.
Si vous n’êtes jamais venu à Paris, peut-être que la première fois que vous viendrez, vous resterez bouche bée devant certains bâtiments. Il y a des bâtiments d’architecture à Paris, il y a des œuvres qui ont été créées et qui sont sublimes. Comme ça, tout de suite, je pense à Notre-Dame de Paris, la cathédrale, la Tour Eiffel, le Sacré-Cœur, le Grand Palais, les Invalides. Franchement, c’est magnifique. Pour ça, Paris, c’est une ville sublime. Pour venir faire du tourisme, c’est génial. Après, pour y vivre, il y a quand même aussi beaucoup d’inconvénients. Peut-être qu’un jour, je vous ferai un podcast – ou plusieurs, d’ailleurs – sur les avantages et les inconvénients de vivre à Paris. C’est une bonne idée, je vais me le noter et je vous ferai ça un de ces jours.
Donc, « être bouche bée », c’est rester la bouche ouverte, tellement on est étonné. En anglais, on dit « to be speechless ». Ça veut dire « rester sans voix », « être sans voix », avoir la bouche ouverte d’étonnement. Tout ça, ce sont des synonymes d’« être bouche bée ».
Nous arrivons au bout du podcast. Demain, nous verrons une nouvelle expression, qui est « parler français comme une vache espagnole ». Je vous répète : « parler français comme une vache espagnole ».
Vous pouvez toujours me retrouver sur Patreon. Si vous voulez me soutenir, m’aider à produire ce podcast, je propose soit un abonnement mensuel, soit une publication que vous pouvez acheter à 10 dollars. Il n’y a rien dans cette publication, c’est juste pour me soutenir, pour m’aider, et c’est juste si vous appréciez ce podcast.
Bien, je vous laisse là pour aujourd’hui. On se retrouve donc demain pour une nouvelle expression française, et je vous dis à bientôt. Bye bye, hasta luego, matane mina-san !
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